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Alcool : une maladie qui se soigne

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Je mappelle Joseph, facteur depuis 1974. A cette date javais 19 ans, et cest là que j'ai connu le produit alcool, faisant partie des habitudes à la convivialité, pour être un homme, faire comme tout le monde, vis-à-vis des collègues de travail et de la société, et je nétais pas informé des danger que pouvait causer ce produit. Je ne savais pas refuser et acceptais tout ce que lon moffrait. Il était rare quun jus de fruits ou un café était proposé à un facteur.

A 20 ans le service militaire, où lalcool ne mest pas épargné. La cavalcade continue.

De retour en 1976, nouvelle affectation postale à Arpajon où mon corps devenait de plus en plus imbibé.

En 1979 je me marie. Lalcool toujours présent jessaie de contrôler ma consommation.

En 1980, mutation toujours postale pour RENNES où je me retrouve seul pendant 1 an, la vie rêvée si on peut dire.

En 1981 mon épouse vient me retrouver.

EN 1984, naissance de mon fils qui fut bien arrosée. Puis je me rendais compte que je ne pouvais plus me passer dalcool et quil men fallait de plus en plus. Des observations par mon épouse, mon employeur, me faisaient réagir quelques jours et je remettais cela !

Le feu rouge sest allumé lorsque je me suis rendu compte que je marrêtais seul au bar, que je navais plus besoins de copains alors quauparavant cétait lentraînement avec les collègues.

Plein de bonnes résolutions, jarrête demain j'ai essayé plusieurs fois seul, avec un traitement médical qui nest quautre que ESPERAL (beaucoup connaissent). Je tenais 3 mois maxi et la vie infernale redémarrait.

Des propositions de divorce par mon épouse, des contrôles médicaux et des convocations par ma hiérarchie ne donnaient aucun résultat. Je voulai marrêter seul, sans cure en milieu hospitalier et sans association.

Cela a duré jusquau 13 Septembre 1990 ou mon patron, suite à une consommation plus importante ce jour, ma dirigé vers un collègue dAMITIE PTT. J'ai assisté à 4 réunions. Puis il me fallait une complémentarité. J'ai choisi une association extérieure à la Poste où j'ai adhéré le 08 janvier 1991. Le fait dentendre des témoignages, dassister très assidûment aux permanences, aux réunions dinformations publiques, de participer aux repas, soirées dansantes, loisirs, mont encouragé à poursuivre labstinence. Militer, ne serait-ce que par son exemple dabstinent interpelle, et oser en parler permet de saffirmer.

J'ai tenu des responsabilités au sein de l'associaton pendant 10 ans,

Depuis 13 ans jassiste assidûment aux permanences de ces 2 associations qui est un besoin réel, et au sein desquelles je me sens très bien.

Lavantage est que je reçois et en même temps je donne, ce qui permet de mieux saffirmer et déviter la rechute.

Maintenant je pourrai très bien me dire que je nai plus besoin dassociation et partir librement. Mais nous ne savons pas ce que lavenir nous réserve et je pense quil vaut mieux se garder une certaine protection. Cela fait énormément plaisir pour soi de gagner cette victoire, en restant toujours très vigilant, mais pour son entourage familial et tous les Membres d'association dont je fais partie, qui prouve que seul cest impossible, mais en groupe on y arrive. L'association fut pour moi une excellente école dapprentissage à labstinence, qui permet de se redécouvir, de se redonner et donner confiance à son entourage, daider ceux qui font appel, de retrouver la lucidité et la Grande Liberté, en somme VIVRE HEUREUX SANS ALCOOL .

Dimportants problèmes familiaux, en novembre 2000, par la maladie de mon épouse, le décès brutal de mon beau frère en décembre 2001, le décès de mon épouse en octobre 2002, et le décès de mon beau père en décembre 2002 ont perturbé notre vie. Ma santé sest fragilisée par la récidive dune hernie discale qui ma laissé en arrêt de travail une année complète. Si lalcool avait été présent, aurais-je pu assumer ? Certainement que non et jallais à la catastrophe ! Cest dans ces moments difficiles et douloureux que nous apprécions encore plus les bienfaits de labstinence !

Pour celles et ceux qui me découvre, qui sont sur le chemin de labstinence, réfléchissez bien : Une personne qui a une maladie telle que le cancer, elle ne peut rien faire et subit ! Nous, avec cette maladie de lalcool, nous avons une grande chance : Nous arrêtons lalcool et nous sommes guéris ! Cest quand même génial !

Alors je dis HAUT et FORT : ESSAYEZ ET VOUS Y ARRIVEREZ !

LALCOOLISME EST UNE MALADIE QUI SE SOIGNE ET ON PEUT EN GUERIR !
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