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Aujourd'hui, ils sont libérés de leur addiction à l'alcool.

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante - 17/11/10 | Mis en ligne le 23/07/12
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Bonsoir, Cela fait des mois que je lis avec attention les messages de ce forum… Mon compagnon et mon meilleur ami prennent du baclofène depuis début et fin 2009. Aujourd'hui, ils sont libérés de leur addiction à l'alcool. Il ne sont plus dépendants de l'alcool. Ils peuvent enfin se lever le matin sans penser à l'alcool. Il peuvent enfin se rendre à un dîner sans se préoccuper de savoir si il y aura assez d'alcool. Il peuvent enfin conduire sans la peur du gendarme… Je pourrais continuer ainsi mais là n'est pas l'objet principal de mon message. J'assiste aujourd'hui à un débat, à mon avis complètement improductif, entre des abstinents et des malades ou proches de malades qui prônent les effets bénéfiques du baclofène. Pourquoi est-il improductif ? D'une part, parce qu'il évolue dans un climat d'agressivité et d'autre part parce que les abstinents critiquent tout en bloc. C'est principalement à eux que je souhaite m'adresser. Comme vous l'aurez compris, je crois en ce médicament. Comment pourrait-il en être autrement ? Cela ne m'empêche aucunement de vous respecter, vous les abstinents qui estiment s'en être sortis et avoir gagné votre combat. Le principal c'est d'atteindre son but, peu importe la manière. Je lis parmi vos messages, "le baclofène est dangereux" mais vous savez très bien que ce médicament existe depuis plus de 30 ans, qu'il est prescrit pour d'autres pathologies, qu'il est prescrit à des enfants, qu'il est prescrit bien au-delà des autorisations AMM… A vous lire, il a occasionné des chutes, des insuffisances respiratoires : avez-vous des preuves de ce que vous avancez ? N'oubliez pas que la plupart des alcooliques sous baclofène sont suivis par des médecins… Mettriez-vous en doute leurs compétences ? Avez-vous autre chose à dire sur le baclofène, mises à part ces quelques observations non fondées ? Vous pourriez aussi avoir des questions sur nos différentes expériences vécues. Nous nous ferions un plaisir d'essayer d'y répondre et cela rendrait peut-être ce débat utile et productif. Je lis parmi vos messages, vos interrogations sur nos motivations. Qu'a t-on a y gagner ? Avant de répondre, j'aurais envie de vous retourner la question "qu'avez-vous à y gagner, vous, à parler de votre réussite ? " .Ma réponse va peut-être vous décevoir mais RIEN. La réponse est : rien, nous n'avons rien à y gagner. Personnellement, je le fais parce que je me dis qu'aujourd'hui, il y a encore des millions de personnes qui souffrent de cette maladie, mais aussi des conjoints, des parents, des enfants qui souffrent, qui subissent et qui n'ont pas forcément la connaissance de l'existence de ce traitement. Dois-je garder pour moi cette expérience positive qu'ont vécues ces deux personnes qui me sont proches ? Honnêtement, j'aurais vraiment beaucoup de mal. Voilà, sans doute, mes motivations. Que croyez-vous que Na, Stéphane, Anuck, Franck, Vivie, Pomme, pour ne citer que ceux-là, ont à gagner à parler de leur réussite ? Un intérêt personnel quelconque ? N'est-ce pas humain tout simplement ? Quand on vit du positif, n'est-ce pas humain de faire bénéficier, partager, échanger, diffuser… N'est-ce pas aussi votre cas ? Personnellement, j'essaye, dès que j'en ai l'occasion, à ma petite échelle, de parler du baclofène. Je comprends donc qu'une personne abstinente depuis plusieurs années puisse aussi avoir envie de le dire haut et fort. J'y suis arrivé, alors pourquoi pas d'autres ? Mais, nous aussi avons le même raisonnement. J'ai également lu dans vos messages qu'il fallait de la motivation et de la volonté pour se sortir de l'alcoolisme. Mais qui vous dit que les personnes qui sont sous baclo n'ont ni volonté, ni motivation ? De quel droit les jugez-vous ainsi ? Croyez-vous que sans motivation, sans volonté, vous pouvez prendre la décision de vous soigner avec un médicament qui commence à peine à faire parler de lui ? Croyez-vous que sans motivation, ni volonté, vous pouvez constituer un dossier pour aller convaincre un médecin du bien-fondé d'une prescription ? Connaissez-vous le parcours de ces personnes ? Moi, oui, et je peux vous garantir qu'ils ne manquent ni de motivation, ni de volonté. S'il vous plaît, laissez les malades qui cherchent une issue choisir la façon et le moyen de se soigner. Je vous souhaite bonne route à tous, abstinents, ou sous baclofène, après tout, peu importe, chacun sa manière… mais par pitié, RESPECTEZ. Amicalement. Vénus.
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279742
b
Moi aussi !
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