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Conjoint alcoolique, je vis l'enfer

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante 5 ans
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Mon mari est dans le déni de l'alcool, il est en invalidité suite à une grave maladie, qui lui a laissé des séquelles, alors les gens le fuient, il est seul dans la journée, moi je dois travailler et parfois bien tard, alors il a plongé dans l'alcool, je vis seule ave lui, nos enfants sont trop loin, j'en avais marre de supporter sa violence, son agressivité lié à son alcoolisme, je sais que c'est une maladie, mais que n'ai je supporté, jusqu'à dormir dans un carton dans la cave car j'avais peur de sa violence lorsqu'il avait bu seule, sans personne pour m'aider, j'ai songé au suicide, me noyer dans un étang proche, je devais avoir l'air hagarde car j'ai été arrêtée par un car de gendarmerie qui m'a demandé ce que je faisais tard dans la nuit, je n'ai rien dit, mais ils ont compris et m'on dit que je pouvais porter plainte en cas de violence, je suis restée longtemps dans le car de la gendarmerie, le temps que mes pleurs cessent, quand je suis rentrée chez moi avec les gendarmes il dormait le lendemain il avait tout oublié ou me demandait pardon, parfois je le laissais seul quand il avait bu, parfois j'allais pleurer à l'hotel, alors un beau jour, je lui ai envoyé un mail de mon lieu de travail, en lui disant c'est fini je n'en peux plus, je divorce il a essayé de me joindre au téléphone je n'ai pas répondu, il a demandé à mes fils de me demander de rentrer, il lui ont répondu papa tu as exagéré, on n'écrit pas à maman finalement je suis rentrée tard dans la nuit, et il a accepté de voir un médecin alcoologue qui lui a prescrit de l'aotal, il a été abstinent de janvier à aout, il était toujours dans le déni, l'aotal pour lui c'était pour équilibrer son alimentation, dans ce cas je pense que l'aotal était comme un placebo, et pourtant je sais que boire et prendre de l'aotal rend malade, vomissements Mais en septembre mon mari a replongé, j'essaie toutes les tactiques pour qu'il arrête, mes petits enfants sont la prunelle de ses yeux, ils sont trop petits pour écrire un mail et comprendre alors de temps en temps mon fils du quebec envoie un mail en disant : papy si tu es méchant avec mamie parce tu as bu on ne va plus t'aimer, cela fait parfois effet, mais il a compris le truc, et là où moi je ne comprends plus, c'est que lorsqu'il a bu, il envoie un mail à mes petits enfants en leur disant oh là là papy a exagéré, mamie ne va pas être contente, il a contourné notre stratégie moi je pense qu'il ne faut plus jamais toucher un verre d'alcool, mais hélas la civilisation de consommation fait des dégats au resto, quand il est avec moi, et qu'il demande un apéritif sans alcool, de l'eau, il y a toujours un regard étonné de la part des restaurateurs l'alcool a toujours une image festive actuellement je ne sais plus quoi faire, j'ai peur de rentrer chez moi, j'ai peur de lui de sa violence, parfois je le laisse cuver, je m'enferme dans ma chambre et je pleure je sais que s'il boit c'est qu'il souffre, mais moi aussi je souffre, je n'ai pas un métier facile, j'avoue que je pense au suicide, mais moralement et financièrement il ne pourrait pas vivre sans moi, sans mes ressources il est suivi depuis sa maladie par un psy, mais je ne vois pas de différence, il a des problèmes de compréhension, moi aussi je suis suivi par un psy qui me donne d'excellents conseils, mais je ne le vois qu'une fois par mois car une séance c'est cher et avec les psys remboursés par la sécu, je n'ai jamais eu de réponse la personne qui boit est un malade, mais il empoisonne aussi la vie de son entourage je ne peux même pas féliciter mon mari quand il ne boit pas pendant 15 jours par exemple car il est dans le déni et se met dans une rage folle quand je lui dis je suis contente de toi, pour lui il ne boit pas Dans mon métier, je suis amenée à voir assez régulièrement des personnes qui boivent car elles ont été licenciées, nous avons le droit de leur dire : vous n'êtes pas dans un état normal aujourd'hui, sortez, mais moi je n'arrive pas à le dire car je vis la situation au quotidien, je ne travaille pas à l'ANPE, là aussi je sais que les consignes sont de dire : on ne vous reçoit, vous n'êtes pas apte, soignez vous, nettement vous en arrêt maladie, allez dans un CMP, ils sont radiés de l'Assedic et indemnisés en maladie Je voulais témoigner, mais aussi si vous avez des idées, je suis preneuse Je pense que l'on peut supporter beaucoup de choses dans la vie, mais qu'il y a un moment où trop c'est trop, les personnes qui boivent sont malades, ont un besoin, mais leur entourage a aussi sa vie et avoir peur de rentrer chez soi, ce n'est pas vivable.
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119938
b
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