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Dès qu'on boit, on est obligé de boire encore plus

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L 'alcool ne se soigne pas avec une bonne dose de volonté, ça ne marche pas ainsi. on commence bien souvent à boire car on a 'baigné' dans ce milieu. L'alcool chez les parents étaient qque chose de courant. Ensuite il faut savoir que certaines personnes sont plus réceptives à l'alcool que les autres, cela stimule immédiatement le cerveau qui y trouve une sécrétion simulée d'endorphines. C'est une hormone qui procure du bien être. Cette stimulation est intense parfois à la seule prise d'un verre. Mais plus on essaie de revenir vers cette phase de plaisir et lus on est obligé d'augmenter les doses, comme pour un drogué. Par ailleurs on ne se met pas à boir par désintérêt mais bien souvent pour combattre une dépression sous-jacente sur laquelle on n'a pa mis le mot dépression mais coup de blues (entre autres). On ne devient pas alcoolique en le voulant mais petit à petit, en buvant chaque jour un peu plus et en remettant au lendemain le fait que l'on a 'un problème avec l'alcool'. Et puis les jours passent et l'apéro du soir, se transforme en bière ou verre de l'aprèz midi puis apéro du midi pour finir avec une prise d'alcool dés le réveil pour certains malades. Le corps a besoin de l'alcool physiquement. On distingue 3 phases dans l'alcoolisme : 1 L'alcool festif, celui où l'on se sent bien, entre amis, il ne pose pas de problèmes à priori mais on vide les verres très vite 2 vient ensuite l'alcoolisme psychologique. On recherche l'alcool pour la sensation d'apaisement et l'impresion que cela résout nos problèmes au quotidien. En fait il les masque. 3 Une fois ces 2 phases passées, vient la dépendance physique. On peut peut être se passer d'alcool plusieurs jours mais on y revient invariablement. On se crée des situations pour pouvoir boire, on augmente les doses puis on finit par introduire l'alcool à la maison et on finit par boire seul(e). Bien souvent ces mêmes personnes feront bonne figure en société du genre : 'toi ? Mais tu ne bois presque jamais rien !' Seulement la personne est arrivée en ayant bu, aura bu très peu mais reboira seule ensuite. Et c'est d'autant plus éprouvant que l'on se sent seul(e) face à cette maladie avec le déni de nos proches qui nous renvoie l'image d'un dépravé (image classique du poivrot de comptoir). Il faut savoir que l'alcoolisme ne se rencontre plus tellement dans les bars mais chez les gens, seuls. Et ça devient dangereux. L'alcool est une drogue dure. Il faut l'avoir à l'esprit en permanence. J'espère avoir répondu à une partie de tes questions.
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231200
b
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