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En 2 mois, les effets du Baclofène sont incontestables

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Je suis suivi médicalement par un neuro-psychiatre, spécialiste des addictions et chef de service d'un grand hôpital de la région parisienne. Il n'a donc rien d'un gourou écervelé ni d'un pseudo médecin irresponsable. Il traite depuis fort longtemps (avant même la parution du bouquin d?Ameisen) des patients alcoolodépendants avec le baclofène, et prescrit aujourd'hui ce médicament à une centaine de patients. Gratuitement comme il se doit. Je ne suis pas non plus un idéaliste naïf qui rêve de guérison miracle. Plutôt sceptique de nature, je considère ma santé comme une chose sérieuse qu'il convient d'aborder de manière responsable et raisonnable. Avec la raison donc, ni les croyances, ni les dogmes, ni les phantasmes. Juste un peu de raison. Je suis alcoolique (j'étais) depuis plus de 20 ans. Ai tenté toutes sortes de traitements et de thérapies, sans succès. Je voulais guérir mais la maladie était plus forte. Et la médecine ne pouvait pas m'aider. Je suis traité sous baclofène depuis plus de deux mois et l'effet de cette molécule agit sur moi de manière incontestable. Je ne suis pas abstinent. Je suis devenu, depuis environ un mois, complètement indifférent à l'alcool. Ce n'est pas une opinion ou un effet vaguement ressenti? c'est un diagnostique. Effarant, j'en convient mais je ne peux que le constater. Comment ce médicament agit ? Je ne sais pas. Suis-je guéri ? Je ne sais pas. Les bienfait de ce médicament vont-ils durer ? Je ne sais pas. Est-ce-que je prend des risques ? Assurément non. Ils sont très précisément et tés régulièrement calculés et contrôlés. Comme tous les malades prétendument incurables, je me remet entre les mains d'un médecin compétent en qui j'ai confiance. Je suis prudent et ne fais rien au hasard. Je suis traité au baclofène à 150 mg/j. Hors AMM une pratique pourtant tout à fait courante pour d'autres médecins, d'autres médicaments et d'autres maladies mais c'est une autre histoire. Sur les points que vous soulevez et qui vous gênent, j'aimerai apporter un éclairage (il vaut ce qu'il vaut, mais c'est le miens) et contribuer au débat. 1) Le dosage pose problème effectivement. Nous ne savons pas encore précisément à quelle dose pour quel patient, l'effet d'indifférence à l'alcool se produit. Sauf contre indications parfaitement connues depuis très longtemps, l'admission du baclofène (dans des centres hospitaliers) à forte dose (jusqu'à 300 mg/j) n'entraîne aucune complications notables sur les malades (notamment de scléroses en plaque). 2) Le baclofène est un vieux médicament utilisé pour lutter contre d'autres maladies nous ne sommes pas complètement cobayes en la matière. Nous testons son application et son efficacité sur la dépendance alcoolique c'est ça la nouveauté. 3) Je trouve votre raccourci entre alcool, dépendance, médoc et émotion un peu rapide. Toujours d'après mon expérience, je peux vous garantir que le baclofène n'écrase aucune émotion. Bien au contraire. Le médoc, me permet de redécouvrir en moi des trésors d'inventivité, de détermination, de combativité et de convivialité avec mon entourage, parce que je ne connais plus les soirées de défonce et les matins de honte. Je ne connais plus la pitié ou le mépris dans le regard des autres. Je ne suis plus dépendant et reprend goût à la vie, tout simplement. 4) Sans médicament efficace, les AA ou les alcoologues font ce qu'ils peuvent et ils le font bien. L'abstinence est la seule solution pour guérir de l'alcoolisme, réputé incurable mais cela ne marche malheureusement pas. Les chiffres les plus sérieux et officiels évoquent pour la France 2 cas sur 10 au USA,1 cas sur 10 de rémission définitive. Détrompez-vous, le baclofène ne soigne pas un hypothétique manque de volonté des malades ou une faiblesse de caractère il ne soigne que la dépendance à l'alcool. Un produit mortel. Et on ne lui en demande pas plus. Enfin, pour guérir d'une maladie grave, la « volonté » ne suffit malheureusement pas. Un bon médicament : oui. C'est même pour ça qu'on en découvre et qu'on en fabrique. Quant à estimer qu'il vaut mieux mourir par « manque de volonté » plutôt que de vivre en prenant un médicament je ne partage évidemment pas votre avis. Mon fils, qui vivra toute sa vie avec dans la poche son médoc contre l'asthme, ou ma mère, en rémission grâce à sa chimiothérapie ne diront pas le contraire J'appelle de mes voeux la réalisation urgente d'un essai clinique (randomisé en double aveugle etc) sur les effets du baclofène. Intéressé comme vous l'êtes aux problème de la dépendance alcoolique et de sa guérison, je suis certain que vous nous aiderez à faire en sorte qu'elle puisse se faire dans les plus brefs délais. C'est un beau combat. Contre la maladie et les idées reçues. Pour en avoir le coeur net. Une bonne fois pour toutes.
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