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J'ai pu m'abstenir de l'alcool grâce à l'amour que me porte ma famille

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante
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Alcoolique moi-même et abstinent maintenant depuis trois ans j'ai envie de te donner le fruit de ma modeste expérience.1 - ON NE PEUT RIEN CONTRE LA DEPENDANCE DE L'AUTRE.En d'autres termes, tant que ton ami n'aura pas "touché son propre fond", où la souffrance est intolérable, et admis que sa maladie ne pouvait le mener qu'à la mort, tous les discours externes resteront lettres mortes.2 - LA MALADIE ALCOOLIQUE N'EST PAS SEULEMENT LA MALADIE D'UNE PERSONNE MAIS DEVIENT CELLE DE TOUTE SA FAMILLE.Même si le conjoint et les enfants ne consomment pas ils deviennent mentalement malades de l'alcoolisme du proche, ne serait-ce que parce que l'alcool finit par occuper (dans les têtes) toute la place à la maison.3 - AVANT DE VOULOIR AIDER L'AUTRE IL FAUT D'ABORD S'AIDER SOI-MÊ ; ME.Partant du constat que même les non consommateurs de la famille sont eux-même dans la détresse, ils peuvent trouver de l'aide en parlant de leur problème avec d'autres conjoints ou enfants souffrant de la même façon.Je me permets dans ce cadre de te suggérer de te rapprocher des groupes de parole AL ANON (pour les conjoints) et AL ATEEN (pour les enfants) , groupes "frères" des Alcooliques Anonymes dont tu trouveras sur Internet les coordonnées pour ta région.Il existe bien sûr d'autres associations qui font le même travail mais je ne les connais pas assez pour en parler.N'oublie pas non plus que les médecins (psychiatres ou non) , les psychologues, les structures ambulatoires en alcoologie, etc. Sont là pour écouter AUSSI celles et ceux qui souffrent indirectement de l'alcool.4 - L'AMOUR DE L'AUTRE NE JUSTIFIE PAS DE SE DETRUIRE SOI-MÊ ; ME PAR SES MENSONGES.Le malade alcoolique est avant tout un menteur qui se ment d'abord à lui-même pour refuser sa maladie et aux autres par des promesses réitérées et jamais tenues.Se complaire, pour avoir la paix, dans cet état perpétuel de mensonge ne peux qu'amener à la destruction des personnalités qui entourent le malade.C'est ainsi, par exemple, qu'on peut être amené à menacer l'alcoolique de le quitter s'il n'arrête pas de boire. Comme en général on ne le fait pas, le malade en tire inévitablement une nouvelle justification à ne pas se remettre en question, et on est soi-même entré dans son jeu des promesses non tenues et des menaces non suivies d'effet.Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit me paraît être un gage de préservation de son propre état mental face à la maladie.5 - Enfin, IL FAUT SE PROTEGER SOI-MÊ ; ME.Il n'y a pas de culpabilité à rechercher chez le malade alcoolique mais il y a une responsabilité à se protéger, ainsi que ses enfants de cette maladie familiale.Si, en désespoir de cause et de paroles, il ne semble plus y avoir de solution pour amener le malade à sa prise de conscience, la rupture et l'éloignement ne me paraissent pas être la plus mauvaise solution pour protéger la partie "saine" de la famille.Parfois elle peut même être un des déclics qui amènera l'alcoolique à cette prise de conscience.Ce fut en partie mon cas il y a quelques années et je donne parfaitement raison à ma compagne de l'époque de m'avoir quitté pour se protéger… Bon courage à tous.François.
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202851
b
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