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J'vous jure, après j'arrête.

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(Encore une tartine… désolé… j'vous jure, après j'arrête.). Bonjour, Les derniers posts sont "purs week-end" . On s'aventure vers plus d'intimité, on frôle le coup de blues. Ou les sujets. Qui plombent un peu ? Normal. Envie de vous suivre un peu ? On évoque. Les ravages que notre maladie a causé directement ou non sur nos vies et. Celle de nos proches. Accablants. La dépendance alcoolique tue, mais. Lentement. Elle prend son temps la salope ! Elle brûle nos organes, nos muscles, nos neurones, mais c'est une bombe. Au Napalm. Rien d'une frappe "chirurgicale" . Elle crame aussi tout notre. Environnement. Nos boulots, nos familles, nos amours. Elle saccage tout. Ce qui nous est cher. Lentement mais sûrement. Elle ne nous laisse. Aucune chance. Même si biologiquement nous sommes encore en vie, Presque étonnés de pouvoir se relever entre deux cuites, nous survivons. Au milieu d'un champs de ruine affectif et social. Plus beaucoup de. Branches auxquelles se raccrocher ? Les arbres sont cramés eux aussi. Et puis bien sûr, ce poison ultime qui coule encore dans ce qui nous reste. De cerveau : la certitude d'avoir soi-même lâché la bombe. D'être. Responsables du désastre. Plus que toute autre maladie, on nous. Persuade d'en être à la fois victime, responsable et coupable. Car c'est. Bien connu ? Pour arrêter de boire, il suffit ? D'arrêter de boire ! Le. Vouloir, quoi. En avoir la volonté, la force et le courage ? On sait bien que. Se sont des conneries, mais on est seuls à le penser et à le vivre chaque. Jour devant une bouteille. Alors on doute forcément. Et on finit par le. Croire. Pourtant, le "craving" est une envie irrépressible ? IRREPRESSIBLE. - d'ingurgiter ce qui nous tue. Mais on en tiens plus compte. De médocs. En cures de désintox, de périodes d'abstinence en consultations psy, rien. N'y fait. Nous n'y pouvons pas grand chose ? Mais nous sommes les. Seuls à le savoir. Malades de nos émotions, devant un "truc" mortel qui. Nous échappe et échappe à tout le monde. Nous avons peur, et nous faisons peur. Le cercle est vicieux et on arrête. Pas de tourner. Alors quand l'effet d'indifférence à l'alcool provoqué par le baclofène. S'est manifesté, je n'ai pas bien compris ce qui se passait. Sinon que. J'arrêtais de tourner. Difficile de me l'expliquer ? Difficile de la partager. Avec ses proches. Les mots ne suffisent pas. S'ils sont attentifs, honnêtes. Et bienveillants, ils constatent qu'on ne bois plus trois litres mais trois. Verres ? Mais ils ne comprennent pas le pourquoi ni le comment ? Ça. Tombe bien, nous non plus. Je me rappelle des témoignages sur le forum. Il y a longtemps ? Ils racontaient des histoires d'engueulades et de. Tensions dans des couples dont l'un était devenu indifférent, quand. L'autre ne comprenait pas ou refusait d'admettre. Difficile de se. Convaincre qu'on est tiré d'affaire ? Alors convaincre les autres ? Ils. Continuaient donc à se déchirer ? Comme s'ils n'acceptaient pas, pour. Des raisons différentes, la nouvelle donne ? Peut-être aussi par habitude. ? Le Napalm avait tout cramé ? Plus aucune forme de vie. Je me souviens aussi avoir envoyé un mail à Ameisen sur son site web. Le. Premier jour de mon traitement. Juste après le premier cacheton avalé. Début décembre dernier. Je lui racontais ma situation et mes espoirs ? Blablabla ? Et puis, pour finir, je lui faisais part d'une inquiétude ? Incroyable quand je me relis aujourd ? Hui ? En gros je lui demandais à. Quoi pourrait bien ressembler ma vie sans alcool. Si le traitement. Réussissait, je m'inquiétais de savoir ce que j'allais bien pouvoir faire de. Ma vie ? J'avais tout bonnement peur de guérir. Il m'a répondu, et pour. Être honnête, j'ai pas bien compris. J'étais un peu frustré. "A quoi va. Ressembler votre vie ? A votre vie sans alcool ! " . Ouais ? Et à part ça ? J'étais bien avancé ! Aujourd ? Hui j'ai pigé. Je retrouve ma vie. Avec les hauts, les bas, les joies, Les peines, les souvenirs et les envies, les coups de gueules, de c'ur et. De blues ? A la fois très simple et très compliquée, ma vie normale quoi ? Avec ses droits à l'erreur mais aussi à la réussite. Enfin lucide, Étonnamment calme et plutôt énergique face aux pépins qui se. Présentent. Parce que si je suis aujourd ? Hui différent, mon environnement. Est toujours dévasté par les années de défonce. Comme le dit Cathy, le. Baclo supprime l'envie d'alcool, pas les problèmes qui vont avec. Un. Paysage détruit après une tempête. Y ? A du taf ! Sauver ce qui peut l'être encore. Couper les branches mortes et déblayer. Replanter pour la saison qui vient, et celles qui vont suivre. J'ai de la. Chance, dans mon périmètre, y ? A un arbre qu'a pas (trop) souffert. Il a. Tremblé, perdu quelques feuilles, peut-être même une ou deux branches, Mais rien de mortel. Faut dire qu'il a le tronc solide et de sacrées racines. Quand la température monte, je peux encore m'abriter dessous. C'est. Mon Namoureuse et mon histoire avec elle. Parce que pour le reste ? Plus de boulot, plus de fric, une gamine de 15 ans qui part en vrille parce. Que je n'ai pas pu être là, en pleine tempête, quand elle en avait besoin ? Et j'en passe. Aujourd ? Hui, tout à refaire. Immense chantier, mais putain. De confiance. Un sentiment que je n'avais plus éprouvé depuis des. Lustres. Je ne me souvenais même plus à quoi cela ressemblait. Très proche et ému par les derniers post, et notamment ceux de JF. (mais. C'est pas nouveau ; -) ) Finalement, nos histoires à quelques variantes près. Se ressemblent vraiment. Sortir de la dépendance alcoolique, ce n'est pas. Seulement une histoire de synapses, de GABA, de médicaments, de. Molécule et de symptômes ? Je me noyais, me suis souvenu que je savais. Nager, ai mis la tête hors de l'eau ? Ne me reste plus qu'à choisir la berge. Sur laquelle je vais me reposer un peu. Le baclo nous guérit, c'est un fait. Incontestable. Il guérira une énorme. Majorité d'entre nous qui commençons le traitement. Moi, je ne. M'attendais pas à un truc aussi "violent" . Positivement violent. Malade. De mes émotions ? Je me sens aujourd ? Hui fort de mes émotions. On est. Comme des survivants ? Mais qu'est ce qu'on est vivants ! Bien à vous.
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281698
b
Moi aussi !
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