Histoire vécue Addictions - Dépendances > Alcool      (3100 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je me pose pleins de questions.

Témoignage d'internaute trouvé sur net-iris - 28/04/10 | Mis en ligne le 18/07/12
Mail  
| 221 lectures | ratingStar_277179_1ratingStar_277179_2ratingStar_277179_3ratingStar_277179_4
Les policiers m'ont contactée, et je dois les rappeler pour prendre un RDV avec eux. Je me pose pleins de questions. Je ne tiens pas à porter plainte, je ne pense pas que je changerais d'avis, mon but est d'étouffer au plus vite cette affaire, du moins, de l'éloigner de moi, je ne veux pas me sentir concernée par ça, pour la seule raison que je refuse catégoriquement que mes parents le sachent, alors je dois faire preuve d'une énorme discrétion et qu'ils ne sachent jamais rien de ce qui s'est passé. Donc j'accepte de parler aux policiers, mais je ne ferais que dire la vérité, rien de plus. Seulement je ne me souviens pas de tout en détails, c'est flou… La soirée remonte à plus d'un an. J'ai peur de le dénoncer à la police avec de vagues souvenirs. Moi je n'avais pas bu d'alcool à cette soirée (je ne bois jamais d'alcool) mais ses amis avaient tous bus, et je n'ai aucune preuve de tout ce que j'avance. Comment peut-on ouvrir une affaire sans preuves ? Il pourrait très bien dire que je ment, s'en tirer sans rien et chercher à se venger après. Ce que je vais faire, parler, ça s'apparente pour moi à s'attirer des ennuis… Qu'est ce qu'il risque ? Je ne peux pas avoir ça sur la conscience, si, au lieu d'être aidé pour arrêter l'alcool, il est puni pour ce qu'il a fait. Je me sentirai coupable et lâche. J'ai posté plusieurs messages sur des forums à propos de ça, et certaines personnes m'ont conseillé de prendre un avocat. J'aimerais avoir votre avis, vous qui êtes un professionnel. A quoi cela me servirai ? C'est seulement si je porte plainte ? Me conseillez vous d'en prendre un ? Et sachant qu'un avocat pratique son métier, cela suppose qu'il soit payé… Or, je dépend de mes parents financièrement… Ils seraient donc obligatoirement au courant dans ce cas de figure, est-ce exact ? Concernant les préjudices moraux, je ne suis pas traumatisée par ce qui s'est passé, peut être parce que c'était mon copain ? … J'ai donné très peu d'éléments aux policiers au premier entretien. Mais je vais vous expliquer tout pour que vous puissiez, si vous le voulez, me conseiller sur ce que je dois faire. Mon ex copain, au moment où j'étais avec lui, était dépendant de l'alcool. Il était très calme et gentil la journée, mais quand on se voyait (essentiellement les soirs) la plus part du temps c'était des soirées avec ses amis, et ils buvaient tout le temps (dont mon copain) … A chaque fois, il me promettait de s'arrêter à 2-3 verres et puis il en prenait plus d'une dizaine dans la soirée… Au début je ne disais rien même si ça me rendait triste et que ça m'énervait, et puis quand j'en ai eu marre qu'il soit trop entreprenant sous le coup de l'alcool, qu'il soit totalement inconscient et d'être seule en soirée avec des garçons inconscients de leurs actes… eh bien je les ai laissé tombé pendant une soirée, mais ça, mon copain ne l'a pas apprécié. Il a levé la main sur moi une fois, je me souviens que j'ai eu peur, que j'ai pleuré et j'ai eu la chance de tomber sur un ami qui lui a demandé de me lâcher. Et quand les lendemains de soirée je lui parlais de tout ça, il refusait de le reconnaitre, il ne voulait pas en parler. Et il détestait par dessus tout quand je pleurais pour ce qui s'était passé la veille… ça le gênait de savoir. A vrai dire je n'ai pas trop eu le contrôle dans cette relation, c'est lui qui m'a embrassée un soir, je ne sais pas si j'en avais vraiment envie mais sur le coup je me suis laissée faire… alors que je ne le connaissais pas trop… et puis tout s'est rapidement enchaîné et je n'ai pas chercher à lui parler de rupture quand j'ai vu ses réactions impulsives. Je me demande, est ce que ce soir là je ne me suis pas un peu laissée faire d'une certaine manière… Peut être par peur, parce que j'étais seule avec lui mais je trouve ça nul de témoigner contre quelqu'un alors que je ne suis pas sûre, moi même, si ce que j'avance est la vérité. Depuis le premier entretien, je l'ai contacté, un fois, pour lui demander s'il se souvient de cette soirée où il a fait ce qu'il a fait… et ses réponses m'ont fait comprendre qu'il ne sait pas réellement que je n'étais pas consentante ce soir là (c'était mon premier rapport avec lui, et n'importe quel autre d'ailleurs…) , je lui ai demandé s'il se rappelait que j'avais pleuré et il a dit que non. Donc je pense qu'il dit vrai et qu'il n'a vraiment pas su se contrôler sous le coup de l'alcool. Je n'ai pas encore tout raconté aux policiers et je ne sais pas par où commencer. J'ai peur que mon témoignage ne tienne pas debout, je ne sais même plus comment je me suis retrouvée dans une chambre avec lui. Je n'ai personne pour prouver ou témoigner de ce qui s'est passé. J'ai seulement des témoins de la violence de mon ex copain quand il buvait (videurs de boites de nuit et mes amis, pour peu qu'ils s'en souviennent). A ce que les policiers m'ont dit, l'alcool est un facteur aggravant, mais j'ai toujours du mal à comprendre : Pourquoi les policiers me croient, sans preuves, sans témoignages ? Et si mon ex copain trouve que c'est une injustice, qu'il porte plainte contre moi par exemple (pour faux témoignage ou je ne sais quoi) … Qu'est ce que je vais faire ? Et s'ils le laissent s'en tirer sans qu'il soit puni, il cherchera surement à se venger. Je parle uniquement sous la contrainte. Moi, je veux juste garder ça secret, qu'on me laisse tranquille et ne pas avoir d'ennuis.
  Lire la suite de la discussion sur net-iris.fr


277179
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Mon mari est alcoolique mais ne le reconnais pas - alcool, tabac, drogues et dependances

image

Bonjour, Cela fait plusieurs années que mon mari est devenu alcoolique. Jusqu'a présent cela ne me genait pas car il ne buvait que modérément et ne se mettait minable que lorsqu'on recevait du monde. Puis nous avons eu deux enfants. Il n'a jamais...Lire la suite

Comment se sevrer lorsqu'on est adepte du binge drinking - alcool, tabac, drogues et dependances

image

Mesdames, Messieurs, Voilà plusieurs mois que je lutte contre mon alcoolisme. J'ai réussi à me reprendre vraiment très bien. Je ne bois plus qu'une seule ou 2 fois par semaine en soirée. J'ai 24 ans et à la fin de mes études, j'étais...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
Mon alcoolisme - Prise de conscience
Sur le même thème
L'alcool chez les jeunes
Voir tous les  autres témoignages