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Les conjoints alcooliques sont des manipulateurs

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Non il perd. Si il se sépare il se retrouve à nouveau seul avec ses problèmes tandis que là, il peut se décharger sur toi qui veut bien les prendre en charge ! Tu es bel et bien en pleine co-dépendance de son problème. C'est drôle mais, pour bien connaître le sujet, on dirait que l'on parle d'une personne malade alcoolique... Je m'explique : Les alcooliques sont des gens malades, on le sait. Ce que l'on sait moins c'est qu'ils sont extrêmement manipulateurs. Ils se savent malades mais refusent de l'admettre. Souvent par peur. Peur de quoi ? Du vide que cela pourrait engendrer parce qu'en affrontant le problème, ils ont peur de se retrouver mis à nus. Il faut s'affronter, se retrouver face à des rancoeurs, des peines enfouies depuis longtemps, occultées par le cerveau (et noyées dans l'alcool). Donc se sachant malades mais plutôt que de devoir affronter ce montre, ils préfèrent l'ignorer. Cela s'appelle le déni. Quand leur conjoint se rend compte de la maladie, elle est souvent déjà bien ancrée. Pourquoi ? Parce que le malade sait mieux que quiconque dissimuler sa maladie, faire semblant, manipuler (de moins en moins avec le temps... Le conjoint décide de l'aider. A ses dépens... Le malade commence alors une forme de rejet du conjoint parce que plutôt que d'abandonner son problème il préfère se réfugier dans la fuite. Du coup, il va rejeter sur l'autre les torts, le manipuler à l'extrême pour que son conjoint ait vraiment l'impression que le problème vient de lui. Et plus le conjoint va essayer de l'aider et plus le malade va fuir et rejeter l'autre. Et plus il va fuire et plus le conjoint sera malheureux et entrera dans la co-dépendance : Il devient esclave de la dépendance du malade, qui lui n'a aucune envie de se soigner. Et en plus le malade devient de plus en plus soupçonneux... Ce n'est pas normal pour lui. Et à la fin des fins, la peur est si grande que le malade finit toujours par préférer sa bouteille à sa vie. Bizarrement, ça le rassure, c'est ce qu'il connait le mieux, tandis quele reste est l'inconnu. Donc il préfère bien souvent partir. On parle là de gens refusant de prendre en charge leur maladie. Pas de malades voulant arrêter. Pour se sortir de cela, il faut qu'il prenne la décision de se sauver lui. L'autre ne peut qu'être un soutien, en aucun cas une bouée. Et je trouve que ce que tu me décris est très proche de ce que je viens d'écrire (toutes proportions gardées bien entendues). Il préfère vivre avec ses peurs plutôt que de les affronter. Alors oui, tu as raison, si il sait que tu parles de ça à un inconnu, il préfèrera partir peut être. Mais toi tu peux rester et parler. Tu devrais faire attention à toi. C'est ton propre équilibre qui est en jeu, et celui de ta fille. Quand on a tout tenté pour l'autre pour le sauver, parfois, il faut aussi savoir se sauver soi. Et puis cela peut aussi provoquer une réaction de sa part les 'menaces' (je n'aime pas ce mot,avertissement est mieux).
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231048
b
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