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Mon alcoolisme est une dépendance psychologique

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 12/03/11 | Mis en ligne le 18/12/11
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J'avoue que je commence à me poser des questions... A force de lire de nombreuses choses sur l'alcoolisme, je me rends compte que je suis dans une situation totalement différente de la très grande majorité des alcooliques, mais il me semble clair que je le suis en partie. J'ai 25 ans, j'ai bu mon premier verre il y a 10 ans. Actuellement je bois de manière très régulière, mais je n'en ai jamais eu de conséquences souvent associées à cela. Je ne suis absolument pas aggressif (je n'ai absolument pas "l'alcool mauvais" comme on dit) pas de comportement à risque (je n'ai jamais pris la voiture après avoir pris un unique verre. Si je conduit, je me refuse même ce premier verre). Pas de dépression, de baisse de moral ou d'anxiété. Je suis à vrai dire très bien dans ma peau. Jeune professionnel, je n'ai jamais été ivre pour le travail (ni en cours quand j'étais étudiant). Ma carrière avant très bien et très vite, je réalise mon travail avec succès après être sorti d'un grande école. J'ai une vie sociale très complète et de nombreuses activités. Bref, en dehors des potentiels problème de corps, je n'ai pas de soucis liés à l'alcool. Pourtant, partout tout le monde dit que c'est la première conséquence ces problèmes sociaux et vis à vis du moral (dépression, etc...). Et je pense être de manière pratiquement sûr un candidat à la nomination d'alcoolique. Bien que je m'impose de m'interdire au moins une journée par semaine sans un verre, je me fait au minimum deux "grosses" soirées par semaine. Je ne suis pas ivre tous les soirs, mais en rentrant du boulot, descendre 4 à 5 verres me fait un bien fou. En soirée, pour commencer à être vraiment ivre il me faut bien les 3/4 d'une bouteille de whisky (au moins). Et j'ai compté, sur les 7 derniers jours j'ai très peu bu par manque de temps (petite semaine niveau alcool donc). Résultat, j'ai descendu 18 bières, une demie bouteille de whisky et deux bouteilles de vin depuis samedi dernier. Une semaine normale serait plutôt autour de 4 à 5 bouteilles de vin, une bouteille de whisky et 3 à 4 packs de bières. Je pense avoir une addiction psychologique bien plus forte que physique. les deux sont certainement présentes, mais je n'ai pas un appel du corps très fort. C'est plutôt le besoin d'être posé avec un verre à la main, à tester un très bon vin ou une bonne bière fraîche, et qui en appellent forcément d'autres après. Dans mon esprit s'est imposée l'image que ne pas boire c'est ne pas profiter du moment présent, associé à l'image que boire c'est très classe. Et comme tout cela n'a pas de conséquences néfastes pour moi (pas de troubles sociaux ni comportementaux, pas d'usage de l'alcool pour composer des difficultés, d'ailleurs quand j'ai des difficultés ma consommation diminue) je n'y trouve pas réellement de raison pour m'arrêter. Par contre j'ai effectivement beaucoup de mal à passer une soirée sans prendre deux ou trois verres. Bien sûr il y a le risque de santé. Là pareil, pas réellement de causes qui peuvent me créer un déclenchement psychologique... Je viens d'une famille de grands buveurs, (très grands buveurs) et malgré ça aucun problème de cirrhose, cancers, ou autre problème de santé causant la mort depuis au moins 3 générations (depuis mes arrières grands parents). Du coup rien pour créer un choc psychologique ou de peur. Je suis très bien dans ma peau, pas de complexe vis à vis des quantités d'alcool que je bois, pas de craintes, j'ai la sensation de parfaitement profiter. Pourquoi suis-je venu ici alors ? Et bien justement je me rends compte que tout cela n'est pas tout à fait normal, surtout que j'ai lu un sondage qui affirme que seul moins de 4% des jeunes de moins de 30 ans boivent autant que moi. Il y a toujours le risque que cela finisse par me rattrapper, mais je n'arrive pas à y croire. Et à côté de ça je vois les jeunes de mon age qui font certe des soirées régulières, mais Une ou deux par semaine max, et en semaine un verre de temps en temps. J'ai la réputation d'être un bon fêtard, mais je suis pas certain de vouloir que l'on découvre ce ue je bois réellement en quantités derrière... Et comme je n'avais jamais parlé de ce problème je me suis dit qu'ici peut être que des réflexions intéressantes peut être écrites à la suite de mon témoignage.
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225005
b
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