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Parler des différentes formes d'alcoolisme

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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J'ai vu l'interview d'un acteur dont le fils est décédé dans un accident de voiture. Ce père, qui souffre et pour lequel je compatis, qualifie le chauffeur de la voiture de "*****" parce qu'il a pris le volant en ayant bu. Mais je m'interroge : son fils était également ivre et ce au point d'accepter de monter dans la voiture et surtout j'ai entendu ce pere parler des sorties alcoolisées regulieres de son fils comme d'une chose normale, avec desinvolture.

Quand donc ouvrirons-nous les yeux sur nos jeunes mais surtout sur le rapport que nous entretenons tous à l'egard de l'alcool ? Il nous suffit de voir qu'une personne ne boit pas continuellement, ne soit pas saoul à longueur de journée, qu'il n'ait pas de crise de manque quand il ne boit pas d'alcool, pour que nous ne voyons pas l'alcoolisme et pourtant il est beaucoup plus souvent là que nous ne le croyons.

Jeune de femme de 36 ans j'ai souvent fait la fête, et parfois bu plus que je ne l'aurais dû (bref une personne normale) et comme beaucoup de personnes je ne voyais l'alcoolisme que dans le mec "bourré" au bout du bar, dans ce "pouvrot" qui tourne au rouge dès 8 heures du matin, etc… Et puis j'ai rencontré mon compagnon actuel. Il ne buvait que tres peu d'alcool quand nous étions à des repas, nous ne prenions que tres rarement l'apero et jamais plus de 2 verres. Mais voilà à intervalles plus ou moins importants (parfois plusieurs semaines meme mois) il allait prendre un pot avec des copains pour "decompresser" et là tout derapait. En effet, impossible pour lui, de ne prendre qu'un verre, pris dans l'ambiance il pouvait boire toute la nuit et meme une fois pendant tout un week end. Ce n'etait pas souvent (5 ou 6 fois en 2 ans) donc, vous me direz, où était le probleme ? Je comprends cette réaction, car moi aussi je n'ai pas tout de suite vu le vrai probleme, j'ai detesté ces amis et j'ai même cru que je faisais quelque chose de mal. Et puis un jour le doute a surgit et si le probleme c'était l'alcool. J'en ai parlé avec mon médecin généraliste, il a reçu mon ami et lui a dit qu'il n'avait pas de probleme mais il lui a prescrit des anti-depresseurs. Mais comme mon ami commençait à vraiment souffrir non de l'alcool mais des degats occasionnés par ses "virées" sur notre couple et nos finances, il a fini par consulter un service alcoologique au CHU et là il a compris que meme s'il est parfaitement integré socialement, que meme s'il n'y touchait pas à l'alcool à la maison, le simple fait d'avoir besoin de décompresser (quand trop de soucis en tête) mais surtout de, dans ces cas là, ne pas reussir à reguler sa consommation d'alcool, révélait un réel probleme avec cette substance. Il est abstinent depuis 264 jours mais c'est pour lui une lutte de chaque instant.

J'en arrive au but de ce message : je pense qu'il serait interressant que quelqu'un parle de toutes les formes d'alcoolisme, pas le caché mais celui qui se voit mais que l'on ne reconnaît pas tout ça parce que nous sommes dans une culture où l'alcool est present partout et à tout moment (essayez de faire un pot au bureau, une soirée entre amis, un repas de mariage en annonçant qu'il n'y a pas une goutte d'alcool). Ces formes d'alcoolisme sont non seulement réelles mais d'autant plus perverses qu'elles sont admises par notre société. Je crois que les mentalités doivent evoluer, que l'on sache voir (sans pour autant généraliser) plus que le fêtard, plus que des broutilles de jeunesse (osons dire que les bitures express des jeunes sont une forme d'alcoolisme et mèneront ces jeunes à celui qui ne sera plus "acceptable" aux yeux de la societé) etc…

Peut être ne suis je pas tres clair, mais je vous en prie, renseignez vous, rencontrez des personnes qui sauront vous en parler mieux que moi (personnel medical, psy, malades alcooliques, entourage…) et vous comprendrez peut être que d'en parler à la tele peut eventuellement aider bien des personnes.

A titre indicatif meme si mon conjoint n'a pas le profil des participant aux AA (il n'y va donc pas) moi j'ai trouvé du soutien, mais surtout bien des clés pour aider mon ami, auprès du pendant des AA mais pour l'entourage : AL ANON (http://al-anon-alateen.fr/) Cela m'a donné la force de rester avec mon ami et surtout de mieux l'aimer, donc si vous faites une emission sur le sujet s'il vous plait dites qu'il existe cette association pour aider l'entourage (l'alcool rend egalement malade l'entourage…).
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22699
b
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