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Un alcoolique trouvera toujours de quoi boire quoi qu'on fasse

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Dans ce type de maladie, l'autre ne pense pas non plus à ses proches. Il est revenu à ce que l'on appelle l'état primaire : satisfaire sa dépendance, à tout prix, fusse au détriment des proches y compris des enfants. Pour s'en sortir, elle seule le peut, pas son mari. D'où le fait que son couple vole en éclats car si il a trouvé l'amour ailleurs, c'est bien parce que l'alcoolisme de sa femme l'y a poussé. Crois-moi, cela peut paraître horrible ce que je dis mais je sais amplement de quoi je parle. L'alcool agit premièrement comme un puissant anxiolytique et antidépresseur, d'où l'état de bien être ressenti, la disparition (momentanée) des angoisses et des pulsions dépressives. Seulement le prix est lourd à payer : Pour ne pas ressentir à nouveau les angoisses, il faut remettre ça mais en augmentant les doses progressivement. On passe alors de la dépendance psychologique et affective à l'alcool à une dépendance physique pure et dure. Dés lors plus rien ne compte sinon mettre des schémas en place pour trouver continuellement de quoi boire. Tu peux marquer les bouteilles, elles ne bougeront pas. Par contre l'alcool clandestin rentrera à la maison. Tu peux planquer la carte bleue, elle ira voler dans les magasins pour avoir à boire et en dernier recours boira même son parfum. Je suis à ce stade dans la descrip-tion de cas plutôt graves. L'alcoolisme renferme tellement les gens sur eux que cela va jusqu'à la clochardisation sociale : avoir un toit qui ressemble à un squat immonde avec des cadavres de tout et n'importe quoi (de l'insipide souvent faute d'argent pour payer genre 11.6 ou vin rouge de table) et des comas éthyliques de plus en plus fréquents. Voilà à quoi ressemble le quotidien d'un(e) alcoolique. Perte finanicère, perte d'affection, perte de repères sociaux, perte de connaissance de soi. Mais toujours ce même besoin impérieux de boire et toutjours boire pour ne plus avoir mal. Alors que l'on entretient ce mal. Dés lors, comment blâmer Pierre qui assiste impuissant à la dégringolade d'une personne qu'il a aimé. Je parle au passé car il faut bien savoir que la personne que l'on a en face de soi n'est plus la personne que l'on aimé. C'est juste devenu une loque. QUi le sait... Bienvenue dans le monde de la drogue en vente libre la plus rentable avec le tabac pour l'état et qui fait environ 600 000 morts par an et au moins 12 millions de personnes alcoolodépendantes et qui ne s'en doutent même pas...
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230241
b
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