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3 semaines aprés un bad trip..

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados
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Sur les témoignages du forum de la FNAPT. Je lis : J'ai fumé mon premier joint l'été de mes 14 ans. J'ai rapidement trouvé que les effets correspondaient exactement à ce dont j'avais besoin à ce moment. Je me sentais stressée à l'idée de rentrer en seconde, d'avoir tout à découvrir et à construire. Avec mes parents le dialogue était extrêmement difficile et j'étouffais. Je me voyais grandir, j'étais à la fois contente et angoissée. J'étais presque constamment en désaccord avec mes parents. Au lycée, je suis arrivée dans une classe ou presque tous les élèves se connaissaient plutôt bien puisque beaucoup étaient redoublants. Beaucoup d'entre eux fumaient, je les trouvais cool, détendus, marrants, et je me souvenais des quelques joints que j'avais fumé l'été. Des sensations agréables, des effets planants. J'ai alors pensé que fumer me permettrait de faire plus facilement connaissance avec certains élèves de ma nouvelle classe tout en m'aidant à "oublier" mes inquiétudes, mes peurs. Durant cette première année de seconde, je ne me suis pas vraiment liée avec les autres élèves de ma classe, c'était juste des "potes" avec qui je fumais occasionnellement. Pour ma meilleure amie que j'ai connue au collège, cette première année de lycée s'est bien déroulée : elle a réussi à se faire de bonnes copines, elle est passée sans difficultés en première. Moi j'ai dû redoubler et me sentais seule. Ma deuxième seconde a été très différente. J'étais la redoublante cool et détendue qui arrivait dans une classe ou nous étions nombreux à redoubler et à nous connaître. Je me suis rapidement fait 2 grands amis. Deux garçons avec qui je me sentais vraiment bien et qui fumaient beaucoup. Ma consommation de shit est devenue de plus en plus importante, il m'arrivait de ne pas aller en cours, de passer mes après-midis midi chez l'un ou l'autre. Je faisais connaissance avec plein d'autres personnes du lycée qui fumaient aussi. Je me sentais heureuse, sociable et populaire… J'étais valorisée parce que j'étais une fille qui semblait plutôt fragile, mais je me défonçais aussi bien que les garçons et me suis mis à acheter, à consommer jusqu'à 5 à 10 joints par jours, parfois juste en un après-midi de semaine. Je me suis éloignée de ma meilleure amie et ai arrêté toutes mes activités extra scolaires. Je suis passée en première de justesse et ai continué à fumer avec de nouveaux amis en allant de moins en moins souvent en cours. Lors de l'été de mes 17 ans, j'ai rendu visite à une amie d'enfance. Je venais de passer 15 jours à Barcelone avec mes amis. 15 jours de défonce. Dès mon arrivée chez cette amie, j'ai continué à fumer avec le shit de son copain. Je ne savais pas que le sien était beaucoup plus fort (c'est à dire plus fortement dosé en THC, le principe actif du cannabis). Ce fut le joint de trop. Je me suis sentie terriblement mal, mon coeur battait extrêmement fort, vite et je n'arrivais plus à tenir debout, je me sentais partir. Mon amie et son copain n'ont pas réalisé à quel point j'avais peur et j'ai vraiment cru mourir ce soir là, loin de ma famille. A partir de ce jour, les choses ont changé très rapidement. Mon corps me faisait mal, je faisais crise d'angoisse sur crise d'angoisse, j'étais livide, constamment épuisée, essoufflée. Je ne supportais plus de voir du monde, je me suis renfermée et mes visites nocturnes aux urgences étaient fréquentes. Je n'ai fait le lien avec le bad trip de chez cette amie que longtemps après, quand mon corps ne pouvait même plus supporter que je tire la moindre taffe sur un joint et après plusieurs mois de thérapie. J'ai vécu 3 ans terribles. Il n'y avait plus que ma mère pour me rassurer, je ne pouvais plus m'éloigner d'elle, je n'avais plus de projet, je me sentais comme un déchet, morte. J'ai arrêté de fumer. Aujourd'hui j'ai 24 ans et depuis un an et demi je vais beaucoup mieux. L'effet secondaire le plus gênant qui me reste aujourd'hui est celui de la peur de partir loin, de voyager. Ce qui me marque encore c'est à quel point je ne me suis pas rendu compte des risques que je prenais sans en parler à ma mère alors que nous étions très proches pendant mon enfance. Je n'avais pas été informée des risques, mes parents non plus. J'ai heureusement pu par la suite en parler avec mes parents et ça m'a beaucoup aidée. En comparant mon expérience avec d'autres, je me suis rendu compte à quel point nous étions différents par rapport à l'expression de nos émotions et à nos ressentis, et donc tous très inégaux par rapport aux effets psychiques et physiques des drogues.
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272149
b
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