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Drogues: quand la dépendance devient une maladie

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Il y a maintenant 3 ans j'ai pris de la drogue pour la première fois. Suite à drame, j'ai voulu me prouver à moi même que après cette épreuve, tout ce qui pouvait me passer dessus c'était de la rigolade à côté. J'ai voulu prouvé aux autres que je n'étais plus une gamine et que j'étais capable de faire la même chose qu'eux. Seulement oui, j'ai fais pareil, peut être même plus. Et j'ai sombré. Dans la démence, la dépendance, le proxénétisme. Je suis arrivée dans le genre de soirée bondées de jeunes riches qui n'en ont rien à foutre de leur argent. Alors au début tu as tout gratuit, on achète la confiance avec peu, pour tout ceux qui veulent essayer les prods, c'est un conseil que je vous donne : dans ce milieu là vous êtes seul. N'accorder votre confiance à personne, même à un meilleur pote. Et lorsque la drogue est devenue payante, j'ai vendu mon âme au diable. Vous savez cette bonne vieille phrase : Mais non, juste une fois, pour essayer ? Et bien je l'ai dite. Ne croyez pas que vous êtes maitre de vous même, personne ne l'ai. Tout le monde est accroc à quelque chose et je vous assure qu'il faut mieux être accroc au chocolat qu'à la drogue. La dépendance devient tellement forte que vous finissez par vous envoyez des doses que l'on ne donnerait à un cheval. Je suis devenue un légume. Un fantôme pour mon miroir. Je ne voulais pas me regarder dans les yeux, plus personne d'ailleur n'osaient regarder… Lorsqu'on se sent salie, totalement foutue, on finit par se regarder en face, dans le miroir et on chiale. Sous l'effet des drogues je n'ai pas pleuré une seule fois, pourtant j'ai tapé des crises de colère, mais jamais de pleurs… Et c'est le lendemain d'une soirée que j'ai pleuré. Quand vous devenez accroc à la drogue votre sentiment de puissance et la confiance en soi s'évanouit pour laisser place à une énorme impression que l'on est une merde. Un soir, j'ai manqué l'overdose et le coma éthylique. Et j'ai dis stop. Je me suis enfermée un mois dans ma chambre avec des cigarettes et la télé en permanence allumée, pour que je ne pense pas à appeler mon fournisseur. D'ailleurs mon portable était éteint durant ce mois. J'ai repris les cours dans un bon état, j'avais pris des couleurs, un peu de poids, ça allait mieux, j'avais même réussi à réduire ma consommation de cigarette. J'avais fais un énorme travaille sur moi même. J'étais de nouveau clean. Durant toute mon année de cours je n'ai pas fumé un seul joint, je n'ai pas pris un seul rail. RIEN ! Mais l'été j'ai rencontré un mec, il m'a tendu un joint et je n'ai su que dire oui. Je ne sais pas pourquoi alors que je n'en avais pas spécialement envie. Rebelotte c'est reparti pour un tour. Un toxicomane l'est à vie, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Jamais… J'ai passé ma première à sécher les cours, rencontrer des gens mauvais et de me faire du mal. Durant cette année j'ai voulu mourir. J'ai vraiment voulu mourir et si quelqu'un n'avait pas été là, je serais morte aujourd'hui et je ne vous raconterai pas tout ça. Deuxième cure chez moi, mais cette fois ci plus longue, plus dure. Et j'enchaine ma terminale plutôt bien, je fumais de temps en temps quelques pétards mais pas à l'excès. Mais plus de prods, j'avais encore des crises de manque à la rentrée. Facile à cacher n'est-ce pas ? Et j'ai rencontré UN homme. L'Homme. Celui qui m'a sauvé, ma fait grandir et m'a calmé toutes les fois où j'étais en manque et voilà un an que je suis avec cet homme. On dit que l'amour fait des miracles, je pense plutôt que le miracle c'est lui. Ca parait nian nian mon histoire mais je vais conclure mon roman. La vie est faite de petit bonheur. Et essayer de s'en procurer un énorme en prenant des merdes c'est manquer de réalisme. La drogue vous renferme sur vous mêmes et c'est ainsi que le taux de fou augmente dans les asiles. La drogue rend cinglée, vous vous croyez invincible mais au contraire vous êtes fragiles et à deux doigts de crevé. J'ai vécu dans la rue, j'ai pris des choses dont je ne me souviens même pas, j'ai ramper plus bas que terre pour me procurer ne serait-ce qu'une petit dose. J'étais la pauvre au milieu des riches. Les gens joueront de vous, vous êtes manipulable lorsque vous êtes dépendant de quelque chose. Je vous met seulement en garde. Faites ce que bon vous semble mais lorsque vous cracherez de la mousse, à deux doigts de l'overdose, vous vous direz alors que j'ai raison. Je ne fais pas la morale, je suis mal placée pour le faire.
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202547
b
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