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L'ingestion de l'iboga a des effets secondaires

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Bonjour,

 

Suite au reportage réalisé par France2 au sujet de ce drame, et les approximations et erreurs qui y ont été commises, sans parler de votre flagrante méconnaissance du sujet Mr Bosea, je me permets d'intervenir pour apporter mon témoignage, que je veux impartial.

 

L'association Meyaya a déposé ses statuts, dispose d'un conseil d'administration qui se réunit mensuellement, et est de ce fait légalement reconnue.Je me prévaut d'une certaine impartialité étant donné que je n'y ai pas d'interêts engagés.Mais j'y reviendrai.

 

De plus, le nganga que l'association emploie dans le cadre des séminaires iboga, Mallendi, est certes un jeune nganga, mais il est habilité à initier, et à donner le bois.Il a fait le parcours et a les grades le lui permettant, ce qui représente 10 à 15 ans d'apprentissage, oui monsieur, sachant qu'il a été initié pour la première fois à l'age de… 7 ans ! Et avant même qu'il naisse, alors que sa mère était enceinte de lui, celle-ci s'est fait initier et a mangé du bois.

 

Ce qui m'amène à démentir votre affirmation selon laquelle on ne donne pas le bois à de jeune personnes.J'ai moi-même vu des ngangas donner de l'iboga à des enfants, évidemment on ne leur en fait pas ingérer la même quantité qu'à des adultes.Mais Mallendi, entre parenthèses, ne s'est jamais permis d'en donner à des enfants français, sachant qu'ils n'ont le plus souvent pas la même maturité ni la même résistance que les enfants du Gabon.

 

En outre, vous affirmez que l'usage de l'Iboga, appellé aussi "Bois Sacré",ce qui n'est pas vainement dit au Gabon je vous prie de le croire, est "bien restreint".Je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous sous-entendez par là, je vais donc préciser les choses : le bois a été classé patrimoine national par Omar Bongo, ceci afin d'éviter des dépots de brevets et exportations sauvages, étant donné les exceptionnelles qualités de cette plante.Il est utilisé pour les différents rites  initiatiques, puis par les initiés dans le cadre de veillées, de consultations, de soins, ou pour les locaux en tant que stimulant pour la chasse, pour soutenir l'effort, ou la réflexion.Seuls les initiés en prennent, c'est dans ce sens que son usage est "restreint",mais cela revient à un usage somme toute assez courant, une fois qu'on a été initié, j'insiste là-dessus.

 

L'ingestion de l'iboga a des effets secondaires, en effet, tels que les vomissements, vomir n'a rien de mortel que je sache, il y a une perte temporaire de coordination motrice, on se sent malade, c'est une épreuve à franchir qui fait partie de l'initiation.Je n'ai jamais entendu, ni vu que cela rendait fou, voilà une autre invention.Des accidents ont eu lieu, il est vrai, car des interactions entre le bois et d'autres éléments peuvent être dangereux.Des contre-indications existent quand on consomme le bois, tels que boire du café, se baigner, consommer des stupéfiants, il n'est pas recommandé aux cardiaques, ses effets et risques d'interactions sont bien connus des tradipraticiens.Des morts se produisent, par accident, c'est toujours un drame, mais cela reste rare.En aucun cas la mort ou la folie sont des "effets secondaires" de l'iboga, ce que vous dites est proprement une élucubration.

Il y a des milliers de morts par an dans les hôpitaux dues aux maladies nosocomiales, ce n'est pas pour autant qu'on ferme les hôpitaux et qu'on les déclare dangereux.Non, car encore plus de patient y sont soignés, voire sauvés, et c'est la même chose pour l'iboga.

 

Je m'élève aussi contre votre assertion selon laquelle aider un toxicomane avec le bois serait "de la science-fiction".Je vous enjoins de consulter le protocole Lotsof, un protocole étant, en science, une procédure d'expérimentation rigoureuse, lequel protocole a démontré l'efficacité étonnante de l'iboga à sevrer les toxicomanes, sans méthadone, sans cure prolongée.L'iboga réduit en effet la tolérance aux drogues, c'est en quoi il est dangereux de consommer les deux en même temps. Il permet aussi de réduire les dépendances au tabac et alcools.

 

Cela dit, la tragédie de la mort de ce jeune homme mérite enquête.Il apparait que, contrairement à l'interdiction qui est faite, sur décharge, de consommer des drogues avant tout séminaire de l'asso Meyaya, ce jeune homme s'était shooté, on lui a refusé l'accès, mais il a lui-même insisté pour avoir du bois.Le responsable a semble t'il cédé, lui a donné UNE SEULE cuillère à café de bois, ce dont il serait décédé pour les raisons que vous connaissez à présent.Une personne interrogée lors du sujet du 20h déclarait que le toxicomane décédé en avait consommé "en grande quantité",ce qui semble faux.Mallendi et ses assistants étaient au Gabon au moment des faits, celui-ci a été mis en prison pour des charges dont je n'ai pas encore connaissance, et ses deux assistants mis en examen.Je subodore l'intervention et la pression de groupes parlementaires et associations anti-sectes, qui veulent classer l'iboga comme stupéfiant, et ranger l'asso dans la catégorie des sectes.L'iboga, comme je l'ai démontré, est tout le contraire d'une drogue, et l'asso n'est pas une secte.

 

J'ai en effet proposé mon aide à Mallendi de mon plein gré, à travers l'association Savoirs d'Afrique qu'il a fondée, et en suis parti en toute liberté, sans subir aucune pression ni manipulation ni tentative d'extorsion d'argent.J'avais fait son séminaire avant de le rencontrer, j'ai trouvé cela cher en effet, mais je ne l'ai pas regretté.Savoirs d'Afrique veut faire reconnaitre les médecines traditionnelles en occident, c'est dans ce sens qu'il faisait ces séminaires, les ayant adaptés au confort des occidentaux.Des personnes non initiées, non habilitées à donner le bois se le permettent pourtant en France, c'est là que résident de possibles risques, et leurs pratiques déviantes de la tradition menacent la sécurité des patients, et contribuent à en donner une passable image.Le décès survenu en Ardèche est peut-être lié à ce phénomène, l'enquête le définira.

 

Enfin, je vais vous donner mon opinion personnelle Mr Bosea, qui vaut aussi pour toutes les assos anti-sectes, et autres groupes de pression qui veulent faire classer l'iboga comme "drogue".Il existe des médecines, traditionnelles, fort différentes de la médecine occidentale, mais qui montrent un grand savoir, en ce qui concerne les plantes, leurs usages, mais aussi en ce qui concerne la façon d'appréhender le malade, sa maladie, et la façon de les traiter tous les deux.Toutes ces réactions hystériques envers les plantes visionnaires tels que l'iboga et le yage, aussi appellé ayahuesca, qui se démarquent nettement de tout "hallucinogène", révèlent l'ignorance, les préjugés, les peurs de la différence, et parfois aussi le racisme, l'intolérance envers des usages issus de peuples que les occidentaux peuvent prendre implicitement, inconsciemment, pour des "sauvages" ,vivant comme des animaux dans la forêt.On a à apprendre de leur part, on a partager avec eux.Les drogues, ce ne sont pas les indiens d'amazonie qui les ont créees, ce ne sont pas les africains ou les asiatiques, non, ce sont les blancs, qui maintenant les vendent aussi dans ces pays.L'idée de drogue, son usage "récréatif" est une néfaste création de l'occident, idée et usage qui était inexistantes dans ces pays.

 

Je persiste, et je signe, car je ne parle pas dans l'anonymat :

Christophe faure.

PS : je suis même disposé à en parler ouvertement, à donner mes coordonnées.

 
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b
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