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Difficile sevrage aux médicaments

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Je suis une jeune femme de 33 ans et voici mon histoire de sevrage au Deroxat. Il y a 6 ans, j'ai consulté une psychiatre pour un burn out : mon angoisse était assez forte et javais à tendance à avoir des petits soucis de santé divers mais pas graves (kystes, mononucléose etc). Du coup le diagnostique et la médication ont été posés : attaques de panique et troubles somatoformes ; Xanax 1 mg 4 à 6 par jours et Deroxat 2 comprimés par jours. Petit à petit, j'ai réduit le Xanax et repris le cours normal de ma vie, mais en 6 ans, je nai jamais arrêté le Deroxat, au mieux réduit à un seul comprimé par jour.

Il y a un mois, je parle avec mon médecin généraliste qui me propose de changer de traitement : Prise dun nouveau médicament : le Trittico et il me dit d'arrêt totalement le Deroxat et Xanax en DEUX JOURS.

Le Trittico ma dabord rendu malade : migraines, nez bouché, pieds qui enflent et deviennent violets, vertiges etc. Puis le manque de Deroxat/ Xanax : chocs électriques dans la tête dune violence inouie !! Après 3 semaines, les chocs se sont clamés et les douleurs ont commencé : dans le dos, le ventre avec diarrhée les mains, les pieds, tremblements généralisés, claquements de dents, en plus des mauvais effets du Trittico. Un état de souffrance inimaginable depuis un mois. Mon médecin en vacances pour une longue période ma écrit à distance pour me dire, on tient, on diminue le trittico, on le réaugmente, bains chauds et aspirine. Jusquau jour où la souffrance est devenue plus quinsupportable, je me frappais le tête contre les murs en pleurant, dans un état dépuisement total, les tripes à lair. Plus aucune dignité, la mort était souhaitable.

Je le signale au médecin avec insistance ; il me répond de me rendre à la polyclinique psy parce que dépassé me dit-il. Jy vais : pas de rendez-vous avant un mois, ils menvoient aux urgences. Aux urgences psy dun grand hôpital, je suis enfin reçue.et j entends on ne vous connait pas, il faut voir avec votre médecin ou avec la poly. En attendant, diminuez le Trittico… Deux jours plus tard livrée à moi-même, je recontacte mon médecin qui me dit j'ai téléphoné aux urgences et leur ai passé le relais. Au vu de votre évolution et des critiques qui me sont faites, il va de soi quà mon retour de vacances je transférerais votre dossier. Bon été .

Je retourne aux urgences et là lhorreur. Je voulais juste un coup de mains pour passer cette période de transition, en attendant de trouver un bon psychiatre disponible :

Il faut reprendre du Deroxat. Vous ne voulez pas ? Au fond vos plaintes sont somatiques, pourquoi venez-vous consulter un psychiatre ? On ne peut rien faire il faut que lon vous voit plusieurs fois et effectuer une expertise psychiatrique. Dailleurs ces douleurs ne sont pas répertoriées dans le sevrage du Deroxat. On ne peut exclure une pathologie somatique. Ca peut être une récidive de votre dysplasie de lan dernier (conisation col de lutérus, soigné-contrôlé-bénin) qui se manifeste par un état infectieux généralisé, prenez contact ave votre oncologue (!!!!!!!!!) ou gynécologue. Sans un bilan somatique complet on ne peut rien faire Par ailleurs, vous avez vraiment vraiment mauvaise mine, ça nest pas normal, allez aux urgences rapidement pour une prise de sang, des ultrasons etc.

Après 5 heures dattente angoissée aux urgences, je tombe sur un généraliste humain et compétent.qui mausculte des pieds à la tête. Hyper-réflexe au niveau neurologique mais le reste va bien. Mon seuil de douleur, à cause du sevrage sest considérablement abaisséje nai pas à craindre ni un cancer généralisé ni une récidive de dysplasie, comme me la sous-entendu le psychiatre. Repos, Dafalgan et un peu de xanax à dose homéopathique pour calmer le jeu en attendant de retrouver un psychiatre compétent pour faire le point.

Aujourdhui mon état sadoucit quelque peu mais je souffre encore douleurs dans les mains, les jambes, le dos. Je ne parviens pas à dormir correctement, je suis à vif, angoissée, larguée, en souffrance tant physiquement que psychologiquement le soir la tension est à son comble. Un mois complet dhorreur. Mais je maccroche, je ne peux pas avoir supporté cela dans le vide j'ai perdu 4 kilos mais me force à manger, bouger rester en vie. Je voudrais avoir vos témoignages, je nai encore vu personne se sevrer du jour au lendemain comme moi.
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11818
b
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