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Comment se comportent les enfants des parents fumeurs ?

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 10/06/10 | Mis en ligne le 09/12/11
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je connais pas mal de parents fumeurs. disons que souvent les enfants sont plutôt très épanouis même en grandissant, c'est une majorité et ça s'explique : les parents ont un statut social assez élevé, ils sont proches de la culture et ont une absence relative de gros soucis on va dire (bobos quoi). après, j'ai aussi connu des couples qui fumaient et se torchaient, ce n'était pas tjs gai pour les petits/ados, et aussi d'autres couples bancals avec pas mal de névroses, qui fumaient pr oublier et se défoncer, se soigner aussi : les enfants pouvaient être traumatisés et ça finissait en séparations merdiques. rien de bien original pr les parents fumeurs donc... après pr revenir au topic de derrière les fagots, je me vois mal parler de spliffs avec mes enfants. je ne crois pas à la politique du tout dire dans le rôle de parent comme c'est une mode d'étaler aussi les histoires de sexe ou d'amour, de se confier, et de faire une éternelle crise d'ado qui empêche les enfants de grandir. les parents c'est pas des potes. et fumer c'est très personnel. mais je vais donner mon exemple de soeur. voilà, quand mon frère a eu 15 ans (on a 10 ans d'écart) je faisais mes études à l'étranger, il est venu me voir et quand ça a commencé à parler de drogues en général je lui ai donné mon point de vue sur chacune. comme je suis sa soeur et pas son parent, qu'il me voyait fumer des clopes depuis des années et voire des coups, je n'ai pas voulu qu'il croit que ces deux consos sont 'cools' car banalisées. déjà parce que la clope est quotidienne, et aussi parce que l'alcool peut "tuer en une seule fois" (accidents de la route, comas éthyliques, bastons qui dégénèrent vite). j'ai tjs eu peur de l'alcool si banalisé et tellement dangereux, et la clope même si je suis une fumeuse heureuse, je ne voulais pas l'encourager à croire que c'était bien, il y aurait passé trop de fric par ex. donc je lui ai dit que je fumais irrégulièrement sans rentrer dans les détails, que pour moi c'était une conso sympa qui ne m'avait jamais fait de mal mais que ce n'était pas forcément un exemple à suivre, qu'on pouvait aussi se sentir mal, que les relations humaines pouvaient en pâtir, que certains de mes amis en revanche avaient développé des addictions etc. je lui ai aussi dit ne jamais avoir pris d'autres 'drogues' et que j'en pensais du mal cf. expérience de potes. l'année dernière il avait 17 ans, il est venu me voir dans le pays où je faisais mon stage, et on faisait pas mal la fête avec les autres stagiaires étrangers, donc on picolait parfois en apéros ou en soirée. comme nos parents sont séparés et que la famille est très embrouillée, sans référents masculins et que mon frère faisait tous les soirs des crises d'angoisse depuis des années à cause de ça, j'ai tjs voulu lui montrer une image solide des relations et joyeuse de la vie. j'avais peur qu'il se fasse du mal (il me disait rêver chaque nuit qu'il torturait des gens pendant des heures), qu'il soit suicidaire et qu'on ne s'en rende pas compte (ca ril parlait peu malgré qqs gros sanglots que j'ai vus parfois), bref, et aussi il avait pas trop de potes, donc quand il venait me voir l'été je le faisais voyager, rencontrer des gens, mater des dvd's piratés pdt des heures / à la condition qu'il soient sous-titrés ! donc et été là, il avait 17 ans, je lui ai proposé de boire une bière s'il voulait. je le voyais ne plus être un enfant, et si j'avance mon argument de cet alccol-socialisation, c'est parce que je pensais sincèrement que ce serait pire de l'exclure de ça et de le cantonner au coca. il a accepté, et après lors d'une grosse soirée en boîte (rock-metal, cela va de soi) on buvait tous en faisant la fête et lui aussi prenait des consos. j'ai vu qu'il n'abusait pas, qu'il n'était pas malade, qu'il s'éclatait. donc pr moi tout se passait bien. ensuite, il allait avoir 18 ans. il m'avait dit fumer des bédos. je voulais vraiment patienter pr cette expérience de fumette ensemble. ça faisait 3 ans qu'il m'avait dit fumer de temps en temps mais je l'aurais pas fait si peu de temps avant sa majorité alors qu'il était dans le mouvement de l'adolescence. mais depuis 6 mois il avait une nana, il buvaient parfois ensemble, je le voyais transformé et super bien, radicalement changé et heureux. du coup il me restait une fois un pet de wheed et je lui ai proposé de fumer. il a accepté et on a pas mal parlé ce soir là, mais je pense que l'expérience était un peu ratée parce que j'étais pas du tout en forme. après on a refumé une seule fois 2 mois tard. ensuite, une fois je l'ai engueulé sur un truc qu'il a fait. c'était la première fois de ma vie que j'avais un conflit avec lui ouvertement. j'étais très choquée d'un truc qu'il avait fait (une histoire de fric pas correcte du tout pr plein de raisons). je lui avais dit calmement deux trois fois en apparté et cette fois-là ça me taraudait fortement, je lui disais d'assumer ce qu'il avait fait. ça se passait devant un autre membre de la famille "adulte". et là au bout de 5 minutes, au lieu de m'affronter, de se défendre, d'argumenter... à la première engueulade de notre vie, au bout de 5 minutes, il me sort devant cette personne d'autorité on va dire de notre famille : ouais mais moi tu vois je pourrais dire d'autres trucs. en un éclair, j'ai vu son regard et j'ai compris qu'il pouvait balancer immédiatement. il ne l'a pas fait mais m'a claqué une porte à la figure avec son pied (pas fort mais quand-même !!!) et ensuite il était rouge de fureur et il est parti se planquer sans se retourner. au bout de 5 minutes il vient me voir très calme mais un peu tremblant, il me regarde dans les yeux et me dit 'tu vois t'es une gentille soeur, tu sais très bien que pour moi tu es différente du reste de la famille, mais tu vois quand tu parles de moralité, moi je pourrais dire certains trucs aussi'. j'étais assez choquée je dois dire. il m'a fallu me réveiller le lendemain matin, une fois la nuit passée pr réaliser. j'ai ressenti une immense culpabilité qui ne me quitte pas d'ailleurs. je me sentais comme la plus irresponsable des soeurs, mauvaise, ridicule. je suis allée lui parler, humiliée et soumise, car je savais que de toute façon il avait le meilleur argument de la terre pour me la fermer. il a réitéré ses menaces très calmement. pendant deux semaines, j'ai passé des moments très difficiles, à réfléchir bcp. je me disais que mon frère était un mec sain, en couple, qui ne fumait même pas de clopes. je me disais qu'il avait surement menti pr m'impressionner, qu'i n'avait jamais bu et fumé avant que je 'le lui fasse faire', que je l'avais influencé négativement et certainement un peu traumatisé et qu'il me faisait payer mon irresponsabilité. quand au bout de 2 semaines donc, un soir il me propose de mater un film. on ne parlait pas trop depuis qqs mois (effet nana normal !), mais de temps en temps on se matait quand-même un petit films ou qqs clips tranquilles. mais j'avoue que j'étais étonnée qu'on passe ce moment ensemble selon sa volonté. je me disais qu'il voulait calmer les choses, me prouver qu'il m'aimait bien, qu'on étaient pas fâchés. sauf qu'à la fin du film, il vient vers moi et me tape sur le dos en me disant : et au fait, je voulais savoir si y avait pas moyen que tu trouves du shit pr ma copine et moi quand on partira en vacances. alors là j'étais scotchée, totalement. je l'ai regardé très froidement et lui ai dit simplement que plus jamais je n'aborderai ce sujet avec lui. voilà l'histoire. je suis tjs profondément choquée et je me sens coupable même si je sais qu'il fume maintenant régulièrement avec sa copine. il est tjs aussi sérieux avec sa nana et ils passent leur bac avant d'emménager ensemble à la rentrée. pr cette histoire et mille autres de famille des derniers mois,on ne s'est pas revus depuis presque un an et je n'ai pas envie du tout de le revoir. je ne dis pas que j'ai été la meilleure des soeurs (la preuve...) mais je pensais avoir fait les choses au mieux, pondérant autorité et compréhension. je me dis que toutes ces fois où il a rencontré des gens avec moi, tous les dvd's, mon écoute disponible (qu'il a su me rendre aussi), les conseils etc, ça n'avait pas de valeur. depuis même en sachant qu'il fume je ne peux pas étouffer cette culpabilité, d'autant que s'il en parlait ds ma famille je serai jetée et effectivement, ce que j'ai fait de "bien" serait réduit à néant en un instant pr mon irresponsabilité de qqs verres et deux joints. et il le savait aussi... c'est con mais je pensais qu'en devenant adultes, comme on l'avait fait avec notre soeur avec qui j'ai un an et demi d'écart, on pourrait partager d'autres manières d'être avec la fume, des "délires de frère et soeur", papoter à fond de plein de trucs bref, comme on le fait avec un très bon ami. ce type de relation aurait été possible quand il aurait grandi et que notre écart d'âge aurait été diminué par son état 'adulte'. mais fumer est la dernière des choses que je m'imagine faire avec lui. je fume depuis des années, à la (super) cool, en stoppant pdt des mois puis en reprenant un bout, et je me retrouve plombée par cette gentille petite chose si kiffante quand justement elle est perso ou bien partagée. d'un sens il a aussi trahi les valeurs que j'attribue à la conso de marijuana, et ça me déplaît. telle est mon histoire pr ceux qui ont eu le courage, moi ça m'a fait du bien de l'écrire à défaut d'en avoir parlé. mon exemple est individuel et malgré ce qui c'est passé, j'aurais de toute façon fait la même chose, et je maintiens que l'ont peut être d'excellents, voir meilleurs parents quand on est fumeur
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224579
b
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