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Déjà obsédé par les femmes à 15 ans

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… ne fut pas libertine, et pourtant, relativement semblable (au peu que j'ai pu en extraire) à ton récit.

J'avais 15 ans. J'étais déjà énormément obsédé par les femmes, et le sexe, alors que je n'y connaissais rien.

Voilà plusieurs mois que me m'acharnais à lancer propositions indécentes à la mère de mon meilleur ami, mère que foule de nos amis trouvaient bien plus qu'à leur goût.

Puis vînt ce jour où je créais l'occasion.

Je rentrais de manière anticipée du Parc des Sports où j'étais avec mon meilleur ami, le laissant à ses gesticulations américaines de basket. Je n'avais qu'une idée en tête, et sans doute très motivée alors par le souvenir d'un baiser volé qu'elle me fit à l'occasion d'un devoir fait pour cet ami ; un noble (hum, pas vraiment noble en fait) paiement du service rendu.

Et je savais qu'elle rentrait du boulot vers 17h30. J'attendais, en bas de l'immeuble, sur LE banc, ce banc qui vit bien de mes moments les plus forts, d'adolescent ou d'adulte et qui fut tel un refuge ou un exil lorsque mon coeur se mettait à pleurer. Elle arriva, avec la précision horaire de la fonctionnaire qu'elle est. Elle était radieuse, à l'accoutumée. Elle a toujours été magnifique, aguicheuse en fait, embaumant l'air d'un parfum sexuellement transmissible, lançant des regards plus qu'obsènes si l'on les voulait voir ainsi, et sa moue… hum, cette moue des lèvres, à vous faire pousser au viol un moine tibétain !

Elle me proposa de monter, à l'écoute de mon argument "Euh, j'attend D. Je crois qu'il est au Parc des Sports". Ignoble petit menteur… Et à peine nos affaires déposées, je m'en retournais à la charge, toujours avec l'esprit plaisantin, sans penser qu'aucunement quelque chose n'adviendrait entre nous. Jusque là, elle n'avait su que me repousser gentillement par des plaisanteries, ou par des remarques du genre "après ma ménopause", etc. Mais ce soir là… ce n'était pas pareil, et je le savais au plus profond de moi, et c'est pour cela que j'étais allé là bas…

"Tu en as vraiment envie ?

- Euh… oui, bien sûr" dis-je, tout tremblant.

"OK". Elle s'avança vers moi, et à chacun de ses pas et à chacun de mes battements de coeur je me répatais intérieurement "Mais c'est quoi encore l'embrouille ? ", persuadé qu'elle allait me planter là comme un neuneu, riant aux éclats…

Mais elle s'approcha, et commença à déboutonner ma chemise, puis glissa ses mains douces sur mon torse déjà parsemé de poils. Je fermais les yeux, et nous nous embrassâmes. Elle me parla de douceur, de tendresse, et elle me dit qu'elle me montrerait que les femmes "ne sont pas juste un trou", chose qu'elle me reprochait de penser, voire même de dire - ce dont je ne me souviens pas, mais soit, j'ai souvent eu la langue bien plus vicieuse que mon esprit.

Nous étions dans le noir, et alors que le temps passait, elle décida de rallumer la lumière "Si D. Rentre, il va trouver bizarre que nous soyions dans le noir". J'étais quelque part entre Mars et Jupiter, entre le conflit intérieur et le coup de foudre. Impossible de rester calme, et mon coeur battait la chamade, mais je repris assez vite le dessus, d'autant que D. Rentrait…

Je la revis un week-end suivant, alors que D., sa soeur et leur petit frère devaient passer ce week-end chez leur père, père que j'avais connu juste pendant le divorce… Nous avions rendez vous le Samedi soir… J'étais comme un enfant qui allait découvrir ses cadeaux de Noël, et dites vous que cela faisait bien longtemps que mes cadeaux de Noël n'étaient plus emballés dans du papier cadeau… alors imaginez du papier cadeau en dentelle !

Je voulais jouer au romantique. J'avais investi gentiment dans un bouquet de roses, rouges bien entendu, et je crois qu'au fond de moi, je me sentais amoureux déjà… Et Dieu sait que cette chienne m'aura fait souffrir finalement à me dégoûter d'elle, mais qu'importe, le moment fut magique, et il n'y a que cela qui compte : les moments.

J'arrivais à 19h. Elle me débarassa de mon bouquet, et lui fit prendre place dans un grand vase, éjectant le magnifique bouquet de fleurs qu'un de ses (trop) nombreux prétendants avait du lui offrir ; j'en fus extrêmement (trop ? ) touché.

Nous ne perdîmes pas de temps… et nous enlaçâmes dans le fauteuil du salon, près duquel je déposais mes lunettes… et où elles resteraient jusqu'au lendemain 16h…

Nous sommes allés dans sa chambre. Tout sentait bon. Elle sentait merveilleusement bon aussi, et malgré le fait qu'elle fut fumeuse, elle avait toujours su préserver (par magie ? ) une haleine d'une fraîcheur qui ferait pâlir une minette de dix-huit ans - et c'était encore le cas il y a trois ans de cela, quand je réussis à lui soutirer un baiser, inutile d'ailleurs, plus de dix ans après notre "relation".

Elle m'a laissé lui faire l'amour, et elle m'a fait l'amour, bien plus prometteur que ne le confirmerait finalement notre très courte relation sentimentale, mais elle me fit découvrir mon corps, et si je la blâmerai finalement d'avoir alors brisé mon coeur d'adolescent, je la remercierait de m'avoir fait découvrir qu'il est certaines parties du corps qui sont jouissives pourvu que l'on dépasse la honte de les livrer.

Je n'ai jamais fait l'amour aussi longtemps depuis ; nous avions commencé à 19h35 (romantique ou pas, j'avais le pragmastisme dans la peau déjà à cet âge, et j'appréciais de saisir les moindres détails de chaque scène, et son radio-réveil était là pour m'y aider) , pour finir à 15h15 le lendemain, ne nous étant accordé qu'une petite pause d'une heure… Je n'arrivais pas à jouir, sans doute bloqué par le stress ; j'étais même allé jusqu'à pleurer, persuadé que j'étais peut être homosexuel - j'avais alors des sentiments pour un des mes amis, un magnifique blond aux yeux bleus, doté d'abdos… miam ! Je ne jouis qu'une fois, vers 10h10 le matin.

La performance fut que ce jour serait marqué d'une pierre blanche, le 11-12 novembre 1994. J'avais découvert qu'une femme qui sait bien se servir de sa langue avec un homme sans retenue peut déclencher des sensations ultimes ; j'avais découvert que j'avais finalement plus d'honneur que je ne l'aurais cru en refusant de l'insulter à sa demande, puis en refusant de la sodomiser - chose qu'elle n'aurait jamais fait selon ses dire - de peur de lui faire mal… J'étais finalement un gamin pas si mauvais après tout… mais je crois qu'elle et moi avions oublié que justement… je ne restais qu'un gamin.

Elle m'en fît baver plus tard, après une ou deux "entrevues" plus tard. Elle m'avait aussi fait découvrir l'insouciance, quand je la doigtais dans la cuisine, en pleine nuit, alors que D. Et ses frère et soeur dormaient dans leur chambre au bout du couloir ; elle me fit découvrir l'indescence, alors qu'elle m'appela "mon poussin" en nous déposant, un ami et moi, après nous avoir ramenés du lycée (elle travaillait en face). Elle me fit connaître la colère, la rage, la frustration, la haine, et finalement, bon nombre de sentiments qui se mêlent au désir pour faire un arc en ciel que l'on croît être l'amour, comme toutes celles qui passèrent après elle… jusqu'à ce qu'on rencontre le soleil de sa vie, ma chérie !!!

Voilà, j'ai épargné le récit de détails trop personnels, mais j'ai tâché de vous rendre l'expérience agréable à lire.
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46785
b
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