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Je suis amoureuse de mon ancien professeur de lycée

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Bonjour à tous.

Voilà presque 10ans que je vis une situation sentimentale infernale et les choses vont de pire en pire… au point que j'ai la sensation, aujourd'hui, à 22ans, de devenir dépressive…

Mon histoire est assez "complexe", certainement comme toutes les histoires de coeur, certes…

Afin de vous l'exposer au mieux, j'ai choisi de vous proposer un "copier/collé" du message que j'ai posté il y a presque un an sur le forum du site de l'émission télé "ça se discute".

L'émission avait pour thème "amour, haine, amitié : jusqu'ou peuvent aller les relations profs/élèves ? "…

Voici donc mon histoire, au travers de ce post :

Je me permet de poster ici, dans ce forum, à ce sujet, parceque l'émission d'hier soir m'a boulversée et a rallumé en moi tant d'émotions qui hantent mes nuits depuis des années maintenant…

Par le billet de ce forum, si je pouvais recevoir de la part de quelque'1 une "main tendue", un avis sur mon "problème", quelque chose, une route à "suivre"… ce serait formidable ! …

Voilà, avant d'aller plus loin, je voudrais vous dire qui je suis, me présenter brièvement, afin que chacun puisse se faire une idée.

Je m'appelle donc Audrey, j'ai 22ans, et je suis étudiante en maitrise de lettres modernes dans le Nord Est de la France. Je pense être une 'tite demoiselle vive et dynamique, qui aime la vie, les sorties et la fête ! Au delà de cela, il n'en demeure pas moins que je souffre "délicieusement" d'une histoire d'amour "pseudo-impossible" avec un petit monsieur qui a 43ans et qui était mon prof de français alors que j'étais en classe de 4ème et de 3ème.

A l'époque, je n'avais pas 15ans, j'étais vraiment toute gamine, mais je sais avec la plus grande certitude que j'étais déjà Amoureuse, comme on n'peut l'être qu'une fois dans sa vie…

Toute ma classe, puis mon école, et bien évidemment le prof concerné, ont rapidement été au courent de mes sentiments (effectivement, difficile à cacher quand on béatifie devant quelque'1 à ce point là ! …).

Je l'admirais, certes, car c'est lui qui m'a donné le gout de la littérature, l'envie d'écrire, mais il y avait bien plus qu'une simple idolatrie, ou un fantasme de pré-ado…

Cette histoire a rapidement fait "scandale" dans mon établissement scolaire… Je me retrouve un peu dans le témoignage qu'a fait Sarah hier soir dans l'émission : je le suivais partout, j'aurais donné n'importe quoi pour un sourire, j'appelais chez lui le soir pour entendre le son de sa voix… Et tant d'autres choses encore qui ont pu l'"effrayer"… car je conçois bien que cela puisse faire peur…

Ce monsieur est néanmoins toujours resté très agréable avec moi, j'étais devenue la "meilleure élève", il m'appréciait beaucoup…

A la fin des deux années scolaires passées avec lui, je me rappelle avoir complètement "craqué", et il m'avait consolée avec un discours "convenu" sur la réalité soi-disant "impossible" d'une telle histoire d'amour entre un professeur et une de ses élèves…

Il m'avait juré qu'avec le temps, j'oublierai…

Et pourtant…

Les années qui ont suivi, je suis restée dans le même établissement, qui était un regroupement de collège et lycée.

Je le croisais dans les couloirs, je papotais de tps en tps avec lui, je le voyais évidemment toujours du même oeil fou de désir, d'amour, d'admiration et d'adoration…

C'était devenu obsessionnel, au point que je repoussais systématiquement tous les "gentils p'tits mecs" de mon age…

J'ai bien-sûr cherché à comprendre pourquoi j'en étais arrivée là, mais je suis arrivée à la conclusion la plus simple et à la fois la plus obscure qui soit : j'étais "juste" amoureuse, envoutée, subjuguée… C'était de la "magie"…

Je n'crois pas à une explication psychologique à 2 francs 3 sous qui voudrait faire de moi une victime de complexe d'Oeudipe. J'ai toujours aimé et admiré très fort mon papa avec qui j'entretiens de très bon rapports…

Non, ce n'est pas ça… Il faut se rendre à l'évidence : l'Amour frappe n'importe ou et n'importe qui, quelques soient l'age, les circonstances ou autres aléas…

En juin 99, j'ai obtenu mon BAC, et j'ai quitté le cocon familial pour aller m'installer seule dans une petite chambre étudiante, direction l'université de lettres (on se demande pourquoi cette filiaire…).

La ville ou je vis à présent se trouve à une 40aine de kms de mon ancien lycée, mais c'est également la vie ou habite mon cher professeur…

Les premiers temps passés à la fac, j'ai tenté de mettre cette histoire de coté : je suis sortie énormément, j'ai eu plein de petites histoires sentimentales ; mais je me suis rapidement rendue compte que rien n'y faisait : il m'était impossible de sortir mon prof de ma tête, ou plutot de ce p'tit truc qui bat depuis des années dans ma poitrine…

Il y a un an et demi, un vendredi soir ou je sortais en ville pour un karaoké avec des amis, j'ai croisé mon prof par hasard. Il était lui aussi avec 3 amis et ils sortaient apparemment d'un restau.

Je suis allée vers lui pour le saluer ; et à ma grande surprise, il a été très enthousiaste de me rencontrer. Nous… parlé 5 minutes, et il m'a invitée à prendre un verre dans un café un peu plus loin avec eux…

Nous sommes restés des heures ensemble, comme si les autres autour de nous n'existaient plus… Bien évidemment, nous… évoqué cette "histoire" de notre passé commun… Il m'a confié qu'il avait eu très peur, mais qu'il me comprenait, que j'étais jeune, que malgré tout il avait été très flâté… Il a dit des phrases que je n'oublierai jamais plus…

Et étrangement, nos rapports se sont rapidement transformés en "rapports de charme"… Il me complimentait, me regardait, me troublait plus encore…

Cet homme vit avec une femme (une professeur d'anglais) depuis 13ans maintenant ; il m'a parlé de son couple et aussi des entiments qu'il éprouvait à l'égard de son amie : il l'aime "à sa manière" et la respecte, mais avoue ne pas être "amoureux", au sens ou on pourrait l'entendre.

Ce soir là, je me suis permise de dire à mon professeur que j'étais bien consciente que je n'pouvais pas lui demander "sa vie", alors, je lui ai demandé "juste une nuit"… Je l'ai senti troublé, mais lui aussi sous le charme…

3h du matin, le café allait fermer, il a fallu que nous sortions. Les amis de mon prof nous ont laissés seuls et nous sommes partis main dans la main et après qqs mètres nous nous sommes enlacés et embrassés comme jamais je n'aurais cru que cela puisse se produire…

Nous sommes restés une demie heure ainsi liés, quelque chose de presque "iréel"…

Avant de me laisser partir, mon prof m'a fait la promesse que nous nous reverrions, "juste une nuit", une nuit…

Et puis, plus de nouvelles pendant des mois… J'ai été déçue et blessée, mais à la fois remplie d'un espoir nouveau qui m'a "aidée à vivre"…

Je l'ai à nouveau croisé par hasard et très brièvement qqs temps plus tard.

Il était dégrisé, il m'a dit qu'il avait regretté, que nous étions allés "trop loin"… mais en même temps, je sentais qu'il n'était pas indifférent du tout à moi… Il a dit que nous pouvions nous revoir, qu'il en avait envie, que nous pouvions rester "amis" (…) …

Des mois se sont encore écoulés.

Il y a exactement un an, j'ai rencontré un petit jeune homme de 25ans avec qui je me suis lancée dans une histoire sentimentale.

J'ai envie d'oublier mon prof, et en même temps, je sais que je ne l'oublierai jamais…

David, mon ami, est un garçon formidable, doux, gentil, beau p'tit mec, à l'écoute, sérieux, et surtout très amoureux de moi, semble-t-il…

Je n'lui promet rien, il sait que je n'l'aime pas d'amour et il se satisfait de l'immense tendresse que j'ai pour lui… Je n'veux ni le blesser, ni le faire souffrir ; c'est bien pour cela que je ne le méprend pas sur les sentiments que j'ai à son égard…

Voilà un an que nous sommes ensemble, nous venons même d'emménager dans un appartement… C'est très nouveau pour moi, très étrange presque…

Et pourtant…

Je n'peux pas nier que pas un jour ne passe sans que je ne pense à mon prof de français, celui qui occupe mes pensées et hante mes nuits depuis presque 9ans…

En novembre dernier, je l'ai revu. C'était dans une grande surface près de mon ancien lycée, entre midi…

Il m'a invitée à prendre un café ; et depuis, quasimen, t tous les lundis midi, on se revoit ainsi, dans cette grande surface…

On passe une heure ensemble, on parle… de tout, de rien, de lui, de moi, et même de "nous"…

Il sait que j'ai un petit ami, et s'amuse à jouer le "conseiller" de coeur, il me confie également des choses très personnelles, nous parlons de mes études, du lycée, de nos vies…

A nouveau, les rapports qui nous unissent sont des rapports "de charme"…

C'est évident.

Je sais qu'il a beaucoup d'attirence pour moi, il m'a dit que nous étions "sur la même longueur d'onde", que si j'étais arrivée 20ans plus tot, il n'aurait pas hésité une seconde, il dit qu'il me trouve intelligente et jolie, qu'il est tellement honoré de tous ces sentiments que j'éprouve pour lui…

Au delà de ça, c'est un monsieur très droit (vraiment pas un "vieux-beau" superficiel et dragueur de minettes…) : il m'a dit qu'il était donc avec son amie depuis 13années, qu'ils venaient d'acheter une maison ensemble et qu'elle désirait un enfant de lui…

Nous… évoqué à nouveau la fameuse "nuit" que nous devions passer ensemble.

Mon prof m'a dit qu'il en avait très envie, que sensuellement, il y avait quelque chose d'hors-du-commun entre nous, mais…

Il y a son amie, il y a mon p'tit copain, et en aucun cas, il ne veut risquer de mettres sa petite routine conjugale en danger (et c tout à son honneur…) , ni surtout, comme il n'a cessé de me le répéter, "me briser le coeur"…

Si je dois souffrir encore pour lui, il ne le supporterais pas…

Alors, il me dit que si cette "nuit"-là doit se produire, il faudra que jamais plus nous ne nous revoyions ensuite…

C'est quelque chose de très difficile à accepter, d'autant plus que je m'efforce toujours, peut-être par fierté ou par peur, de jouer à la fille qui "sait mettre ses sentiments de coté"…

Mais je l'aime à en mourir, cet homme compte pour moi plus que tout, et je n'sais pas comment je supporterais l'avenir… sans LUI…

En discutant de cette histoire avec mon meilleur ami, qui est à mes cotés depuis toujours, il a tenté de m'expliquer que si mon prof ne voulait pas me revoir ensuite, c'était peut-être simplement pour se protéger lui-même, par peur de "craquer" pour de vrai, définitivement, et de chambouler sa petite existence paisible…

En aucun cas, je n'veux lui faire faire des choses qu'il ne voudrait pas pour sa vie… Si c'est son souhait, je saurai m'effacer… Mais je dois avouer que j'ai vraiment une angoisse, égoïste, mais cette angoisse se tourne vers "moi": qu'est-ce que je vais devenir ? …

Voilà mon histoire, à la fois des plus communes je le sais, mais qui en même temps occupe toute la place dans mes pensées…

J'aimerais tellement qu'on m'aide, à y voir plus clair, à relativiser peut-être, en tous cas à avoir un regard surement plus "objectif" sur ma vie…

Merci d'avance à ceux qui se donneront la peine de me lire et de me soutenir !!! …

***********************

***********

J'ai posté ce message il y a presque un an… et les choses ne vont pas mieux…

Je suis toujours avec mon petit ami ; il me soutient, essaie de m'aider à oublier "l'inoubliable", il essaie non pas de m'aider à "vivre", mais plutot à "survivre"…

A côté de ça, j'ai continué à revoir mon ancien prof assez régulièrement pendant qqs mois, en début d'année donc…

Je lui ai remis également une lettre… qu'il FALLAIT que j'écrive… Je me suis sentie coupable de ressentir ces choses, mais en même temps, c'était plus fort que moi…

Je voudrais également vous faire part ici de cette lettre… Car avec le recul, j'angoisse terriblement à l'idée que mes mots aient pu l'effrayer… La voici :

Cher… "Vous"… ,

Prendre la plume dans de pareilles circonstances n'est pas chose aisée. Cette démarche, quoique irrépressible, n'est ni folle, au fond, ni recommandée, je m'en doute. Pourtant, il le faut bien : il est des moments dans la vie, je crois, où le coeur prend le pas sur la raison. Ma pauvre conscience, débordante de lucidité, ne va même pas combattre. Il s'agit là d'un livre ouvert sur la page de mes sentiments. Libre à Vous de prendre un instant pour Vous y pencher, ou de laisser voler ces mots (maux ? …) au vent.

André Gide : "Le plus grand bonheur après que d'Aimer est de confesser son Amour". Je crois que poser son coeur sur du papier reste la manière la plus authentique et la plus sincère de le faire. "Confesser son Amour", c'est un aveu déjà maintes fois réalisé me direz-Vous ; il n'en reste pas moins que le désir, que dis-je le besoin de le faire par écrit, de façon entière et sans demi-mesure, s'impose à moi aujourd'hui.

Je ne vais pas Vous raconter l'histoire de la collégienne béate d'admiration, il me semble que Vous ne la connaissez déjà que trop. Non. Je vais Vous dire l'aventure d'une jeune fille qui Aime passionnément, comme je crois que cela ne peut se produire qu'une fois dans la vie.

Comment trouver les qualificatifs appropriés pour peindre un sentiment si fort, si fou ? … Je ne sais d'ailleurs si je parviendrai à rendre de manière assez "digne" dans ces quelques lignes ce qui hante mon corps, mon esprit et mon coeur si intensément. Mais il me faut essayer.

Vous êtes indéniablement la plus belle rencontre que la vie m'ait donné de faire. Une aura de charisme vole autour de Votre être. Vous me fascinez. Tout en Vous m'émeut. Il y a du charme dans le moindre de Vos gestes, dans la plus simple parole. Votre regard est envoûtant et Votre voix d'une rare sensualité. Votre esprit et Votre savoir m'impressionnent, et je devine que Votre personnalité cache encore autant de trésors que j'aimerais découvrir.

Dix ans ou presque, déjà dix années - autant dire une éternité du haut de mes 22 ans ! - Depuis tout ce temps, pas un jour ne s'est passé, pas une nuit ne s'est écoulée, sans que Votre image ne soit dans mes pensées. Je ne peux freiner ces élans qui me poussent à Vous admirer toujours plus, à Vous désirer comme aucun autre homme, à vouloir sentir Votre présence toujours à mes côtés…

Bien évidemment, il n'est pas facile de porter en soi de tels sentiments, si incontrôlables. Alors, j'ai cherché en vain une délivrance, et je me suis jetée à corps perdu dans mille aventures "pseudo-sentimentales". J'ai cru qu'on pouvait parvenir à "désaimer" en Aimant à nouveau. Seulement, l'"ombre de Vous" m'a toujours ratrappée… Je dois me rendre à l'évidence : je suis condamnée à être la prisonnière de cet Amour jusqu'à la fin de mes jours… et même après… Quoique Vous puissiez en penser, le temps n'y fera rien : lui qui amoindrit les petites passions renforce les grandes !

Comme je Vous l'ai expliqué, ce que j'éprouve est tout-à-fait paradoxal : j'ai mal à en mourir de vivre ça. Mais en même temps, je ressens un étrange plaisir de souffrir ; car cette souffrance est "noble". Elle est l'unique lien qui m'unit à Vous.

Quand le destin Vous a posé sur ma route il y a deux ans, j'ai cru à un mirage. Goûter à Votre peau, respirer Votre odeur, Vous découvrir si sensuel, c'était toucher mon illusoire bonheur du bout des doigts. Je me suis enivrée depuis ce jour à revivre chaque nuit nos étreintes en rêve, à Vous imaginer au creux de moi. Ce désir là est comme un poison qui coule dans mes veines, latent, inlassable.

Je sais pertinemment que je ne peux Vous demander "une vie", et je doute bien que Vous ne voudriez de la mienne en échange. Je ne crois pas que l'on soit maître de ses propres sentiments, on n'a aucune emprise réelle sur eux, alors sur ceux des autres…

Je Vous demande, plus, je Vous supplie de ne m'accorder rien qu'"une nuit".

Evidemment, je suis consciente de Votre situation conjugale. En aucun cas, je ne souhaiterais Vous mettre dans l'embarras ; ni même, bien-sûr, voler la place de quiconque. Bien loin de moi cette prétention ! Je garde à l'esprit que Vous êtes fidèle, tout comme je voudrais que Vous sachiez en outre que je le suis envers Vous : c'est la fidélité du coeur qui importe vraiment, pas celle du corps.

Alors, permettez-moi de caresser ce désir là : celui d'insulffer juste "une nuit" en Vous le plaisir charnel. Je sais que quelques heures passées à pouvoir Vous Aimer de mon corps seraient le bonheur de toute une vie, de toute ma vie…

Ce n'est ni trivial, ni dérisoire : c'est empli d'une symbolique indéniable à mes yeux. Car dès lors que je Vous ai rencontré, mon existence entière a pris un sens nouveau. Vivre dans le dessein égoïste du contentement de soi relève de la petitesse du genre humain. Ce que moi je veux réellement, et avec une force indomptable, c'est Vous voir combler absolument. Je voudrais que chaque jour soit pour Vous une merveille, que chaque expérience Vous grandisse, je voudrais surtout Vous savoir Aimé comme Vous le méritez. Et c'est étrange car je crois que Vous le méritez bien plus qu'un autre… Cette parole là peut encore Vous surprendre, car l'on peut considérer que tout homme, si petit qu'il soit dans l'humanité, a droit à sa part d'Amour. Et en effet, cela n'est pas faux, bien-sûr. Pourtant, il demeure qu'en ce qui Vous concerne, c'est différent : Vous êtes quelqu'un d'extraordinaire et c'est l'Amour comme un chef-d'oeuvre que j'aimerais Vous voir vivre.

C'est pourquoi, je ne peux que Vous souhaiter une vie conjugale harmonieuse, et j'éspère de tout coeur que Votre amie sait Vous apporter cet Amour sans limite. Je voudrais qu'elle soit pour Vous douce et folle, tendre et généreuse, sincère, entière. En toute honnêteté, je ne jalouse pas la place de cette personne que je ne connais même pas. Je sais que si c'est elle que Vous avez choisie, c'est que Votre coeur Vous l'a dicté.

Pourtant, je dois bien avouer qu'une fois dans ma vie, je voudrais que ce soit moi qui puisse Vous apporter un peu. Je ne demande rien de plus que de pouvoir faire chavirer Vos sens, échauffer Votre coeur ne serait-ce qu'un instant. Le but de mon existence aura trouvé son issue si je parviens à Vous donner une once de plaisir. Sachez néanmoins que je ne saurai faire de la patience ma plus grande alliée. Et n'ayez crainte : je considèrerai l'accomplissement de ce désir comme le point d'orgue "sublimissime" à ce qui restera à jamais l'unique réelle passion dévorante de ma vie.

Sur ces quelques mots s'achèvent ma "lettre morte", mon "ôde à Vous". Je ne sais si Vous la lirez, je n'ose que l'espérer.

Cela Vous paraîtra peut-être futile, mais il me reste une chose encore à ajouter : je Vous Aime… immensément…

Merci d'exister.

***********************

***********

Depuis fin mai, il se trouve que mon prof a acheté une maison avec son amie, et le hasard a voulu que cette maison se trouve à 200mètres de l'appartement dans lequel mon ami et moi vivons…

Je revois mon prof souvent, trop souvent…

J'ai la sensation de n'plus pouvoir avancer ou faire un seul geste sans penser à cet homme, qui vit tout près de moi…

Nous parlons encore de temps en temps, lorsque l'on se croise… Il est toujours agréable…

Seulement, voilà, il y a tout juste deux mois (et je m'y attendais, évidemment, son amie était enceinte…) , je l'ai croisé et il m'a dit qu'il venait d'avoir un bébé (à tout juste 44ans…) : c'est une petite fille, elle s'appelle Maud…

Voilà, il est papa…

C'est une petite fille, elle s'appelle Maud, et elle a le papa le plus formidable de la terre…

J'suis… dépitée… et euphorique à la fois… C'est bizarre, c'est comme si on venait de m'annoncer que j'allais avoir moi-même un bébé…

J'étais certaine que ce serait une petite fille, et j'lui ai dit d'ailleurs… Il était si heureux…

J'ai dit que je lui souhaitais tout le bonheur du monde… Il m'a regardée dans les yeux, il m'a pris la main, et il m'a dit "à toi aussi Audrey"… avec son… de grand sourire qui me crucifie sur place… Arfff.

J'suis restée digne devant lui, j'ai pas laissé couler une larme, mais il a fallu que je file parcque deux minutes de plus et j'éclatais en sanglots…

Alors voilà, ça c'est terminé comme ça…

J'suis rentrée avec Vénus, ma toutoute, sous la pluie et je n'sais même plus si c'est des goutes qui roulaient sur mon visage ou mes larmes…

De toutes façons… depuis qu'il m'a dit… je n'sais plus rien… j'suis perdue… j'crois que cette fois, c'est sûr, je L'ai perdu… définitivement.

… surement…

Et en même temps… bah c'est super con, je pleure sur mon sort à deux balles, et pis, à côté de ça, je suis tellement heureuse pour lui, tellement remplie de l'espoir qu'il ait un avenir super avec sa tite bout 'dchou qu'il vient d'avoir, pis presque tellement "fière" de lui… tellement envie que le bonheur que moi j'vis pas, bah ce soit lui qui le vive en décuplé…

En attendant, j'ai mal, je souffre, et j'ai peur que ma propre vie n'ait plus aucun sens…
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par auriane84 | le 27/02/10 à 18:05

Bonjour

Je ne suis pas parvenu à trouver la date à laquelle tu as posté mais je tenais à te dire que j'ai été touchée par ton hitoire!!!

Et comme je te comprend!!! En ce qui me concerne cela fait 8 ans que sa dure!!! Un prof aussi!!! Il vit en moi je le croise souvent!!! Un bonjour un sourire un espoir....

Je te souhaite pleins de courage!!! Pour moi je commence à vivre avec je n'est jamais eu le courage de lui en parler....Même si à mon avis il s'en doute!!! Quoi que maintenant je n'en suis pas sure!!!

J'espère te relire pour connaitre l'avancement de ta situation!!!

Par Zelda | le 13/09/10 à 13:32

salut j'ai beau coup été touché par ton histoire et je pense être "on va dire" une personne étrange car moi aussi je suis tombé amoureuse d'un prof que j'avais au collège(mon prof de musique 46 ans). Je l'ai eu de ma sixième à ma troisième et je suis tombé amoureuse de lui lors de ma rentrée en troisième sa fait bientôt 4 ans que je suis amoureuse de lui et je me vois pas vivre sans lui. Alors je suis restée un an sans le voir j'étais en seconde. Et il me manquait tellement que j'ai décidé de garder contact avec lui on s'appelle de temps en temps et je vais le voir à mon ancien collège j'aimerais tellement faire comme toi tout lui dire le problème c'est que je n'ose pas et je veut pas le perdre. Je te souhaite bon courage pour la suite même si je peut pas vraiment te donner de conseil pour l'oublier car je sais à quel point c'est dur de se passer de quelqu'un qu'on aime. =)

Par kyssha | le 14/11/10 à 09:41

Salut, j'ai été touché par ton histoire, je n'ai pas eu de genre d'histoire tel que la tienne, mais j'espère que tu y arriveras à vivre pour toi, si cela fais ton bonheur, qu'il soit heureux alors sois le pour toi aussi, j'espère que tu arriveras a surmonter tous ça, c'est vrai qu'il est dur de ce passer de quelqu'un quand on aime, mais dit toi une chose ne te rends pas malheureusement, la vie nous apporte tellement et je comprends que dans tes mots beaucoup de tristesse, et du fond du cœur, j'espère que tu trouveras la paix pour cet amour qui forcément reste impossible entre guillemets car la vie nous réserve tant de surprise, qu'un jour peu être ou pas vous seriez réunie par le hasard des choses. Chaque choses n'est pas un hasard, j'ai constaté beaucoup de rencontre par hasard ou qu'il habite pas loin de chez toi par exemple. Je pense que c'est le destin, peu être pas maintenant mais surement plus tard, quoi qu'il en soit si ce n'est pas dans ce monde ce sera dans un autre. Même si ce mal te hante de ne pas être avec lui, pour le moment vie pour toi c'est le plus important, mais ne te rend pas malheureuse, lui il ne l'es pas alors fais le pour lui sois heureuse pour toi. Car j'en suis sûr que c'est tous ce qu'il désire ton bonheur cela demande du temps, mais on ne pas oublier, on ne peut que garder des bons souvenirs, un amour tel que tu l'as vécue, ne s'efface pas d'un geste, comme la personne concerné, cela demande que du temps. Je suis de tout cœur avec toi donc courage miss!

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