Histoire vécue Amour - Couple > Amitié homme - femme      (6280 témoignages)

Préc.

Suiv.

Vierge, seul et sans emploi

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
Mail  
| 858 lectures | ratingStar_46602_1ratingStar_46602_2ratingStar_46602_3ratingStar_46602_4

Mon cerveau est en continuel ébullition et que je le veuille ou non, il est gymnastiqué depuis toujours à l'analyse et à l'interprétation. Je ne peux lutter contre lui et contre ce qu'il détaille.

C'est particulièrement affreux à vivre car je ne sais pas ce qu'est le repos, c'est un véritable nerf cérébral constamment en activité.

Seules la mort ou la lobotomie pourraient stopper cela sans doute puisque il est hors de question que je touche à un médicament de ma vie. Mon cerveau est tout ce qu'il y a d'à peu près potable en moi, alors je ne l'altèrerais pas par des éléments extérieurs.

 

Je ne sais pas en effet si j'ai envie d'ouvrir la porte. Comme je l'ai déjà exprimé à plusieurs reprises précédemment, je suis dans un état d'esprit ou je préfère ne rien faire plutôt que de souffrir à nouveau.

La solitude me mine mais la possibilité d'un échec amoureux serait bien plus douloureux. Finalement ne pas vivre restera toujours moins douloureux que vivre et sombrer.

Il est difficile de croire quand les échecs s'accumulent et je suis dans un état où je préfère me laisser glisser. Je n'ai plus envie de me battre, je n'en n'ai pas les moyens et plus que tout je ne crois pas un seul instant à une issue positive.

Je tente la psychothérapie, ensuite on verra bien, mais si il faut en effet y croire pour que cela marche alors je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire vu que croire c'est un peu trop me demander.

J'ai un peu parlé avec elle au téléphone. Elle m'a dit qu'elle avait eu un patient qui avait une telle haine des autres qu'elle n'a rien pu faire pour lui.

J'espère être moins atteint que lui.

 

Non Demad05, ça ne me fait pas peur l'hypnose vu que j'ai tout essayé et que tout ce que je risque de perdre c'est ce qu'il y a dans mon porte-monnaie.

J'ai un peu d'appréhension quand même car je ne sais pas grand chose sur tout cela mais si ça peut m'aider c'est cela l'essentiel.

 

L'Abbé Pierre était un saint homme, Demad05, et même avec mon tempérament "Superman" qui ne me quitte jamais, je ne possèderais jamais son humanité et son altruisme. Les êtres d'exception tels que lui ne courent pas les rues.

Il me serait difficile de m'inscrire dans sa voie vu que je n'aime pas les autres.

Je l'avais déjà exprimé précédemment, si j'ai refusé de me lancer dans l'enseignement c'est principalement parce que je n'aime pas les jeunes, leur arrogance, leur irrespect, leur puérilité et autres attitudes rebelles. Même quand j'avais leur âge je les trouvais c…

C'est certain, Demad05, quand on voit le niveau actuel des jeunes en terme de lecture et d'écriture, on se demande vraiment quelle type d'éduaction leur est dispenée à l'école. C'est absolument lamentable.

Je suis content de ne pas faire partie de cette génération et même si je pense que l'on peut essayer d'apprendre quelques aspects de manière ludique. L'enseignement doit être un travail, un effort. Travailler en s'amusant, tout le temps, c'est une utopie et surtout une totale vision irresponsable.

Sur un taux de 5% peut-être mais les 95% qui restent c'est du boulot pur et dur.

Pour apprendre, il faut en baver. Ce n'est pas facile mais c'est le seul moyen. La table de multiplication ça s'apprend par coeur. Les Verbes irréguliers ça s'apprend par coeur, la conjugaison, la grammaire, l'orthographe, ça ne s'apprend pas par bribes, ça s'apprend tout court…

Si j'étais prof, je serais un sale con, les élèves me détesteraient mais à la sortie ils auraient de vraies armes, de vrais acquis.

Vouloir placer de la psychologie et de l'écoute partout n'est pas la solution. Apprendre en s'amusant ça fonctionne un temps sur quelques trucs mais cela ne vous donnera jamais des armes, celles-ci ne s'obtiennent qu'avec l'effort.

Ceci dit j'avais un avantage sur les autres puisque moi j'adorais lire ainsi que tous les aspects de la langue française donc c'est venu très rapidement. J'étais très autonome de ce point de vue-là et je lisais énormément en dehors des cours.

Ce n'est pas un scoop de dire que les meilleurs profs sont souvent les plus sévères et les plus exigeants mais derrière eux, vous ressortez avec des armes.

Tant que l'éducation nationale sera aussi laxiste et aussi pleurnicharde, l'avenir intellectuel (en terme de connaissance et d'acquis pratiques) des jeunes aura du souci à se faire.  

Non je n'ai pas d'autres membres de ma famille chez lesquels je pourrais aller. Il y a quelques années eu des querelles entre mes parents et la plupart d'entre eux, après la mort de mon grand-père. Aujourd'hui nous ne nous côtoyons plus et sommes en froid.

Ma mère en souffre beaucoup, et entre le cancer de son frère (héritage génétique de son père) , l'apparition de polypes cancéreux chez sa soeur (héritage génétique encore) mon statut, et ses propres soucis accompagnés d'une ménopause très dure à vivre pour elle, c'est très éprouvant pour elle comme pour mon père et moi.

 

Il m'est en effet difficile d'entendre la souffrance des autres vu que la mienne accapare tout mon être mais même si c'était le cas, que je l'entendais réellement, ça ne m'ouvrirait pas les portes de la guérison. Savoir qu'il y a comme moi ou pire que moi ne m'apporte que la déprime et la culpabilité.

Je suis déjà très mal avec moi-même, c'est quelque part égoïste, je ne m'en cache pas mais la souffrance d'autrui ne me renvoie toujours qu'à la mienne.

La douleur des autres ne m'aidera pas à guérir, ce serait même plutôt l'inverse.

 

Moi, je suis myope depuis enfant mais je n'ai jamais été complexé par le fait de devoir porter des lunettes, je n'ai pas connu d'agression de la part d'autrui à ce sujet.

 

Je ne souhaite rien sur mon sexe si ce n'est éviter les situations de nudité commune auprès d'autres congénères males, ce qui explique mon évitement des métiers militaires, dans la police, la gendarmerie, etc. Même si de toute façon mon état d'esprit assez "abstrait" et artistique dirons-nous, s'accorde assez mal avec celui de ces ordres.

On évite ce genre de situation donc et tout va bien puisque je ne complexe pas du tout si je devais me retrouver nu face à une femme, ça ne me dérangerait pas le moins du monde car de toute façon, c'est parce que je l'aurais décidé et que je pense ce serait celle avec laquelle je voudrais faire l'amour. Il y aura donc une confiance acquise au préalable.

Et puis il ne faut pas tomber dans la psychose. Mes érections sont belles. Il n'y a aucun problème là-dessus.

 

L'entretien s'est bien passé. Mon CV a intéressé la personne mais elle m'a convoqué alors que le planning des places était bouché pour un long moment.

C'est un peu la faute de ma psy aussi qui m'a envoyé là sans trop savoir comment ça fonctionnait et quelles étaient les disponibilités recherchées par l'organisme.

C'est le manque de sérieux face à une personne qu'elle sait en souffrance, qui finit par devenir irritable.

 

Mais vous faites erreur lorsque vous jugez l'impact de ma phobie sociale sur mes entretiens, cela n'a jamais influé.

Il faut savoir que très souvent, je postule pour des emplois alimentaires (des fois je suis pris, d'autres fois non) qui ne m'intéressent pas vraiment donc, alors peut-être que parfois, en dépit de la comédie, mon manque de passion se ressent.

Je sais parler (mes études universitaires l'ont prouvées) et la personne en face de moi ne m'impressionne pas le moins de monde. Si je dois laisser un sentiment c'est sans doute plus un certain snobisme, une certaine pédance peut-être, un peu de timidité bien sûr mais certainement pas de la phobie sociale.

Aussi j'aimerais que certaines personnes cessent de m'expliquer comment se passent mes entretiens vu que c'est quand même moi qui les ai vécus et que je pense savoir de quoi je parle.

Je suis très mal à l'aise face au monde mais face à une seule personne déjà beaucoup moins. Il ne faut pas oublier que durant mes études j'ai conversé avec des professeurs d'université pour certains de renommée internationale alors ce n'est pas un simple recruteur qui va me déstabiliser.

Si ils sont plusieurs (type jury) ça sera sans doute beaucoup moins facile mais j'ai déjà connu ça aussi.

J'ai une apparence assez "classique" et ceux qui ne me connaissent pas pourraient y distinguer une attitude hautaine, voire méprisante (ce qui n'est pas le cas).

Je me tiens droit comme un "i", d'ailleurs quand j'étais plus jeune mon père m'appelait le "petit coq", c'est presque d'acutalité aujourd'hui vu que je pleure avec les pieds dans la m…

J'ai une certaine éloquence quand je parle. Je mets en avant (quand il le faut) mes diplômes et je crois ressentir que parfois les recruteurs pourraient penser "Pour qui il se prend ce petit prétentieux".

Quand on a en face de soi quelqu'un qui ne tient pas la route intellectuellement c'est le genre de réactions que l'on risque.

Je pense en effet être quelqu'un d'assez fier, (même si il ne s'aime pas du tout) par survie, par protection envers mon hypersensibilité, par défi envers autrui quelque part.

Et lorsque on ne se laisse pas écraser par ceux qui le voudraient alors ça peut engendrer une animosité en retour. Je suis quelqu'un de totalement impossible à influencer. Je suis l'antithèse absolue du mouton de Panurge et je sens que parfois ça dérange.

Vois-tu Thierry, je suppose que la haine c'est comme l'Amour (même si je ne connais pas ce dernier) , c'est un sentiment puissant qui te domine, te submerge mais contre lequel ta propre volonté ne peut rien.

 

Tout ce que je crois c'est que j'aimerais connaître l'Amour, le vrai, il n'y a pas de phobie sur le fait de ne pas perpétuer l'espèce ou quoi que ce soit d'autre.

Sur ce point j'aimerais être comme tout le monde oui et Demad05 a raison, c'est ce qui me manque le plus et me fait le plus souffrir car je pense que tant que je n'aurais pas une personne extérieure à l'environnement familial pour m'aimer, qui m'appréciera tel que je suis, il me sera difficile de me valoriser et d'avoir de l'estime pour moi.

Ma fierté est plus une réaction de survie, d'aversion, de protection à l'égard d'autrui, ça n'est pas à proprement parler de l'amour-propre.

On peut gloser autant de fois que l'on veut sur le sujet mais je pense qu'il est impossible de s'épanouir en absence d'amour ou même de se découvrir réellement quand l'on a que son propre regard envers soi-même.

Tu te trompes Thierry. Si j'avais une copine je l'écouterais et le fait de la voir souffrir par rapport à moi m'inciterais sans hésitation à changer. Je suis même persuadé que si j'avais cette chance, je serais capable d'énormément évoluer en la matière parce que j'en aurais envie.

Si le bonheur venait à se présenter à ma porte, ne t'en fais pas pour moi, je saurais ne pas le laisser s'échapper mais bon, tout ça reste bien aléatoire.

 

Mes études ne me serviront pas sur le plan professionnel quant au personnel, je n'y crois pas non plus. J'ai une réelle aversion pour cet univers désormais et il ne faut plus me parler d'art. Je pensais qu'avec le temps cette rancoeur passerait mais ça va faire sept ans cette année et ma colère est toujours aussi vivace.

L'art ne m'intéresse plus et je n'ai plus envie d'en parler. Tout cela me dégoûte.

Cela m'arrive juste fugitivement à quelques reprises lorsque ma mère et moi il y a quelques temps nous débattions sur les ouvrages de Dan Brown (principalement le "Da Vinci Code" et "Anges et Démons") ou au cours des repas.

J'ai trouvé que ces bouquins étaient de petits bijoux surtout dans la maîtrise de la cadence narrative. Maintenant, même si Leonard De Vinci était un génie à tous points de vue, il ne cryptait pas ses oeuvres d'une manière aussi excessive. Mais c''est un peu la loi de tout roman d'aventures : exagérer quelque peu.

En terme d'Histoire de l'Art, Anges et Démons est presque plus crédible, c'est le reste qui est parfois un peu trop grandguignolesque.    

Je n'espère plus rien avec mes diplômes en tout cas.

Je croirais que tout cela me servira un jour lorsque ça se révèlera utile, sinon c'est évidemment impossible.

Pour moi toutes ces études, ce temps perdu et cet argent dépensé pour rien ont été un immense gâchis.

 

Je ne suis pas réellement sensible à ceux ayant démarré au plus bas pour arriver tout en haut. Je ne fais pas partie de cette race de battants qui ont d'ailleurs souvent de réels objectifs de vie et donc une motivation très forte.

Je serais incapable de réussir ainsi car je n'ai pas cet état d'esprit. J'ai toujours été totalement dénué d'ambition. Je n'ai jamais eu de rêve quand à mon avenir professionnel. Encore aujourd'hui à 33 ans, il n'y a aucun métier que j'aurais envie de faire.

 

Mais je ne suis pas en colère après vous Soizik, seulement auprès de certains propos (qui ne sont pas les votres) de personnes qui voudraient presque me raconter ma vie mieux que je ne sais le faire moi-même. Je sais comment je fonctionne, je sais ce que fus ma vie et cela personne ne le saura jamais mieux que moi.

 

Tu as raison FUN2S, l'explication que j'ai eu avec mes parents a visiblement permis de changer quelque peu leur regard sur ma souffrance.

 

Merci à tous pour votre acharnement à toujours m'écouter et me répondre, et tout particulièrement à toi Thierry.

 

Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt mais le temps de tout lire et vu que hier soir je ne me suis pas connecté, ceci explique cela.

 

Enfin, je ne m'aime pas physiquement mais je suis loin de ressembler à Sim.

 

Le problème n'est pas une forme de laideur physique mais surtout le fait que je ne m'aime pas physiquement.

 

J'ai déjà eu un lapin nain quand j'étais enfant. Je l'adorais mais dans la chambre, dans sa cage ça commençait à sentir fort au fil du temps et mes parents ont préféré s'en séparer. Ils l'ont ramené chez le vendeur.

Mes parents sont des maniaques de la propreté (même si ils ont pas mal changé sur ce point) et possèdent un magnifique mobilier alors les animaux ne les attirent pas trop.

 

A l'époque du lapin nous étions en appartement à la gendarmerie.

Il était vraiment trop mignon et c'était devenu un vrai périple de le faire retourner dans sa cage après l'avoir emmené gambadé en dehors.

 

Quand j'étais petit, j'adorais le dessin animé "Bouba le petit ourson" et un jour sa mère se fait tuer par un chasseur.

J'ai pleuré une grande partie de la journée et était quasiment inconsolable. Peut-être qu'une partie de ma peur de perdre un animal vient aussi de là. C'est un des éléments j'en suis sûr.  

 

Je pense en effet que même si il y a ce que vous appelez des "mères poules", la plupart des femmes aiment se trouver auprès d'un homme rassurant, ce que je ne suis pas du tout, c'est certain.

 

Non Barcus, je n'ai jamais vraiment lié d'amitié. Il faut dire que j'ai vécu dans un univers spécial, celui de la gendarmerie.

Enfant, mon père était aux quatre coins du monde en mission parfois pendant 4 à 6 mois.

Cela a obligatoirement entraîné une plus grande proximité affective avec ma mère, même si j'adore mon père qui s'est beaucoup assagi en terme de pragmatsime militaire avec le temps.

J'avais des copains mais quand leur père était muté ailleurs on se perdait de vue.

 

Toute ma vie a été comme cela à chaque étapes. Chaque fois que je rencontrais une personne, les obligations de celles-ci ou de ses parents l'éloignait de moi, et après, malgré la correspondance on finissait par se perdre de vue.

 

J'ai cessé d'idéaliser, je ne pense pas que cela pose un problème mais je n'ai jamais ressenti un sentiment d'amour pour quelqu'un, c'était plus de l'attirance passagère du désir fugace.

 

Excusez-moi si je n'ai pas répondu à tout, n'hésitez pas à me reprendre.  
  Lire la suite de la discussion sur france2.fr


46602
b
Moi aussi !
1 personne a déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

"une amitie banale, en apparence..." premier recit gay termine

image

Bonsoir à vous tous, j'espère que vous avez passé un bon week-end ! Moi oui ça va. Demain dernière semaine et vacances, et qui dit vacances dit anniversaire de Léo, et qui dit anniversaire de Léo eh bah dit moi qui passe à l'action ! Je vous...Lire la suite

3 ans, envie de changement - relations amoureuses

image

Bonjour à tous, Cela fait trois ans que je suis en couple avec copain, j'ai 19 ans donc je l'ai rencontrée lorsque j'avais 16 ans. Je suis sa premiere copine, et moi il est mon premier copain "sérieux". Je l'aime énormément, il me donne vraiment...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
L'amitié d'une autre façon
Sur le même thème
Amitié entre gars et fille ? IMPOSSIBLE !
Notre amitié homme-femme
Voir tous les  autres témoignages