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Amour : le droit à une seconde chance

Témoignage d'internaute trouvé sur forum-depression
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Le number one, je sais qu'il est à terre, mais j'ai vécu toute ma vie avec, et dans le genre colocataire, in n'était guère de bonne compagnie, néanmoins, j'avais appris à vivre avec, sauf que c'était une vie en mode chute. Tout cela pour dire que je ne sais pas encore s'il est totalement détruit. Je dois me confronter à la vie pour cela, et donc, il y aura certitude avec le kilométrage. Disons qu'il s'agit plus de rester sur ses gardes que de sentir sa présence. Je reste prudent avec lui, j'ai tant de fois vu sa force que je veux rester méfiant. Est-ce que cela veut dire qu'il y a peu de chance que l'animal se relève, ou qu'en réalité il est toujours là ? Je n'en suis pas encore sure à 100% mais je crois tout de même que je l'ai vraiment bien amoché. Ce n'est pas à un vieux singe que l'on apprend à faire la grimace !

Le second ? Si, si ! Il a mordu la poussière avec le premier, ce qui était finalement une réaction logique. Comme les dominos, tout a été un enchaînement au moment où ? Ai senti les mécanismes fonctionner, mais que, cette fois, à la différence du passé, j'avais du recul, étudié pendant deux ans la manière dont je fonctionnais, les causes et les conséquences et que j'avais dont des éléments pour défoncer la porte de la salle des machines et voir les rouages, et que j'avais les armes pour les exploser, par des choix et des décisions. Et, vraiment, à ce moment, j'ai ressenti des sensations indescripibles. J'utilise sans arrêt le mot rouage parce que j'ai vraiment ressenti comme des rouages dans ma tête. Une horlogerie mal réglée dont j'ai pris le contrôle. C'est difficile à expliquer, il n'y a pas de mots adaptés dans le vocabulaire pour cela.

Tu as raison, il faut rester méfiant, donc, quand bien même je pense avoir gagné contre certains adversaires, je tiens à rester sur mes gardes. Des situations, des décisions et des émotions m'amènent à penser que j'ai vraiment réussi mais je reste prudent. Après tout, avec tous les films que j'ai ingurgité, je sais que le méchant a une forte tendance à se relever quand on ne s'y attend plus. Je le garde dans la ligne de mire, au cas où.

Le dernier dont j'ai parlé, il concerne mon premier amour, que j'ai très brièvement abordé dans la galerie. Au lycée, me considérant comme un monstre, l'idée même qu'une fille puisse s'intéresser à moi était exclu, je n'y pensais même pas, me considérant presque comme asexué. J'ai laissé les choses se faire sans trop réfléchir, ne sachant absolument pas comment gérer cela. Le conditionnement sentimental commença à germer un peu à ce moment. Peu à peu, avec le temps, je l'ai aimé vraiment. Mais la dépression commencait pas mal à se construire, je l'ai délaissé pour me réfugier dans mes univers imaginaires, et mes illustrations (qui me donnaient de la valeur ajoutée aux yeux des autres) et forcement, mon couple a explosé à un moment.

Elle m'a fait du mal, involontairement et volontairement en visant mes points faibles, je lui ai fais du mal aussi, même si je ne le voulais pas. J'ai culpabilisé pour cela, et je lui en ai voulu, pendant des années. C'est à ce moment là, avec de la souffrance comme engrais que le mécanisme sentimental s'est vraiment mis en place (je suis resté avec elle pendant sept ans). Et que j'ai fais souffrir plusieurs femmes, en me persuadant que je les aimais d'amour.

Le paroxysme a été atteint avec une jeune femme, pour qui mes sentiments on disparu d'un coup, en un instant, au moment où j'ai intégré le fait qu'elle tenait vraiment à moi. J'ai senti un mur se dresser entre elle et moi. Elle a souffert, et forcement, j'ai souffert de voir le mal que je lui faisais. C'est là, il y a quelques années, que j'ai compris que j'avais un problème, que ce n'états pas juste des déprimes chroniques, mais que mon cerveau me "couillonnait" dans les grandes largeurs. Je suis resté seul pendant des années, à réfléchir sur moi. Et à un moment, j'ai réalisé que je n'y arriverais pas seul. La suite est connu : psy, médocs, analyses et combats.

Oui, j'ai vraiment pensé être un monstre. Les conséquences ? Lorsque je me regardais dans le miroir, je voyais une image déformée, quelqu'un de difforme, grotesque, repoussant. J'ai fais glissé le cutter sur mes bras, pas sans arrêt mais régulièrement. J'en garde quelques cicatrices assez visibles, dont une sur le bras assez impressionnante. Pour me prouver que j'étais en vie et aussi parce que je me rendais compte que la douleur de mon c'ur-tripes-cerveau était bien plus forte que celle de la lame, pour tenter de focaliser sur une autre douleur. Je me sentais également obligé de trouver des valeurs ajoutées, pour combler le vide. Le dessin impressionnait les autres, alors je me suis plongé dedans. J'ai commencé à me créer un personnage, à faire mon show, à être le disjoncté de service. Quitte à être un freak, autant assurer le spectacle et jouer les maîtres de cérémonie. J'ai joué de plus en plus sur l ? Humour noir, le cynisme, l'ironie. Cela me réconfortait, me donnait une sorte de soulagement. Pour finir maintenant par être devenus des traits de personnalité mais sans l'aspect exutoire. Je parlais peu, et quand je parlais, j'allais tout le temps dans le sens de l'interlocuteur, puisque mon opinion était sans valeur. J'évitais les conflits puisque j'étais un incapable à mes yeux, et que je ne pensais pas avoir de la présence.

Et je me sentais responsable de tout. Dès qu'une situation négative avait lieu, ma première réaction était de m'infliger une responsabilité directe.

Ola, cela fait déjà un sacré bloc, là. Je vais faire une pause avant de m'atteler à la suite (et non, je ne me force pas, j'écris parce que j'en ai envie. Je pense que c'est très positif.) Cela permet de mettre en plat le vécu et de pouvoir le voir "de l'extérieur" .
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137977
b
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