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Désir pour tout le monde, sauf pour mon fiancé

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 31/10/10 | Mis en ligne le 26/04/12
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Salut, Je voudrais juste te dire que… Bah… La séparation, d'accord, c'est sûr que c'est un sale moment à passer. Jamais agréable. Jamais très joli. Mais bon, toi, là, tu t'en fais quand même une vision vachement catastrophiste. Tu nous dis : >>> j'ai peu qu'il fasse une bêtise, qu'il n'y survive pas : bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut passer par la tête des gens lorsqu'ils sont confrontés à des situations éprouvantes d'un point de vue émotionnel. Et cette crainte que tu exprimes est tout à ton honneur. Tu es dans l'empathie. C'est bien. Mais en même temps, ce que je lis, là, de mon côté, c'est que tu te sens prisonnière. Tu as le sentiment de n'être pas à ta place et d'être retenue contre ton gré par la peur. Ce n'est pas très sain non plus. Et la prison peut bien être dorée, elle n'en est pas moins une prison. Pas le contexte le meilleur pour faire fructifier ton potentiel érotique. >>> il compte sur moi pour acheter une maison et avoir des enfants : même chose… Tu as décrit ta situation en deux messages. Dans le premier, tu nous dis qu'il est parfait, que tu n'as rien à lui reprocher. Dans celui-ci, tu nous dis qu'il compte sur toi. Moi, je note que pas une seule fois tu n'as parlé d'amour, de passion, de frisson. Ce que tu mets en avant, c'est une espèce de plan de vie. Vu d'ici, désolée si je suis dure avec toi, ça parait terne et plat. Entre les lignes, j'ai l'impression que tu nous dis : je suis dans la trentaine, mes plus belles années. Un foyer, une maison, des enfants, je veux bien… Mais je veux d'abord vivre, vibrer, rire, aimer et faire l'amour comme une folle ! Et lui, il a beau être parfait, gentil, tout ça, il ne t'apporte pas ou il ne t'apporte plus ce que tu attends. >>> il aura perdu 9 ans de sa vie : non ! Il n'aura rien perdu du tout ! Ces années ont existé ! Maintenant, vous pouvez rester ensemble ou vous séparez, ça n'y changera rien, parce que ces neuf années, elles sont là et rien ne pourra les effacer. Elles font et feront toujours partie de toi, de lui, de vous. Encore une fois, on dirait que tu parles d'un projet professionnel !! Ton coeur n'est pas un investissement. Il faut sortir un peu de ces logiques comptables et réintroduire un peu de folie dans vos vies ! >>> il a 35 ans : eh ben, justement ! C'est le bel âge ! Encore très jeune ! Et déjà très expérimenté ! Tout pour plaire à une autre, si jamais tu décidais de partir… Et pareil pour toi, je suppose ! A mon avis, ce qui se joue, c'est que vous avez passé beaucoup de temps ensemble, presque dix ans, déjà, que vous vous êtes peut-être aimés, mais que peu à peu, le feu s'est éteint. Voilà. C'est peut-être triste, mais c'est la vie. Soit vous arrivez à ranimer votre amour, soit vous finirez de toutes façons par ressentir la nécessité de passer à autre chose. Dans ton cas, il est normal de culpabiliser. J'ai vécu à peu près la même chose. J'étais en couple pendant longtemps, cinq ans dans mon cas, et tout allait bien. Je n'avais aucune raison de me plaindre. Matériellement, c'était bien. On avait une bonne entente intellectuelle, pas mal de goûts en commun et tout, mais je ne le désirais plus. J'avais l'impression de vivre avec un petit vieux. Il me semblait que le truc le plus excitant qui me resterait dans la vie, ce serait le choix du prénom des gosses et de la couleur des papiers-peints. Et quand j'essayais de lui en parler, je culpabilisais aussi. Je n'arrivais pas à trouver les mots. Il était gentil, beau gosse, intelligent, affectueux, tout. Et j'avais l'impression que le monde allait s'écrouler par ma faute. Mais la vérité, c'est que les mots justes, ils étaient aussi cruels pour moi que pour lui. Ils étaient cruels pour nous. Les mots justes, c'était : chéri, je ne t'aime plus. Tu es merveilleux, mais je ne t'aime plus. Quand enfin, j'ai réussi à les prononcer, comme prévu, le monde s'est écroulé. On en a beaucoup bavé. Période de douleur et tout. Et puis… Le temps a passé. De mon côté, j'ai eu deux ou trois mecs. Je n'étais pas vraiment très amoureuse, mais je m'éclatais, je désirais et je faisais l'amour et je m'amusais et revivais. Et puis un jour, j'en ai rencontré un avec qui j'ai eu envie de rester. Lui, de son côté, s'est reconstruit aussi et il vit aujourd'hui en couple avec une autre et sera papa dans trois mois. Comme quoi… Mais, bon, je sais : ça, c'est mon histoire. La tienne est sans doute très différente. Il n'y en a pas deux pareilles.
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b
Moi aussi !
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