Histoire vécue Amour - Couple > Autres      (33584 témoignages)

Préc.

Suiv.

Destin ou coïncidence ?

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 831 lectures | ratingStar_84070_1ratingStar_84070_2ratingStar_84070_3ratingStar_84070_4

Il y a trois ans de cela, je travaillais dans une boutique d'habits. Je connaissais déjà mon mari, Etienne. Un jour, une jeune femme est arrivée dans la boutique et elle bougeait les ceintres avec violence. Je lui ai proposé de l'aide. Elle n'était pas là pour les habits. Elle me raconte le fait que son ami est un sportif de haut niveau qui passe beaucoup de temps à l'étranger pour disputer des matchs et s'entraîner. Elle veut qu'il arrête. Je vois vite que cette adorable jeune femme est une jalouse maladive. Bref, je la rassure et lui redonne le sourire. Elle me dit que son ami s'appelle Gabriel. Je réponds : "Ah, Gabriel, le nom de mon premier amour ! " Elle me dit qu'il est originaire d'un petit village. Le mien ! … Il s'agissait bien de lui ! Trois semaines plus tard, cadeau de Noël, elle me ramène Gabi à la boutique ! La dernière fois que je l'avais vu, il avait douze ans. Je n'y croyais pas. Je voyais son visage sur le grand corps musclé d'un homme. Il ne bougeait plus, il ne parlait plus et il ne voyais que mes yeux. Le problème, c'est que tous les clients de la boutique, y compris sa copine, l'on remarqué. J'étais mal à l'aise pour lui. Il a finallement réussit à sortir une phrase ; "J'ai une photo de toi. Tu n'as pas changé." Pour moi, ce n'était vraiment pas un compliment !

Gabriel et moi étions assis à 50 centimètres l'un de l'autre, 8 heures par jour, 5 jours sur 7 et de l'âge de huit ans à l'âge de 13 ans. Petit, il était déjà très fort en sport et très beau. Toutes les filles étaient amoureuses de lui. Moi, j'avais de bonne notes et une tête et demie de plus que la classe entière que je terrorisais. J'étais toujours la dernière à être choisie en gym et c'était toujours par Gabi. En bref, de l'âge de huit ans jusqu'à l'âge de 13 ans, je priais Dieu tous les soirs pour que Gabi et moi se marions ensemble… Je ne le lui ai jamais avoué.

Bref, Gabi et sa copine ont quitté la boutique après ce long moment d'embarras. Cette fois-ci, j'étais sûre de ne plus jamais le recroiser dans ma vie. Depuis l'incident de la boutique, trois années ont passé et je ne pensais pas à lui. Soudainement, en début 2007, je commence à taper son nom dans les moteurs de recherche. Sans l'avoir revu, sans savoir ce qu'il devient, son nom retentit sans cesse dans mon esprit.

L'été dernier 2007, mon mari avec lequel je vis depuis six ans, m'annonçait qu'il me quittait. Ses raisons ? Le fait que je m'opposait à ce qu'il abuse de l'alcohol. Depuis six ans, on se dispute toujours à cause de ça. Il me disait que je ne l'attirait plus, qu'il savait que je ne le rendrais pas heureux et que lui non plus. Je lui ai dit que je resterais à ses côtés pour le meilleur et pour le pire mais qu'il était hors de question de le tenir prisonniers au près de moi. Cette fois-ci, je m'étais promise de ne plus pleurer. J'avais trop pleuré. Je ressentais la douleure physiquement. Je préparais mes valises. C'était à moi de quitter Paris et mon travail puisque lui gagnait plus que moi et que l'appartement était à son nom. Je devais retourner au près de ma mère. Dans mon petit village. Avant de partir, j'ai appellé ma belle mère et lui ai dit que malgré tout, elle pouvait me parler quand elle voulait. Elle s'est opposée à la séparation. Elle a rappellé son fils et en une demie heure, elle l'a convaincu de redonner une dernière chance à notre couple. Les tiquets étaient déjà pris. Ma belle mère me dit de prendre ses un mois et demi de vacances comme temps de réflexion. Mais avant de quitter Paris, mon mari me dit qu'il m'aime et qu'il s'excuse. Il me demande de ne pas le tromper et de vite revenir au près de lui.

De retour dans ce petit village qui m'a vu grandir, certaines choses n'avaient pas changé, d'autres oui. Je cherchais quelques informations et je m'adresse au resto d'à côté. Je pose ma question à un client… Il ne parlait pas le Français. Tout d'un coup, je vois les yeux de Gabi dans la salle. Il s'aproche de moi en disant : "Sandra ?! Sandra Lombardi !!! … Je fais mine de ne pas me souvenir de lui. "C'est moi, Gabriel ! Tu ne te souviens plus de moi ?! "… Et là, je raplique : "Oui… Biensûr, Gabriel, comment ça va ? " J'étais devenue mannequin, j'avais fait quelques magazines depuis et les gens de mon village le savaient. Tout de suite, les clients de son bars commencent à faire des commentaires sur moi, du genre ; "Haha… Belle blonde, belle blonde." Et là, Gabi leurs dit : "Si j'étais vous, je ne la chercherais pas ! C'est une noiraude à la base et elle a le sang chaud ! " Effectivement. J'ai les cheveux noirs naturellement. La différence était minime mais il l'avait fait et ça, ça faisait toute la différence. Mine d'être occupée, je dis que je prends un café rapidement… On commence à parler. On avait tant de choses à se dire. Les clients rentraient et sortaient et personne ne les servaient. Il faisait de grands jestes. Je tremblais, il l'a remarqué. Lui aussi tremblait. Il faisait des erreures sur sa caisse. Les clients se foutaient de nos gueules. Une heure et demie plus tard, je sais qu'il n'était plus avec son ex mais qu'il est en couple avec quelqu'un d'autre. Gabi était resté un ange. Son père avait trompé sa mère pendant des années. Il l'avait vu pleurer. Il s'était promit de ne jamais faire ça à personne. Il me raconte sa vie. Il me parle de détails de notre enfance dont il se souvenais encore mieux que moi. J'étais un vrai garçon manqué à l'époque. Il m'admirais pour le fait que je n'ai jamais laissé personne me piétinner même si j'étais si différente. Je n'avais qu'une seule envie… Lui prendre la main. L'émotion devenais insoutenable. Je me prépare à partir et il semble très déçu que je veuille partir. On se fait la bise et alors que je tends le bras pour déposer ma main sur son épaule (amicalement) , ma main éffleure la paume de sa main. Le temps s'est arrêté… Ce geste aussi minime qu'il puisse sembler, nous a tous deux chamboulés. Gabi est un mec hypersensible. Les larmes de joies montaient déjà dans ses yeux. Sentimentalement, je suis très pudique alors je me suis cassée en courant…

Il m'a envoyé un texto un peu flirt. Je lui en ai renvoyé un en lui disant : "Souviens-toi comme j'étais moche quand j'étais petite. Ca devrait te refroidir." Il me réponds : "Tu n'as jamais su ce que je pensais de toi, mais en tout cas, t'as toujours un très joli petit cul."

Résultat, je l'ai évité. Je l'ai pratiquement castré. Je suis retournée à Paris et je me demande toujours ce que ça pouvait bien vouloir dire ? …
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


84070
b
Moi aussi !
2 personnes ont déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

A deux doigts de fuir parce que la rencontre m'angoisse - relations amoureuses

image

Bonsoir et merci de passer sur mon post. J'ai pas mal hésité à écrire ici (ou ailleurs ^^) , mais je crois qu'il faut que je mette les choses a plat et je suis ouverte à tous conseils et toutes critiques constructives. Voila, je suis une jeune...Lire la suite

Est-ce un point de non-retour ? - affaires de couples

image

Il s'en fout et il m'a dit "De toute façon, je ne vois pas l'intérêt de me prendre en main, il est trop tard maintenant." (il reste un mois à la fin de l'année). Ce qu'il a envie de faire en garçon normalement constituée. Je parle de le...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages