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Je suis yoann, 26 ans, étudiant en staps depuis maintenant 6 ans je crois.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 07/11/10 | Mis en ligne le 11/07/12
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Bonjour, Je me présente. Je suis yoann, 26 ans, étudiant en STAPS depuis maintenant 6 ans je crois. J'ai fait des études scientifiques par le passé, à Fermat, un lycée bourgeois de toulouse, avec une forte culture compétitive et élitiste. J'ai des difficultés à entrer en relation avec les personnes avec qui je suis actuellement en formation. J'ai des difficultés à trouver des personnes avec qui je puisse communiquer de ce qui m'intéresse. J'aime parler de mon intimité. Je parle peu de mon histoire personnelle aux personnes que je côtoie. Je la considère non intéressante, ou du moins non adapté à eux. Je me sens différent, et j'ai honte de dire celà, parce que celà me fait dire que je suis prétentieux. En réalité je crois que j'ai tout simplement besoin de parler et d'échanger sur moi, sur ce qui me plait, sur ce que j'aime, sur ma sensibilité, mais je ne sais pas ou trouver de personnes avec qui le faire. J'ai toujours peur que leur parler de mon intimité, de mes doutes, de mes inquiétudes ne peux pas les intéresser. J'aime m'analyser également, je suis constamment en train de m'observer, c'est extrêmement couteux. Ce message est déjà un peu long… Que me conseillez vous ? Ma souffrance se situe au niveau de ma difficulté à m'exprimer et à accepter ma différence, à être qui je suis en toute simplicité. J'ai du mal à vivre le fait d'être un homme sensible. J'ai toujours plus d'empathie, plus de facilité à communiquer avec les femmes, qui ont généralement une sensibilité qui se rapproche plus de la mienne. Mais je suis en train de découvrir que je ne suis pas seul (et oui, il faut bien s'en rendre compte un jour ou l'autre ! ). Il y a des psychologues (je pense à serge Hefez) des écrivains qui partagent ma sensibilité mais dans la vie courante, je suis incapable de profiter des moments simples, de m'engager dans des discussions qui n'ont pas trait à l'intimité. Je parle uniquement de ce qui me touche personnellement, de ce qui me fait souffrir. Et j'ai tellement besoin d'en parler que je n'arrive plus à écouter les autres. C'est comme un cri "écoutez moi, aidez moi, svp, je vous en supplie, laissez moi vous parlez de ma souffrance, j'ai besoin d'en parler, je souffre depuis trop longtemps ! " La vache, rien que d'écrire celà fait du bien ! Je pourrais écrire un romain. J'ai peur de ne pas être lu, que vous soyez effrayé par la longueur de ce que j'écris et que vous me disiez d'aller voir autre part pour raconter ma vie, que si je n'ai pas de choses précises à dire, de m'en aller… Mais j'ai tout de même le sentiment de souffrir, même si ce n'est pas un viol, ou quelque chose de spécifique. J'ai besoin d'écoute, purement, et égoîstement, j'ai besoin qu'on m'écoute (ou qu'on me lise) vider mon sac qui s'est chargé par un long mutisme qui dure depuis une adolescence empli de frustration, notamment à l'égard des femmes. Je suis quelqu'un de très fier, dans le mauvais sens du terme, c'est à dire qui a peur d'être humilié, d'être rendu humble. Et du coup, je n'ai jamais parlé de mes doutes, de mes peurs, de mes questionnements face aux changements que représentait l'adolescence, face au gouffre que représentait la femme, la peur de la rencontre, la peur d'être confronté à quelqu'un de différent, d'être humilié, que ma virilité soit remise en cause, qu'elle ne m'aime pas, que je sois rejeté, qu'elle me dise non ! Du coup j'ai peur des femmes, j'en ai fait des ennemis parce qu'elles représentent tellement de frustrations accumulées au cours de ces années. Je n'arrive pas à accepter d'être simplement moi même, avec tous mes défauts, mais aussi mes qualités et de me laisser aimer pour ce que je suis (c'est à dire un con comme dirait mon psy ). Mais voyez, c'est celà dont je souffre le plus, c'est de ne pas parler de ce genre de choses au quotidien et je reconnais que je ne m'en donne pas les moyens et aussi parce que je suis un peu associable je pense. J'ai peur de m'engager dans une discussion parce que ça implique un échange, et que cela nécessite que je me remette en question. Mais celà implique également que j'écoute l'autre, l'altérité, le différent, et c'est particulièrement effrayant. Parce que la guerre, parce que le meurtre, parce que la violence et la haine, l'hypocrisie, les intérêts différents, etc… Bon, j'arrive au bout de ce que j'ai à dire. (pour l'instant). Pour ceux qui auront lu jusqu'au bout, merci, sincèrement, merci (encore mieux si j'ai une réponse ! ) et j'espère qu'il n'y a pas de règles dans ce forum qui stipule qu'il y a une longueur réglementaire pour les messages. (j'espère qu'au moins une personne me lira, je n'ai pas envie d'avoir écrit dans le vide…).
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273917
b
Moi aussi !
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