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Les mots se glacent dans ma gorge.

Témoignage d'internaute trouvé sur madmoizelle - 04/10/11 | Mis en ligne le 27/07/12
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Je m'incruste… j'espère que ce n'est pas trop long =). Les mots se glacent dans ma gorge. J’aimerais qu’ils en sortent sous forme de glaçon, des glaçons terriblement durs pour qu’ils t’atteignent à ton tour comme tes paroles ont atteint mon cœur que je croyais de pierre. "Fais comme tu veux." Voila. Je t’ai tout dit. J’espère que tu t’en contenteras. Contentes-toi en s'il te plait. Ne me pose plus de questions. Ne me lance plus de regards tristes ou compatissants. Je ne suis plus rien pour toi alors pourquoi chercher une quelconque complicité dans mon regard ? Tu voulais que je te permette de partir loin de moi ? De prendre ta valise, tes photos, tes affaires, alors voila, c'est fait. Fais ce que tu veux puisque de toutes façons je ne peux pas t’ordonner de rester avec moi. Tu serais triste près de celle que tu n’aimes plus. Tu pleurerais cette autre que tu aimes et qui t’attend sûrement en bas, dans sa voiture. Qu’est-ce que tu lui as dit ? Attends, deux secondes, je dois dire à ma copine que je la quitte pour toi, et ensuite on ira acheter à manger pour ce soir. C’est ce que tu as fait non ? Tu as sûrement pris un crayon à papier dans ma trousse, sur mon bureau, là où j’écris mes compositions puis tu as pris un des papiers en vrac, et écrit "la quitter" entre "acheter des tomates" et "aller chercher des préservatifs" . Je ris jaune. - "Qu’est-ce que tu as ? " Je ne répond pas à ta question. Tu as barré un à un tes objectifs pour arriver au dernier : "Ne plus l'embrasser" , "être froid et distant" , "l’empecher de me prendre dans ses bras" puis enfin, voila ! Tu y es arrivé, à tirer un trait sur notre histoire entière. J’ai envie de t’applaudir. J’applaudis devant tes yeux étonnés. Quel coup de maître ! J’avoue que je ne l’avais pas vu venir celui là. Pas le moins du monde. Non pas du tout. Mes yeux se brouillent, mes mains se taisent pour faire place au silence et à mes sanglots. Je chuchote pour te demander une ultime faveur : "- Reste avec moi. - J'ai pris ma décision. Tu sais je… -… Tais toi ! Je sais même pas pourquoi j'ai dit ça ! Fais comme tu veux. C’est pas important tu sais. Notre histoire tout ça. Peu importe. Si pour toi ça ne vaut plus rien, alors pour moi non plus. Vas-y, pars je t’en prie.*" Je me force à te mentir. Je te regarde me tourner le dos, et t’avancer vers l’armoire. Tu prends tes pulls, même ceux qu’on avait achetés ensemble. Tu emportes ces souvenirs avec toi ? Pourquoi faire ? Tu crois que ces pulls te tiendront chaud avec des souvenirs de nous plein la tête ? Ou peut-être les prends- tu car tu veux imprégner son odeur de ceux qui portent encore la mienne. La notre. Celle de l’amour. Avant. Quand tu m’appelais encore "Ma chérie" . Tu sors tes t-shirt mal repassés parce que nous et le ménage ça fait 30 000. Puis tes sous-vêtements, tous. Dire que mes mains sont passées sur chacun d’eux, quand mon cerveau devenait fiévreux, mon cœur battant et mon corps brûlant. Est-ce qu’ils connaissent aussi la chaleur des mains de cette autre ? Sûrement… Elles doivent êtres plus douces, leurs caresses plus excitantes que les miennes sinon tu ne partirais pas. Tu prends le temps de plier toutes tes affaires, tout doucement …pour me faire plus de mal ou pour rester encore un peu dans cet appartement où nous avons passé tant de moments de bonheur ensemble ? Partout, les souvenirs se cachent. Là, au coin de la table de salon où ta main a serré très fort la mienne pour la première fois. Ici, sur le seuil de la porte où je t’ai demandé de ne pas partir avec les autres ce soir là. Quand je t’ai demandé de rester. Toute une nuit avec moi, pour la première fois. Une sonnerie coupe mes pensée. Allongée par terre, adossée contre le mur, je te fixe prendre ton portable, me jeter un regard soucieux puis décrocher : "J’arrive" . Ces mots que tu lui prononce finissent d’achever mon cœur. Alors, c’est fini pour de bon ! Tu t’en vas. On a plus rien à partager ? Oh si, des souvenirs du passé qui jauniront dans notre mémoire avec le temps puis s'effaceront comme les vieux polaroids. Je raconterai surement à mes amis dans quelques années comment l’homme que j’avais aimé le plus au monde était parti loin de moi sans que je ne le retienne. Sans un cris qui aurait pu lui faire changer d’avis. Je relève ma tete, tes joues s’empourprent. Tu a faillis dire je t’aime n’est-ce pas ? Comme a chaque fois que tu partais de l’appartement. Le notre, qui ne sera plus que le mien dans quelques minutes. Comme si tu n’étais jamais venu dans ma vie. C’était mon appartement, mes meubles, mes souvenirs puis c’est devenu notre cocon et aujourd’hui je reste seul dans un lieux de vie qui sera sans chaleur car ma lumière va bientôt s’en aller pour toujours loin de moi. .Cette inconnue, je la hais. Plus que tout. La porte de l’entrée claque et ne pouvant plus retenir mes larmes j’éclate en sanglots. C’est vraiment fini. J’hurle de désespoir. J'entends la portière de ta voiture claquer, je sais que c’est ma dernière chance. La dernière chance de te dire combien tu compte pour moi. Je cours dehors. "Attends ! Tu sais, je t’aime. Tu t’en va comme ça et moi je fais semblant de m’en foutre. Mais si tu savais comme je m’en fous pas. Comme j’ai mal ! Je n’ai rien dis tu vois ! Je n’ai pas essayé de t’empêcher de partir parce que je souhaite que tu ne reviennes pas vers moi par pitié. Si tu penses qu’une meilleure vie t’attends avec elle alors je ne veux pas te mettre des bâtons dans les roues. Je te jure que je t’en mettrai pas. Je t’ai regardé sans rien dire quand tu mettais tes affaires dans la valise. Quand tu enfouissais les derniers souvenirs que j’aurais pu garder de toi au fin fond de ce bagage. Mais si tu savais comme j’avais mal. Si tu savais toutes ces questions qui s’entassent dans ma tête. Qu’est ce que j’ai fait de travers ? Dis moi je t’en prie. Tous ces souvenirs qui remontent dans ma tête… *" Ma gorge est serrée, je ne peux plus parler. Je ne quitte pas tes yeux même si les miens sont embués de larmes et je vois que tu pleures toi aussi, toujours en me regardant. Je lis un "*pardon*" indaudible sur tes lèvres. Adieu.
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281725
b
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