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Ma plus haute idée du bonheur

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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J'avais tout organisé. Après de longues réflexions, j'avais réussi à planifier mon temps équitablement j'allais passer une semaine avec l'un, une semaine avec l'autre. Une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre, me paraissait un bon compromis. Beaucoup de voyages en perspective puisqu'ils résidaient chacun en des points cardinaux opposés, l'Est et l'Ouest de la France. J'envisageais aussi des rencontres en terrain neutre, le Midi, dans la même maison, tous les trois… Cela nécessitait une préparation psychologique de mes deux amoureux. D'abord leur parler en privé de mon projet. Puis les confronter à ce que je nomme "la plus haute idée du bonheur pour moi". Je ne suis pas certaine qu'ils soient unanimes à faire mon bonheur si mon bonheur dépend d'"une cohabitation à trois. En privé, ils m'apparaissent tous les deux très possessifs du style à dire "t'es rien qu'à moi " La préparation mentale et physique risquait d'être ardue, il faudra du temps ne pas brusquer les choses, il y aura des étapes, la révolte, la rébellion, le sursaut de fierté, le coup porté à leur "virilité", ben oui, s'il me fallait deux hommes c'était que LUI, ne suffissait pas… la blessure narcissique. Je prévoyais six à sept mois d'explications en essayant d'insérer le côté positif de ce partenariat. Quels points positifs relatif à ce mode de vie allais-je trouver ? Pour le moment je n'en voyais aucun pour eux. Pour la vie. Ne pas oublier qu'ils fallaient qu'ils m'aiment beaucoup pour accepter de me partager, pour accepter que j'aime deux hommes à la fois. Je devais organiser leur rencontre comme entre deux personnes inconnus n'ayant aucun lien, aucune connivence, le lien entre eux ce devait être moi. Mon bonheur. J'imagine les longues conversations, et puis sans doute ne résisteront-ils pas à se foutre sur la gueule, se dénigrer, s'insulter. C'est humain. Ils étaient tellement opposés. C'est pour cela que j'avais besoin des deux justement. L"un était un beau sportif brun d'un metre quatre vingt quinze, un corps d'athlète, à son actif la boxe américaine, la course à pieds. L'intelligence dans un corps sculpté, musclé, fort, gourmand, sensuel, un humour déstructurant, poète, musicien, sachant faire à peu près tout ce qui peut se faire comme travaux de bricolage, jardinage, bêchage, dans une maison. Et la tendresse, bordel. L'autre n'a aucun critère de séduction visible, ni invisible. De la même taille et poids que moi, à peine cinquante deux kilos et un mètre soixante dix, quatre malheureux kilos de plus que moi, et dix centimètres. Aucun art de vivre, aucun talent, taciturne, il se qualifie lui même de "taiseux" quand on a dit ça, tout est dit, c'est bien lui. Lui aussi dit 'tu es ma chose rien qu'à moi hein ? " Radicalement opposés donc complémentaires, je les aime à la folie pour des raisons différentes. D'habitude c'est plutôt les hommes qui dans notre société se permettent ce genre, la bigamie. Rarement on entend une femme revendiquer de nos jours une telle ouverture d'esprit, une révolution culturelle qui suppose être à deux personnes, et avoir besoin de deux personnes pour s'épanouir.Et faire le bonheur de deux hommes aussi. C'est tabou. Alors que des hommes qui ont deux foyers l'histoire en regorge. A bien réflèchir, ce n'est pas la première fois que cela m'arrive. J'avais vingt ans, j'étais étudiante infirmière, mon amie et moi, sommes tombées amoureuse du même homme, sans le savoir. Un gabonais étudiant en médecine. Gaelle, brune ronde, moi, blondeet fine nous nous le partageions en bonne intelligence, celle du coeur. Du corps aussi. Il ne savait pas que nous étions de connivence toutes les deux. Que nous nous faisions des confidences et que nous nous le refilions au gré de nos accords… L'homme objet, oui, un peu aussi, l'homme kleenex, sauf que nos relations amoureuses se sont pérénisées trois ans. Quand il est reparti dans son pays, il a proposé à chacune de le suivre. Il vantait la vie au pays, le Gabon, ses champs de coton, ses bananiers, l'exotisme qu'il y avait à faire l'amour dans la brousse, avec le risque d'être chargé par un éléphant… Avoir de beaux enfants métissés. Il a abattu sa dernière carte : au pays, il avait deux femmes qui l'attendaient, saurons nous nous retrouver quatre femmes à partager les faveurs de notre mâle dominant ? Il avait tout prévu, tant il était certain que nous accepterions, nous tendant les billets aller sans retour d'avion.De femmes autonomes qui choississait un homme, nous devenions les femmes d'un harem. La claque. Gaëlle et moi avons tenus un long conseil de guerre. Nous avons fait une liste d'un côté le positif de la situation, de l'autre le négatif. Le premier point qui nous est apparu négatif c'était que nous pensions "manipuler cet homme" et que c'était lui le manipulateur. Il jouait l'apprenti sorcier, il nous volait le rôle que nous aimions nous attribuer de femmes libérées. Et si Kieekegaard était sur Facebook… croyez vous qu'il serait aussi polygame ? Vous savez tout de mon projet de vie 2010.
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120792
b
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