Histoire vécue Amour - Couple > Autres      (33584 témoignages)

Préc.

Suiv.

Mal être profond que rien n'apaise...sentiment de ne jamais être à sa place...avez-vous ressenti ça?

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 08/10/11 | Mis en ligne le 06/04/12
Mail  
| 155 lectures | ratingStar_237664_1ratingStar_237664_2ratingStar_237664_3ratingStar_237664_4
Salut Simmy, Clairement c'est la première fois que j'écris et réponds sur ce genre de forum et j'ai été interpellée par ton histoire car tu as mentionné ton manque de confiance en toi. D'abord, oui, c'est toujours bon de se dire qu'on n'est pas seul (e) dans une telle souffrance et vu les misères que cela m'a fait vivre, j'ai l'impression d'en connaître un rayon, sans pour autant en être venue à bout…encore et puis surtout, par dessus tout, je souhaite que mon témoignage puisse te faire gagner du temps dans ta vie et dans ta "guérison", si tu me permets ce mot. J'explique ma vision du manque de confiance en moi. J'ai 36 ans et ce n'est qu'après une récente perte d'emploi, que j'essaie (enfin) de me faire regarder le problème en face, car je dois bien m'y résoudre et en prendre conscience. D'abord, moi aussi, j'ai depuis toujours on dirait, souhaité mourir et très sincèrement, je crois ma nouvelle psy que je viens de choisir spécifiquement pour "ATTAQUER" ce problème en moi, et suis loin d'être dupe après en avoir consultées plusieurs, qu'au fond, NON, je ne souhaite pas mourir, je souhaite seulement que s'arrête cette souffrance qui semble sous-tendre chacune de mes paroles, de mes pensées, de mes actes quand je suis au plus bas, je souhaite simplement pouvoir approcher ceux que j'aime en offrant le meilleur de moi-même et en leur épargnant mes plaintes, ma difficulté de vivre. Etre comprise dans sa douleur, être réellement entendue, par quelqu'un de crédible, quelqu'un qui comprend vraiment l'intensité et la profondeur de ces moments douloureux, oui, ouf, déjà on se sent plus "vivant", plus "connecté" à la nature humaine. Les haut et les bas, oui, tout le monde en connaît, mais de mon expérience personnelle et de l'avis de mon médecin de famille, les écarts entre les haut et bas étaient très grands et je passais trop vite de l'un à l'autre. J'ai donc dû gérer des problèmes d'énergie. En haut, heureuse, j'allais vers les autres pour "rattraper le temps perdu", leur offrir "enfin" celle que je voulais offrir, croyant qu'ils ne m'aimeraient que heureuse, joyeuse et légère, puis une fois en bas, les jours passaient et je ne trouvais plus l'énergie ni la confiance en moi pour assumer mes engagements, assumer celle que j'avais prétendue être, j'avais peur de tout, constamment, c'était lourd. Ces écarts me semblent mieux gérables à présent. Ce qui m'aide, je crois, c'est une approche "globale", un 360 de mes besoins pour vivre dans lequel je m'efforce de juste accepter que j'ai besoin de certains éléments favorables pour vivre et c'est vrai, seule je n'y arriverais pas, tout comme, pour l'instant, j'ai du mal à "prendre" et utiliser les outils qui ont déjà "marché". L'aspect global passe par des choses parfois basiques, comme le besoin de sources d'énergie en respect de soi (réapprendre à se nourrir non pas pour faire comme il faut mais comme il est bon pour soi, s'oxygéner, bouger (je fais la randonnée et du Tai Qi) , croire en une spiritualité personnelle (à chacun son choix) , s'hydrater (combien de nous font l'impasse sur le verre d'eau par jour) , prendre des compléments nutritionnels au besoin, bref tous les outils basiques possibles et imaginables à ma portée càd tous ceux qui me "parlent" à moi, qui me "touchent", qui ont du sens pour moi. Ensuite, pendant ou après, le plus intime et profond de tout, est de réaliser à quel point nous devons apprendre à nous écouter car nous n'existons pas sans ça, d'abord en se débarrassant de ce que peut représenter pour nous le fait de s'écouter, pour ma part, m'écouter était un signe "que je jugeais" narcissique, égoiste, égocentrique qui me culpabilisait et détruisait avant même de commencer toute démarche positive de rencontre vers moi-même…et bien, j'ai dit non à tout ça et j'ai enfin accepté que c'est vrai que j'aime les autres et que je me suis "omise" dans mon histoire et que je souhaite -AUSSI- apprendre à m'aimer sans oublier les autres sans qui je n'existerais pas non plus… Accepter finalement que chez la bonne psy où je vais maintenant, c'est à ma rencontre que je suis allée, qu'elle m'a guidée car j'ai tant de paroles négatives à mon sujet et que je n'ai jamais reconnu qui j'étais, ce que j'ai accompli malgré les difficultés rencontrées dans ma vie. Je suis encore convaincue que je ne parviens pas à m'aimer, que je ne sais aimer que les autres. Beaucoup semblent ne pas comprendre que ce soit possible, c'est pourtant la seule vérité que je connaisse et je me dois de la croire puisque ces "autres" ne m'ont apporté aucune réponse cohérente. Je dois bien finir par admettre que ce "moi" que je n'écoute pas sait probablement quelque chose qui pourra m'aider à vivre heureuse, si seulement je pouvais m'accorder plus de crédit et vivre plus à travers mes lunettes roses à moi. Je ne suis pas seule sur ce chemin, beaucoup d'amis dans ma vie ont eu le mérite de m'avoir…oserais-je dire encore "supportée" avec patience et bienveillance jusqu'au point où leurs moyens leur en permettaient…ils semblent comprendre néanmoins que je voulais le bonheur de tous mais que j'y arrivais encore moins bien qu'une autre. J'essaie d'apprendre à compter plus sur moi-même mais heureusement que ceux qui m'aiment ne me lâchent pas dans ce numéro d'équilibriste, heureusement que certains ont compris la racine de mon mal et que j'essaie de changer et de grandir, heureusement qu'on accepte mon Amour alors même que je me jugeais être indigne de quoi que ce soit, ces êtres autour de moi semblent bien heureux quand je leur témoigne toute ma tendresse et mon affection, j'en suis donc capable et que c'est bon d'être un tant soit peu utile sur cette terre !! Bon, j'ai bien évidemment l'impression d'avoir été complètement nombriliste, sûr que j'en ai fait le tour de mon nombril et que j'aurais plutôt aimé et aimerais plutôt avoir un rôle de mère Teresa ou soeur Emmanuelle… Un jour, dans ma détresse, une main fraternelle d'Amour s'est tendue vers moi et contre attente je l'ai saisie, je me suis sentie sauvée et bizarrement cette "ouverture" d'esprit que j'ai eue a changé bien des choses en positif dans les circonstances de ma vie, j'en ai bavé, certes, mais j'ai été plus en accord avec moi et mes valeurs, et tout d'un coup, j'ai défendu ce "petit moi" qui n'était pas prédisposé à exister il me semblait…que d'émotions difficiles à gérer…que de paix intérieure gagnée…rien d'autre n'a un tel prix, d'ailleurs ça ne s'achète même pas, nah !! Ce jour n'était pas particulièrement heureux pour moi, j'ai été refusée à un entretien d'embauche mais je souhaite, ne pas avoir ennuyé par mon témoignage, ma foi, fort long et peu humoristique/léger…il faudrait que je repasse ici un jour de "haut" Bien à vous, Bella. (du nom doux que m'accorde mon bienveillant nouveau mari qui a su voir en moi de la beauté et en qui je suis reconnaissante…).
  Lire la suite de la discussion sur sante-az


237664
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

A deux doigts de fuir parce que la rencontre m'angoisse - relations amoureuses

image

Bonsoir et merci de passer sur mon post. J'ai pas mal hésité à écrire ici (ou ailleurs ^^) , mais je crois qu'il faut que je mette les choses a plat et je suis ouverte à tous conseils et toutes critiques constructives. Voila, je suis une jeune...Lire la suite

Est-ce un point de non-retour ? - affaires de couples

image

Il s'en fout et il m'a dit "De toute façon, je ne vois pas l'intérêt de me prendre en main, il est trop tard maintenant." (il reste un mois à la fin de l'année). Ce qu'il a envie de faire en garçon normalement constituée. Je parle de le...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages