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Il m'a trompée après 27 ans de vie commune

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 03/11/10 | Mis en ligne le 14/02/12
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La lecture de certains posts m’a amenée à avoir envie d’exposer ma vision de mon couple au long cours et de raconter comment nous nous sommes aimés, comment nous nous aimons…. Parlons de la rencontre : nous étions jeunes, moi 23, lui 26 mais parfaitement conscients de ce que nous faisions : 15 jours après notre rencontre, nous vivions ensemble et 11 mois plus tard, nous étions mariés et je vous rassure, non, je n’étais pas enceinte. L’amour que nous nous portions a été une évidence et l’envie de vivre ensemble, de partager le quotidien était forte mais raisonnée. Nous savions ce que nous faisions. Assez vite, 2 enfants sont arrivées, avec tous les changements, toute la fatigue, tous les aménagements que cela impliquait. Je me souviens de l’époque où mes filles étaient petites comme d’une période fatigante et morne, mon mari très occupé à construire sa carrière et moi, plus tournée vers le foyer, vers l’éducation des enfants, même si je travaillais, moi aussi… Pas très excitante cette époque et je me dis que, si un bel homme romantique et attentionné était passé par là, j’aurais sans doute craqué parce que franchement, je m’emm…. un brin dans cette vie. Et pourtant, je l’aimais mon mari : de ça, je suis sûre ! Parce que si cela n’avait pas été le cas, jamais je n’aurais accepté de lui donner ce 3ème enfant, le fils dont il rêvait : 2 filles agréables et en bonne santé, ça suffisait à son bonheur… Mais lui, il en rêvait depuis toujours et j’ai dit oui. Attention, je ne regrette rien : notre fils de 16 ans est magnifique et nous apporte de grandes satisfactions mais, si je n’avais pas profondément aimé mon mari, je vous garantis qu’il ne serait pas là aujourd’hui. Alors, venons-en au sujet des enfants : j’avoue que je suis estomaquée quand je lis vos posts où vous dites que vous avez eu des enfants avec des hommes que vous « n’aimiez pas » ou que vos nouveaux compagnons ont procréé sans trop savoir pourquoi et avec qui.... (je sais, c’est une interprétation un peu rapide) : nos enfants représentent, pour moi, tout l’amour que j’ai pour mon mari… Comment expliquer ? Quand je les regarde, je ne peux m’empêcher de lister avec tendresse et bonheur tout ce qu’ils tiennent de leur père et cela les rend à mes yeux encore tellement plus précieux : nos enfants, c’est lui, c’est moi, et c’est notre réussite ! Les enfants ont grandi et moi, je me suis investie davantage dans mon travail. J’ai investi un créneau dans lequel il y a peu de places dans ma profession et, ma foi, je m’y trouvais bien quand on a fait à mon mari, qui à ce moment-là traversait une passe difficile dans son boulot, une proposition qui ne se refuse pas, en province. C’était important pour lui, y compris pour sa santé morale… Alors, qu’auriez-vous fait à ma place, sachant que j’aimais mon mari ? J’ai lâché la carrière prometteuse, m’attendant à ne jamais retrouver ce créneau riche et porteur (les places sont chères, on ne m’attendait certainement pas !), moi qui suis très attachée aux relations sociales, aux bouffes de filles, j’ai lâché mes « réseaux », mes copines et suis venue m’installer dans une ville où je ne connaissais personne, où personne ne me connaissait, où je n’avais plus d’amies… Attention ! je ne regrette rien : c’était ça ou une difficulté professionnelle accrue pour lui…. Les réseaux amicaux, je les ai remontés, la carrière, finalement, je l’ai relancée, j’ai eu beaucoup de chance…. Mais, mais, mais….. il y a eu le rachat de son entreprise, le burn out, le harcèlement moral, le décès de sa mère, la fameuse crise de la cinquantaine : bref, la dépression…. Et moi, je continuais à l’aimer… Enfin, à aimer le souvenir de celui qu’il était avant la dépression, à aimer le père formidable qu’il était. Je suis donc restée, j’ai essayé de l’aider, de l’accompagner mais là, j’ai eu tout faux alors, ont commencé les années terriblement noires : pour oublier ce que nous étions en train de devenir, j’ai surinvesti mon travail. Oserais-je avouer que si un homme charmant, gentil, attentionné était passé par là, je me serais sans doute laissé séduire. Cela ne s’est pas produit… C’est lui qui a rencontré quelqu’un : LA MAITRESSE, celle qui fait que vous me lisez maintenant, et à qui il a raconté son mal-être… Et là, nos histoires diffèrent : qu’est-ce qu’il lui a raconté pour qu’elle lui dise que « je ne le méritais pas », pour qu’elle s’imagine que j’étais une bobonne acariâtre qui le rendait terriblement malheureux, pour qu’elle entrevoie un avenir possible avec lui quand il m’aurait quittée…. Sauf que, il ne m’a pas quittée, il est sorti de son marasme, il a revisité notre histoire avec d’autres yeux, il a pris la mesure de nos évolutions respectives, il est retourné aux racines de l’amour que nous avions l’un pour l’autre et qui était le fondement, heureusement solide, de notre couple et il s’est dit que l’homme qu’il était devenu ne voulait pas tourner le dos à l’homme qu’il avait été mais au contraire s’enrichir de ses expériences et devenir plus fort, plus heureux grâce à elles. Alors c’est quoi la morale de cette histoire ? 27 ans ensemble, des moments d’emmerdement, d’ennui, de fatigue, d’usure, des crises et la satisfaction, la fierté d’y avoir fait face à deux, les yeux grands ouverts avec le désir de continuer à tracer notre route et aussi de grands bonheurs dont le plus extraordinaire, peut-être est celui de retrouver un peu de nous deux dans chacun de nos enfants : nous deux, en mieux…. C’est magique !!! Vous voulez que je vous dise ? Si il y a bien un truc que je ne regrette pas, c’est de ne pas avoir rencontré le trentenaire, quarantenaire, cinquantenaire qui aurait pu me faire craquer quand c’était plus difficile dans notre vie parce que, cette promesse que j’ai faite, quand je l’ai épousé de le soutenir dans le bonheur et dans l’adversité, pour le meilleur et pour le pire, elle me parle toujours et le plus magique, c’est que pour moi, cela n’a rien d’un devoir : je l’ai fait et continue à le faire parce que je l’aime et j’ai la faiblesse de croire que pour lui, c’est la même chose….
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227225
b
Moi aussi !
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