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Je commence par la fin de ton message

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Mairienne. Tu m'as fait cogiter ! Je commence par la fin de ton message : tu as l'impression de materner P. .. Si tu le maternes, c'est qu'une partie de votre relation s'inscrit dans une relation "parentale" comme un parent le fait avec son enfant. Est-ce sain pour une relation entre adultes ? Je ne le crois pas.. En revanche, je pense vraiment qu'au sein d'une relation amoureuse, il existe des liens qui renvoient à ce que nous avons connu dans l'enfance. Je pense vraiment que homme et femme, nous avons besoin de cette référence là : non pas en maternant ou paternant l'autre mais en retrouvant ce que devrait être le coeur d'une relation parentale : la sécurité affective, savoir pouvoir compter sur l'autre.., la confiance.. . Je ne pense pas que l'on puisse vivre une relation de couple, si l'on doute, si l'on ne se sent pas en confiance, si l'autre crée en nous un malaise… Et c'est peut-être ce que tu retrouves avec P. Et que tu as du mal à quitter. Ce surcroît de tendresse qu'il te donne, toi qui a tant connu la violence avec ton père. Te sens-tu vraiment guérie de cette violence ? J'ai lu sur le site de psycho. Com, une réponse de Claude Halmos qui me fait penser à ton histoire. Un peu… Je te mets le lien : [… ] t-moi. Html. On en revient un peu toujours au même problème : que représente P. Dans ton histoire ? Quel rôle rejoues-tu de ton histoire ? Il y a longtemps, un de mes amants m'avait dit : "En amour, il y a une composante volontaire. A un moment on décide d'aimer" ..Ou de s'aimer, pourrait-on dire… J'avais trouvé cette phrase trop forte. Je me demande s'il n'avait pas raison : A un moment, on décide de dire : stop ! Ça suffit, cette histoire ne me convient plus.. Combien de temps vais-je encore le mépriser, me mépriser ? .. Franchir ce pas, c'est avancer dans sa vie d'adulte.. Quitter un peu l'enfant qu'on reste quelque part… • Tu écris aussi : je ne sais pas ce que c'est que la bonne mère ou la mauvaise : on a toujours envie d'être une bonne mère. En nous reste des images que l'on s'est forgé : soit en reprenant le schéma maternel, soit en prenant le contrepieds.. Mais c'est toujours en référence à notre mère.. Parfois aussi, certains nous voit comme une " bonne mère" car la vraie n'est pas capable de leur donner ce qu'ils attendent ou au contraire on endosse sans le savoir les habits de la "mauvaise mère " car, seule leur mère biologique peut-être une "bonne mère" .. Avoir ce sentiment pour une autre femme, (par exemple la nouvelle compagne de leur père) leur semblerait une trahison, un abandon.. Tout cela pour dire que ces notions de "bonne" ou "mauvaise" mère sont des représentations mentales, que l'on construit en soi, pour agir, se positionner. Il y a un écart entre ces images de la bonne mère et ce qu'elle est réellement. C'est pour cela que je disais que la bonne mère n'est jamais tout à fait bonne, et la mauvaise mère jamais tout à fait mauvaise. On en a besoin, mais à un moment on doit construire sa propre relation à ses enfants. Et puis les enfants ne sont nos enfants que pour moitié. Le père tient dans ses mains l'autre moitié de la construction éducative.. Savoir accepter cela, le "partage" dans la construction de son enfant est une saine découverte. Cela évite d'avoir ou de prendre la posture de la "toute puissance maternelle" !! Il y a des mères dévoreuses ou castratrices !! • Enfin, je voulais terminer en disant que nous les femmes nous avons un double travail à faire : Un travail d'identification à celle qui nous a donné la vie : elle est de sexe féminin comme nous.. Mais en même temps, elle est notre rivale dans l'amour que nous portons à l'homme avec qui elle vit. : notre père, notre première image masculine .. Et il faut dépasser cette rivalité, accepter de la voir femme .. Et la "quitter" … Etre une femme pour moi, c'est avoir compris toute cette ambivalence que l'on a avec notre mère.. Cet amour qu'on lui porte mais aussi ce mouvement de rejet car il faut à la fois trouver un autre objet d'amour à aimer que notre père, et se détacher de cette image de mère que nous avons en commun.. Il y a de la gémellité avec elle..On se voit dans un miroir… Et pour exister, il faut s'éloigner, parfois au prix d'une profonde déchirure. Alors, ayant construit notre vie de femme, de mère, sachant qui on est vraiment, nous ayant "mis au monde" une seconde fois (symboliquement ! ) aux travers des "épreuves amoureuses" que l'on traverse, on peut revenir vers elle, sans crainte, en dialogue…de femme à femme, de mère à mère… Alors, on peut aimer un homme, délivrée des images intérieures que l'on porte de notre histoire personnelle, en étant de plein pied dans le réel…Nous même. Une rencontre avec un homme peut avoir lieu et l'aimer, pour ce qu'il est et pas pour ce qu'il nous aide à régler.. C'est ce que je te souhaite Mairienne.. Promenade.
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282065
b
Moi aussi !
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