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Les hommes trompent leurs femmes pour le statut social

Témoignage d'internaute trouvé sur femina - 22/02/11 | Mis en ligne le 18/03/12
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Je suis souvent impressionnée par le renouvellement si fréquent et si constant de posts partout sur internet concernant l'adultère d'un homme marié et d'une femme célibataire, rarement contenant des témoignages d'hommes, mais de femmes surtout. Pourquoi les hommes ayant une double ou triple vie sexuelle et affective, n'écriraient-ils pas leurs états d'âme de façon anonyme et sécurisée? Direz-vous que c'est par timidité, discrétion, manque de temps et d'habitude de parler de soi, par contention, par honte, blablabla... Alors comment cela se fait-il que nous ayant chacune l'expérience, une fois dans notre vie, d'avoir eu à écouter toute la nuit au téléphone un ami d'enfance qui venait de se faire larguer par une fille. Pour ma part, j'en ai connu au moins une dizaine comme ça, qui ne se lassaient pas, pendant des mois, de parler d'une copine, partie ou indifférente. Les hommes ont besoin d'en parler, autant, sinon plus que les femmes, quand ils sont dans une situation amoureuse difficile. Pourtant on n'en voit pas sur le chapitre adultère, car tout simplement ils n'ont rien à dire. Parce qu'ils n'y trouvent vraiment pas de problème. C'est une chose simple et profonde, il faut y réfléchir. Un homme marié dira à sa maîtresse: "c'est toi, toi seule, qui m'intéresse". Il dira en même temps à sa femme: "Je t'ai épousée, je t'ai choisie, pour la vie." La femme respective y entendra uniment: "donc, c'est moi, c'est personne d'autre dont il a besoin!" Or, il y a une grande erreur de la part de la femme, et un jeu de mots malhonnête de la part de l'homme. Il suffit de remplacer les mots "toi" par, pour la première citation, "l'amante", et pour la seconde citation par "l'épouse". Il dirait exactement ceci à sa maîtresse: "j'avais besoin d'une maîtresse" et à sa femme: "j'avais besoin d'une épouse". Les deux femmes s'inverseraient le rôle, l'homme, à la rigueur, ne se rendrait même pas compte de la différence d'identité de la personne en face de lui. La maîtresse serait venue avant son épouse quand l'homme avait besoin d'une épouse, elle serait épouse aujourd'hui, et l'épouse actuelle serait la maîtresse. Les cases sont remplies. Rien ne manque à l'homme. Ne voyons pas là un égoïsme, mais plutôt une dissimulation des identités personnelles inhérente à la logique de l'ordre social. La société n'a pas besoin de telle ou telle personne portant un nom différent, mais elle a besoin de maris, d'épouses, d'enfants reconnus, de familles enregistrées à la mairie. L'homme pense comme l'entité sociale abstraite, faite dans la convenance de la loi. Quand il dit à sa maîtresse des propos qui semblent dire qu'il la reconnaît comme une personne, il ne dit pas vrai. La maîtresse qui le croit a certainement quelques problèmes d'identité. Si je peux me permettre de parler de mon expérience personnelle, j'avais connu une histoire avec un homme marié avec lequel jusqu'à présent je suis en bons termes, en tant qu'amie lointaine. Je lui ai dit à un moment donné que c'était fini et que nous allions devenir des amis, mais jusqu'aujourd'hui il ne lâche pas le souhait de recommencer. Je ne recommence pas, précisément pour cette raison que quand j'ai accepté ses avances exprimées justement en termes d'un "c'est toi, toi seule, qui compte pour moi, et personne d'autre", j'avais encore des problèmes d'identité, nationale, culturelle, linguistique, familiale, ayant été élevée dans plusieurs pays, plusieurs langues, par deux parents super-puissants et égoïstes qui ne me permettaient pas d'exister et de réussir en dehors de l'influence de leur nom, et je l'ai cru. Vite, je me suis rendu compte de la fausseté de son affirmation, en même temps que de mes problèmes personnels. J'ai mis fin à la relation (ça m'a coûté des chagrins inouïs, dont je n'ai fait part à personne.) Quand je l'ai quitté, il m'a dit que je lui faisais souffrir beaucoup. Il m'a parlé de chagrins. Mais je pense qu'il s'agissait, pour lui, juste de la vexation et de la déception, rien de grave. Peu de temps après, j'ai vu signé par lui (c'est un professeur de faculté qui se considère comme écrivain et écrit beaucoup sur des journaux), un article qui était pratiquement un éloge de la vie conjugale. Dans cet article, il vantait la première place de l'épouse dans la vie de l'homme, du sanctuaire du foyer jamais pénétrable, jamais violable, quoique fasse une maîtresse qui doit rester en second rang, dans une mansarde excentrée par rapport à l'univers mental de l'homme. Et il notait en exergue: comment un homme peut-il considérer sur le même plan une épouse et une maîtresse, alors que ce sont deux types de femmes différents, l'une connue lorsqu'elle était vierge et pure, l'autre experte en amours vénales, sale travailleuse habitant dans des habitats insalubres et pas chers(!) Franchement, cet homme d'ordinaire intelligent, m'en a semblé perdre les pédales et descendre dans un profond abîme de stupidité à l'aide de tous les clichés des vaudevilles. Ma réaction était d'en éclater de rire, et de lui accorder quelques gentillesses (de mots) au téléphone pour qu'ils s'en remette un peu de ses blessures narcissiques. Si l'homme pense de la sorte, la femme n'en pense pas moins ainsi. Pourquoi, sinon, y aurait-il des luttes entre l'épouse et la maîtresse? Se disputent-elles de l'amour de l'homme? Pas du tout! on le sait très bien! Elles se disputent de la position dans la vie de l'homme et en société! Les sentiments de l'homme ne suffisent à aucune femme. Il lui faut encore et avant tout un statut de privilège! Voilà, aussi, pourquoi beaucoup d'épouses ne divorcent pas, de leur mari parti vivre avec sa maîtresse et beaucoup de maîtresses harcèlent l'épouse de leur amant, alors que celui-ci leur jure tous les jours l'amour et les sentiments. J'ai été longue. Ce que je voulais dire par mon histoire, c'est que si vous voulez comprendre comment le monde est fait, vous devriez rester maîtresse de cet homme, et en même temps, chercher un autre homme pour vous marier. Pour les hommes en général, les femmes ne sont pas des personnes individuelles. Elles sont des titres et statuts que représentent leurs fonctions dans la vie des hommes. Elles ont été repérées comme futures épouses, alors elles sont épouses. Elles ont rencontré un homme marié, alors elles seront à jamais maîtresse, quelles que soient les qualités de leur personnalité, de leur éducation, de leur richesse intérieure affective, de leur position sociale. L'article de mon ex-amant en est la preuve frappante. Par ailleurs, je pense personnellement que le moindre rêve dont la réalisation nécessiterait les larmes de quelqu'un d'innocent (ici, de l'enfant), il faut le laisser tomber. Pas de raison à cela. Il faut tout simplement laisser tomber, quand on sait que la possession de l'homme signifierait le vol d'un père.
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230183
b
Moi aussi !
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