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Lui, toi et moi.

Témoignage samestory par 26 ans. - 24/02/10
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Hier soir, je ne sais pas pourquoi, cela faisait environ un mois que j'avais écrit les précédentes lignes, j'ai de nouveau ressenti ce besoin de te parler.

Comme tu étais connecté sur msn, nous avons commencé à discuter de tout et de rien, puis j'ai bifurqué sur le sujet. Nous avons tout d'abord évoqué le fait que tu ne le voies plus et conclu que ça n'était pas uniquement par rapport à moi. Puis, nous sommes revenus sur cette soirée, ce fameux 31, cela fait maintenant deux ans que ça a eu lieu.

J'ai tout d'abord été surprise de constater que toi aussi ça t'avait travaillé et que tu en avais aussi parlé autour de toi.

Nous avons ensuite remarqué que c'était une situation assez fréquente pour laquelle nous avions été très raisonnables car, souvent, les personnes allaient jusqu'à l'acte sexuel ; nous nous avions juste eu des comportements ambigus laissant penser qu'il y avait une certaine attirance l'un envers l'autre.

Puis, au fur et à mesure de la conversation, les questions se précisaient et enfin la question tant attendue s'est posée : est-ce plus que de l'attirance ?

La réponse était bien sur évidente mais nous avions besoin de la confirmer ; oui c'était plus que de l'attirance, nous ressentons réciproquement des sentiments amoureux.

Suite à cet aveu, nous avons décidé de clore la discussion et de nous voir le lendemain.

Ce lendemain c'est aujourd'hui, après avoir passé une nuit agitée et quasi blanche, une journée plutôt morose, je suis venue te rejoindre sur la plage.

Nous avons alors commencé à échanger, tout en marchant sur le sable froid. Le vent était assez violent et traversait nos vêtements par des vagues de fraîcheur. La mer était très agitée, de magnifiques rouleaux venaient s'écraser sur le sable lisse et humide. La fraîcheur des soirées d'hiver commençait à tomber, il était aux alentours de 18 heures. Nous marchions sans nous regarder, mais en parlant beaucoup.

Lorsque nos regards se croisaient, nous ne pouvions les soutenir tellement ils étaient intenses.

J'étais confuse, tiraillée par cette envie de te prendre la main, de poser ma tête contre ton torse, de m'abandonner dans tes bras et de me noyer dans ton regard.

Nous avons longuement marché, plus de deux heures et notre conversation n'en finissait pas.

Au moment de se quitter, lorsque nous nous sommes salués, ce fut comme un zéphyr caressant ma peau. Le contact de ton visage contre le mien anima mon c&oelig ; ur, éveilla mon pouls et je me surpris à désirer un long baiser langoureux. J'eus beaucoup de difficultés à partir mais je sentais qu'un n&oelig ; ud avait été débloqué.

A mon retour, j'étais d'une humeur très joviale, je me sentais plus apaisée et je réussis même à m'endormir très rapidement. Ma nuit fut longue, plus de 12 heures, mon amour m'a dit que j'avais parlé. Je ne m'en souvenais plus.

Le lendemain matin, je lui ai avoué que la veille nous nous étions vus. Il ne me croyait pas, je t'ai alors envoyé un sms pour te demander si tu t'y sentais prêt et disponible. Tu m'as répondu que tu avais avancé ton départ vers la capitale pour y rejoindre ta famille.

A cet instant, un frisson de panique s'est emparé de moi.

Et si tu me laissais tomber ?

Et si tu te défilais de nouveau ?

Ta lâcheté m'a effrayé, surtout que tu restais silencieux à mes messages. Je t'en ai renvoyé un second, celui-ci disait : "Ne gâche pas tout s'il te plaît. Ne me laisse pas encore une fois toute seule. Tu sais aussi bien que moi qu'il faut assumer." J'étais désemparée, je te demandais de ne pas m'abandonner, comme si c'était facile pour toi de rester près de celle qui te séduisait alors que tu ne pouvais rien en espérer. En effet, plusieurs fois durant notre discussion de la veille nous avons été catégoriques, il était inconcevable que je le quitte pour tenter quelque chose avec toi.

Je t'ai soutenu que je serais incapable de le quitter, sachant tout le mal que cela lui ferait, mais aussi parce que je serais incapable d'affronter le regard antipathique des autres.

Malgré ça, ce qui me freinait avant tout, c'était toi ; est-tu prêt à t'engager ? Resteras-tu avec moi si je prends ce risque ? Lors de la conversation, tu as succinctement répondu à ces inquiétudes. Tu m'as tout d'abord confié que tu espérais rencontrer une personne avec qui tu pourrais te stabiliser et démarrer une nouvelle vie. Tu m'as ensuite confessé que tu ne désespérais pas et que tu la rencontrerais. Tu m'as enfin livré que tu avais peur de finir comme d'autres, à 40 ans, sans enfants, seul et toujours instable. Ces paroles m'avaient rassuré, tu m'avais de nouveau montré cette facette de toi que j'appréciais tant.

Ce qui a alors changé la donne : je me suis rendue compte que, contrairement à ce que je pensais, je pouvais te faire confiance, tu avais changé ton point de vue sur l'amour. Car, au final, ce qui me faisait dire que je ne pourrais jamais le quitter c'est justement cette peur que tu me quittes une fois avoir obtenu ce que tu désires. Or, tu sembles aspirer à autre chose. Je suis totalement perdue, je ne sais plus quoi penser, j'ai besoin de lui, besoin de toi, besoin de tes réponses.

Je ne sais pas si j'aurai le courage de laisser 3 ans d'amour derrière moi, si je saurai assumer. On sait ce qu'on perd mais jamais ce qu'on trouve. Jusqu'à présent, je n'ai jamais été déçue de ce que je trouvais, et je n'ai jamais regretté ce que je perdais, mais là, j'ai peur. Lui, il a toujours été honnête, loyal et n'a jamais eu aucun comportement qui mette notre couple à défaut. Il a toujours été droit, vertueux, il n'a jamais cédé à la tentation. Avec lui, l'avenir est tracé : un mariage, un travail, une maison, une famille, et une vie heureuse. Je ne peux pas compromettre ça.

Mais est-ce réellement ce que je désire ?

Lui, si doux, si sensible, si raisonnable, et toi, si intrépide, si aventureux, si imprudent !

Aujourd'hui je me sens perdue, je ne sais plus ce que je cherche, d'un côté je veux que tu me dises que tu m'aime, je brûle de désir de te revoir, de te prendre la main et peut-être même de poser mes lèvres frémissantes sur les tiennes.

D'un autre côté je souhaite t'oublier, disparaître de ta vie à jamais, partir, loin, là où nul ne me retrouverait, pour me punir de ces désirs démens qui me poussent au vice.

Je ne peux pas lui faire ça, je ne peux pas nous faire ça, je lui ai promis que je ne le quitterai jamais pour un autre, et encore moins avec toi ! Pourtant mes sentiments sont là, et je ne peux les négliger, tu as à jamais marqué mon esprit, mon c&oelig ; ur, mon âme et mes envies. Combien de fois j'en ai rêvé, qu'il vienne un jour à me quitter, voire même qu'il décide de se tuer, pour pouvoir t'aimer en toute sérénité. C'est affreux de désirer cela, suis-je monstre à ce point là ?

Pourtant lorsque je le vois, lorsqu'il qu'il s'endort près de moi, je me dis que j'ai une chance inouïe, d'avoir rencontré quelqu'un d'aussi parfait. Je suis ignoble, je ne mérite pas d'être aimée par quelqu'un comme lui, et toi, je ne devrais pas t'aimer, je souhaiterais te haïr, ça serait la plus belle preuve d'amour que je désirerais te faire, te détester pour ne plus jamais te désirer.

Je voudrais rester sienne, l'aimer et l'aduler comme au premier instant, comme lorsque j'avais dix-sept ans. Je souhaiterais t'oublier, être atteinte d'une amnésie telle que tu ne pourrais même pas être l'once d'une sensation de déjà vu. J'aimerais que tu me dises que tu es prêt à tout pour moi, prêt à changer, à devenir celui que tu ne seras jamais, juste pour m'aimer.

Pourquoi ?

Pourquoi malgré tout je ne convoite que toi ?

Pourquoi je n'arrive pas à me défaire de mon émoi ?

Je revendique la haine et le mépris, mais je suis incapable de les apprivoiser face à toi. Je prétend n'être qu'une simple amie, mais lorsque mon esprit m'octroie ces images charnelles, où tu m'exprimes tout ton désir, tout ton amour, je n'arrive pas à les négliger. Je repense toujours à ces regards que nous nous sommes échangés sur la plage le soir où nous avons enfin avoué que nous ressentions bel et bien quelque chose de plus fort qu'une simple amitié l'un envers l'autre. Cette intensité, partagée avec toi, me fait à la fois souffrir et me donne des ailes. Lorsque je suis revenue ce soir là, j'étais heureuse, je pensais que c'était parce que nous avions enfin discuté, mais avec du recul, je m'aperçois que c'était parce que tu m'avais confirmé que nos sentiments étaient partagés.

A présent tu m'évites encore, je crois que je te fais souffrir, tu me fuis pour éviter d'être de nouveau confronté à moi. Je le crois mais j'en doute, j'ai tellement peur que tu me considères comme une vulgaire proie attrayante parce que difficile à obtenir.

Je t'en veux, je déteste ce silence qui me donne le sentiment que ce que tu m'avais dit n'était que mensonges.

Tu me dis que tu es perdu mais tu me perds encore plus, je ne sais jamais comment te regarder, je ne sais jamais si tu vas être disposé pour te rallier à moi ou si tu vas de nouveau m'échapper.

J'ai l'impression que tu sais que je t'appartiens et que tu as peur de m'appartenir, mais au final, tu sais surtout que je lui appartiens, à lui, et que je ne serai pour toi, jamais que la copine de ton meilleur ami. Pourtant tu hantes mes nuits et mes pensées. Tu m'as séduite alors que tu n'as pas vraiment fait quelque chose pour. L'amitié si pure que tu entretenais avec lui est à présent salie, bafouée, par ce sentiment de culpabilité qui nous ronge. S'aimer est un crime lorsque cet acte mène à la destruction de l'être qui nous est très cher. Il m'est si cher que jamais je ne pourrai supporter de le blesser, le déchirer, le meurtrir.

Je me déteste, je me déteste d'écrire tout cela, de le penser, de le vivre et de le ressentir. Je me hais moi-même, je ne peux plus accepter cette condition, mais elle semble désespérée.

Je ne peux plus endurer de vivre cela…

Il y a environ 8 jours, nous nous sommes de nouveau parlé, cette fois-ci, sur internet. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que tu ne veux plus me voir… Peut-être as-tu raison.

Dans cette conversation, tu m'as demandé pourquoi, la nuit précédente, à 5heures du matin, une de mes amies t'avait laissé un message disant qu'il était urgent que tu lui parles et qu'elle avait des choses à te dire me concernant. Je me suis empressée de te dire que tout allait bien et que tu n'avais pas à chercher à comprendre ce qui s'était passé. Ce que tu as naturellement fait, bien que j'aie bêtement espéré le contraire.

Ce que je ne t'ai pas dit, c'est que cette soirée là, j'ai beaucoup bu, à un tel point que je n'étais plus du tout consciente de ce que je disais ou faisais. Je me suis ainsi comportée de façon pathétique pour oublier, l'espace d'un instant, le mal que je ressentais et que je faisais.

Cependant, cela n'a fait qu'empirer les choses puisque j'ai finit par avouer à mon amies tout ce qu'il se passait dans ma petite tête et la douleur que je pouvais ressentir face à cela. C'est la raison pour laquelle elle s'est empressée de t'appeler et de vouloir impérativement te parler. J'ai finit par me ressaisir, je me suis levée et je suis partie, comme si cela n'avait été qu'une mauvaise passe. Après mille excuses auprès de mes convives, que je ne connaissais pour la plupart que de la soirée, je suis rentrée dans notre petit cocon sur les coups de huit heures et demie du matin auprès de mon cher et tendre, qui dormait à poings fermés.

Le lendemain, lorsque je me suis éveillée, il m'a annoncé t'avoir envoyé plusieurs textos, sur lesquels il te demandait des explications.

Pendant ce temps, je me suis mise à entreprendre cette conversation msn avec toi, au début, je t'ai annoncé qu'il venait de me dire qu'il songeait à me quitter, je t'ai alors demandé si tu serais toujours là en cas de rupture, tu m'as confirmé que tu resterais, pour nous, en toute amitié.

Ensuite, tu m'as avoué ne rien ressentir pour moi, j'étais un peu déroutée, après la conversation de la semaine précédente et ton regard, je ne comprenais plus… Je doutais de ta sincérité, j'en doute toujours d'ailleurs, mais cette fois-ci, plus possible de revenir en arrière.

Tu m'as dit clairement que tu préférais être franc, pour que je réfléchisse bien afin de savoir ce qui valait le coup.

Tu as terminé en me disant : je te propose mon amitié quoi qu'il arrive mais pas plus.

Je t'ai par la suite remercié de ton honnêteté mais pourquoi ne pas m'avoir dit ça la semaine précédente, lorsque nous nous sommes vus ? Tu m'as répondu que tu n'étais pas sur et que c'était en y réfléchissant que tu t'en étais rendu compte pour ensuite en être certain.

Je t'ai alors demandé ce qui t'avais fait changer d'avis.

Tu m'as seulement répondu : je sais que je ne ressens pas de sentiment, désolé.

Ne sois pas désolé, c'est mieux comme ça, au moins je ne me poserai plus de questions avec toi et les choses seront claires. Merci pour ton honnêteté, je me demande si je ressens réellement quelque chose pour toi aussi au final, je crois que ce qui m'attirait c'était ton côté inaccessible.

Voilà ce que je t'ai répondu, que des paroles idiotes et sans fond, juste pour te faire croire que je suis toujours plus forte que tout et que même ça, ça ne me fait rien. Qu'au final c'était juste une petite passe quasi infime qui ne mérite même pas qu'on se retourne dessus.

Pourtant ces phrases me restent, comme une lame, elles me transpercent la tête et non pas le c&oelig ; ur. Car c'est dans ma tête que je me tourmente, c'est dans ma tête que je suis perdue, mon c&oelig ; ur n'est qu'un organe qui me permet de respirer. Ma tête, elle, me fait réfléchir, chercher, tenter de comprendre, raisonner et avancer. Pourtant, à ce niveau, je bloque.

Il est vrai que sur le moment je me sentais libérée, libérée d'une culpabilité que je partageais avec toi. Cependant, cette culpabilité, dorénavant je ne la partage plus, je la vis seule, je la supporte et j'essaie de m'en défaire.

A présent, je t'ai supprimé et bloqué de mes contacts msn, je ne vais plus sur facebook et j'ai effacé ton numéro de téléphone.

Je lui ai dit, il était satisfait, il m'a dit qu'il comptait te revoir pour discuter, je lui ai dit de te signaler que je ne voulais plus entendre parler de toi.

En effet, bien que tu m'aies demandé de te donner des nouvelles de l'évolution de mon couple, je ne le ferai pas, ça sera lui qui le fera. Je ne veux pas de ton amitié, je sais qu'elle sera dangereuse. Tu as fait le choix de me dire que tu n'éprouvais rien pour moi, bien que quelques jours plus tôt, tu me disais le contraire en me regardant dans les yeux. Je ne sais pas si tu as fait cela pour me protéger, me protéger de toi et m'éviter de prendre une décision que je pourrais regretter. A vrai dire, je soupçonne que ça soit cela la vérité, mais tu as été tellement catégorique que je ne veux pas te faire reculer.

Alors j'ai moi aussi décidé de mettre une seconde barrière entre nous, et je le fais en t'effaçant de ma vie. Je t'avoue que cela ne m'est pas facile, d'autant plus que tu étais devenu mon principal confident lorsque dans mon couple ça allait mal, chose qui n'aurait jamais dû se mettre en place. J'ai fait de toi mon épaule alors que tu étais son meilleur ami. Tu es tellement mitigé que tu n'as pas su m'arrêter et tu m'as tout de même proposé ton amitié.

Moi aussi je suis désolée, je n'en veux pas, je ne sais même pas si elle serait possible. Il y a bien longtemps qu'elle est bafouée. Et même si pour toi tout est clair, pour moi ça ne l'est pas.

Voilà, j'écris cela ici car ce sont des choses que je ne pourrai jamais te dire, en espérant que si tu tombes dessus, tu te reconnaîtras.

Oui, au final c'est moi qui ai été la plus lâche… Désolée.

213766
nb
Moi aussi !
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