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Besoin de vos lumières avant éventuel ré-engagement!

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bonsoir à tous, J'ai 36 ans et n'ai jamais été soumise à de tels questionnements ! Je n'en trouve presque plus le sommeil et l'appétit me déserte. Des crises de larmes et d'angoisse se succèdent. Tout ceci a pour origine ma vie amoureuse et paradoxalement solitaire, vie que je mène depuis bientôt trois ans. Après un divorce qui c'est relativement bien passé il y a cinq ans, j'ai rencontré six mois plus tard via internet un homme. Lui, trente cinq ans, récemment divorcé egalement, et père d'une fille de dix ans (rejettée définitivement par sa mère qui a décidé de faire table rase de tout son passé et refaire sa vie). Les conditions du divorce de mon ami étaient incompréhensibles, très complexes, voire malsaines pour moi. Son ex épouse d'après ses dires aurait mis leur couple sur la paille après des dépenses inconsidérées et futiles (15 jeans sur un portant, autant de paires de chaussures parfois jamais étrennées). En 13 ans de vie commune ils ne sont jamais partis en vacances (?) ,soi-disant suite au manque de finances et à la santé précaire de Madame. Bref, il m'a dit avoir des milliers d'euros à rembourser et qu'il faudrait quelques mois pour les éponger. Il travaille en tant que cadre moyen, dispose d'une voiture de fonction et de quelques avantages matériels dûs à sa profession. Moi, je suis simple agent dans une collectivité (bas de l'échelle) et j'ai un petit garçon de dix ans. Au bout de six mois de relation, nous avons emmenagé ensemble, tous les quatre. Il venait de commencer un nouveau travail dans la région, et moi je devais faire mes preuves auprès du poste que je venais fraîchement d'intégrer. J'avoue que vivre sous le même toit me faisait peur et j'y suis allée à reculons… Mais je l'aimais et j'avais moi aussi de sérieux problèmes financiers (néanmoins aucune dette ou crédit à mon actif). Mon ami me présentait le fait de vivre ensemble comme une aubaine, qui nous permettrait de vivre pleinement notre amour et de partager les charges, nous soulageant quelque peu de notre joug financier respectif. Amoureuse, j'ai franchis le pas en décembre 2006… en avril 2007, je quittais le domicile, épuisée par des tensions quasi quotidiennes et par l'impression que je vivais avec un radin !!! Dans les grandes lignes, il payait le loyer, et je remplissais le frigo. Il avait parfois des accès de colère très destabilisants pour moi quis plutôt posée. De par son travail, il rentrait quelques fois tard, donc, après être allée chercher mon fils à la garderie, je rentrais à la maison où sa fille était déjà. Quelle hantise que ces retours quotidiens au domicile ! La chaïne hifi braillait, des paquets de gâteau trônaient sur la table, poisseux de yaourt, le sol de la salle de bains jonchée de linge sale, laissé là négligemment par cette jeune pré-ado, dont la mère ne voulait plus entendre parler. J'étais ulcérée mais dès que je demandais des explications, celle-ci regimbait en bousculant tout sur son passage et en vociférant. J'avais très peur pour mon fils, et je me demandais comment le protéger d'une telle ambiance ; Les semaines ont passées… Pourquoi suis-je restée me direz-vous ? Eh bien parce que paradoxalement à ses soudains accès de colère et de mépris, il peut-être extrémement tendre et amoureux, plein d'attentions aussi (mais pas matérielles évidemment). C'est un homme fidèle, intelligent et qui est aussi très sensible, autant qu'il peut-être dur et cinglant parfois. Je me disais qu'il souffrait lui-même d'avoir été abandonné par sa femme, seul avec sa fille, que ses soucis d'argent lui rongeaient les nerfs, qu'il avait perdu son travail quelques mois plus tôt et qu'il devait être à la hauteur de son nouveau job. Lorsque je menaçais, excédée par maints sous-entendus, de quitter la maison, il se jettait éploré dans mes bras, me suppliant de ne pas l'abandonner, qu'il ne pouvait vivre sans moi, que j'étais la femme de sa vie… et les pardons scandaient chacune de ses phrases. Seulement, moi-même je périclitais, et sur mon lieu de travail j'ai eu bonnes nombre de remontrances quant au fait que j'étais insaisissable, que devant mon visage fermé, on n'arrivait pas à communiquer avec moi, que je n'étais pas radieuse etc… et que l'a reconduction de mon contrat était en jeu. Alors, vidée, exangue, je suis partie avec mon fils, accueillie pour quleques mois chez mes parents. Je me suis ressaisie, reposée.. Mais mon ex ami n'a pas lâché prise. De longs mois durant il me relançait au téléphone, pleurant parfois devant ma porte la nuit. Il saturait mon répondeur de messages, m'exhortant à revenir, à lui pardonner, qu'il était conscient qu'il m'avait fait souffrir, aveuglé par sa méfiance en l'amour (sa précédente compagne l'ayant selon lui floué à tous les niveaux). En novembre 2007, je lui ai rouvert ma porte. Depuis, nous nous revoyons mais je continue à séparer mon histoire personnelle de ma famile et de la sienne, évitant même de nous trouver tous les quatre ensemble… Cependant la vie avance, et mes projets, comme les siens d'ailleurs, sont sclérosés par ma crainte d'un nouvel engagement. Nos vie sont morcellées : je vais chez mes parents parfois le week-end, et moi et mon ami nous retrouvons de manière fugace. Il vient à mon nouveau domicile, mais je n'ai jamais pu retourner à LA maison, synonyme de trop de tourments pour moi. Son frère se marie le week-end prochain, et je n'y suis pas conviée, faute d'avoir été présente aux précédentes réunions de famille. Ce n'est pas une vie pour moi car je ne vis plus rien réellement. Je n'ai plus un seul ami, ceux que j'avais se sont lassés de mon silence… Comment aurais-je pu les assimiler à mon histoire alors que les tensions accaparaient mon temps et mon couple ?! Je le regrette amèrement aujourd'hui car je me sens SEULE, surtout devant l'ampleur de cette nouvelle décision à prendre. Puis-je revivre sous le même toi que mon ami, sommes-nous prêts aujourdh'ui ? Chaque jour il me fait des invitations pressantes en ce sens ; d'autant plus que son propriétaire lui a indiqué qu'il fallait qu'il libère la maison pour fin décembre 2009. Que dois-je faire ? Que pensez-vous de mon histoire ? Suis-je trop "rigide" dans mon refus ? S'il vous plaît, n'ayant plus personne à qui me confier, vous êtes mon seul appui. Merci de votre intérêt.
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270848
b
Moi aussi !
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