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Ne savoir quoi faire en cas de divorce

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Bonjour,

Mon histoire ressemble à beaucoup des vôtres et je regrette de ne pas avoir connu ce forum plus tôt. Que mon expérience vous aide à votre tour car, quoi qu'il en soit, la vie d'une femme est pleine de dignité et de droits que personne n'a le droit de bafouer.

J'ai rencontré G. Il y a 4 ans. Je venais à peine de me reconstruire après une rupture très douloureuse : trahison, fausse couche, difficultés financières, etc. J'avais alors 30 ans. Pendant mes 4 ans de reconstruction, j'ai repris confiance en moi, sculpté ma silhouette, trouvé un poste stable, déniché un nid douillet à mon image et ai renoué avec une vie sociale agréable. Nous avons immédiatement eu le coup de foudre l'un pour l'autre. G. Avait 34 ans et venait depuis peu de se séparer de sa femme et était le super papa d'une fillette de 5 ans en garde alternée. Il m'a annoncé très rapidement ne plus vouloir d'enfant car il avait mal vécu le divorce de ses parents et souffrait d'imposer les mêmes conditions à sa fille. Je l'ai accepté car moi même je n'avais pas fait le deuil d'un avortement et d'une fausse couche. J'ai immédiatement choisi la solution d'un implant contraceptif sur 3 ans pour vivre pleinement notre amour passionnel.

5 mois plus tard, j'abandonnais ma vie de célibataire, mon superbe appartement et une grande partie de ma vie sociale pour le rejoindre en toute confiance. Je me suis tout naturellement glissée dans le moule familial de G. Et de sa fille. Même s'il priorisait son enfant sur notre vie de jeune couple, j'avais adopté cet enfant dans mon coeur. A partir de ce moment là, je me suis retrouvé confronté à sa femme. Elle jalousait ma bonne entente avec sa fille et notre bonheur naissant. La petite avait même émis le souhait de vivre avec nous. G. Me trouvait tellement formidable qu'il annonça qu'il envisageait de me donner un enfant, et ce, sans me concerter sur le sujet d'une maternité éventuelle. Malheureusement, la femme de G. Tenta par tous les moyens de récupérer son mari poussant l'horreur jusqu'à m'accuser de frapper leur enfant. Leur divorce dura 2 ans (et 3 avocats successifs pour madame) et l'aliénation parentale de la mère était sans conteste. J'ai accusé tous les coups bas, même ceux m'atteignant jusqu'à mon lieu de travail, tout ça par amour pour G. Ce dernier ne fit rien pour arrêter les insultes et les calomnies à mon égard. Pendant ce temps là, mes relations avec la petite se sont dégradées, malgré mon investissement personnel et mon objectivité.

Le jugement du divorce a peine prononcé, l'ex-femme de G. S'est évertuée à couper tous les liens entre la fille et le père, en plus des diffamations incessantes. Pendant sa semaine de garde, elle laissait l'enfant en charge des grands parents maternels pour vivre dans une autre région avec son nouvel ami. Pendant la semaine de garde du père, elle harcelait la petite au téléphone. La situation était devenu invivable tant pour la petite que pour nous. Si bien que G. A abandonné son droit à la garde alternée. Commença alors la procédure pour la pension alimentaire (1 an et 2 avocats successifs pour madame).

Dans la même période, G. Me demanda en mariage devant 30 de nos amis. Ce fut le bonheur total pour moi qui avait toujours été réfractaire au mariage. Dans la foulée, nous avons acheté un appartement sur plan et assez semblable au petit nid dans lequel notre amour était né. Malheureusement, l'ex-femme de G. Ne cessait de s'immiscer dans notre vie à travers la petite et j'ai fini par craquer. J'ai senti le malaise de G. S'installer derrière son laxisme habituel. J'ai tenté à plusieurs reprises d'aborder le sujet de l'organisation d'un mariage. Toutes les excuses pour me faire patienter furent bonnes : il fallait attendre que sa femme se calme, qu'elle quitte la région, que notre déménagement soit fait, qu'il fasse beau ou qu'il organise une belle voiture avec un ami que je n'ai jamais vu…

De déprimes en déprimes face au laxisme de G., j'ai perdu mes cheveux, j'ai grossi et tout ce qui entravait notre bonheur m'irritait à commencer par l'image de son enfant. Mon attitude a poussé G. À douter de notre avenir, à me tromper et à me dire que je ne "méritais" pas d'enfant. J'ai suivi une psychanalyse pour savoir si j'étais réellement cette méchante marâtre et cette parano qu'il prétendait. Ma culpabilité injustifiée surmontée, j'ai compris l'origine de mes souffrances liées à mes grossesses non abouties et surtout j'ai compris que je pouvais malgré tout avoir le droit d'aspirer à une vie "normale" de femme. J'avais payé pendant 3 ans le passé d'enfant de divorcés et les échecs du couple de G. : sa femme l'avait trompé et lui reprochait ses 2 ou 3 fausses couches. J'ai pourtant accepté, par amour, de rester avec lui.

Notre nouvel appartement s'achevait enfin et devait être notre renouveau commun. Belle erreur. Malgré toutes ses belles promesses, G. N'a pas changé son comportement laxiste : harcèlement et insultes de son ex-femme (qui avait enfin quitté la région et qui attendait un enfant) , mépris conditionné de sa fille, etc. J'ai mis un terme à notre relation en dépit de tous les sentiments que j'éprouvais encore. Immanquablement, nous nous sommes remis ensemble quelques mois plus tard : chacun dans son appartement et dans le secret. Je souhaitais que nous construisions notre couple avant toute chose et ai imposé à G. Des conditions drastiques qu'il a accepté : priorité à notre couple puis intégration de sa fille. Les choses devaient être claires pour nous afin de ne pas laisser se perpétuer les erreurs de notre passé et afin de pouvoir enfin vivre une vie "normal" de couple.

En pleine reconstruction de notre couple, l'échéance de mon implant contraceptif est arrivée et ne pouvait être ignorée ou contournée. Cela faisait plus d'un an que je ne supportais plus ce type de contraceptif (saignements continus, poids, douleurs). Je l'ai pourtant maintenu par respect pour G. Qui ne voulait plus d'enfant. Différentes pilules avait eu le même effet désastreux sur mon état physique et hormonal et, face à la ferme volonté de G. De ne plus procréer, je l'ai prié de prendre en charge la contraception. La seule solution s'est avérée être la vasectomie mais il refusait de toucher d'une façon ou d'une autre à sa virilité. En réalité, il a découvert les vrais motifs de son refus : son histoire et la tension dans notre couple. Il m'a confirmé avoir le désir d'un autre enfant (avec moi par amour et parce qu'on lui avait volé le sien) , et cela, uniquement au moment où il jugerait que toutes les bonnes conditions seraient réunies… L'échéance de mon implant contraceptif a été dépassée sans qu'il ne s'en inquiète ou qu'il se soucie des conséquences. Lorsque j'ai abordé ces derniers points, il a cessé toutes relations sexuelles, allant jusqu'à me repousser, afin de ne prendre aucun "risque". A la vue de notre complicité sexuelle, je nous vois mal utiliser des préservatifs en attendant qu'il décrète que toutes les bonnes conditions soient réunies.

Mes troubles hormonaux m'ont été confirmés. Il me faudra de longs mois pour retrouver un équilibre hormonal. J'ai 34 ans et un lourd passé. Je ne souhaite pas attendre encore 3 ans pour que cet homme me considère comme une femme digne de lui et de l'ensemble de sa famille. Il refuse catégoriquement de prendre selon ses termes le "risque aujourd'hui, demain ou après demain" d'avoir un enfant dans les conditions actuelles. Je désire un enfant issu de l'amour, si le destin me l'accorde encore. Nous sommes en contradiction totale sur ce point. Nos passés respectifs nous séparent car ils ne nous ont pas aidés à renforcer notre amour. J'ai donc choisi de sacrifier mes sentiments et de rompre définitivement avec G., son passé, ses doutes et ses peurs. Je ne connaitrai probablement jamais les joies de la maternité et j'accepte cette vie plus sereine que jamais.

Je sais au jour d'aujourd'hui que nous avons le droit de vivre tels que nous sommes et de vivre dans le respect de l'amour. Que ceux qui s'octroient le droit de faire prévaloir leur égoïsme sur l'essence même de la vie se rappellent que l'amour se partage, se construit et mérite protection.
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26996
b
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