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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 17/10/10 | Mis en ligne le 21/05/12
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Bonjour à tous. Je n'aurais jamais pensé qu'un jour mon seul lien avec les autres soit un forum sur Internet. Moi, la femme qui a toujours travaillé dans le social, toujours en relation, toujours disponible. Et aujourd'hui je suis SEULE. Seule et isolée. Je vais tenter de résumer pour que vous puissiez m'aider par vos retours. Aujourd'hui j'ai 60 ans, bientôt 61 ans. J'ai été mariée 12 ans avec un homme violent que j'ai quitté. J'ai eu avec lui 2 enfants que j'ai élevés quasiment seule, qui ont 41 et 37 ans. Je l'ai ai aimé ! Tellement aimé ! Et respectés en tant que personne depuis leur venue au monde car il se trouve que ma formation et ma philosophie de vie sont fondées sur l'écoute de l'autre et sur sa différence. L'altérité. Quand j'ai eu 50 ans, j'ai appris que mon père, celui qui m'a élevée n'était pas mon père. C'est ma nièce, la fille de ma soeur qui me l'a appris : "on a un scoop pour toi et tu seras tellement malade que tu ne pourras plus travailler, tu seras aussi mal que nous." Ma soeur se séparait de son mari, ce qui m'était la famille de ma soeur dans tous ses états. Puis mon deuxième mari fait un épisode maniaco-dépressif (diagnostiqué ainsi à l'époque en 1996). Je l'ai soigné pendant un an et depuis il n'a plus jamais été le même homme. Il avait des problèmes permanent : avec ses parents, avec ses collègues, avec nos voisins. Bref. C'était très lourd pour moi d'autant que je n'ai jamais cessé de travailler et que je fais un métier difficile dans lequel je suis dans la relation d'aide et dans l'écoute toute la journée. En 2007, mon mari étant de plus en plus difficile avec des comportements incohérents, j'ai demandé qu'il passe un scanner. J'avais bien vu : il a un kyste dans le cerveau gros comme un gros pamplemousse, inopérable et qui appuie sur son cerveau, enfin ce qu'il en reste, puisqu'il n'a plus que l'émisphère gauche du cerveau qui de toute façon est aussi comprimé. Nous avons fait tous les hopitaux, je l'ai accompagné partout et j'ai écrit partout pour le faire soigner. Nous avons alors décidé de partir vivre à la campagne pour une vie moins stressante. Nous avions visité des maisons et avions fait une proposition d'achat pour une maison qui nous plaisait. En mai il m'écrivait : "je rêve toutjours et encore d'aller vivre avec toi à la campagne où sans stress nous serons heureux. Je t'aime". Je devais régler mes problèmes de travail. En juin 2008, il est parti à la campagne, sans moi, en changeant de région et en demandant le divorce. Je ne l'ai plus revu et il ne m'a jamais parlé jusqu'à la conciliation en octobre 2008. Il m'a tout fait : coupé le gaz, l'électricité, le gaz, le téléphone. Il a pris notre voiture et a vidé en partie notre appartement pendant que je travaillais. Il m'a laissé l'appartement à payer, à fait appel de la pension à laquelle il a été condamné et a gagné, à annulé l'assurance de notre appartement sans m'en informer. Enfin, brel ! J'ai tout eu. Depuis 2 ans plus aucune nouvelle non plus et notre divorce que j'ai du accepter par consentement mutuel (alors que je n'ai rien choisi et n'ai jamais eu droit à la parole) aura lieu ce jeudi 21 octobre et je vais devoir revoir mon mari. Il est parti donc en juin 2008 pendant que ma mère agée de 91 ans était chez nous pour 2 mois. Il a vidé l'appartement sous les yeux de ma mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. Nous l'avions pris d'un commun accord, mon pari ayant beaucoup de temps libre et d'accord pour s'occuper de ma mère. Evidemment quand il est parti, me laissant seule avec ma mère, je devais l'enfermer dans l'appartement pour ne pas qu'elle s'enfuit pendant que je travaillais. Ma mère vivait dans une autre région. Ma soeur a refusé de venir la rechercher puisque j'étais allée la chercher je devais la ramener. Je n'avais plus de voiture et je travaillais. Donc j'ai gardé ma mère malgré tout jsuqu'à mes vacances mi-juillet. Se posait alors la question de ma mère qui ne pouvait plus vivre seule. Ma soeur bien qu'à la retraite et vivant dans la même ville, ne voulait pas s'en occuper la nuit ou la prendre chez elle. Mon fils avec sa compagne, a décidé d'aller vivre chez ma mère pour soi disant s'en occuper. En fait il a été maltraitant avec elle et est devenu le maitre chez elle. Il voulait que ma mère lui signe un bail. Ma soeur et moi ne pouvions plus téléphoner à ma mère ou aller chez elle. Ma soeur avait peur de lui. Mon fils est un grand fumeur de cannabis. Nous avons du faire appel à la police pour qu'il quitte la maison. J'ai eu à faire ce choix ; protéger ma mère, mettre fin à la violence de mon fils à son encontre. Il l'a plusieurs fois plaquée contre les murs ou les placards quand il s'énervait. Ma mère avait presque 92 ans ! Je suis allée la soigner un mois et demi de mi-juillet à fin août. Là j'ai croisé mon fils qui vidait la maison de ses affaires et il a failli m'étrangler : il s'est jeté sur moi en criant : "je vais te tuer ! Je vais te tuer ! " J'ai du me réfugier chez des voisins en attendant qu'il ait fini son déménagement. Ma mère et moi avons profité l'une de l'autre tout l'été. Maman était calme, tranquille. Mais la nuit où je suis repartie chez moi puisque je retravaillais le premier septembre, elle s'est éteinte. Je l'ai perdue. Ma fille a pris le parti de son frère et aucun de mes 2 enfants n'est venu aux obsèques de ma mère qui pourtant s'est beaucoup occupé d'eux quand ils étaient petits. Mes 2 enfants disaient aimer beaucoup ma mère. Je ne saurais jamais la vérité sur ma naissance puisque ma mère est partie avec son secret. Elle m'avait interdit de lui en parler quand ce secret a été révélé par la famille de ma soeur et j'ai été à cette période très en colère après ma mère car je demandais le droit de connaître mon histoire. Devant tant de violence dans ma vie, je me dis aujoudrd'hui que je suis peut être née d'un viol ou que ma mère a voulu avorter car ce qu'elle m'a dit que je n'étais pas désirée, 10 ns après ma soeur. Depuis le décès de ma mère, mes enfants ne me parlent plus et pourtant je vis dans la même ville que ma fille. Après le décès de ma mère j'ai du déménager sa maison et aussi changer d'appartement, celui que j'occupais avec mon mari étant devenu trop cher pour moi seule, surtout avec les frais d'avocat pour le divorce et les frais d'appel pour la pension alimentaire à laquelle mon mari avait été condamné. Donc j'ai fait tous ces déménagements et aucun, je dis bien aucun de mes amis ne m'a aidé. Pas un carton. J'ai du tout faire toute seule et payer les déménageurs. Malgré des amitiés de longue date pas un ne m'a aidée ou même demandé si j'avais besoin de quoi que ce soit. Pas même un coup de fil pour prendre de mes nouvelles. Pourtant tous savaient la maladie de mon mari, son départ, les problèmes avec mes enfants, le décès de ma mère, tout ça sur un an. Ils m'ont tous fait des supers attestations pour mon divorce disant combien ils étaient surpris par le départ soudain de mon mari, combien je l'avais soigné, nos projets de vie à la campagne etc… etc… Et bien je n'ai reçu aucun soutien moral. Aucun. Je pense que j'avais trop de problèmes et ne sachant quoi faire ils n'ont rien fait. Je dis bien RIEN. L'un d'entre eux au contraire m'a dit au mois d'avril, mamère étant décédée en septembre : "tu vis dans ta bulle. Tu ne pense qu'à toi". J'ai dit oui, je vis dans ma bulle de SURVIE. Nous nous connaissions depuis 25 ans et il a voulu que je sois la marraine de sa première fille. Je ne comprends pas aussi peu d'antraide et de solidarité. Il savait tous les problèmes de comportements de mon mari, mes soins, son départ, l'amour que je portais à ma mère. Et bien rien même pas un coup de fil pour prendre de mes nouvelles. Ça parait incroyable. J'ai oublié de dire précédemment, que l'expert qui a expertisé mon mari pour le mettre en congé longue maladie à cause de son kyste lui a dit : "votre femme vous a sauvé la vie en découvrant ce kyste parce qu'il grossissait de jour en jour et votre cerveau gauche aurait été atteint sous peu". Je dois préciser que mon mari avait été opéré en 2007 pour éviter que ce kyste continue de grossir puisqu'on ne pouvait pas le retirer. Mais l'opération très importante avec ouverture de la boite cranienne n'a donné aucun résultat porbant. Pour poursuivre avec ma situation actuelle, je fais un métier pour lequel je suis tenue à la confidentialité et donc je ne peux pas me faire de nouveaux amis dans mon travail. Je travaille beaucoup, je finis très tard le soir et je n'ai donc pas de disponibilité pour une vie soiclae. De plus, je suis atteinte de fibromyalgie, une atteinte des nerfs et des ligaments, maladie très invalidante et très douloureuse. Assise, couchée ou debout en marchant, je souffre beaucoup. Alors l'un dans l'autre, je suis désespérément seule. J'ai eu si mal de "l'abandon" de mes amis, j'ai si peu d'énergie parce que malade, dépressive des différents deuils que je dois faire ne même temps (mon mari, ma mère, mes 2 enfants) que je m'isole. Je n'ai même pas envie d'aller vers les autres pour me recréer un réseau amical ou social. Je me protège car je me sens écorchée vive. Je suis inquiète pour mon avenir, pour ma vie à laquelle je ne trouve plus de sens. Vivre pour moi, je ne sais pas le faire, car cela n'a aucun intérêt. J'aimais recevoir, cuisiner, danser, faire du théâtre, voyager, randonner mais seule… cela est impossible. J'aime la nature par dessus tout et je vis mal en ville mais je sois encore travailler 5 ans, jusqu'à 65 ans. Après je serais trop vieille pour aller vivre à la campagne ce qui est mon rêve depuis longtemps. Les seules choses que j'arrive à faire pour me distraire : aller au cinéma, lire (et encore j'ai beaucoup de mal à m concentrer) et regarder des émissions de cuisine à la télé : voir la convivialité chez les autres me donne le sourire. Mais qu'est ce que c'est triste ! Je suis intéressée par vos retours et je vous en remercie par avance. Je crois que j'ai été un peu trop longue mais j'avais besoin de parler de moi.
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257665
b
Moi aussi !
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