Histoire vécue Amour - Couple > Divorce > Procédure      (3658 témoignages)

Préc.

Suiv.

Au festival au désert pour passer qqs bons moments, et je trouve ton histoire…

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 11/01/11 | Mis en ligne le 30/07/12
Mail  
| 174 lectures | ratingStar_283273_1ratingStar_283273_2ratingStar_283273_3ratingStar_283273_4
Annaiss bonjour, J'étais absente pendant plusieurs jours hors du net. Au festival au désert pour passer qqs bons moments, et je trouve ton histoire…… je te remercie tant d'avoir pris le temps de m'écrire, de t'ouvrir à moi, alors que nous ne nous connaissons pas… l'internet est phantastique par certains aspects nouveaux, bien que ton histoire n'est pas la même que la mienne, elle a ce côté dramatique, et exceptionnelle, tant l'une que l'autre, cette singularité … qui peut nous rapprocher. J'ai tant de questions, tant de questions…. Et j'espère que nous pouvons échanger… que peut être tu peux m'aider à comprendre certaines choses, qu'il va falloir que je fasse, maintenant, bientôt pour m'en sortir, moi et ma fille, de ce dilemme, de ce drame que nous vivons. Je suis très impressionnée par ton histoire, à toi et à vos enfants. Elle diffère par maints égards / à la mienne et nos raisons et notre contexte ne sont pas les mêmes. Tu as vécu avec ton mari et ta famille "chez toi", nous avons véçu avec lui "chez lui" et nous sommes aujour'dhui toujours dans son pays, vivons à notre dernier domicile conjugal commun. Tu as l'air d'avoir pu mieux échanger avec ton mari sur les décisions communes à prendre pour le bien de votre famille, de votre petite famillle nucléaire. Et ton mari a "pêté " un plomb, il est tombé malade suite au dècés de son père, tu as pu trouver une explication, mettre un nom, comprendre ce qui lui arrive/arrivait. Et je pense que cela aide beaucoup, tu as un facteur extérieur que tu ne peux pas maîtriser mais que tu es obligée de prendre en compte et d'accepter. En tous les cas, pour moi, cette maladie est un élément très important dans la destruction de votre couple, de votre famille. Et elle lui donne une excuse à lui et à toi et aux enfants une raison. Tout cela a du être terriblement douloureux et je suis tant impressionnée avec quel discernement tu arrives aujourd'hui à parler de ton histoire et de celle de tes enfants, et cela tout juste 3 ans 1/2 après… mais tu portes toujours ton alliance… ? Je vais revenir sur mon vécu de ces derniers 4 mois, 4 mois qui m'ont détruites complètement, les larmes ont creusées mes joues, le manque d'appétit m'a fait perdre beaucoup de poids, je suis l'ombre de moi-même, … pour te montrer dans quel imbroglio je me trouve aujourd'hui. Je vis dans son pays, je connais ce pays depuis 14 ans, date à laquelle j'ai connu mon mari qui me courtisait, comme tant d'autres à l'époque. J'ai aimé ce pays à la folie, à l'obsession presque. J'ai toujours travaillé au Sahara et au Sahel, en milieu nomade, je connais assez bien sa culture. Je suis tombée amoureuse de lui il y a 8 ans, et j'ai décidé de me poser dans ce pays, que j'aimais, que je connaissais et qui était le sien. Un an après nous nous sommes mariés, dans le silence, lui et moi. Nous avons informé nos parents respectifs après, qui des deux côtés n'ont pas accepté immédiatement, mais qui ont fini par s'y plier et accepter. De la part de sa famille, on a eu le seul et unique soutien, son père à lui. Moi ma famille, à partir du moment qu'ils l'ont connu, ils l'ont adoré, et accepté complètement et cela avec toutes ses différences culturelles qu'il a si bien su bichonnées et entretenir. On vit notre vie, dans son pays, je travaille, et il fait ses "affaires", très amoureux tous les deux. Mais nous avons toujours véçu + - à sa façon, cad j'avais beaucoup de touareg à la maison, et peu à peu au fil des années, nous avons pu avoir de moins en moins d'intimité, les gens, les amis sont présent dans notre quotidien. Je n'ai pas vraiment véçu une vie à l'européenne, et mon mari ne s'est jamais impliqué dans les décisions de notre "famille", ni avant ni après la naissance de notre fille, c'était malgré mon gré, pour moi. Les premières et vraies difficultés sont arrivées avec la naissance de notre fille. Au début il s'impliquait beaucoup, il était même présent à l'accouchement, ce qui ne se fait pas du tout chez lui, il changeait les couches, donnait le biberons, dormait avec elle,… il était un père poule… au début, un an, un an et demi, et son comportement m'impressionnait beaucoup, et je l'adorait pour cela, d'autant que je savais que ce n'est pas du tout ce qu'il a connu lui, il n'a eu dans sa vie aucune référence de ce comportement. Pour moi, on était au sommum de la compréhension de l'interculturel… il donnait tant d'amour et faisait des actions au quotidien, qui ne sont pas ses référents, qu'il ne connait pas, et qui ne sont même pas valorisable chez lui…puis il a changé…peu à peu tout doucement… insidieusement… un peu à mon insu….trop occupée par ma fille et le bonheur que cela impliquait pour moi. Par contre, déjà, des signes annonciateurs que j'arrive à capter today sont venus, et après la naissance de notre fille, le premier élément de son "nomadisme" est revenu… 1 mois après la naissance, il part… 2 ou 3 mois il me dit. Panique à bord, je ne savais pas si je pouvais gérer ce nouveau bébé toute seule, je voulais qu'il soit là. Désenchantement, mais j'ai accepté, sans avoir eu vraiment le choix. Premier signe avant courreur de sa part. Au fil du temps, il a multiplié ces absences, des absences sans raison valable à mes yeux…pour aller dans le nord, pour voyager, pour X raison etc… me laissant avec la petite. Il faut savoir que nous vivions 9 à 10 mois en Afrique et que tous les ans, nous partions 2 ou 3 mois en Europe auprès de ma famille, auprès d'amis en commun, pour les vacances etc… un temps pour moi utile et ressourçant, car je me suis adaptée toute l'année à sa vie, à son rythme, et j'avais besoin de ce temps en Europe pour vivre une relation différente avec lui…. Donc tous les été on venait en europe, 2 ou 3 mois, dès fois un peu plus, et d'un coup il ne voulait plus venir… me disait je reste un mois au pays et je te rejoins, puis il ne venait pas, un mois en devenait 2 ou 3… sans nouvelles etc… je ne comprenais pas, et c'est des crises… dans notre ménage qui s'installent. Il exigeait que je restait au pays, que je devais partir seulement 3 ou 4 semaines, il me reprochait, de partir, il me disait que c'est moi qui quittait et pas lui. Que notre domicile est en Afrique, que je peux rendre visite à la famille, mais qu'il ne souhaitait pas que je restais tant de mois. Têtue et indépendante je faisais bien évidemment le contraire, je ne comprenais pas, je trouvais que cette escapade en europe nous faisait du bien, du moins à moi et à notre fille et aux grands parents, je pensais qu'il aimait cela aussi et il l'aimait, mais d'un coup il ne voulait plus de cela. Je partais donc, ne considérant pas ses dires, et restait comme avant, 2 ou 3 mois, en grande partie par entêtement,…même si je n'avais pas vraiment envie, je ne voulais surtout pas me plier à ses exigences et estimait que mes parents, frères et soeurs ne voyaient pas beaucoup la petite, que ces mois d'été ils les avaient bien mérités, eux, elle et moi aussi. Je pars donc seule une année, il me rejoint sur 4 semaines, je lui reproche ses absences, et lui me reproche mes absences. Longtemps je ne pouvais pas comprendre, j'estimais qu'on avait cette vie depuis 5 ou 6 ans et je refusais de comprendre qu'il voulait changer cela, qui nous faisait du bien, du moins à ma famille, à ma fille et à moi. Je lui reprochais nos absences … qu'il considérais lui, (étant chef de famille ! Ce que j'ignorais jusque là…. Car on avait pas ces rapports là de couple) , comme étant un manquement de ma part en tant que femme et épouse. Il est comme stoïque, prétend que c'est ainsi, point barre. Que ces absences aussi ne sont pas graves, car nous sommes unis pour toujours dans l'amour, que notre fille est la preuve de tout cet amour là et qu'il ne comprends pas, en quoi cela me dérange qu'il fait sa vie, vu que je n'accepte pas de me plier à ses désirs à lui. Est ce que moi je ne vois donc pas à quel point il nous aime, et qu'il revient toujours chez nous… que c'est juste 1 ou 3 mois, qu'il peut partir 1 an sans donner de nouvelles, mais qu'il nous aime pas moins pour autant, et qu'il reviendra tout de même car on est ceux qu'il aime. Bon… je n'arrivais pas - plus du tout à gérér cette façon… de voir les choses, …. Je travaillais, avais le quotidien à gérer dans son pays, qui est un peu plus compliqué que en europe, la petite et lui pendant ce temps là ….il part parce que il a des affaires… et il revient et il nous rejoins. Pour moi vite fait, il n'a aucun sens des responsabilités, il n'assume pas son rôle de mari, de père, même ce chef de famille africaine, qui doit s'occuper du dénier quotidien pour faire chauffer la marmite… il n'assume rien dans le cadre familial et le couple… peu à peu ce désengagement est devenu plus intense… et nos disputes de plus en plus fréquents. Je comprenais bien qu'il se retractait dans les référents de sa propre culture, et moi dans les miens, mais que nous avons vécu ensemble de façon… équitable, en tant que couple avant, pour moi, c'est avec l'enfant, avec la création de la famille qu'il a changé son comportement. Qu'il est redevenu touareg à part entière, doucement doucement. Il avait une enfance particulière aussi. Son père, grand chef de fraction et grand religieux avait une vie de nomade. Il a eu beaucoup de femmes, qu'il a marié bien sûr, c'est une façon ici pour éviter les maîtresses non autoritsées dans l'islam, les hommes marient les femmes, et les divorcent après, du moins c'est une pratique très répandu dans la partie du sahara dont je parle et dans la fraction de mon mari. Son père a eu beaucoup de femmes et beaucoup d'enfants, il s'est absenté dès fois 1 an, 2 ans de sa famille, laissant la femme tout gérer (la femme entourée de la famille et de la communauté bien sur) et les enfants. Il se mariait ailleurs le temps de ses affaires, s'il retournait aux bércail, il divorçait la femme (maîtresse en question) et récupérait les enfants de cette union qu'il a amenait à la première femme restée avec les autres enfants au bércail. Cela a répetition, le temsp d'une vie, donc mon mari a grandi chez un père important et influent mais peu présent, il a grandi toujours chez une des femmes de son père avec beaucoup d'enfants, puis une autre femme etc, il a pas connu une mère, sa mère… vraiment. Mon mari est terriblement attaché à son père et garde pour lui un respect et un amour incroyable. Le fait que mon mari pouvait partir (il ne me prévenait pas, je voyais le soir un petit sac près de la porte pex qui m'indiquait qu'il allait voyager) du jour au lendemain… pour x raisons, que j'ignorais… et cela pas tout le temps non, mais tout de même assez fréquents, il ne disait jamais quand il revenait, hop il était là, venu comme parti. Un vrai nomade avec toute sa liberté d'antan….sauf que la vie de nos jours n'est plus celle là, ici et maintenant…pour les touareg installés en ville, ils ont changé de comportements, de plus étant marié avec une européenne, son comportement ne pouvait pas trouver approbation … j'expliquais son comportement et sa grande liberté /l'image de son père et du grand nomadisme de l'époque….mais je considérais qu'il était décallé/ à cette vie là, et il n'avait pas choisi cette vie là, puisqu'il s'est mariée avec moi, et que nous avons vécu en ville… et qu'il n'avait pas un travail de nomade (bétail, ou commerce ou caravane etc). C'est devenu un problème de taille dans notre vie, pour moi en tous les cas. Le fait de ne prendre aucune responsabilité dans la famille dans le couple était devenu un problème de taille pour moi aussi. Crise à un moment donné, l'année passée. J'étais en Europe en été avec la petite et il ne venait pas. Je craquais, car m'imaginais encore que 1 mois devenait 2 ou 3 ou plus, toujours cette incertitude, toujours ces paroles non exprimées, le non-dit. J'ai fait un déménagement en Europe (de notre appart on a déménagé dans une maison, enfin moi toute seule… vu qu'il ne venait pas aider ce déménagement) et me suis retrouvée vite à bout de forces, il devait venir pour m'aider à démenager et il n'est pas venu bien évidemment. Epuisée – travail en europe aussi, ma fille et le quotidien, assumer tout toute seule, le voyage avec la petite, le déménagement, les vacances, et voir les autres femmes et enfants avec leur mari/père… j'ai craqué un soir et je lui envoyé un courrier où je lui ai exprimé tout ce désarroi avec comme principaux reproches : sa non responsabilité / la famille, ses absences à mon sens injustifiée et à répétition, et son caractère de silence, de non communication… et j'ai eu à écrire dans ce courrier, que je ne souhaitais plus vivre avec lui… Il m'a répondu que ce sont des facteurs culturels qui nous posent problème et que nous devrions essayer de les résoudre. Je n'ai pas répondu à son courrier, sauf avec un tout petit mot disant : on rentre à la maison en septembre et on parlera, on discutera de tout cela en septembre. J'étais brève et sèche, certes, mais c'était pour moi, un cri d'alarme, je ne pouvais plus continuer à vivre selon ses règles, ses envies, ses vas et viens… j'étais malheureuse dans cette vie là avec lui, et notre fille aussi, son père lui manquait en permanence… et elle était si petite et elle adore son père… à un point que cela peut donner le vertige. Je continue de m'efforcer à faire notre séjour à toutes les deux en Europe, et je rentre comme prévu en septembre. Il nous accueille à l'aéroport, mais il m'apprend qu'il a déménagé, vu que je ne souhaitais plus vivre avec lui. 3 mois d'attente !!! En europe … je m'attendais à des discussions pour arranger, et voilà que j'apprends qu'il a déménagé de notre maison commune, que je me retrouve seule avec la fille… dans sa ville dans son pays… et et je perds le nord. C'est la première fois que j'ai fait une espèce de crise de cris… qu'il me reproche jusqu'aujourd hui tout de même. Il ne supporte pas les discussions et encore moins des disputes. Une année difficile allait débuter, mais j'avais mon travail, et un peu trop de fierté aussi. Je suis donc restée dans la maison et j'ai fait comme de rien était. On s'est expliqué au bout de qqs jours, et il a dit qu'on prenait du temps pour arranger, mais que j'avais fait beaucoup de mal. Il vivait donc dans un appartement dans un quartier voisin et la petite et moi dans la maison. Son absence était insupportable et il a fini par venir tous les jours, le matin il était là au petit_déjeuner, le soir pour le diner, il partait après que j'ai couché la petite. On a fait tout cela en toute douceur….a petite voyait bien que papa ne dormait pas dans notre lit (on dormait toujours tous les 3) , mais qu'il était tout le temps là, son quotidien à elle n'était pas beaucoup changé, nos amis, et la famille ne savait rien, on ne parlait pas de cela, ni lui ni moi. On vivait dans le silence, et cela durant 10 mois presque. Plusieurs fois, j'ai essayé d'entamer la discussion, de l'approcher, à chaque fois il me disait qu'il fallait du temps, de la patience, que c'est moi qui l'ai mis à la porte de notre maison. Acte impardonnable apparemment dans son honneur d'homme, j'interprête moi… J'avais beaucoup de travail, un travail qui me passionnait, donc je laissais, et me disais, oui, la patience il en a, j'en ai jamais eu, donc je vais être patiente….car il vaut le coup, nous en valons le coup et je laisse passer le temps… des semaines, des mois….on commence à s'entendre de mieux en mieux, à merveille même, toujours mieux, je me sens de plus en plus attirée par lui… il me manque terriblement, je suis retombée amoureuse, le feu s'est re allumé… je voulais m'approcher, et voyais, je sentais que pour lui c'était la même chose, mais rien ne se passait entre nous, on n'a plus jamais eu des moments intimes d'amour… juste une entente parfaite, un quotidien arrangé, bizarre, présence de sa part dans tous les aspects de notre vie, jamais j'ai pu entendre qu'il avait une maîtresse ou… ce dont je lui étais reconnaissante surtout dans le milieu où on vivait… cela attestait pour moi, d'un grand respect envers moi, et du fait qu'on allait reprendre…je n'ai jamais eu une autre affaire non plus, car je l'aimais profondément, je pensais tout comme lui et c'est ce qu'il disait, qu'on allait se retrouver,… avec le temps. Nous avons laissé passé trop de temps, et l'été suivant est vite arrivé, une année a passé presque, et je m'apprête à re partir pour l'Europe,… il me disait pars pas, restez, pars juste 2 ou 3 semaines. Ma fierté me l'interdisais, je me suis dit, eh voila, pour une fois en 8 ans, qu'il veut qu'on reste, qu'il ne veut pas se séparer de nous, et j'ai mal réagit. Je suis partie, avec la petite et j'ai fait le temps que je voulais faire, je n'ai pas pris en considération ce qu'il disait. Mon mari n'a jamais versé une larme, n'a jamais montré une émotion quelconque en 14 ans que je le connais, c'est le monde sentimental du touareg noble, ils sont stoïque devant toute situation. La contenance de ses sentiments et de ses émotions sont une valeur noble. Il nous a amené à l'aéroport ce soir là et il a pleuré pendant 20 min dans la voiture, il a même pleuré dans l'aéroport (les gens le voyaient, ce qui est inconcevable). Il m'a promis, qu'il venait dans ce cas là, nous voir en Europe passer du temps avec nous. Il devait se rendre en France avec un bébé handicapé pour le faire soigner, il disait, je renvoie la maman (ma belle soeur) avec le bébé en avion et je vous rejoins. On s'est donné rendez vous début juillet, j'ai quitté début juin. Je devais le retrouver dans un mois, dans un contexte où j'étais certaines que nous pourrions enfin arranger tout tout cela, vu qu'on était "re tombée" amoureux… du moins c'est ce que je pensais, et c'est que ses larmes m'ont fait croire. Je partais aux anges, projetais tout sur l'europe, la situation de liberté qu'on à la bas, par rapport aux autres, son honneur il pouvait le dépasser en Europe, car il était pas tenu par les siens, moi j'étouffais dans son pays, la pression de la communauté, le oui dire des gens etc… pour moi, c'est en europe, seule en europe avec lui et notre fille, que nous allions enfin pourvoir nous retrouver. En juillet il était à Paris, il m'a appelé en arrivant, pour fixer le rendez vous pour se voir, pour venir nous voir chez "moi"… puis il n'a plus jamais appelé, plus donné aucune nouvelle, et il n'a plus décroché le téléphone. Je l'ai appellé appellé appellé, aucune réaction ! J'ai su par nos amis en commun qu'il était là, à 2 h de train de nous, et il ne décrochait pas le tel. Je ne comprenais plus rien. Mais que s'est il passé ? Désespoir et dépression était mes compagnons de cet été là, ce dernier été. Je tiens tant bien que mal en Europe, et rentre comme prévu en septembre. Il est à l'aéroport et nous attend. Cette fois ci je suis très calme, aucun reproche, aucune crise, aucun mot de travers. Je lui demande pourtant des explications, le lendemain, mais très calmement, on en parle, il m'avoue qu'il n'a aucune explication valable, que c'est ainsi, et qu'il a par la suite eu tellement honte de son comportement qu'il ne pouvait plus décrocher le téléphone. Je passe… j'oublie, pardonne… et je cherche à continuer sur ses larmes versées de juin et à travailler sur notre re conciliation ratée de juillet… j'y crois encore, car je sens qu'il nous aime, je pense aussi qu'il m'aime encore. Situation difficile d'avant mon départ,… où il est là tous les jours, fait parti de notre vie, mais que nous ne sommes pas un vrai couple… juste un père et une mère. Début septembre, j'essaie d'aller de l'avant de lui dire, que nous devons arrêter ce système, certes arrangeant pour la petite, mais que j'ai besoin de plus, j'ai besoin de lui… qu'il faut qu'on communique mais qu'on va dépasser tous ces problèmes. Entretemps en aout, son père est mort, alors que nous n'étions pas là. Il effleure par qqs suggestions pendant notre discussion, qu'il serait peut être amené à partir dans le nord, mais rien de bien concret. Je sursaute bien évidemment… suite à ma réaction il n'en parle plus. La vie continue, une semaine, deux semaines, on venait tout juste d'être là depuis 3 semaines, qu'il amène la petite à l'école, qu'il est là le soir etc comme avant. Un jour il part le soir, genre : à demain. Il a disparu. Aucune nouvelle. 5 semaines. C'est au marché que les gens me demandent comment va M. Dans le nord, tout se passe bien. Je reste glaciale (façon on exprime pas ses sentiments dans cette communauté) et fais semblant que je suis au courant, que j'approuve, alors que je ne sais même pas où il est. J'attends donc…et laisse le temps passer. Je suis très touchée, profondement vexée, désésperée aussi et je n'ai jamais en 5 semaines cherché à l'appeler (je peux être très fière) , j'estimais qu'il devait me le dire. Même à l'hôpital avec la petite, même dans la pire des galères je ne l'ai pas sollicité pendant ces 5 semaines. J'étais trop vexée, trop fière aussi. Peu à peu je suis devenu inquiète, me disant que je ne connaissais plus cet homme là, qu'il avait changé avec la mort de son père, qu'il était imprévisible avec cet acte qu'il avait fait, ….de partir sans même me dire. Nombre de gens m'ont conseillé de prendre mes affaires et de partir de ce pays. Qqs personnes m'ont signalé qu'il pourrait amener la petite dans le nord un jour de cette même façon, car l'enfant lui revient à lui selon la coutume. Je commence à angoisser, semaine après semaine, le doute me ronge, je suis très angoissée. Paranoïa. Je préviens l'ambassade, qui d'une non aide totale me disent avec brusquerie, bon madame, prenez vos affaires et quittez ce soir avant qu'il ne re apparaisse ! Vous n'avez aucun droit dans ce pays, vous êtes mariés et c'est son enfant. Quittez ce soir, on vous aide pour l'aéroport. Je m'écroule. Je ne peux pas croire que je dois faire une chose pareille, je connais mon homme, malgré le doute, et je refuse de quitter le pays dans de telles circonstances. Je continue ma vie au quotidien mais j'ai peur au fond de moi quand même. J'ai peur, une angoisse qui me ronge jour après jour. S'il amenait vraiment la petite, je ne pourrais pas la récupérer…où, comment… etc, un film sinistre se dessine dans ma tête jour après jour. Un jour, en venant du travail, je veux prendre la petite à la crèche : elle est partie ! Elle n'est pas là !!! Le gardien me dit que son père est venu la chercher. J'ai cru devenir folle le temps d'une demie heure, toutes les peurs, toutes les angoisses se sont accumulées en moi. Je roule comme une folle, j'arrive à la maison : elle est là ! Ouf et lui aussi, assis tranquillement sur le canapé, en grand boubou, avec une barbe jusqu'à la poitrine…méconnaissable. Je suis choquée … en pleurs. J'ai mal réagi, mais j'ai eu tellement peur qu'il me l'avait enlevé, et je l'ai disputé. Il a quitté et il n'est plus revenu. Je me suis excusée 2 jours après. Un ami lui a transmis mes excuses, ce même ami me fait dire, par son intérmédiaire, qu'il repart, 2 jours dans le nord et qu'il revient. Il est reparti 3 semaines à peu près, encore sans nouvelles. Je suis là et j'attends dans l'incertitude de tout. Je culpabilise, car il m'a fait dire par l'intermédiaire de mon ami, qu'il ne comprend même pas comment je peux craindre qu'il me prenne la petite…. Me demande si je le connais ou pas ! Je culpabilise de ma réaction. Mais je pense que un petit sms même de sa part, me disant je suis là et je prends la petite à l'école, aurait pu éviter tout ce drame… On est novembre/décembre. Je décide d'entamer encore le dialogue à son retour. Il est venu voir une fois la petite en 6 semaines. J'ai profité pour lui demander….quoi comment ? Que j'étais si contente de le retrouver en septembre qu'en juillet on s'est quitté, les larmes aux yeux, que moi je croyais sincèrement en une ré conciliation…je lui ai demandé, tes larmes, je croyais que tu nous aimes, que même tu m'aimes moi encore, ces larmes n'ont pas été pour ta fille seulement. Il me dit : oui je t'aime. Il se lève et il part. Par conséquent j'attends encore qu'il revienne du nord. Pendant le temps qu'il est retourné et en ville tout près de nous, il ne vient plus voir sa fille comme avant, il n'appelle plus et reste distant. Si je l'appelle il ne décroche pas le téléphone. Je prends conseil auprès d'un ami touareg, un ami à moi. Qui me dit, tu es la femme forte, si forte, tu nous impressionnes tous, toute la communauté et tu ne lui as jamais fait voir à quel point tu as besoin de lui, tu manges tout en toi, tu ne l'exprimes pas, il me dit, appelle le, appelle le jusqu'à "fatiguer" , demandes lui plein de services au quotidien, sollicite le pour la fille, montres lui que tu as besoin de lui, qu'il est un homme et que tu es une femme pas si forte que ça. Je me laisse convaincre, c'est une nouvelle approche pour moi, et j'essaie, je l'appelle il ne décroche pas… je me suis mise à l'appeler jusqu'à 30 ou 40 fois d'affilé, là il décroche, sec me demande ce que je veux. J'ai toujours une bonne raison, mais il ne réagit pas, ou peu. Dès fois, comme s'il s'appitoyait il m'aide ou m'arrange qqchose. Il évite de passer, il ne vient pas voir sa fille et je sais qu'il est à qqs "carré" de nous. Il a changé du tout au tout et tout ce que je peux avoir fait de mal, était ma colère le jour où il a pris la petite à l'école, sans m'avoir même informé du fait qu'il soit de retour en ville, après 5 semaines d'absences inexpliquées. C'est peut être le seul reproche qu'il peut me faire de son point de vue. Sinon je n'ai rien fait de mal, contre lui, jamais. Je me trouvais même très calme et sereine face à lui, vu les circonstances, avec mes référents culturels… et personnels. J'arrive à le forcer un soir à venir, vers minuit, 40 coup de fil, je lui dit, qu'il doit venir tout de suite, je dois lui parler. Il arrive dans les 5 minutes, j'ai installé des matelas avec coussins sur le toit de notre maison, j'ai lancé le thé, cérémonie qui lui indique que ça va durer…, c'est pas 3 ou 4 mots vite fait. Je fais mon mia culpa, je lui avoue que je vois enfin les erreurs que j'ai pu commettre et que j'ai compris beaucoup de choses, qu'il est l'homme de ma vie, car je l'ai épousée (alors que je ne croyais pas au mariage et cela avait peu d'importance pour moi avant de le connaitre) , et que j'ai fait un enfant avec lui. Que pour moi, le mariage est constituée de haut et de bas, mais que je l'aimais profondèment, tel que je n'ai jamais encore aimé quelqu'un, que en 1 an et ½ je n'ai jamais cedé à un autre homme, que je l'attends, que j'aimerai qu'on arrive à arranger, à trouver une solution pour notre couple, pour la petite, pour continuer notre famille…. Qu'on était si heureux, qu'il y a eu tant d'amour que cet amour est encore là, chez moi, mais que je sens aussi qu'il m'aime encore, et la petite de toute façon, il l'aime. Il m'écoute, et dit peu de choses. Il se la joue vraiment macho, très touareg, on dirait que ça lui plait, que je le sollicite…que je le supplie. Il est stoïque encore, fière débout sur le matelas en face et ciel étoilé, tel que … un soir d'amour nous avons conçu notre fille sur un toit … étoilé. Les souvenirs me reviennent, le bonheur qu'on a connu, je le lui rappelle,… il est d'accord… avec ce que je dis, mais que c'est trop tard. Puis il me dit, qu'il m'aime, et qu'il m'aimerait toujours, qu'il aime sa fille au délà de tout, et qu'il ne peut même pas s'imaginer avoir un jour un autre enfant, car la fille lui prend tout l'amour qui est en lui. Il me dit, qu'il m'aime mais que nous sommes "pas la même chose" , que la mort de son père, fait de lui un chef de fraction et qu'il est impossible pour lui de continuer avec nous. Que je ne peux pas venir dans le nord, que je suis si différente et qu'il ne peut plus s'accoutumer à cette différence, qu'il veut revenir à ses sources, à ses origines, qu'il nous sacrifie, nous 2 pour 2000 personnes qui ont aujourd'hui besoin de lui. On est allongé, et on boit du thé. Je prends sa main et sa main glisse doucement et naturellement dans la mienne, éclair d'amour, chaleur d'antan et de réciprocité…c'est fort, je le sens, je le sens. Je comptais bien le séduire ce soir là…mais vite il se reprend en main et c'était juste le temps d'inattention et de non retenue de sa part. Il retire vite sa main et me dit de partir, d'aller dormir. Je l'ai enlacé et pleuré pleuré pleuré dans ses bras… il me dit de me calmer, il me laisse faire, mais il me dit de partir… … mais il a dormi là sur le toit de notre maison toute la nuit. J'ai pleuré toute la nuit et toutes les nuits suivantes….depuis……… Il m'annonce qu'il repart, c'est la 3ème fois en 4 mois… J'ai décidé que s'il n'y a plus aucun espoir, je dois essayer de tirer un trait. Je lui ai parlé peu de temps après que s'il ne veut pas nous redonner une chance,… que j'accepte qu'il soit chef de fraction et qu'il sera souvent absent et occupé par ailleurs, je lui promets que je vais essayer de m'accommoder à cette vie là… tant bien que mal, mais qu'il reste avec nous, je l'ai tant supplié, ce que je n'ai jamais jamais fait en 8 ans de vie commune. Mais s'il n'y a pas d'espoir, je préfère en terminer avec cette attente et cette souffrance. Et je lui ai dit que dans ce cas là, je vais demander le divorce. Il a agrée ce jour là. Depuis 1 an, je lui parle de divorce, mais pour le faire réagir pour susciter une réaction opposée de sa part, et il me dit, attends, sois patiente, ça va s'arranger. Ce soir là, il me répond sèchement que depuis qu'il a quitté notre maison conjugale il est divorcé de moi selon la coutume, et que ce papier de la maire n'a aucune importance pour lui. Selon lui il est divorcé de moi depuis. Je sais que cela n'est pas vrai, et je trouve ce discours nouveau et violent chez lui depuis le mois de septembre, jamais avant, il a parlé de cette façon là. Il est très dur avec moi et dénigre tout ce qu'il a pu dire avant. Je ne me suis pas faite un film tout seul depuis tout ce temps, mais il a changé diamétralement de discours…brainstorming…nord… communauté, je ne sais pas ce qui s'est passé… tout retourne au decès de son père. Je vois un avocat, il parait que tout va aller très vite, s'il accepte de dire qu'il a quitté le domicile conjugal depuis 1 an, je peux demander le divorce pour abandon et on sera divorcé vite et plus ou moins à l'amiable, on a peu de raisons valables ici pour une femme de demander le divorce, et lui ne veut pas demander le divorce (puisqu'il considère qu'il est déjà divorcé selon la loi coutumière) , donc je suis obligée de le faire et je souhaite le faire le plus vite et le mieux possible, sans déballer des discordes entre nous. Il a pourtant amené (à mon insu notre dossier avec l'état civil… il l'a amené au nord, sans papiers de mariage je ne peux pas divorcer… tout est bizarre… il me dit qu'il me donnera les papiers pour divorcer, mais il ne me les donne pas… très touareg, pour ne pas dire non on dit ou mais on ne fait pas, je connais ces codes maintenant). Pourtant je suis décidée et me fait faire avec beaucoup de peine les duplicata des papiers nécessaires. Il accepte de me signer un papier comme quoi il a abandonné le domicile conjugal. Première séance au tribunal au bout de 5 jours, je suis étonnée de la rapidité de la procédure. Il ne vient pas au tribunal, c'est la procédure obligatoire de reconciliation, et il est absent. Demain, c'est la procédure de divorce, à 15h je serais divorcée, et cela au bout de 3 semaines ! Tout va si vite, et il ne viendra pas demain non plus. J'ai divorcée toute seule, avec mon avocat, face à face au juge, et pourtant je ne me suis pas mariée tout seule. Il ne donne aucune nouvelle, pourtant il est au courant qu'il doit venir, il a recu la convocation par l'huissier, je l'ai appelé, pour lui expliquer la procédure, et que je ne dirais rien rien de mal de lui, jamais, que je veux juste retrouver ma liberté. Mais il ne vient pas et il n'appelle pas. Je n'appelle pas non plus. On reste dans notre silence. Il est si décontenançant que notre histoire finit ainsi. Il a fuit tout simplement, il a fuit ses engagements, il a fuit ses responsabilités, il a fuit même sa fille… il a laissé ses vêtements, ses biens dans notre maison en Europe, tout est là encore… c'est dur, si dur… il me laisse effacer les traces de notre histoires toute seule, jusqu'à divorcer toute seule…dans une grande salle d'audience face au juge. Je subie. C'est tout. Je n'ai pas voulu ce divorce, mais je ne peux pas continuer à l'attendre, un jour il nous aime mais qu'il ne peut pas, un jour j'ai pas assez fait d'efforts pour le récupérer, …je suis dans l'inconnu, je suis dans le silence, je suis dans la fuite de mon mari… ex mari à partir de demain 15 h. Je suis dans une tristesse sans pareil. Je ne sais pas comment et quoi comprendre de son comportement. Je ne comprends pas non plus ce revirement de comportement. En juin tout semblait aller bien, on allait se retrouver, en juillet il m'a fuit, ignoré…en aout son père est mort, en septembre rien ne va plus, il disparait, ré apparait, mais ne vient plus voir son enfant même qu'il dit aimer comme tout au monde, alors qu'il est dans la ville à qqs 15 minutes de nous. Il évite notre maison, il m'évite jusqu'à ne pas me décrocher le téléphone. Je n'arrive pas à comprendre son comportement. Certains me disent qu'il est devenu fou, qu'il doit faire ce qu'il fait, qu'il le fait pour nous protèger, qu'il le fait parce qu'il ne peut pas nous voir car il nous aime trop, et cela le fait souffrir, d'autres me disent qu'il est ensorcelé, qu'il va mal, qu'il est sous mauvaise influence… des raisons les gens en trouvent. Mais moi je le connais, du moins j'ai cru le connaitre depuis tant d'années et je n'arrive pas du tout à comprendre ses réactions, son comportement. Le fait de nous éviter à tout prix. J'estime que je suis encore là à cause de lui. Cette même année mon travail s'est trouvé anéanti par les problèmes politiques dans le pays, je n'ai plus de travail, je n'ai aucune raison valable de rester seule avec ma fille en train de galérer au quotidien, alors qu'une vie certes moins intéressante mais plus facile, où nous serions entourée de ma famille et d'amis d'enfance en Europe pourra être possible. Si je suis restée, c'est parc que j'aime ce pays certes, j'ai peu envie de le quitter, mais les indicateurs de souffrance m'y obligent un peu à y penser, donc si je suis restée et c'est la raison principale, c'est pour lui. Pour qu'on arrive à trouver une solution, il m'a toujours dit de patienter…j'ai patienté, je suis là aujourd'hui parce que je me dis c'est la seule chance pour que la petite voit encore son père, qu'il a lui le moyen de la voir s'il veut. Mais depuis 2 mois, qu'on est là, qu'il navigue entre le nord et la ville, que quand il est près de nous en ville, il ne vient pas voir sa fille….en fin de compte, je reste et je galère pour quoi, pour qui ? Et pourtant je pleure toutes mes larmes, à la simple idée de me dire que je quitte, et que ce départ sera définitif, j'ai tant aimé ce pays, aimé ce pays avant de l'avoir aimé lui, j'ai tant aimé les moments passés ici, j'ai tant d'années ici et pourtant, j'ai plus de travail (ce à quoi je m'accrochait, j'avais un travail épanouissant que j'adore) , il nous aide pas financièrement ou matériellement ou concrètement… rien, il est absent, il a fuit, il est parti. La petite a grandi ici elle ne connait que ici, j'ai beaucoup de mal à me décider à partir et pourtant tous les facteurs extérieurs l'indiquent clairement …la raison le sait, mais mon coeur ne veut pas l'accepter. J'attends encore de le revoir… Il sait comment elle est la situation pour moi, pour nous ici. Il sait que je souffre beaucoup. Je rêve avec les yeux ouverts. Je ne vois pas la réalité je crois. Je ne veux pas la voir. Au tribunal je me rends compte que je ne prends pas ce divorce au sérieux, c'est une réaction entêtée de ma part, et je crois encore et encore, qu'il va venir, que nous repartons ensemble, qu'après le divorce nous allons nous re marier…je plane total… j'ai l'impression. J'ai fait un accident le 31 décembre, je me suis retrouvée toute seule et ma fille n'était pas avec moi. Je me suis rendue compte ce jour, il y a à peine diz jours, que s'il m'arrivait qqchose ici, ma fille serait totalement à l'abandon, à 8000 km de ses grands parents, la famille de mon mari et mon mari ne s'occupent pas, je ne peux même pas l'appeler, car il ne décroche pas, s'il m'arrivait qqchose, qui va s'occuper, que va devenir la petite… je commence à me convaincre qu'il n'est pas bon de rester et en même temps je m'accroche envers et contre tout, pour rester. Je sais que ce n'est pas raisonnable. Je reste dans l'attente permanente, ne sachant jamais quand il débarque, s'il vient ou s'il ne vient pas, c'est insupportable de rester dans l'attente et de rester dans l'incertitude en permanence…. L'école commence dans 3 jours, ayant eu l'accident, je n'ai même plus de véhicule pour amener ma fille à l'école, je sens que les choses ici se compliquent tant, que j'ai du mal, malgré le fait d'être une femme "forte" , à gérer, tout toute seule. Sans nouvelles depuis depuis… de sa part bien sur. Ni pour, ni après l'accident, ni rien… Et il est vrai que je suis inconsciemment toujours dans l'attente qu'il s'occupe un peu de notre bien être, vu qu'on est dans son pays, vu les difficultés matérielles que j'ai, …. Tout est tellement plus facile pour lui ici… et j'estime être encore là à cause de lui, donc …… mes attentes, peut être déplacées… restent sans réponse aucune. Tout reste sans réponse. Toute ma vie s'est effondrée sans que je comprends qqchose là dedans… J'ai du mal à avancer, j'ai du mal à tourner la page, je continue à attendre, pour au moins trouver des explications,… des réponses à mes interrogations… et j'attends… je reste dans l'incertitude et me bats pour la survie au quotidien… sans aucun aucun soutien de sa part. Certains ont été amené à me suggérer, qu'un homme qui te laisse ainsi, en plus dans la plus grande ambiguïté de : je t'aime mais je pars…ce qui n'est pas pour me libérer… ne peut m'aimer, ne peut nous aimer, car s'il était obligé par qqs force inconnu à faire ce qu'il fait, et qu'il nous aimait quand même, il mettrait tout en oeuvre, pour qu'on soit à l'aise dans son pays, pour que la petite soit à l'aise et que je le sois…et pourtant ce n'est vraiment pas ce qu'il fait, pas du tout. Mes paroles sont longues, mon incompréhension intense, mon entêtement à m'accrocher incompréhensible pour mon entourage…et pourtant ma raison sait, mais mon coeur ne veut pas écouter. Seule chose que je sais, demain je serais divorcée. Divorcée d'un phantôme, d'un disparu. Qui reviendra, car il reviendra…mais mais je ne sais plus. Comment ? Est ce que quelqu'un ? Annaiss, est ce que tu peux me demander des questions, me faire des suggestions, … je tourne la même histoire dans ma tête depuis septembre, 4 mois… et je n'arrive pas, mais alors pas du tout à voir, même un peu clair………… Je suis perdue et j'ai peu de monde avec qui parler ici. Les touareg, je ne peux pas, à part un seul ami, car je suis censée ne pas exprimer mes sentiments ni mes émotions, … je garde fierté et tête haute et je suis détruite à l'intérieur. Peu d'amis européens, peu dont j'en ai parlé, ils ne comprennent pas, j'ai l'impression, car ils ignorent les réactions et aspects de sa culture… Je suis complètement paumée… et angoissée car demain cette union se termine, je la termine toute seule… Désolée pour ces longues longues phrases…. Taoussouk.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


283273
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Qui est passe par le jaf de bordeaux pour son divorce ? - divorce

image

Merci pour votre réponse. En fait je vous donne un peu plus de détails car cela répondra à ce que vous me dites. Comme Monsieur compte t'il s'organiser ? En fait Monsieur a une maitresse qui est nounou (comme par hasard ! ) et il va surement lui...Lire la suite

Elisa ,reine des coeurs.. recit termine

image

J'ai lu tes deux dernières suites avec beaucoup de délices. C'est superbement écrit comme d'habitude. Je vais à mon aise, tout relire, ayant perdu pas mal de fils en naviguant sur la toile. Quant au mariage et ceci pour Paul, je te conseille de...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages