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Ma femme veut divorcer, moi non

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Difficile de faire la part des choses et d'exprimer tout ce que je ressens en pleine lucidité puisqu'elle me l'a "officiellement" annoncé il y a une semaine (même si des prémices avaient été évoqués auparavant). Moi même je me suis posé la question sur ce que je voulais réellement ayant traversé de nombreuses crises et suivant une thérapie. Je ne veux pas évoquer encore les tords des uns et des autres étant convaincu qu'ils sont partagés. En l'état actuel voilà où j'en suis :

- Je suis originaire de la région parisienne là où j'ai rencontré ma femme il y a 20 ans.

- J'habite maintenant dans sa région (la corse) loin de Paris depuis 15 ans, si je suis venu c'est par amour pour la suivre (je me rappelle d'une de ses phrases : "si tu n'y es pas bien on rentrera sur paris" il me semble qu'elle l' a oubliée) , je ne veux pas rentré dans une polémique imbécile mais tiens quand même à dire qu'il n'est pas toujours facile d'être continental en corse, ayant souvent l'impression d'être une pièce rapportée.

- Il y a 9 ans, elle est tombée enceinte de notre troisième enfant (donc trois enfants : deux filles de 20 et 15 ans, et le petit dernier 9 ans) , malgré mon refus elle est passé outre et je me suis retrouvé père pour la troisième fois. Mais ce troisième enfant je l'ai accepté et aimé comme les deux autres, c'est du bonheur tous les jours. Ce fut un passage douloureux, j'avais assisté à tous les entretiens avec les gynécos pour les enfants précédents. Pour le dernier, je n'ai pas pu cela m'était impossible, le seul moment où j'y suis allé c'était pour l'accouchement. Quand je l'ai eu dans mes bras, que j'ai croisé son regard, je me suis tu es mon fils et je t'aimerai comme les autres.

- Je suis enseignant et par ce fait j'arrive à avoir des horaires réguliers me permettant d'assurer l'éducation de mes enfants. Ma femme a des horaires bien différents, rentrant souvent vers 20 heures et ce depuis notre premier enfant. C'est ainsi, que j'ai assuré la plus grosse partie de l'éducation.

- A ce que je sache, les réunions professeurs parents c'étaient pour moi, les prises de rendez vous avec les professeurs également (certes mon métier me permet de côtoyer plus facilement des collègues) , les aller retours pour les activités du mercredi pour moi également.

- les sorties d'école et de crèche également (sauf quand elle avait des jours de congé).

- Pour mettre encore une couche, les courses et la quasi majorité des repas, je les ai assurés aussi bien à midi que le soir toujours pour des questions d'horaires. Quand les enfants étaient petits, le soir ils étaient douchés, les devoirs faits et avaient mangé. Notre repas était fait.

Cela, peut vous paraître bien prétentieux, mais je ne pense pas avoir failli dans mon rôle de père pensant en avoir fait plus que beaucoup d'autres.

- Il lui est également très facile de dire, je vais boire l'apéro ou diner avec telle ou telle personne vu qu'elle sait qu'à la maison il y a un papa qui veille (attention ce n'est pas un reproche pur).

A priori, je pense être quelqu'un de très intériorisé ayant du mal à exprimer ce que je ressens jusqu'au jour où ça pète… et c'est arrivé plusieurs fois. J'ai essayé de lui dire mais bien souvent c'était une incompréhension de sa part me disant que l'on ne pouvait pas faire autrement et la routine s'est installée avec ses frustrations.

Frustrations de son coté également, ce que je conçois, des reproches j'en ai eu, à juste titre, je n'ai pas privilégié notre vie de couple (elle et moi) , rapports sexuels très espacés (j'ai une tendance à l'éjaculation précoce donc très frustrant pour l'un et pour l'autre) , peu ou pas de sortie en commun. J'ai souvent préféré mes sorties seuls manière pour moi de m'échapper de ce train train. Plusieurs fois, j'ai (nous avons) essayé de recoller les morceaux mais de nouveau ça déconnait. Elle suit actuellement une thérapie qui n'est certainement pas étrangère à sa décision.

Je reconnais être une grande gueule pleine de certitudes et de fiertés mais souvent ces caractères s'expriment sous le coup de la colère (quand j'explose, jamais de violence physique je précise, j'ai trop le respect de l'être humain pour cela, j'ai du me battre deux fois dans ma vie à 8 et 11 ans je crois) …

Certainement que ceux qui auront le courage de me lire se diront les blas blas d'accord mais les faits :

- Tout d'abord, mon v&oelig ; u le plus cher (à priori) est de recoller les morceaux, oui je veux avoir une vie épanouie avec ma femme (possible si elle ne l'a pas été pendant 20 ans ? ). Je lui ai dit récemment, je lui ai promis tout un changement, je lui ai demandé s'il me restait une once de chance. La réponse fut brève : NON.

Néanmoins, j'espère y croire encore, je me sens comme Bouli (Victor Lanoux dans nous irons tous au paradis ceux qui ont vu le film comprendront, c'est la grande gueule qui se trouve comme un con quand sa femme le plaque).

Une chose que je lui reproche cependant et là je ne suis pas près à revenir dessus sauf si : c'est qu'elle a annoncé à mes deux filles ainées que nous allions divorcer (sans concertation préalable sur l'annonce auparavant) , j'ai eu droit à mes deux filles en pleurs dans mon bureau à mon retour. Quant au petit garçon, il est interrogatif, il voit bien que papa et maman discutent, mais rien ne lui a été dit.

Je connais la ténacité des femmes, en général, quand elles ont pris une décision elle est le plus souvent irréversible.

Maintenat comment dire, je me se son, en vrac et en ruine (intérieurement arrivant à paraître solide devant les enfants même si je leur dit que cela fait broc broc dans la tête).

Je vais essayer de passer au fait :

- je suis venu en corse pour l'amour de ma femme.

- j'ai élevé mes enfants du mieux que je pouvais sacrifiant parfois ma vie personnelle au détriment de ma vie parentale.

- Et le truc qui tue, je suis endetté, je n'ai pa les moyens de me payer un logement décent pour recevoir 3 enfants (ou même deux celle de 20 ans deviendra autonome incessament sous peu) , et elle est propriétaire de l'appartement que nous occupons (donation de son vivant de la part de son père) , néanmoins des travaux importants ont été faits grâce à une donation de mon père.

Ne pouvant partir une main devant et une autre derrière, je ne sais quoi faire si ce n'est essayer de recoller les morceaux…

Sans lui avoir dit je pense que deux grosses décisions ont été prises cependant :

- Ma venue en corse (passer de 15 millions d'habitants à 60 000 n'est pas aisé).

- assumer à 3ème enfant, je dis bien assumer.

- Assumer une décision que je n'ai pas envie de prendre (le divorce).

Et puis je pense à moyen terme :

- je suis venu ici pour elle, si je ne l'ai plus je repars mais les enfants en même temps ce n'est pas ici que je pense refaire ma vie (mentalité etc…) en bref le serpent qui se mort la queue.

J'ai quand même pris rendez vous avec un avocat pour savoir mes droits (pas encore vu).
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92946
b
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