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BEST SCENARISTES. Thème 1. Sujet : Virginie et Céline ont une violente dispute car Céline a fait preuve d'infidélité, elle a eu de nouveau une relation avec un homme. CLASSEMENT DES MOYENNES. N°6 - Shaniali : 14,4/20. Un peu plat, Florent est mort, pourquoi réapparait t'il ? Ça manque de cohérence, participe aux prochains thèmes afin de te perfectionner, seule, l'experience primera ! N°5 - Gauthier : 16,4/20. Bonne moyenne mais peu de créativité, nous avons été déçu, on s'attendait à mieux ta part, des efforts sont à faire sur le prochain thème. N°4 - Dauphin : 16,8/20. Cela a été sans doute fait un peu trop vite, ça manque de travail et l'happy End n'était pas vraiment nécessaire, néanmoins, la moyenne est correct, efforts supplémentaires à fournir pour le prochain thème. N°4 - Benji : 16,8/20. Pas grand chose à en dire, scènario classique mais bon, il faut continuer comme ça en essayant toutefois d'être + original. N°3 - Xavier : 17,6/20. Trés bon travail, tu as eu beaucoup d'imagination pour ton scènario, il faut poursuivre dans ce sens. N°2 - Marie : 18.4/20. Bravo pour le scénario, cependant, le reproche que l'on peut te faire c'est qu'il y a trop de descriptions et pas assez de dialogues, c'est la dessus que tes efforts vont devoir se concentrer. N°1 - Lane - 19.6/20. Excelent travail, nous avons beaucoup aimez et visiblement les forumeurs aussi vu que tu as été élu " Meilleur scènario " pour ce premier thème, ce qui t'a permit d'avoir un 20/20 ce qui explique cette moyenne extrémement haute, continue comme ça ! N'oubliez pas de participer au maximum, c'est encore possible pour le thème 2 si ce n'est pas fait jusqu'à ce dimanche 20h ! -------------------------------------------------- --------------------------------------- Tous les scènarios du thème 1. GAUTHIER. 4 avril 2009 - 16 h 56 - Appartement de Céline et Virginie. Virginie arrive à l'appartement de grosses larmes aux yeux tandis que Céline est sur son portable à envoyer un SMS dans la cuisine. Virginie pose sa veste sur le cabinet de la salle et Céline l'entend pleurer. Elle ne réagit pas tout de suite et se lève pour rejoindre Virginie dans la salle. Céline (s'asseyant sur le canapé opposé à Virginie, d'un ton distant) : Qu'est-ce qui se passe ? Virginie (violente) : A ton avis ? Céline : Si tu pouvais être moins agressive … Je vois pas ce qu'il t'arrive … Virginie : Franchement Céline … Je comprends pourquoi tu as abandonnée ce sujet de bébé au dernier moment … Je croyais que si on ne faisait plus l'amour, si on se parlait moins, c'était à cause de cette triste histoire … J'étais loin de m'imaginer que c'était pour ça … Céline (commençant à s'énerver) : Qu'est-ce que tu raconte ? Virginie (se levant et étant de plus en plus en colère) : Oh c'est bon … Épargne moi le couplet de la petite gentille qui ne comprends pas … Retourner avec un homme est la pire chose que tu puisses me faire … Céline : Qui t'as dit ça ? Virginie : Ce n'est pas la question. Je suis vraiment très déçue d'avoir perdue autant de temps avec toi. Céline : Je l'assume. Ce n'est arrivée qu'une fois et c'était une erreur. C'est toi que j'aime. Virginie : Ah parce qu'en plus c'était juste pour le plaisir. Pour se rappeler ce que ça fait de faire ça avec un mec ! Tu me répugnes. Céline : Tu pourrais essayer de comprendre. Quand tu voulais absolument ramener un chien à la maison je ne t'ai rien dis et j'ai essayer de faire de mon mieux pour ton plaisir. Virginie : J'en reviens pas. Tu compares un chien avec un adultère. Je croyais te connaitre : Et ben je tombe de haut. Tu me déçois beaucoup … Céline : Qu'est-ce que ça veut dire ? Virginie : ça veut dire qu'il faut que je prenne l'air là. Je viendrais chercher totues mes affaires quand tu seras pas là … Au revoir. Virginie prit sa veste comme à chaque dispute à la fois en pleur et extrêmement énervée. Céline la regarda d'un air triste partir. Elle resta sur place encore plusieurs minutes aprs le départ de Virginie … Quand son portable sonna. Elle ouvrit un message d'un nommé Julien. Le message disait : "A ce soir mon amour … Je t'aime … " XAVIER. La scène se passe dans l'appartement huppé de Céline et Virginie, la première est déjà là depuis quelques heures quand la seconde entre, furibonde… Virginie- "Céline, je crois qu'on va avoir une discussion toi et moi, si tu vois ce à quoi je pense. Céline- A quel sujet ? Pour le chantier Duval ? J'tavais prévenu, François maîtrisait le dossier sur le bout des doigts et pour Vincent, tu ne faisais pas le poids, je me suis rangé de son côté ! Virginie- Mais jme fous bien de Duval et encore plus de Vincent ! Me prends pas pour une imbécile et tâche plutôt de m'expliquer pourquoi un de tes clients vient boire ses cafés matin, midi et soir chez Phénicie alors que son chantier est fini depuis belle lurette ! Céline- Quoi ? … Virginie- Tu m'as très bien comprise ! Monsieur Liseroux est présent bien plus que de raison dans les bureaux de Phénicie et je sais pourquoi : tu t'envoies en l'air avec lui ! Céline- C'est du délire Virginie ! Comment aurais-je… Virginie- NE ME MENS PAS ! J'étais là cet après-midi et je vous ais vu, bien plus complice qu'une patronne qui parle à son client ! J'aurais du m'en douter, vous les bi, vous tanguez toujours, un coup homo, un autre hétéro… Faut varier les plaisirs après tout, bien sûr ! Jsuis vraiment trop conne ! Céline- C'est vraiment méchant c'que tu dis ! Tu sais très bien que je ne suis pas comme ça. Virginie- Ah oui ? Donc tu t'envoie en l'air avec le premier dragueur venu ? Que ce soit clair Céline, je suis peut-être plus ouverte d'esprit que la moyenne mais je ne supporterais pas d'être la lesbienne "cocu de service" ! Céline- Je suis vraiment désolé, c'est un accident avec Richard, ça ne pouvait pas durer. Virginie- ça aurait pourtant été le cas si je n'avais pas découvert ton manège ! Céline- Jte jure que non, et puis faut me comprendre, c'est pas facile pour moi, il y a un an encore j'étais une femme comme les autres, "dans les rangs" et maintenant je suis étiquetée "lesbienne" , avec un père qui me déteste. Faut que je prenne mes marques ! Virginie- Mais j'ai pas à souffrir de ça moi ! Jpensais qu'on s'aimait et qu'on était allées plus loin que tous ces mensonges ! Jsuis déçue Céline, je te voyais droite, fidèle, je pensais que tu valais plus que ça, je ne te voyais pas me troquer contre la première paire d'abdos à ta portée ! Céline- Virginie, ne dis pas ça ! Je t'aime vraiment et je ne tiens pas à ce que ça s'arrête comme ça, maintenant ! Je suis prête à faire des efforts, des sacrifices même mais laisse-moi le temps. Virginie- Le temps, je te le laisse. Je fais un break, fais un choix. Mais dis-toi bien que tu n'auras pas tout : je ne partagerais pas quelques petits moments de tendresse avec un autre, j'ai une vie déjà assez tourmentée, je veux quelqu'un à mes côtés et à 100%. Appelle-moi, sois-convaincante et par tous les moyens prouve-moi ton amour sincèrement, je ne veux pas d'une quelconque promesse futile. Et fais en sorte que Richard Liseroux ne mette plus en pied dans les bureaux de Phénicie ! DAUPHIN. L'atmosphère de la pièce était chargée d'électricité. Virginie se tenait face à la fenêtre, le regard dans le vague et Céline était assise sur lit, elle pleurait. Virginie : Comment tu as pu me faire ça ? Céline : je ne sais pas Virginie. J'étais désespérée, j'avais bu quelques verre et mon esprit s'est embrouillé. Mais c'était un accident, c'est toi que j'aime. Virginie (en se retournant brusquement) : un accident ? Tu te fou de moi là. De toute façon, j'aurai du m'en douter. Céline : De quoi ? Pourquoi tu dis ça ? Virginie : Une hétéro reste une hétéro. Je suis quoi pour toi, un amusement, une expérience à raconter pour plus tard ? Céline : Tu n'as pas le droit de dire ça. Je t'aime. Si j'ai fait cette connerie, c'est parce que tu m'avais fait mal en me disant que tu ne voulais pas d'enfant. Tu m'as blessée, alors j'ai bu et j'ai fait n'importe quoi. Je m'en veux si tu savais. Virginie : et la meilleure façon de te venger c'était de coucher avec le premier mec venu. Franchement Céline, tu me déçois, c'est étrange mais ça me met encore plus en colère le fait que ce soit avec mec. Je préfère partir. Céline : non, s'il te plait, ne part pas. Je t'en prie, laisse moi une chance, je ne supporterais pas qu'on se sépare. Virginie : fallait y penser avant, tu ne crois pas. Céline était désespérée. Elle ne savait pas quoi faire ou dire pour faire comprendre à Virginie à quel point elle regrettait, et qu'elle l'aimait. Elle se précipita sur la porte et s'empara de la clé pour l'empêcher de partir. Virginie : Céline c'est ridicule, donne moi cette clé. Céline : non pas avant de t'avoir dit tout ce que j'ai sur le coeur. Virginie, tu sais le fait de vouloir avoir un enfant avec toi est la preuve de mon amour pour toi. Je veux fonder une famille avec toi. Et quand tu as été catégorique sur ton refus, j'ai pensé que tu ne m'aimais pas. C'est pour ça que je suis allée boire dans ce bar et que je me suis laissée entrainée par ce type. Peut être qu'inconsciemment je voulais te faire mal, je ne sais pas. Ce matin, quand je me suis réveillée et que j'ai compris ce que j'avais fait, j'étais atterrée et j'ai voulu être honnête avec toi et tout te raconter. Virginie resta silencieuse. Elle était redevenue calme et songeait que Céline n'avait pas tout à fait tort. Elle aurait du lui donner les raisons pour lesquelles elle ne voulait pas d'enfant. Virginie : Ecoute Céline, je crois qu'on s'est toutes les deux laissé emporter dans cette histoire. Je veux bien qu'on efface tout et qu'on recommence à zéro. Nous avons des torts chacune de notre coté. Je te dois de toute façon aussi une explication. Céline : c'est vrai, tu me pardonne ? Virginie : Je te préviens, Céline, c'est la première et dernière fois. Céline : t'inquiète pas, j'ai retenu la leçon. SHANIALI. Céline se réveilla nue à côté d'un homme, dans son lit. Elle ouvrit les yeux et se leva en sursaut geste qu'elle regretta aussi, un marteau piqueur se mit aussitôt en marche dans son crâne. Florent entendit le bruit du froissement des draps et se retourna vers Céline. Céline fut surprise de revoir Florent Barjac, l'homme qu'elle avait un jour considéré comme l'homme de sa vie. - Mon amour, t'es réveillé ! - Florent ? Qu'est ce que je fais là ? - Tu te rappelles pas ? - Non. Elle se frotta les tempes pour essayer de se rappeler de la soirée de la veille. Elle se rappelait une dispute avec Virginie, être sortie en trombe de leur appartement et être entrée dans le premier bar qu'elle a trouvé sur son chemin. Elle s'assit au comptoir et commanda une vodka. Mais après plus rien … -Florent, comment je me suis retrouvée ici ? - Je t'avais envoyé un mail, il y a quelque temps où je te disais où tu pouvais me joindre et tu m'as appelé hier… -Céline resserra les couvertures autour d'elle. - Florent, je sais pas quoi dire … -Je comprends, prends le temps d'y penser, je vais chercher des croissants … Florent se leva, s'habilla, attrapa ses clés et sortit. Céline sortit du lit et se releva trop rapidement ce qui re-déclencha le marteau dans sa tête. Elle se dépêcha de s'habiller, elle ne voulait pas avoir à affronter Florent. Elle courut dans la rue et s'arrêta à l'arrêt de bus le plus proche. Virginie entendit le bruit de la clé dans la serrure et se leva du canapé, prête à l'accueillir. -On peut savoir où t'étais ? -Virginie…. -Non, réponds ! -J'étais chez Florent … - Génial ! - Ecoute, je suis désolée… - Je me sens beaucoup mieux ! - Pour hier … - On s'en fout d'hier, ça allait pas fort entre nous mais là c'est pire que tout et grâce à toi. - T'as couché avec lui ? - Mon amour … - Donc c'est oui et ne m'appelles pas comme ça dans un moment pareil ! Virginie était rouge de colère. - Je me rappelle pas, j'étais pas dans mon état normal, c'est toi que j'… Virginie lui asséna une claque sonore. Céline et Virginie se regardaient, silencieuses pendant quelques minutes. - On m'avait prévenu pourtant que de sortir avec une hétéro, ça pourrait être compliqué et qu'un jour tu retournerais voir un mec… Virginie soupira et commença à tourner les talons, Céline la retint par le bras : -Attends ! - Qu'est ce qu'on va devenir ? - Je sais pas Céline, je sais pas … Virginie quitta l'appartement sous les yeux emplis de larmes de Céline. MARIE. Les premiers rayons du soleil apparaissaient dans la chambre du petit appartement de Céline et Virginie. Les faisceaux lumineux traversaient la pièce et venaient pénétrer en douceur le visage fatigué et exténué de Virginie. Celui-ci était le témoin d'une nuit particulièrement mouvementée et douloureuse. Les cernes qui marquaient ses yeux laissaient deviner le flot de larmes qui avait coulé quelques heures auparavant au même endroit. La pièce ressemblait à un vrai champ de bataille, des vétements étendues ici et là méttaient en évidence le carnage qui avait eu lieu peu de temps avant. Les cheveux ébouriffés, les yeux gonflés et rouges montraient toute la souffrance qu'avait laissé cette nuit particulièrement dévastatrice sur la jeune femme. C'est avec une certaine morosité que Virginie souleva l'édredon posé sur elle avant de mettre un pied au sol puis l'autre évitant soigneusement les vetements et autres débris qui trainaient au sol. Elle se souvenait de la veille comme "un véritable gachi" , la tempète qui avait sévi sur Marseille, était passé pas son appartement. Elle se dirigea, exténuée vers le *****, en direction du canapé où elle se laissa tombé, las. Son regard se braqua sur le téléphone portable posé sur la petite table basse en verre. C'était ce téléphone qui avait déclenché la guerre, c'était ce téléphone même qui était la source de tout ses déboires. C'était ce téléphone qui avait sonné la veille et c'était sur ce même téléphone qu'elle avait lu des messages quelque peu douteux sur la fidélité de son amie, Céline, sa Céline. Dans un élan de rage, elle lança le téléphone portable à l'autre bout de la pièce, et celui ci s'écrasa en débris sur le sol. La vu du téléphone brisé fit reprendre de plus belle les sanglots de Virginie. Brisé, voilà le mot qui lui venait à l'esprit, brisé, tout était brisé. Les mots de la veille accaparaientt ses pensées, et elle du faire face a une multitudes d'émotions, la peur, la haine, le dégout, l'amour… L'Amour, car malgrès tout, elle l'aimait. La trahison avait détruit en elle ce petit quelque chose qui donne de la lumière aux relations. A cet instant, elle l'aimait encore, certe, mais quelque chose était brisé tout au fond d'elle, quelque chose qui était rompu pour l'éternité. La confiance. La veille au soir lorsque Céline était rentré toute sourire et radieuse, Virginie n'avait pas bougé d'un cil. Elle avait donné le change, s'était levé, l'avait embrassé, puis sans rien dire était retourné dans la cuisine préparer le repas. Céline quant à elle n'avait rien remarqué d'étrange dans le comportement de sa femme. Pourtant, sans qu'elle le sache, Virginie pleurait, elle s'était retenu depuis qu'elle avait lu le message sur le portable qu'avait oublié Céline, mais la s'était de trop. Voir Céline heureuse et ignorante de la souffrance qui l'accablait la blessait au plus haut point. Comme si tout ses muscles lachaient au même moment, Virginie laissa tomber l'assiète qu'elle avait entre les mains. Celle ci vint se briser sur le sol, laissant éclater un tas de débris. Céline, alarmée par le boucan dans la cuisine se dirigea vers celle-ci … "Ho, c'est quoi ce bazard ? " fit-elle, avec un ton mélé de mépris et d'énervement. La tonalité de la phrase de Céline, était la goutte qui faisait déborder le vase. Virginie senti ses muscles reprendrent leur force et elle se retourna vers Céline. Celle ci put lire dans les yeux de sa compagne toute la colère et la rage qui la submergeait. Elle aurait pu mourir sur place tant ce regard était foudroyant. "Ce bazard ? " reprit Virginie "C'est plutôt à toi que je devrais poser la question, tu ne crois pas ? " Virginie s'était avancé à quelques centimètres de Céline, on pouvait lire dans chacun de leur regard leur irascibilité réciproque. "Je ne vois pas de quoi tu parles ! " répondit Céline avec une fausse candeur. Virginie se dirigea vers la chambre, et prit avec fermeté le téléphone portable qui se trouvait sur la table basse, le même téléphone portable qui quelques heures plus tard finirait en débris sur le sol du *****. "Et ça ? Tu vois mieux de quoi je parles" répliqua Virginie en lui tendant le téléphone portable. "Virginie… Il faut que je t'explique … " "NON ! Non, tu n'as absolument rien à m'expliquer, les messages sont assez explicites ! " Céline ne répondit rien, et fixa sa compagne. "Je croyais que tu m'aimais, qu'on étais bien ensemble, j'avais confiance en … " "Virgi… " coupa Céline. "Tais-toi ! J'avais confiance en toi Céline, j'avais trouvé en toi une amie, une confidente, mon alter égo… Aujourd'hui je me rend compte que tout ça, c'est du vent ! Tu m'a trahie Céline ! Explique moi pourquoi ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ? " "Je … Je … Je suis désolée" bredouilla Céline. "Désolée ? Tu es pitoyable Céline ! Vraiment, tu me fais de la peine, je ne veux plus te revoir Céline, plus jamais, tu entends ? Tu n'es même pas capable de m'expliquer pourquoi ! Vas t'en ! Sors de chez moi tout de suite !!! " Le ton était monté crescendo, et Céline s'était à peine défendue. Elle aussi avait haussé le ton pour se faire entendre par sa compagne, mais lorsque celle ci lui demanda de partir, Céline ne s'opposa pas, elle partie en claquant la porte. Virginie fut blessé par le manque de répartie de Céline, elle n'avait rien fait pour réparer ses erreurs, elle n'avait rien fait pour récupérer sa compagne, elle était partie comme ça surement retrouvé cet homme. Comme un ouragan, Virginie avait répandu avec fureur les vetements de Céline sur le sol, elle avait déchiré certain d'entre eux avant de s'endormir d'épuisement sur son lit. BENJI. Céline rentre d'un chantier de Phénicie, Virginie est assise sur le canapé et l'attend. Céline : Bonsoir mon amour. Céline s'approche pour embrasser Virginie mais celle-ci recule sa tête. Céline : Qu'est ce qui se passe ? Virginie colle une gifle à Céline. Céline : Non mais ça ne va pas ? Tu as perdu la tête ? Virginie : Comment oses tu me dire ça après ce que tu viens de me faire ? Céline : De quoi tu parles ? Virginie : Ah parce qu'en plus tu te fous de moi ? Céline : Mais explique toi, je ne vois pas de quoi tu veux parler ! Virginie : Jacques Dupuis, ça te dis quelque chose ? Céline devient rouge, elle avale sa salive. Céline : Euh… oui, c'est un collaborateur, pourquoi ? Virginie : Un collaborateur, c'est tout ? Céline : Ben oui pourquoi, il s'occupe d'un chantier sur lequel Vincent travail. Virginie : Bon j'en ai assez que tu te payes ma tête ! Céline : Mais qu'est ce que tu veux que je te dise, c'est un collaborateur, point ! Virginie : Et toi tu t'envoies en l'air avec tes collaborateurs ? Céline : Mais enfin Virginie, qu'est ce que tu vas chercher ? Virginie : Je ne cherche rien du tout, c'est ton père qui vous a vu à Phénicie, sur le canapé en plus, quelle discrétion ! Et étant donné qu'il n'a jamais pu me sentir, il est venu m'annoncer la nouvelle à coeur ouvert ! Céline : Oh le … Virginie : Non, au moins il a eu raison, comme ça j'ai enfin vu comment tu étais et ton père lui était heureux ! Céline : Ecoute Virginie, je vais t'expliquer… Virginie : Il n'y a rien à expliquer ! J'ai vraiment été trop conne de te faire confiance, j'aurai du me douter que tu retournerais vers les hommes un jour ! Céline : Mais Virginie, c'est une erreur, je ne sais pas ce qui m'a pris ! Virginie : Oh non je t'en prie, épargne moi ce discours là. Céline a honte, elle baisse la tête. Céline : Qu'est ce que tu comptes faire ? Virginie : Qu'est ce que je compte faire ? Te quitter, tout simplement ! Céline : Mais enfin Virginie on va en discuter, tu ne peux pas tout arrêter maintenant comme ça à cause d'une connerie ! Virginie : Fallait y réfléchir avant de coucher avec ce type. Céline : Virginie… Virginie part en claquant la porte. LANE. Il est 17h21, bar du Mistral. Virginie discute avec le nouvel avocat embauché par Phénicie. Cet avocat c'est Christophe Vermont. C'est un jeune homme assez fringant, brun, la trentaine. Virginie a fait sa connaissance il y a une quinzaine de jours. Ils se sont rencontrés au bar. Elle s'est laissée aborder par lui et se retrouvent régulièrement à la même table. Virginie est amusée par ce jeune homme qui est un coureur de jupons patenté et elle a pris l'habitude de rigoler à ses blagues plus ou moins sexistes. Depuis quelques minutes, celui-ci lui raconte à nouveau ses exploits sexuels et lui parle de sa dernière conquête. Après 20 minutes de conversation, Virginie est curieuse et aimerait bien savoir de qui il s'agit. - Virginie : Dites moi qui c'est. La semaine dernière vous m'aviez promis de me le dire. - Christophe Vermont : Bon d'accord. Elle s'appelle Céline. On bosse ensemble à Phénicie, vous la connaissez ? Le visage de Virginie se décompose. Elle ressent comme un choc et reste scotchée, la bouche ouverte. Elle a du mal à réaliser ce qu'elle entend. Au bout de quelques secondes, elle déclare : - Virginie : Co… comment ? C'est … c'est de Céline Frémont que vous parlez ? C'est elle votre dernière conquête ? - Christophe Vermont : Oui en effet ! Et je peux vous dire que c'est une chaudasse de première ! En entendant ces mots, Virginie est décontenancée, elle se lève de sa chaise et donne une gifle à Christophe Vermont. Celui-ci qui ne comprend pas ce qui se passe, se lève à son tour et s'écrie en se tenant la joue : - Christophe Vermont : Mais enfin qu'est-ce qui vous prend ? Vous êtes complètement folle !!! Virginie ne répond pas et se dirige vers la sortie. Elle manque de renverser Mélanie en quittant le bar. Arrivée dans la rue, elle enfile son casque et enfourche sa moto. Dix minutes plus tard, Mélanie qui avait entendu la conversation de Virginie et Chritophe Vermont se décide à prévenir Céline qui est dans leur maison. - Mélanie : Céline, je suis désolée. Virginie est au courant pour Christophe et vous… ça… ça devait finir par arriver. Elle est partie d'ici furax. Je… je crois qu'elle vient chez vous pour avoir une explication. Céline remercie Mélanie et raccroche le téléphone, un peu paniquée. Elle ferme les yeux et fait les cent pas dans le *****. Elle réfléchit à ce qu'elle va bien pouvoir dire à Virginie. "Elle ne va pas tarder à arriver" se dit-elle intérieurement. Elle ne tient pas en place. Soudain elle s'arrête et sursaute car elle entend la porte d'entrée s'ouvrir. Virginie entre, lance son casque de moto par terre et enléve son blouson. Céline est hésitante, d'un geste nerveux elle referme son gilet puis s'avance timidement vers Virginie. - Céline (souriante) : Virginie… Laisse-moi t'expliquer… Je… Je… - Virginie (le visage sévère) : Tu me touches surtout pas ! Comment as-tu pu me faire ça ? Comment ? Après tout ce qu'on a vécu ? Tu m'as trompée avec Christophe Vermont ? - Céline (elle baisse les yeux) : Je… je suis désolée. Je… je… je… ne sais pas ce… ce qui m'a pris. - Virginie : J'espère au moins que tu as pris ton pied ! (Virginie regarde Céline droit dans les yeux.). - Céline (baissant à nouveau les yeux) : Non ma chérie, ce… c'est pas ce que tu crois. C'était pas du sexe ! - Virginie : C'était pas du sexe ? C'était quoi alors si c'était pas du sexe hein ? J'ai parlé avec ce sale porc qui t'a sautée ! Figure toi qu'il est fier de lui en plus ! Je suis sûre qu'il le raconte à tout le monde !!! Céline, envahie par un sentiment de culpabilité baisse les yeux une fois de plus. Virginie n'en peut plus, elle a un geste d'agacement. Elle tourne brusquemment le dos pour s'en aller. Céline reste sur place, hésite puis décide de la suivre et l'attrappe par le bras. Virginie tente de se dégager mais Céline la retient fermement. Céline (visage suppliant) : Virginie ! Reste ! Je t'en prie. Je regrette d'avoir couché avec Christophe Vermont. Virginie (tentant toujours de se dégager) : Lâche moi… Lâche moi je t'ai dit ! Je ne supporte plus ta présence ! Céline : Je te demande de me pardonner, je ne te tromperai plus jamais ! Je te le jure ! (La voix de Céline s'étrangle en un sanglot.). Virginie se retourne et toise Céline du regard. Elle dégage violemment son bras de la main de Céline. Virginie (l'oeil noir) : C'est sûr que tu ne me tromperas plus jamais, car je ne veux plus te voir !!! En entendant ces mots, Céline est saisie sur place. Elle ouvre la bouche mais aucun son ne sort. Elle regarde par terre puis regarde Virginie, elle est comme hébétée. Toujours muette, elle fait un pas vers Virginie et essaie de la prendre dans ses bras mais Virginie anticipe son mouvement et recule. Virginie : Mais enfin qu'est-ce que tu croyais ? Que j'allais accepter que tu m'humilies de cette façon là ? Céline ne sait pas quoi répondre. Elle semble perdue. Elle a l'esprit confus et n'est pas capable de trouver ses mots. Elle ferme les yeux et des larmes perlent au coin de ses yeux. Subitement, alors qu'elle parvient enfin à prononcer "Virginie, je t'aime", Céline se sent mal. Elle avale sa salive et tente de reprendre son souffle mais elle est en proie à un malaise. Au même moment, Virgine qui ne se rend pas compte de ce qui se passe, lui tourne le dos pour s'en aller. Céline perd l'équilibre et bute contre Virginie. Celle-ci se retourne irritée. Virginie (elle hurle) : Tu vas me laisser tranquille oui !!!! Mais… (elle voit Céline) que… qu'est-ce que tu as ? Céline : Virginie pardonne-moi, je t'en sup… Céline ne termine pas sa phrase car elle perd connaissance et tombe vers le sol. Virginie essaie de la retenir. Mais le gilet en satin de Céline lui glisse entre les doigts et celle-ci tombe lourdement sur le sol, prise de convulsions. Virginie (paniquée) : Céline ! Céline ! Réponds-moi ! Que t'arrive t'il ? Céline !!! Céline ne répond pas. Elle a l'estomac qui se soulève et se baisse violemment. Elle les yeux révulsés, et son visage est bleuté. Virginie est prise de panique. Elle comprend que la situation est grave. Elle laisse Céline allongée sur le sol et se précipite sur le téléphone. Elle tremble et elle a du mal à composer le numéro du Samu. Elle obtient un médecin régulateur au bout du fil. Au bout de quelques secondes, elle parvient à prononcer : Virginie : Vite, vite, envoyez une ambulance !!! C'est ma compagne, elle est entrain de faire un malaise !!!
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264349
b
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