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Le grand voyage (gay)

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Je suis né en 1992 à Oslo en Norvège. Mon père est prof de maths à Oslo et ma mère est directrice commerciale dans une entreprise de télécommunications. On peut donc dire que je suis dans une famille aisée. J'ai également 1 frère de 14 ans prénommé Alberich et une s&oelig ; ur de 10 ans nommés Fréa. Mes parents nous ont appelés comme ça car ils sont passionnés de mythologie nordique. C'est d'ailleurs grâce à cela qu'ils se sont rencontrés au cours d'une conférence à Lillehammer sur ce sujet. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce ne sont pas des prénoms courants en Norvège mais au moins, ça nous distinguent des autres.

J'ai 2 passions dans la vie : le sport : je pratique la natation depuis l'âge de 5 ans et depuis l'âge de 10 ans, j'en fais au plus haut niveau et j'ai déjà remporté plusieurs courses inter collèges ou inter régions. Mon autre passion, c'est la cuisine. Dès que je peux, je me réfugie en cuisine et je prépare les repas familiaux le plus souvent possible.

Maintenant, passons à la description physique et intellectuelle. Je mesure 1,85m pour 75 kilos. Vu ma pratique sportive assez intense, j'arbore des muscles assez développés notamment au niveau des épaules, extrêmement sollicités pour la nage. Je suis blond très clair, un visage d'ado avec un peu d'acné mais rien de bien méchant, des bras un peu longs, très utile pour la nage et enfin, des jambes puissantes qui me permettent de nager assez vite. En ce qui concerne mes capacités intellectuelles, je suis plutôt bon élève excepté en maths et c'est pas faute d'avoir un père enseignant la matière. Les maths et moi, c'est une grande histoire remplie de déceptions immenses en interros, de cours compris approximativement malgré le soutien de mon père et de galères monstres avant les interros où le stress régnait. Malgré les cours de soutiens, les cahiers de vacances consacrés à cette matière et aux stages de vacances, rien n'y a fait, je crois que je ne suis pas fait pour les maths. En revanche, je compense cette lacune par un très bon niveau de langues, d'histoire, de sport évidemment et de sciences économiques et sociales.

En ce qui concerne ma vie sociale, j'ai toujours été un peu solitaire mais j'ai quand même pas mal d'amis notamment des amis du club de natation. Lorsqu'une fête se fait, je suis toujours présent et il m'arrive parfois de faire des conneries sans importances mais qui peu à peu m'ont aidé à être moins solitaire. Mais, parfois, j'entre dans une sorte de bulle et personne en peut m'en sortir. J'ai également plusieurs amies et même, certaines m'avaient demandées de sortir avec elles mais à chaque fois, je déclinais l'offre car, j'ai un secret très simple : je suis gay.

J'ai commencé à ressentir de l'attirance pour les garçons vers 10 ans lorsque j'ai commencé la natation de haut niveau. Le fait d'être dans un vestiaire avec uniquement des garçons tous nus au moment de la douche m'a en grande partie démontrée mon attirance pour les garçons. Au début, je le vivais très mal, je me sentais étranger à ce monde et c'est la cause principale de ma solitude. Mais au fil du temps, j'ai appris à vivre avec mais au printemps, où les hormones sont en ébullition et que tous mes potes flirtent avec des filles, je m'éloignais toujours et je me retrouvais seul. Plusieurs fois j'ai faillit avouer cela à ma famille et mes amis mais la peur de leur réaction m'en empêchait. Donc, j'ai toujours gardé cela pour moi et je suis toujours puceau à 17 ans alors que tous mes amis ou presque ne le sont plus depuis un moment.

Plusieurs fois, je me suis posé la question : pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? Mais, cette question est jusqu'alors restée sans réponse. Je me suis également posée cette question : Trouverais-je quelqu'un un jour qui m'aime comme je suis réellement et non comme je suis devant le reste du monde ? Je pensais que je ne trouverais pas de réponse à cette question mais un événement aussi brutal qu'inattendu allait tout accélérer : j'allais quitter mon pays.

En effet, mon père, qui rêvait de revenir en France, la terre de nos ancêtres qu'ils ont fuit lors des guerres de Religion, avait obtenu une mutation dans un lycée français. Au début, nous pensions tous que nous irions à Paris car, bien que je sois plutôt bon en géographie, je ne connaissais pas la France entière mais lorsqu'il nous indiqua sur une carte la ville où nous irions, je fus totalement incrédule : nous allions habiter dans une ville moyenne du Nord-Est appelée Besançon. Mon père nous expliqua que ces ancêtres étaient originaires d'un petit village de la région pas très loin de cette ville. Après cette annonce, je suis entré dans une tristesse immense : j'allais arriver dans un pays dont je ne parle pas la langue et que je ne connais pas du tout ou presque. De plus, je perdais tous mes amis et également les lieux de mon enfance comme la piscine ou mon lycée. Plusieurs fois, j'ai demandé à mon père si on était obligé de partir et à chaque fois, il m'expliquait la chance que j'avais d'aller en France et que c'était une nouvelle vie qui allait démarrer. Je ne savais pas encore que cette prédilection allait se réaliser et surtout jusqu'à quel point.
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b
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