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Idées de textes non religieux pour la cérémonie

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Quelques idées de textes que j'ai trouvés au fil de mes recherches… si vous souhaiter lire un texte non religieux au cours de la cérémonie :

"LA CHAINE ET LE PEIGNE"

(Gérard Bessière).

Il y avait une fois, en quelque lieu du monde, deux époux dont l'amour n'avait cessé de grandir au creux de leur chaumière, depuis le jour de leur mariage. Ils étaient très pauvres et chacun d'eux savait que l'autre portait en son coeur un désir inassouvi ; lui avait une montre en or pour laquelle il ambitionnait secrètement d'acheter un jour une chaîne du même métal précieux. Elle avait de grands et beaux cheveux, et rêvait d'un peigne de nacre pour les serrer sur sa nuque.

Avec les années qui passaient, lui en était venu à penser au peigne plus qu'à la chaîne de montre, cependant qu'elle oubliait la nacre en cherchant comment acheter la chaîne rutilante. Depuis longtemps ils n'en parlaient plus, mais leur esprit secrètement nourrissait le projet impossible.

Au matin de leurs noces d'or, le mari eut la stupeur de voir son épouse avancer vers lui les cheveux coupés !

"Qu'as-tu fait mon amie ? "

Elle ouvrit alors ses mains dans lesquelles brillait la chaîne d'or : "je les ai vendus pour acheter la chaîne qui accompagnerait ta montre.

- Ma pauvre amie, s'écria-t-il en ouvrant ses propres mains dans lesquelles resplendissait la nacre, j'ai vendu la montre pour t'acheter le peigne ! "

Et de tomber dans les bras l'un de l'autre, dépouillés de tout, riches de leur seul amour…

"JE CONNAIS DES BATEAUX"

(Mannick, CD Le Temps de l'Amour).

Je connais des bateaux qui restent dans le port,

De peur que les courants les entraînent trop fort,

Je connais des bateaux qui rouillent dans le port,

À ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir,

Ils ont peur de la mer a force de vieillir,

Et les vagues, jamais ne les ont séparés,

Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés.

Qu'ils en ont désappris comment se regarder,

Je connais des bateaux qui restent à clapoter,

Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux,

Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,

Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu,

Sur les routes océanes ou les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini.

De s'épouser encore chaque jour de leur vie,

Et qui ne craignent pas, parfois, de s' éloigner.

L'un de l'autre un moment, pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port,

Labourés de partout mais plus graves et plus forts,

Je connais des bateaux étrangement pareils,

Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour,

Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,

Sans jamais replier leurs ailes de géants,

Parce qu'ils ont le coeur à taille d'océan.

"LE MOT D'AMOUR"

(J. Rieux).

Un mot, un seul, pour tout rassembler, pour tout résumer. Un mot qui n'en finit pas d'être prononcé, qui ne finira jamais de construire. Voici ce mot qui brûle les lèvres ; il monte du fond du coeur, il éclate comme un bonheur. Par lui, toute la création s'est mise à chanter pour transmettre d'âge en âge le sens de la vie, la véritable force qui fait grandir l'humanité.

Un mot ! Prononcez-le autour de vous, faites-le grandir au fond de vous, vivez-le les uns avec les autres. Soyez féconds de mille mains tendues, soyez joyeux d'un sourire qui efface les rides ; soyez lumineux de l'esprit qui rappelle à la vie. Ayez en vous le mouvement vers l'autre ; ayez pour vous la force des déracinements, ayez au-delà de vous la seule attitude qui vous sauvera… Jetez vos vieilles habitudes à la brocante des bons sentiments ; rejetez les fantômes de vos trop vieilles coutumes ; abandonnez toutes vos fausses pudeurs pour vivre l'esprit de vérité. Voici ce mot : il est trop simple, pour qu'on le vive seul ; il est trop pur pour que nous puissions nous y accrocher de notre propre force ; il est trop doux pour la dureté de nos coeurs, pour la complexité de nos tendresses. Alors courage ! Par lui, le monde fut vaincu. Il suffit de ce précepte : AIMER.

"L'AMOUR, UNE ROUTE"

(Michel Quoist).

L'amour n'est pas tout fait. Il se fait.

Il n'est pas robe ou costume prêt à porter,

Mais pièce d'étoffe à tailler, à monter et à coudre.

Il n'est pas appartement, livré clefs en main,

Mais maison à concevoir, bâtir, entretenir,

Et souvent réparer.

Il n'est pas sommet vaincu, mais départ de la vallée, escalades passionnantes, chutes dangereuses,

Dans le froid de la nuit ou la chaleur du soleil éclatant.

Il n'est pas un solide ancrage au port du bonheur,

Mais levée d'ancre et voyage en pleine mer,

Dans la brise ou la tempête.

Il n'est pas OUI triomphant,

Énorme point final qu'on écrit en musique,

Au milieu des sourires et des bravos,

Mais il est multitude de "oui" qui pointillent la vie,

Parmi une multitude de "non" qu'on efface en marchant.

Ainsi être FIDELE, vois-tu ce n'est pas :

Ne pas s'égarer, ne pas se battre, ne pas tomber,

C'est toujours se relever et toujours marcher.

C'est vouloir poursuivre jusqu'au bout,

Le projet ensemble préparé et librement décidé.

C'est faire confiance à l'autre.

Au-delà des ombres de la nuit.

C'est se soutenir mutuellement.

Au-delà des chutes et des blessures.

C'est avoir foi en l'Amour tout-puissant,

Au-delà de l'amour.

"REMPLIS TA VIE D'AMOUR"

(Amado NERVO, Poète mexicain).

Toujours, quand il y a un vide dans ta vie remplis-le d'amour.

Adolescent, jeune, vieux.

Toujours, quand il y a un vide dans ta vie remplis-le d'amour.

Ne pense pas je souffrirai"

Ne pense pas "je me tromperai.

Va simplement, allégrement, à la recherche de I' amour.

Cherche à aimer comme tu peux, à aimer tout ce que tu peux.

Aime toujours.

Ne te préoccupe pas de la fidélité de ton amour.

Il porte en lui sa fin.

Ne Ie juge pas incomplet, parce que tu ne trouves pas de réponse à ta tendresse.

L' amour porte dans Ie don d' affection, sa propre plénitude.

Toujours, quand il y a un vide dans ta vie remplis-le d'amour.

"MARIAGE"

(André Noiret).

J'ai vécu tous ces jours, j'ai vécu toutes ces nuits.

Pour arriver enfin en ce temps d'aujourd'hui.

Où je donne sans crainte à l'avenir certain.

Tout mon amour, tous mes émois, tous mes matins.

A t'aimer sans détour, à t'aimer tendrement.

A ne faire de toi qu'un bouquet d'agrément.

Un livre de passion aux mots d'amour si doux.

Que tous les anges du ciel en deviendraient jaloux.

Où j'écrirais chaque jour une nouvelle page.

En bénissant à jamais notre Mariage.

Moment délicieux de deux curs qui s'unissent.

Amour partagé pour le meilleur et le pire.

Radieux espoirs d'un foyer qui se tisse.

Interminables échanges de mots doux, de soupirs.

Anneaux scellant un bonheur infini.

Goutte pure de rosée qui fait fleurir vos âges.

Et mûrir votre amour en un superbe fruit.

… Deux âmes qui frissonnent c'est cela le mariage.

S'aimer l'un l'autre la main dans la main.

Et triompher traversant les orages.

Se retrouver tout au bout du chemin.

La route est longue pour ce très beau voyage.

Chantez dansez ensemble soyez joyeux.

Que vos curs vibrent sur la même harmonie.

Remplissez la coupe de l'autre et tout heureux.

Savourez ainsi cet amour qui vous unit.

L'âme du vent nous raconte sa romance.

Demain le printemps où tout se renouvelle.

Où le soleil chauffe l'herbe qui danse.

Annoncera fièrement la nouvelle.

Tintez grelots tintez cloches tous en chur.

Entre vos bras ouverts le bonheur a sonné.

Les anges du ciel chanteront l'amour vainqueur.

En annonçant la naissance d'un nouveau né.

"AIMER FAIT GRANDIR"

(Rainer-Maria RILKE).

II est bon d'aimer : car I'amour est difficile. L'amour d'un être humain pour un autre, c'est peut-être I'épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c'est Ie plus haut témoignage de nous même ; I' oeuvre suprême dont toutes les autres ne sont que des préparations. (…) L'amour ce n'est pas des I'abord se donner, s'unir à un autre. L'amour, c'est I'occasion unique de mourir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour I'amour de I'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle Ie large.

(Auteur inconnu).

La joie d'aimer, d'être deux sur la terre.

C'est regarder s'écouler les années.

Tout doucement comme l'eau des rivières.

Tout doucement comme l'heure au clocher.

La joie d'aimer, d'être deux à se plaire.

C'est retrouver la chaleur d'un baiser.

Toujours le même, toujours,

Sans se lasser.

C'est partir ensemble vers un unique avenir.

C'est vieillir ensemble par les mêmes souvenirs.

La joie d'offrir le meilleur de soi-même.

Dans un amour qui fleurit jour et nuit.

C'est de garder dans son cur, dans ses veines,

Toute une vie.

"SE PARLER"

(Charles Si).

On prendra du temps,

On oubliera l'habitude de se taire.

Et on se parlera.

Même si mes mots.

Parlent de cuisine et de travail.

Et de soucis et d'enfants.

Parce que c'est la vie,

Dans le son de mes mots.

Tu entendras le chant.

De ma tendresse.

Même si mes mots.

Sont de tous les jours,

Ils te diront que tu existes.

Et que je t'aime.

On se parlera.

Et les mots qu'on se dira,

Entrecroisés d'or et de cendres,

Seront les liens de notre amour.

Tressé dans les tessons.

De chaque jour.

"AIMER"

(Jeannine et Guérino).

Aimer c'est trouver.

Par l'autre,

Pour l'autre,

Avec l'autre, la vie plus généreuse,

La plus équilibrante, la plus complémentaire, la plus rayonnante.

On doit devenir comme une brique réfractaire qui capte et puis redistribue la chaleur des heures durant, après l'extinction des feux.

Un couple qui est en harmonie et qui aime dans l'altruisme et non l'égoïsme à deux peut et sait rayonner, émaner, "immaner" son amour vers les autres.

Aimer, c'est se donner, donner, mais aussi recevoir.

Ce n'est pas prendre… c'est parfois attendre.

Celui qui prend ne s'aime pas lui-même.

Aimer, c'est vouloir le bien… mais aussi le bien de l'autre, comme le bien de soi… c'est échanger des matières invisibles de force, de travail, de joie, de réflexion, d'invention, de communion…

C'est grand, aimer !

Si je ne peux y arriver, ce sera déjà formidable d'avoir pu l'imaginer et de croire cela possible et vivable par le commun des mortels et non pas par des "saints ou des surhommes".

Aimer, c'est être large assez pour comprendre, pour laisser vivre, laisser respirer l'autre à son rythme, avec ses capacités et ses besoins, c'est aussi, quelquefois, savoir ne rien faire, savoir ne rien dire, c'est être là ou ne pas y être quand c'est nécessaire.

C'est devenir réceptif et émissif à un point d'accord tellement grand que la sensation précède ou remplace la parole, la pensée, la décision… la demande.

Je pense tout ceci vivable et réalisable à notre époque… pour le vivre, il n'est pas nécessaire de changer de planète ni d'époque.

"PAR DEUX… "

(Paul Eluard).

Nous n'irons pas au but.

Un par un mais par deux.

Nous connaissant par deux.

Nous nous connaîtrons tous.

Nous nous aimerons tous.

Et nos enfants riront.

De la légende noire.

Où pleure un solitaire.

"MARIAGE"

(Martin Gray).

Certains croient que le temps n'est plus au mariage. Qu'il suffit de vivre l'un avec l'autre sous le même toit pour que l'union soit réelle et qu'on peut ainsi, quand le temps de l'amour a cessé, se séparer, recommencer. La vie serait ainsi une suite d'expériences que jamais le mariage ne viendrait sanctionner. Certains pensent même que le mariage est inutile, alors que des enfants naissent, et que la mère ou le père peut très bien, seul, si leur union se défait, élever les enfants. Le mariage ne serait qu'une vieille coutume à abolir et dont ne seraient plus victimes que les naïfs.

J'ai dit que je voulais préserver la naïveté et je veux aussi défendre le mariage.

Il faut qu'à un moment donné ton engagement soit total, conclu pour l'éternité. Il faut que tu croies cela. Et c'est pourquoi j'aime que le mariage soit un sacrement, un symbole qui dans les religions, quelles qu'elles soient, a une importance capitale.

Car le mariage est un moment de la vie. Si tu multiplies ces unions sans signification sacrée, elles ne seront jamais que des rencontres sans avenir. Tu n'auras pas pris le risque, tu n'auras pas parié. Le mariage est ce risque et ce pari qui t'obligent à aller jusqu'au bout de tes sentiments. Tu peux alors éprouver quelle est leur valeur. Et l'autre le découvre aussi.

Le mariage n'est donc pas un simple acte social. Il est cérémonie sacrée, moment où tu entres en harmonie avec un ordre du monde. Accomplis cet acte avec gravité. Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie. Et c'est une nouvelle naissance pour toi. Tu vas vivre à deux. Tu vas partager. Des enfants vont naître.

"RESPECT DE L'AUTRE"

(Martin Gray).

Lamour nest jamais contrainte. Il est joie, liberté, force.

Et cest lamour qui tue langoisse.

Là où lamour manque, naissent la peur et lennui.

Lamour est emportement. Lamour est enthousiaste. Lamour est risque.

Naiment pas et ne sont pas aimés ceux qui veulent épargner, économiser leurs sentiments.

Lamour est générosité, lamour est prodigalité, lamour est échange.

Qui donne beaucoup, reçoit beaucoup en fin de compte. Car nous possédons ce que nous donnons.

Aimer, ce nest pas mutiler lautre, le dominer, mais laccompagner dans sa course, laider.

Savoir accepter lautre tel quil est ; être joyeux du bonheur quil trouve.

Laimer dans sa totalité : pour ce quil est, laideur et beauté, défauts et qualités.

Voilà les conditions de lamour, de lentente.

Car lamour est vertu dindulgence, de pardon et de respect de lautre.

"HYMNE A L'AMOUR"

(Auteur inconnu).

L'amour ne jalouse pas ;

Il ne se vante pas,

Ne se gonfle pas d'orgueil ;

Il ne fait rien de malhonnête ;

Il ne cherche pas son intérêt ;

Il ne s'emporte pas ;

Il n'entretient pas de rancune ;

Il ne se réjouit pas de ce qui est mal,

Mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

Il supporte tout,

Il fait confiance en tout,

Il espère tout, il endure tout.

"LES SAISONS DE L'AMOUR"

(Auteur inconnu).

Le printemps de l'amour est tout simplement magique parce que chaque journée est faite de découvertes et de nouveautés.

L'été de l'amour est chaud et éclatant comme le soleil. C'est une période dorée, marquée par la complicité et les rêves partagés…

L'automne de l'amour est tendre ; c'est un moment paisible où les amoureux récoltent le fruit du bonheur qu'ils ont semé…

L'hiver de l'amour est beau et touchant comme peuvent l'être tous les souvenirs d'un amour dont c'est le perpétuel printemps.

"JE VOUDRAIS"

(Serge Roy).

Je voudrais que notre mariage ne soit pas la conclusion mais l'introduction d'une merveilleuse réalité.

Je ne veux pas t'aimer avec des grandes phrases faites de grands mots, avec de l'amour et des toujours qui ne durent jamais… Je voudrais que nous vivions notre amour non pas sur ce qu'il est, mais sur ce que nous allons en faire à travers le quotidien.

Je voudrais que jamais il ne devienne la chaîne qui retient, mais qu'il soit et reste notre liberté et celle de nos enfants, qu'il soit la lumière de notre vie et de la leur, qu'il soit la chaleur qui réchauffe et que l'on retrouve chaque jour avec une joie grandissante.

Je ne veux pas taimer avec des grandes phrases faites de grands mots, avec de lamour et des toujours qui ne durent jamais.

Je voudrais que nous vivions notre amour non pas sur ce quil est, mais sur ce que nous allons en faire à travers le quotidien. A travers les choses les plus banales, je voudrais quil trouve sa réelle dimension.

Je ne veux pas damour rejetant qui me ferait oublier les autres pour ne voir que toi. Je ne veux pas susciter de haine ni de jalousie : notre amour doit être une joie pour tous.

Il nous est donné le droit dapporter la vie : consacrons la joie de cette journée et de toutes les autres au respect de la vie, la vie de tous nos frères, par-delà les frontières et leurs drapeaux, symboles de tant de guerres, faites de tant de sang, de souffrances et de larmes, par-delà les races et les couleurs.

Nous voulons que dans notre cur chacun trouve la place et lamour qui lui revient afin de nous aimer en chacun deux.

"LORSQUE TU SERAS VIEUX ET QUE JE SERAI VIEILLE"

(Rosemonde Gérard.

"NOTRE VOYAGE").

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille.

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille.

Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos curs en fête.

Nous nous croirons encore de jeunes amoureux.

Et je te sourirai, tout en branlant la tête.

Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille.

Avec de petits yeux attendris et brillants.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille.

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse.

Sur le banc d'autrefois, nous reviendrons causer.

Nous aurons la joie attendrie et très douce.

La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois, jadis, j'ai pu dire "je t'aime ! "

Alors avec grand soin, nous le recompterons.

Nous nous souviendrons de mille choses, même.

De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d'une caresse douce.

Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser.

Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse.

Sur le banc dautrefois, nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage.

Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Qu'importeront alors les rides du visage.

Si les mêmes rosiers parfument le chemin.

Songe à tous les printemps qui, dans nos curs, s'entassent.

Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.

Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent.

Et sans cesse tissent entre nous d'autres liens.

Cest vrai, nous seront vieux, très vieux, faiblis par lâge.

Mais plus fort je serrerai ta main.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille.

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille.

Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos curs en fête.

Nous nous croirons encore aux heureux jours d'antan.

Et je te sourirai, tout en branlant la tête.

Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille.

Avec des yeux remplis de pleurs de nos vingt ans…

Quand tu seras vieux et que je serai vieille.

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs !

"NOTRE VOYAGE"

(Charles Baude.
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