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Les tribulations de pélagie et de théodore!........

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 01/04/11 | Mis en ligne le 12/05/12
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" LES TRIBULATIONS DE THEODORE ET DE PELAGIE " Tous deux, pensionnaires de la séniorie. "Bel Horizon""… s'éprennent… et tombent en amour ! - Suite à la découverte de cette idylle naissante, la directrice, convoque un conseil de famille avec les enfants des deux pensionnaires ! - Théodore, quatre vingt deux ans, il n'a plus toutes ses dents… ses jambes, elles lui jouent quelquefois des tours… il lui arrive de vaciller… parfois même, il semble le faire exprès rien que pour se faire remarquer ou se faire dorloter ! Mais soyez rassurés… il se sent encore vert et tout émoustillé dès qu'il aperçoit sa Pélagie au détour d'un long corridor ! Il a des yeux malicieux et pétillants ! - En ce qui concerne sa mémoire ? Excellente par ailleurs, il a encore tous ses esprits… disons même, tellement en éveil, qu'il semble toujours aux aguets ! Sa Pélagie… - Il est bon ici de préciser qu'il est la mascotte de tout le personnel " féminin "! Quant à Pélagie, quatre vingt six ans, toujours aussi alerte… ne faisant pas son âge, toujours pomponnée comme une jeunette ! Alors là, ses toilettes ! Je ne vous dis que ça ! Il lui arrive de changer deux à trois fois dans la journée ! Son esprit ? Occasionnellement un peu lointain… il lui arrive de confondre Théodore avec feu son Joseph ! Qu'importe ! Elle l'aime bien ce Théodore, qu'elle prénomme parfois Joseph ! Théodore, lui il s'en fiche… elle est encore si belle, toujours maquillée et son parfum… rien qu'à son odeur… il la repère à tous les coins et recoins qui traversent toute la Résidence du. " Bel Horizon"! La chambre de Théodore se situe au rez-de-chaussée, juste à côté de la cage d'escalier de secours avec vue sur le jardin ! La chambre de Pélagie elle se situe juste au-dessus, au premier étage, à côté de l'escalier de secours !! Un matin, la technicienne de surface, s'inquiétait de ne pas trouvé son balai ! Où pouvait-elle l'avoir mis ? - C'était tout simplement Pélagie qui l'avait dérobée… devinez ? - Avec Théodore, ils avaient concocté un code pour se rencontrer ! - Un coup sur le plancher, cela signifiait danger ! - Deux coups : voie libre ! Je descends, dans ta chambre ! J'ai des meilleures guiboles que toi ! - Trois coups : rendez-vous au parc ! Oui, nous avons dû trouver des astuces, comme si nous avions 15 ans… A notre âge devoir nous cacher… - Pélagie et moi, nous nous aimons ! Où est le problème ? - Oui ! Nous avons une grande complicité réciproque ! … Nos goûts artistiques et littéraires sont très proches. - Le personnel de la Séniorie comprend très bien cette complicité… mais la directrice me semble un peu étroite d'esprit ! - Hier soir j'ai eu la désagréable surprise d'entendre mon fils au téléphone me demandant : - Papa, c'est quoi cette histoire avec Pélagie ? - Fiston ? Comment sais-tu que je joue au scrabble et au bridge, avec Pélagie ! - Devrais-je te demander la permission ? Non, je ne suis pas sénile ! Oui, j'aime bien Pélagie. C'est une personne très correcte, gentille et agréable, il n'y a aucune problème, alors ? - Moi ton père, à mon âge, devrais-je me justifier de mon amour pour Pélagie ? Non ! Je suis très en colère ! - Faire une réunion de famille avec vous mes enfants ? Qui c'est qui a inventé cette idiotie ? Avec les enfants de Pélagie, également ? - Qui a lancé cette invitation ? - Ah, la charmante directrice je présume ? - Oui, c'est ça ! Dis-le… Avoues ! - Jamais, tu entends Fiston, j'ai toute ma raison et personne ne me séparera de Pélagie ! - Là, j'arrête cet entretien, je raccroche et il n'est plus question de me parler de cette réunion ! - Aujourd'hui exceptionnellement, je suis descendu rendre visite à Pélagie ! - Je devais absolument lui parlé de ce coup de fil avec mon fils. J'étais outré… mais surtout très blessé ! - J'estimais n'avoir aucun compte à rendre à mes enfants en ce qui concerne mon histoire de coeur ! - Pélagie semblait aussi attristée que moi, dès que je lui eut raconté ! - Théodore, si ton fils a appelé, je suis certaine qu'avant demain matin mes filles m'appelleront aussi ! - Cette directrice " une vraie peau de vache ! " Nous tourmenter à notre âge… notre dernier petit bonheur ? - Pélagie, ma chérie, ne t'énerve pas, à deux nous nous défendrons… ils ne nous séparerons pas ! Je te le promets ! - Théodore, nous sommes si bien ensemble… le bridge… le scrabble… nos ballades dans le parc ? Cela dérange qui ? Mon cher ami ? - La directrice… je ne vois qu'elle ! C'est bien ça, tu as bien deviné ! - Ma Pélagie chérie ! Pas la peine de te faire du mauvais sang ! Elle n'en vaut pas la peine. - Tu vas être trop énervée et tu ne dormiras pas de la nuit ! Passer la nuit à te poser mille questions ? - Je t'assure… il n'y a aucun problème ! - C'est vite dit, mon Théodore ! Tu ne t'imagines pas ce que font dire et penser mes filles ? J'entends d'ici leurs réflexions : tu t'imagines, maman, faire ça à papa ! A ton âge reprendre un amoureux ? - Théodore, je t'en prie, donnes-moi un conseil ! - Un conseil ? - Ecoute-moi, ma chérie, j'ai une idée ! - Je m'en vais de ce pas voir comment nous allons, avec les infirmières et les assistantes médicales organiser notre petite réunion à l'insu des enfants et de la directrice. - Je m'occupe de ça et je te t'informerai de la suite dès que j'aurai concocté cette réunion ! - Hé, ma chérie ! Souris… si tout se passe comme je le pense… nous aurons peut-être une noce ici à la Résidence. " Bel Horizon ! " - Théodore, tu sais que je t'aime et que t'apprécie… mais ne crois-tu pas que là tu exagères ? Ils finiront tous par nous traiter de vieux fous ! - Tu as pensé à mon Joseph, il doit me donner son accord… - Ton mari il est mort depuis combien d'année ? Ce n'était pas ton père à ce que je sache ? Et puis Pélagie, je te rassures… fais- moi confiance… laisses-moi faire… tu verras… nous aurons notre noce, aussi vrai que je me prénomme Théodore ! - Eh bien mon cher Théodore… te voilà bien sûr de toi ? - J'attends de voir la réaction de mes filles ? - Tes filles ? Tu t'occupes de leur vie amoureuse toi ? Non, alors ! Il n'y a aucun problème, quant à mes fils ils n'ont qu'à bien se tenir ! Non, mais… je suis encore bien lucide et qui ça gêne si je t'aime toi ? - Ma chère Pélagie : tous ce qu'il y a de plus sérieux ! Le premier qui se permettra de me traiter de vieux sénile… je lui flanque ma main… tu te doutes bien où ? - Théodore, mon ami… là je ne te reconnais plus… ta passion et ton verbe me dépassent tes mots… - Pélagie… patience… tu verras ! Pélagie a une idée lumineuse, ils vont fuguer ! Non, je ne trouve pas que ce soit une bonne idée ! - Théodore avec ses guiboles chancelantes… Comment le trainer derrière moi ? … - D'accord, moi je me sens encore très alerte… mais… fuguer à mon âge ? Aller où ? A l'hôtel… comme des fuyards ? Des bandits ? Etre recherchés par la police ? Mettre le monde entier à l'envers ? Non ! - Pour le coup… quand ils nous retrouverons… ils nous enfermerons tout de go chez les fous ! Clés ! Cadenas ! Plus aucune liberté et la camisole chimique ? Tu y as pensé, toi ? L'affreuse petite voix qui est là à me torturer ? … - Toutes ces petites pilules de toutes les couleurs… justes bonne à te faire dormir et à t'envoyer au paradis plutôt que prévu ? - Non, Pélagie… a l'âge que tu as, ici tu es près de ton Théodore… penses-y… il t'a promis le mariage ! - Bien sur que lui imposerai mes conditions : chacun chez soi ! - Moi ? A l'étage et lui en bas ! En cela il n'y a rien à changer ! - Si, si, pour mon cadeau de mariage un talkie-walkie pour chacun… c'est plus facile qu'avec le balai… Non ? - Là en cachette… j'en rêve de ce mariage… mes filles ? Ce n'est pas leur problème ! A mon âge je fais ce que je veux : ma liberté avant tout ! - Oui, mon Théodore, ça sera comme avant, le restaurant… le bridge… le scrabble… quelques ballades en fonction de tes guiboles… un bisou de temps en temps… il ne te faut rien espérer de plus ! Oui, c'est mon dernier mot ! - C'est bien joli, ma Pélagie de parler seule et de prendre toutes tes décisions… J'espère que l'amour ne te perdra pas et que tu ne va refaire les même erreurs qu'avec le Joseph ? - C'est ça, tu t'imagines que je débloque… bien sûr, quelques fois je m'emmêle les pinceaux… Théodore sait depuis plus d'un an qu'il m'arrive de l'appeler Joseph ! - Où est le problème ! Il m'a dit qu'il m'aime ! Donc… - Fomenter une fugue ? C'est quoi cette aventure ? - Non, non, je vous rassure ma petite Noémie, j'ai changé d'avis ! Sur ce, je m'en vais rejoindre mon Théodore, c'est trop difficile avec ses guiboles ! -Ah ! Attendez ma petite Noémie, vous ne savez pas ce qui se passe ici ? Bien sûr… vous faites comme si vous n'étiez au courant de rien ? Ou savez-vous quelque chose ? - Vous devez savoir que Théodore et moi, nous allons nous marier ! - Evidemment, la directrice ne vous a rien dit ? C'est le summum de l'hypocrisie… après tout ça… vous vous imaginez bien que je fasse une hausse de tension ? Non ? … Eh bien, vous êtes encore jeune ! Théodore et moi… c'est notre dernier amour avant le grand départ, il y des gens ici qui s'évertuent à nous mettre des bâtons dans les roues ! - Est-ce que c'est… parce qu'il m'arrive d'appeler mon Théodore, Joseph ? - Vous, Noémie, ça ne vous arrive jamais de vous tromper ? Le Joseph… je l'ai appelé combien d'années… j'ai 86 ans, il est mort depuis 4 ans et j'avais 24 ans quand nous nous sommes mariés… - Comptez ma petite Noémie ? … Vous vous imaginez après autant d'années…qu'on peut se tromper de prénom ? Non ! - Je vous le dis moi, vous avez beau me dire de me calmer… mon Théodore je veux l'épouser, c'est lui qui me l'a demandé ! - Pensez donc ma petite Noémie, même mes filles veulent y mettre leur grain de sel ! A mon âge ? De quoi elles se mêlent ? Est-ce que je m'occupe de leurs amours, moi ? De toute manière, je n'ai jamais rien eu à dire… elles n'en n'ont jamais fait qu'à leur tête… il est beau le résultat ! - Moi, jusqu'à il y a quatre ans, il n'y a eut que le Joseph dans ma vie… Elles, elles ont eu des enfants chacune avec deux pères différents, soit ! Après quoi… elles me reprochent de me tromper de prénom ? Quel enfant est à qui ? - Je n'y vais pas en visite pour jouer aux devinettes ! - Je ne me suis jamais occupée de leur vie privée, moi ! Maintenant elles voudraient m'interdire de me marier avec Théodore ! -Et Théodore avec ses enfants ? Je n'ai que des échos de son fils, il s'est permit de le réprimander comme un gamin ! Vous vous rendez compte ? - Noémie, vous m'écoutez ? Je me doute que je vous saoule… c'est vrai, je peux comprendre ! Si tous les pensionnaires vous jouaient la même comédie et décidaient de se marier… vous y passeriez vos nuits et vos jours dans cette maison !! - Oui, oui, je vous comprends ! - Mais inversons un seul instant les rôles ? - Dans notre situation… qu'est-ce que vous diriez-vous ? Ma petite Noémie ? - Madame Pélagie, je vous répondrais tout simplement : - MARIEZ-VOUS ! - Ma petite Noémie, vous me dites la vérité ? Vous ne vous moquez pas de moi ? Vous le pensez réellement ? … - Madame Pélagie, descendez donc vite le rejoindre votre. Monsieur Théodore… ne le laissez pas se morfondre… il a l'air tellement malheureux et tracassé depuis le coup de fil de son fiston ! Cela fera chuter sa tension ! - Merci, ma petite Noémie ! Venez que je vous embrasse ! Que vous êtes gentille ! Je suis certaine que dès que l'aurai embrassé, nos tensions vont descendre à tous les deux, sans aucun problème ! - Euh… cette fois je descends chez mon Théodore, venez que je embrasse encore une fois ! Vous êtes vraiment trop gentille ! - Bonne journée… ma petite Noémie ! - Mon Théodore, as-tu su faire ta petite sieste ? - Je peux te donner un petit baiser mon chéri ? - Ha, ma Pélagie chérie ! Que je suis heureux de te voir… oui, je me suis assoupi une bonne demi-heure !! Embrasses-moi ! … Bien sûr que je suis trop heureux de te voir ! - Comment ça se fait que je ne t'ai pas aperçu après le dîner ? - Théodore, je ne voulais pas t'inquiéter… la petite Noémie est passée prendre ma tension… les évènements de ces dernières heures m'ont un peu perturbée ! - Toi, Théodore… tu es sûr de me dire toute la vérité ? - Ma chère amie, comme je me suis encore emporté au téléphone… j'ai aussi eut une petite hausse… mais arrêtons de gémir et de nous plaindre de nos bobos… - Bientôt… nous serons jeunes mariés ! - Mon cher ami, qu'est ce cela veut sous-entendre ? - Rien de particulier… faisons au moins semblant d'être ou de paraître encore jeunes… si nous voulons que la noce ait lieu ! - Tu es certain mon Théodore… tu ne changes pas d'avis ? - Ma Pélagie chérie ! En aurais-tu douté ? - Théodore n'a qu'une parole ! Avec ou sans les enfants… dans moins d'un mois… nous seront mari et femme ! - Mon Théodore, j'espère que nous n'aurons aucun problème ? - Pourquoi tu dis ça ? Pélagie… je ne saurais comment te le dire… mais quelquefois quand je me sens inquiète à l'intérieur… c'est parfois comme un mauvais présage… - Ma chérie, j'aime pas du tout quand tu parles comme ça ! - Mon Théodore, à qui veux-tu que j'en parle si je ressens une inquiétude ? A la directrice ? Elle serait trop contente de me dire que je n'avais qu'à pas te faire des yeux doux ! En plus ce n'est même pas moi qui t'ai approché… tu te souviens que c'est toi qui a commencé à me poursuivre dans tous les recoins ? …parce que tu aimais mon parfum ? … Tu me suivais à la trace ! … Et ton sourire coquin ? … - Ah oui, ma chérie, c'est quand même plus gai de se rappeler nos premières petites courses poursuites dans les allées du parc… c'est ça… peut-être derrière les bosquets aussi, là tu inventes ? - Là, c'est toi qui exagères ! … - Nous n'allons pas nous disputer… ce qui importe… c'est que nous soyons ensemble et heureux de l'être ! - Mon Théodore chéri… je tenais quand à te préciser qu'une fois mariés… c'est chacun chez soi ! - Moi en haut et toi en bas ! Pour notre facilité j'ai demander un cadeau qui te fera très plaisir ! - Ah, bon ! Je peux savoir ! Non, sinon ce n'est plus une surprise ! - Donc mon cher Théodore, c'est comme nous avons dit : chacun chez soi ? Le restaurant ensemble… et tout le… reste… sauf la nuit ? Bien sûr ! - Je n'ai pas le droit à la parole, moi ? - Bien sûr mon ami… mais nous avons déjà discuter l'essentiel… - Là, ma chère amie je reste un peu interrogatif ! Si j'ai bien compris… tu as décidé de tout à ma place ? … Toute seule ? … - Mon Théodore… ne pouvons-nous pas poursuivre cette. Conversation demain… pour l'instant rien ne presse…qui nous entraînerait vers une dispute ou un malentendu ! - A propos, mon Théodore, si je me souviens ? Ne devais-tu pas tenir une réunion avec le personnel infirmier à l'insu de la directrice ? - Eh bien ma chère Pélagie, là tu me prends de court… c'est une réelle surprise… je ne peux pas t'en dire plus… je t'annonces simplement qu'elle nous sera très agréable ! - Mon cher Théodore, tu en as trop dit ou pas assez ! Tu vas me laisser languir toute la soirée ? - Oui, ma chère amie, je crois qu'à mon tour je puisses un peu te faire attendre ! Ne crois-tu pas ? - Oui, tu as raison mon cher ami… mais tu connais la ruse féminine… j'aurais vite fait… de faire parler l'une ou l'autre… - Ah oui, je te reconnais bien là… la gente féminine ? … - Bon, fais comme tu veux, moi je vais au restaurant pour le dîner ! - M'accompagnes-tu ? Ma chérie ? - Me voilà, je te suis… je pourrai répondre aux pipelettes qui sont si promptes à colporter des petits cancans et leur annoncer que nous allons nous marier ! - Pélagie ! Je t'interdis ! Ils nous faut attendre jusqu'à ce que toutes les démarches administratives soient en règles ! - Théodore, m'enlever ce plaisir ? - Tu peux bien attendre que les bans soient publiés ? Non ? - J'ai tellement hâte !! J'ai l'impression d'avoir vingt ans ! - J'espère surtout, Théo, qu'aucune personne malveillante viendra nous mettre des bâtons dans les roues ! - Tes vingt ans ? … Il y a bien longtemps que tu ne les as plus… quoi que… moi ça me fais exactement le même effet… j'en deviendrais presque gaga… - Raison de plus de nous taire… je peux t'affirmer que tout est en bonne voie ! Si ça peut te rassurer, c'est tout ce que je peux te dire pour l'instant ! - Ma chérie, demain à 10h30 nous aurons une visite de la plus haute importance ! - Mon Théodore… dis-moi ? … - Pas question… tu veux tout règlementer… pas de nuit à deux… chacun chez soi… c'est ma petite vengeance à ma manière ! - Théodore, ne me tentes pas… jamais plus… être… sous le joug… - D'un mari ? C'est ça que tu veux me faire comprendre ? Pélagie ? - Mon chéri ? Mais pas du tout… quand j'ai tous mes esprits… il m'arrive de ruminer… ensuite je me laisse aller en rêve ! Alors à ce moment là… je me dis que je t'aime encore plus fort que le Joseph ! - Toi, ça ne t'arrive jamais mon Théo ? - Bien sûr que si, ma chérie ! Je te rassure… je t'aime ! - N'empêche, qu'il nous restent à inviter nos enfants respectifs ! - Quoi ? - Les modalités ? Chacun son notaire… Le contrat de mariage ? Tout doit être régler ! - Ne léser personne ! - Théodore… j'en ai la tête qui tourne… - Toi, tu as pensé à tout ça ? - Moi, je pensais que c'était facile… que des soucis en perspectives ! - Mais non, mais non, ne dramatise rien… tu verras… C' est vrai Théodore et moi avons l' impression d'avoir vingt ans ! Nous cultivons l'art d' aimer mais nous avons oublié celui de compter ! Euh… ? Autant que ça ? … Je le sais ma belle … BELLE ? Le suis-je encore ? - Comme si ! La Joséphine, elle ne sait ni jouer au scrabble, ni au bridge, elle n'a aucune chance ! Mon Théodore c'est du sérieux ! - Aie… Ma hanche ? Fière je le suis et le resterai ! Rien n'y paraitra ! - Mon Théodore m'a promis une surprise pour demain matin à 10h30! Dans ma tête je rumine… je crois avoir deviné… c'est très certainement une des employées de la Mairie qui va venir pour nos documents à signer pour la publication des bans ! Oui, ça doit être quelque chose comme ça… il avait un air tellement sérieux pour me dire cela de cette manière presque, comment dire… officiel ? Cérémonial ? Oui, c'est ça ! - Motus et bouche cousue… ce n'est pas aisé… j'exploserais bien de joie ! C'est un sentiment encore plus grand… que la première fois ! "- Hou… c'est si loin… je ne m'en souviens même plus ! " - Je ressens un immense bonheur intérieur et ça… personne ne pourrait le ressentir mieux que moi ! " Rien que pour toi mon Théodore bien aimé ! " - Assez parlementé… seule… tu radotes… ma pauvre Pélagie ! - Dépêche-toi… ton Théodore t'attend, l'apéro est servi ! - Ajuste ton rouge à lèvres… mais regardes-toi, ça déborde ! … Ton fard à joues ? Là, tu exagère… il y en a de trop… d'accord ! " Théo va encore me dire que nous n'allons pas à un défilé de carnaval ! " Toujours le mot pour rire… mais cela me blesse quand je me suis fait belle… rien que pour lui ! - C'est ça… estompe un peu ! - Secoue-toi ! … Mais non, ne te tracasses pas… tu vas voir… - Il est à toi, rien qu'à toi ! - Qui ose croire que nous sommes trop vieux pour être des jeunes mariés ? - C'est la première fois qu'il y aura une noce à "la Résidence. Du Bel Horizon " et que tous pourront crier : VIVE LES MARIES ! - Aujourd'hui… c'est aujourd'hui ! Demain… est un autre jour… Je me hâte… pour rejoindre mon Théo ! - Dans ma hâte… trop pressée… j'ai raté la dernière marche… patatra… Théodore ouvrait juste la porte de l'ascenseur afin que le médecin et l'infirmière puissent installer sa chère Pélagie sur le lit ! Le médecin l'ausculta et arriva à la conclusion que Pélagie s'en tirerait avec un gros hématome sur la hanche droite ! Il la soutenait par le bras en tentant de lui faire faire quelques. Pas ! Il fut satisfait ! Peut-être que si l'hématome ne se résorbait pas d'ici demain, il faudrait faire une ponction pour qu'il puisse guérir plus rapidement ! - Théodore eut une larme de joie qui s'écoulait sur chaque joue… il fit mine de tourner la tête pour ne pas trop montrer sa trop forte émotion ! - Sa petite voix intérieure lui dit : plus vieux… plus sot ! Quelle émotion ? Tu as eu la trouille mon petit père… ta chère Pélagie ! - Vous, vous auriez réagit comment ? Une tel évènement à quelques jours de votre mariage ? Il n'y a pas d'âge pour avoir peur et des émotions fortes quand on est amoureux ! Non ? - Pélagie poussa un cri de joie… mon Théodore… quel bonheur… nous allons pouvoir nous marier ! - Docteur, je peux vous embrasser ? - J'ai eu si peur d'être hospitalisée… - Bien sur, Madame Pélagie… je partage votre joie à tous les deux ! - Mais cependant, je vous rend attentive, si demain si vous avez mal en marchant, nous ferons faire une radiographie pour un contrôle et être certain qu'il n'y aura aucun problème ! - Oui, oui, bien sur Docteur, mais pas à 10h30! - A cette heure là… nous avons déjà un rendez-vous qui lui est de la plus grande importance ! - Pensez donc, Docteur, l'adjoint au Maire vient pour nous faire signer la publication officielle des bans pour mariage ! - Bien sur, ma petite dame, je comprends ! Que de congratulations ! Tous s'embrassèrent… Théodore… l'infirmière… Pélagie et Théodore tombèrent littéralement dans les bras l'un et l'autre ! - Bon, bon… je pense qu'il faudrait vous reposer un bon moment chacun… après toutes ces émotions ! … ajouta l'infirmière ! - Théodore d'ajouter… Pélagie, je vais rester auprès de toi exceptionnellement ! Tu es d'accord ! - Pour reprendre nos esprits et faire une petite sieste, le lit pliant fera l'affaire ? - Mon Théodore… je crois devoir t'avouer que j'ai changé d'avis… cette chute m' fait comprendre à quel point je tenais à toi, que nous pourrions aller trouver la directrice afin d'obtenir une plus grande chambre pour deux au rez-de-chaussée de plein pied avec le jardin ! Une terrasse… une petite table et des chaises et un parasol ! … - Nous pourrons prendre tous nos repas ensemble par beau temps… le scrabble… le bridge… le petit apéritif… occasionnellement bien sûr ! N'est-ce pas, Docteur ! Tous rirent de bon coeur ! - Pélagie ! S'exclamait Théodore, tu as pensé à tout ça ? Là nous serons réellement mari et femme ! Je suis trop heureux, ma chérie ! Laisse-moi t'embrasser ! - Le médecin et l'infirmière riaient sous cape, restant médusés par rapport à ce qu'ils venaient de vivre… il est vrai qu'ils n'avaient jamais assistés un tel spectacle… qui n'avait rien d'un mélo ! C'était vraiment très touchant d'émotions de voir des tourtereaux aussi amoureux pour la première fois dans cette maison ! Toute cette tendresse ? … Emouvant ! Le médecin leur souhaitait une bonne soirée en promettant de passer le lendemain dès son arrivée ! L'infirmière leur promit d'apporter exceptionnellement le dîner dans la chambre. Théodore et Pélagie riaient aux éclats de bonheur ! En coeur, ils souhaitèrent une bonne soirée au médecin en le remerciant… encore et encore ! - Et promis juré : vous viendrez à la noce ? Docteur ! - Aussi vrai que je m'appelle Docteur SANSMAL ! - Oui, oui, J'y serai ! Je ne raterais cela pour rien au monde ! Croyez-moi ! Le médecin et l'infirmière quittèrent la chambre en riant ! Tellement heureux, ni Pélagie, ni Théodore n'arrivaient à trouver le sommeil… ils n'arrivèrent même pas à se taire… ils enchaînèrent une multitude de sujets à propos de leur vie future à deux ! Le déménagement… comment et ou mettre les meubles… chacun son lit… les armoires… la terrasse ! Ah ça… C'était du pur bonheur ! Elle se situe plein sud… intarissables les tourtereaux ! … Toc… toc ! La directrice en personne ! Pélagie et Théodore interdits, ne pipaient mot ! - Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur ! Je suis venue vous rendre une petite visite de courtoisie et par la même occasion vous féliciter ! Les tourtereaux muets, restèrent médusés… - Le médecin et l'infirmière m'ont raconté votre petite chute, Madame ! J'espère que maintenant tout va bien ! … - Suite à un coup de fil de Monsieur le Maire, je vous informe qu'il viendra personnellement demain matin avec les documents à signer pour la publication les bans ! - C'est un grand évènement pour la "Résidence Bel Horizon" ! - Les tourtereaux toujours muets… écoutèrent la directrice avec des yeux ébahis ! - Quel bon vent lui a fait tourner la tête pensèrent t-ils ! - Jamais depuis qu'ils étaient pensionnaires… il ne l'avait vu aussi aimable et gentille… presque mielleuse, ils doutaient presque de sa sincérité ! - Madame, Monsieur, je tenais aussi à vous annoncer que vos enfants respectifs seront présents et heureux d'organiser votre futur mariage dans les plus brefs délais ! - Théodore et Pélagie se regardèrent incapable d'ajouter un mot… s'embrassèrent et pleurèrent de joie ! - Madame la Directrice… Vous permettez… que nous vous embrassons ? Ajoutait Pélagie ! - Mes très certainement… je tenais aussi à m'excuser de vous avoir mal jugés… à vous voir… c'est merveilleux ! - Pélagie grinçant un soupçon de douleur… mais virevolta dans les bras de son Théodore en faisant deux pas de danse ! Vous pouvez vous imaginer la suite et les quelques beaux mois qu'ils leurs restaient à vivre… ils furent bien sûr heureux et non pas comme dans les contes, vu leur âge ! … Mais ce fut un pur bonheur que de leurs avoir laisser vivre ce dernier amour ! La directrice, les infirmières, le Docteur SANSMAL et tous les pensionnaires peuvent en témoigner ! Vous vous imaginez la joie et le bonheur de Pélagie et de Théodore quand ils virent rentrer leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants respectifs en présence de Monsieur le Maire ! Le maire en retirait une fierté personnelle parce que c'était la première fois qu'il eut l'occasion de faire publier les bans d'un mariage de deux pensionnaires de la "Résidence Bel Horizon"! Vous pouvez vous imaginer les tribulations de Pélagie et de Théodore ! … toute cette effervescence ? Même si vous croyez que ce n'est plus de leur âge sachez bien une seul chose : l'amour n'a pas d'âge ! Nouvelle créée par Ile. A suivre… " La noce ! "
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Moi aussi !
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