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Qu'est ce que la doctrine sociale de l'eglise ? - les mamans chretiennes

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 04/12/13 | Mis en ligne le 14/06/14
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Petit passage par ici avant de me coller au boulot… si, si, il le faut ! J'aime beaucoup ce que tu écris là, Danifir, ça me parle bien. … les 3 paragraphes me parlent, en fait ! Et en effet, Kay, le fait que l'homme doive apporter, chaque homme, chaque femme, chaque individu, dans son époque, son contexte, son impulsion, que nous soyons tous appelés à bâtir ensemble cette doctrine sociale, comme le mentionne Danifir, ça ne dévalorise pas l'enseignement de l'église. Il y a bien une constance… depuis la Pentecôte… Seulement une fois de plus, l'homme est élevé au rang de co-opérant. S'il le veut. Autrement dit, par JPII : Citation : D'un côté, cet enseignement est constant parce que identique dans son inspiration de base, dans ses ‘principes de réflexion', dans ses ‘critères de jugement', dans ses ‘directives d'action' fondamentales et surtout dans son lien essentiel avec l'Évangile du Seigneur ; d'un autre côté, il est toujours nouveau parce que sujet aux adaptations nécessaires et opportunes entraînées par les changements des conditions historiques et par la succession ininterrompue des événements qui font la trame de la vie des hommes et de la société”. J'aime bien aussi ce que tu dis ici, kay : Citation : Certaines personnes pensent que l'Église se mêle de choses qui ne la regarde pas. Si on se veut apôtre du Christ et marcher à sa suite, certaines attitudes, certains comportements, engagements sont tout bonnement incompatibles, car nous devons vivre l'Évangile à travers les réalités quotidiennes de notre vie, être un témoin de l'Amour de Dieu dans toutes les situations de notre vie… Il est tout à fait impossible de dissocier dans notre vie notre participation à la messe, le dimanche, et notre vie familiale et professionnelle. Mais évidemment je pense que les chrétiens entendent par là des choses différentes. Des choses incompatibles avec l'Evangile, nous sommes tous d'accord pour le dire, le penser, mais pas sur le contenu de ces choses. Mais j'ai envie de souligner surtout la toute 1re phrase. On entend de nos jours beaucoup dire que l'Eglise n'a pas à donner son avis sur tel ou tel sujet. Et dans mon… entourage, je suis très attentive à cet argument quand il surgit parce que je le trouve fort épineux et liberticide. On a beau jeu souvent de parler laïcité pour interdire à l'Eglise ou aux croyants de donner leur avis. Or, je suis moi-même fort attachée à la laïcité, mais la laïcité, ça n'est pas le laïcisme, ce n'est pas l'interdiction pour les croyants de penser et de le dire, ce n'est pas le renvoi strict dans la sphère privée de toute opinion religieuse ! C'est la séparation de l'Etat et des églises. C'est donc le refus qu'une institution religieuse gouverne, décide, choisisse. Dès que je relève combien les positions laïcistes sont liberticides et injustes, et dangereuses, on me répond (pas toujours, hein, ouf ) que la laïcité est importante, Or… euh, oui, je ne suis pas, personnellement, pour le retour à l'ancien régime, et je me félicite que l'Eglise ne décide pas. Néanmoins, elle a autant droit de s'exprimer que les autres, et je n'aime pas qu'on fasse taire quelqu'un sous prétexte qu'il parle "comme croyant". Alors bien sûr, son opinion peut ne pas convaincre la majorité des gens qui est, elle, athée. Mais il a encore le droit de dire ce qu'il pense ! Et il est important que le chrétien, la chrétienne, s'implique dans la société ! Certes, il n'a pas à revendiquer que cette société obéisse à sa religion, mais s'engager dans la société, s'impliquer, choisir des luttes, y compris en tant que chrétien (ne) , ah ça ! Mais oui ! Et dans Torture et Eucharistie de Cavanaugh, on comprend fort bien le désastre que peut donner une société dans laquelle les chrétiens n'osent plus s'investir, parce qu'on les/ils se cantonne (nt) uniquement au domaine spirituel (ce que Cavanaugh impute à la forte imprégnation de la pensée de Maritain, en Amérique du sud) : l'exemple chilien est parlant. Face à Pinochet, le corps de l'église émietté a dû d'abord se reconstituer, et s'autoriser à prendre position, avant de pouvoir efficacement résister. Sur les droits de l'homme, ce que tu postes est très intéressant aussi, kay… Merci. Pour moi, les droits de l'homme sont… soit injustement sacralisés et utilisés par des gens qui du coup interdisent en les brandissant toute réflexion. Soit injustement méprisés et honnis comme un machin inférieur, un truc de modernistes pas très fut-fut mais gentillous. Mon attachement aux droits de l'homme ne sont pas en contradiction avec ma foi en Christ. Je pense même qu'historiquement, les droits de l'homme sont la traduction laïque de ferments chrétiens. Alors penser que les Lumières et le 18e ont tout inventé et qu'avant, c'était les "temps obscurs de l'obscur obscurantisme"… Mais ne voir là que méprisable "bien-pensance"… Et lisant ceci : Citation : Les droits de l'homme font l'objet d'un combat idéologique, où l'athéisme contemporain et les ennemis de l'Église essayent de substituer la dépendance de l'homme envers Dieu, par une exaltation de la liberté et de l'indépendance contre Dieu. J'ai envie de dire que les droits de l'homme ne sont pas le fait des athées qui par là refuseraient la transcendance et exalteraient la liberté, l'indépendance humaine et en finiraient avec Dieu. Ça arrangerait bien 2 extrêmes : les athées eux-même, et les quelques catholiques qui ne veulent pas du contenu des droits de l'homme. Seulement pour parodier Giscard ( ) … L'athéisme "n'a pas le monopole"… des droits de l'homme. On peut tbien être attaché aux droits de l'homme et n'en pas faire le lieu d'un combat contre Dieu, contre l'Eglise ! Qu'il y ait un athéisme qui soit plein de ce péché d'orgueil, de toute-puissance, d'auto-centrage, et qui évacue le spirituel et ne vive que du matériel, du vide, du morbide, de fausses idoles… oui. Mais il y a aussi des athées qui sont détachés du matériel, qui donnent à des valeurs non-transcendantes mais néanmoins élevées une place centrale dans leur vie. Ils croient en des idéaux, des idées, des valeurs… et ont un mode de vie "chrétien", sans le savoir ! Forcément, la croyance aveugle dans les idoles des sociétés modernes et athées, à savoir les sciences et techniques, ce que certains appellent "les dieux de la société libérale-libertaire" vont dans le sens de cet orgueil, de la toute-puissance, … Mais il y a des antilibéraux chez les athées ! Tous les athées ne sont pas pour le "no limit", et la société du tout-jouissance. Il y a des athées pétris d'humanisme, qui sans croire en Dieu, ont fait leurs des valeurs comme l'humilité, le partage, la culture et la soif de connaissance, le respect d'autrui… Ils parleront peut-être de "liberté-égalité-fraternité", ou de simple "ne pas faire à autrui ce que tu ne voudrais pas… " etc. Ou n'auront pas les mots pour dire, parce que leur vie se sera orientée seulement guidée par le coeur ou la bonne morale populaire, le souvenir d'une tante sévère mais juste, d'un maître d'école ou d'une gd-mère croyante… Oui, ce que Paul VI écrit me parle, . Il peut y avoir des excès, mais "dans l'ensemble", les droits de l'homme devraient selon moi être vus comme quelque chose de bon. Et à mon sens, la frontière ne sépare pas croyants avec Dieu d'un côté/ athées sans, de l'autre. Il y a des volontés de toute-puissance coupées de Dieu aussi bien parmi les athées que les croyants/ des humbles, des gens ayant soif du Bien parmi les athées, et parmi les croyants. Et les droits de l'homme, pour moi, d'origine chrétienne et passés dans la société sécularisée, s'ils ne sont pas instrumentalisés, en sont le signe. Sur la question des droits et devoirs, je crois que je n'ai pas fini de cheminer, mais c'est un thème que je travaille depuis qqs temps. L'idée de leur association. On entend souvent, dans la doxa courante, ou la presse, ou à l'école, l'idée qu'à un droit est associé un devoir. Pour moi, c'est à la fois une idée importante, très riche d'un point de vue théologique, et qui a aussi permis à l'Eglise d'instaurer plus de justice dans la société. Mais c'est aussi une idée qui, si on en fait une "évidence", si on refuse de la questionner, de l'interroger vraiment pour lui préférer un sens "évident"… est instrumentalisée pour justifier des discours de rejet… et en général, pas de rejet de ceux qui auront manqué à leurs devoirs de PDG ou de roi, de président ou de grand patron. Rejet de l'élève, rejet de l'étranger, rejet du français qu'on considère étranger. L'idée de l'association droit-devoir pour autant, si elle est niée et rejetée par peur de son instrumentalisation, manque cruellement à des domaines aussi divers que l'éducation, que la justice sociale, que l'égalité. Tiens voilà une autre belle notion, instrumentalisée aussi bien par un extrême-bord que par un extrême-autre. L'égalité. Pas l'égalitarisme, pas le rejet des différences. Mais pas non plus l'inégalité, l'acceptation des injustices sous prétexte que c'est l'ordre voulu et l'évidence. Citation : Pour mieux comprendre la pensée de l'Église sur le sujet, nous devons expliquer en deux mots la notion même de droit. Le droit se définit par rapport à la justice et en est son objet propre. Le droit vient du latin jus, c'est-à-dire ce qui est juste. En d'autres termes, le droit consiste à permettre l'exercice de la justice qui est de rendre à chacun ce qui lui est dû, ce qui est juste pour lui. La première expression de la justice s'exprime dans la vertu de religion qui ordonne nos relations à Dieu sachant bien qu'il n'y a pas d'égalité parfaite entre Dieu et l'homme et que ce dernier ne peut que faire de son mieux pour s'acquitter de ses devoirs envers Dieu. Par conséquent, Dieu possède des droits en tant que Créateur. Par contre, la créature n'a que des devoirs envers son divin Créateur. Mais Dieu, dans son infinie bonté, a donné à l'homme un certain nombre de droits de nature correspondant à ses devoirs pour lui permettre de mieux les accomplir. . Ah… l'ordre des lois. Ce bon vieux "droit". Droit divin, droit naturel et droit positif. Et les sempiternels conflits autour de la manière de les entendre. Parce que oui, oui droit divin, mais quels écueils possibles là aussi… Droit naturel, voui, quelle merveille, mais les uns vont rugir "et donc il FAUT y souscrire, sinon on est hors du champ de la raison"… refusant qu'on raisonne justement ; quand d'autres vont refuser d'entendre ces mots de "droit naturel", parce qu'ils entendent là "argument de nature", et qu'ils rétorquent doctement qu'ils préfèrent la culture, et qu'on "n'est plus au temps des cavernes". Ah souvenirs de dialogues de sourds ! Et il en reste une, pas moins source de malentendus… "Loi positive ? Qu'est-ce qu'elle a de positif ? " ou encore "Loi positive ? Allez, cette manie des lois"… et c'est reparti. Tiens, tu vois kay, dans ces mots : Citation : Ces droits ne sont pas une invention des hommes, mais un don gratuit de Dieu. Saint Thomas parle du droit naturel, non pas dans la perspective de droit individualiste et égoïste, mais dans le cadre de la vertu de justice en relation avec le prochain. Ce qui revient à dire que la notion de droit est étroitement liée à l'accomplissement des devoirs correspondants. Uniquement dans cette perspective, nous pouvons comprendre la notion de droits de l'homme puisqu'ils sont considérés comme des moyens pour accomplir nos devoirs et ainsi rendre un culte véritable à Dieu. Il y a de quoi faire tiquer des athées : "alors les droits de l'homme n'ont vocation qu'à prier ? Qu'à rendre culte à Dieu ? C'est trop fort ! Alors que ce sont bien les idéaux 18e qui les ont promus, alors qu'on sortait -enfin ! - de l'obscurantisme de la foi". C'est typiquement le genre de choses que j'entends à longueur d'année, en famille ou de la part d'athées qui doivent me prendre pour une fille sympa, mais bon, un peu… suspecte, quand même ! Ce qui est dit ici : Citation : Pour cette raison, il convient de rappeler que la réciproque entre droits et devoirs est essentielle : les seconds découlent des premiers, et vice-versa. … L'Église sait et doit rappeler à tous que toute atteinte aux droits de l'homme et toute omission des devoirs correspondants sont, à titre égal, une violation grave de la loi suprême de l'amour. ” Tous ces droits sont la conséquence des devoirs de notre nature, dont les premiers sont envers Dieu. A en tous cas permis à la Doctrine sociale de l'Eglise de proposer plus de justice sociale. Concrètement. Pour des croyants ET des athées, pour les ouvriers et les misérables (spéciale kassedédi Victor ) du XIXe. C'est parce que l'homme a des devoirs qu'il a des droits. C'est parce que l'homme a le devoir de voir dans la vie humaine quelque chose de sacré à défendre que des droits sont dûs. Citation : Aujourd'hui encore vaut ce principe : les droits de Dieu et les droits de l'homme sont respectés ensemble ou ils sont violés ensemble. Notre vie ne sera en bon ordre que si nos rapports avec Dieu sont en bon ordre. ” Et autant je là-dessus, autant je pense sincèrement qu'il y a des athées pour être par leur vie et leurs valeurs en bon rapport avec Dieu, et des croyants pour ne pas être en bons rapports avec Dieu. Je crois qu'il est des "justes", des défenseurs de la vie, des saints, bref, des gens qui ont l'Esprit en eux… parmi les chrétiens, et aussi parmi des non-chrétiens. (mais peut-être n'est-ce que sentimentalisme et incapacité à indiquer la direction de l'enfer à ma soeur, mon père, ma mère, mon mari, mes amis, etc ). Bon, je m'arrête là, parce que sur la suite, j'aurais sans doute encore à dire… mais je ne lis pas plus loin, sinon je vais y passer l'après-midim ! Je suis à la bourre dans tous les posts !
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531312
b
Moi aussi !
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par leroux | le 04/11/16 à 16:28

RETOUR AFFECTIF DE DE MON EX ET PLUS
JE TÉMOIGNE EN FAVEUR DE CE MARABOUT VOYANT QUI MA REDONNER LE SOURIRE
JE M APPEL LEROUX
il y a de cela deux ans, j'avais une vie très misérable et très soucieux , après mes recherches sur le net je suis tombé sur un GRAND MARABOUT VOYANT qui a totalement changé ma vie. aujourd'hui j'ai un bon travail, mon Mari qui m'avait quitté est revenu mon foyer est stable ,il a fait une porte monnaie magique à mon mari, je vous assure que depuis ce temps, on ne s'est plus plaigne de l'argent, nous avons une vie très heureuse.
Il est capable de beaucoup de choses.
Retour Affectif - Retour de l'être aimé en 2 jours / Porte feuille magique /chance au boulot évolution de poste au boulot / ,chance en amour / - chance partout Désenvoutement etc....
Résultat efficaces. Travail rapide et double efficacité.
contactez le et vous allez revenir témoigner, je vous le promet.
voici ces contacts :
E-mail : olaitanvodounongan@hotmail.fr
TEL : 00229 98 56 93 10

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