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J'ai du quitter la femme que j'aime

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Je suis obligé décrire cest une sorte de pulsion, une porte de secours, la seule façon de crier ma douleur sans gêner personne, la seule façon de crier sans limite Et cest pourtant si faible face à cette douleur, ce mal être profond qui remue mes tripes comme un cancer. Quitter la femme que lon aime, pour ne pas mourir à petit feux, cest prendre le risque du suicide, très clairement. Mais à la limite, cest moins pire quune longue maladie incurable, et si on évite la mort brutale, on gagne du temps malgré tout. Quitter la femme que lon aime On peut ne pas comprendre quand on ne la jamais vécu Cest sarracher son propre cur sois même cest euthanasier son propre enfant quelque part, cest monumentalement horrible et insupportable, et pourtant si nécessaire. Nécessaire quand la femme que vous aimez se ment à elle-même, quand elle vous a montré son cur, ses rêves denfance, ses souvenirs les plus intimes et finalement sans y croire. Quand elle vous a promis fidélité, amour, sincérité, complicité, et ne garde que la sincérité du mensonge à elle-même. Certaines personnes sont capables inconsciemment de sortir le discours qui va bien pour atteindre leur but, en toute sincérité. Ces personnes sont vraies, elles ne vous mentent pas, mais sans raison apparente elles changent, brutalement, rentrant en contradiction avec le bonheur initial. Pourtant, la communion était totale vous vous en souvenez, et ce bonheur devient une souffrance terrible. Une souffrance terrible car cette fille devient froide et donne pour seule explication jétais sincère, je suis moi-même, et je suis comme ça, je ne veux pas me changer, je suis dans mon temps et profite de chaque instant, jaime la fuite en avant, je ne me retournerai pas Alors vous vous dites, elle ma volé mes rêves, puis vous pensez que finalement elle ne pense quau plaisir. Mais non, elle nest pas occupée par un autre, elle a simplement changé davis, peut être peur de trop sengager, peur de trop figer son avenir, ou de perdre son indépendance. Vous, vous êtes toujours vous-même, vous laimez toujours à en crever car vous avez été jusquau bout ce nétait pas de simples paroles, cétait aussi lamour, lamour physique, le mélange des odeurs et des caresses subtiles vous avez en mémoire sa respiration, sa voix, ses mots, ses cris, vous avez en mémoire la façon dont vous vous êtes donné mutuellement lun à lautre, en toute confiance, sans protection car même le Sida nest rien à coté des sentiments que vous éprouvez lun envers lautre Vous vous dites même, à la limite, que si elle a le Sida vous voulez bien lavoir aussi pour mourir ensemble. Vous êtes totalement engagé, sans aucune retenue et vous vous jetez à corps perdu dans ses bras. Vous la caressez et elle frissonne de tout son corps, et souvre totalement comme une fleure au soleil, vous dis je taime 1000 fois, puis fais tout ce quil te plaira de faire, vous jouissez ensemble comme tous les signes précédents qui confirmaient la parfaite symbiose : même message au même moment, mêmes réactions, même pensées spontanées, avec ce quil faut de différence pour vivre : elle plus expérimentée en amour, indépendante, bonne vivante et assez portée sur lalcool et la cigarette comme moyen de détente, Vous plus classique, plus dans le moule mais tout aussi indépendant, vivant mais raisonnable. Enfin, dhabitude car là il ny a plus de raison. Il ny a plus de raison dêtre raisonnable, vous lavez là, devant vous, la femme que vous attendiez tant, celle qui est à la fois votre femme, votre amie, votre maitresse elle est tout et en plus cest réciproque !! Enfin, ça la été car un jour, elle fini par vous annoncer ce qui est pour elle une bonne, très bonne nouvelle : Elle a passé un superbe week end avec vous et en plus, lundi matin, elle a sa promotion, accompagnée dun déménagement à létranger. Elle était déjà loin : plus de 400 Km, mais séloigne encore plus et en est heureuse. Naturellement, là, vous vous posez la petite question qui va bien, vous lui dites que vous êtes heureux pour elle, mais que logistiquement ça va compliquer les choses, et vous pensez un peu à lavenir, vous imaginez déménager, changer de travaille mais ce nest pas facile car là où elle va, ce nest pas votre secteur dactivité etc Naturellement, votre complicité vous pousse à lui en parler. Et là, ça dérape un interrupteur vient de se déclencher dans sa tête, vous explique un peu plus finement sa notion dindépendance et vous dit que sa vie de couple, elle la voit très bien avec 600 Km de distance car, en semaine, et même les week end, elle aime bien sortir avec ses amis sans forcément être accompagnée. Alors, vous commencez à vous poser 36 000 questions comme : où est ma place dans tout ça ? Et vous avez très très peu de réponses de moins en moins en fait, voir plus du tout. Vous nosez même plus lui envoyer de message ou lui téléphoner de peur de la déranger, car vous vous êtes fait déjà renvoyé plusieurs fois je suis occupée ou ne répond pas, voir ignore certains messages, ou répond avec des délais monstrueux alors quavant, cétait immédiat et nattendait que ça. Pourtant, cest elle qui a précipité les choses au départ et vous, surpris, avez dabord freiné pour finalement aller encore plus vite quelle, en confiance totale. A ce moment, vous vous souvenez quelle vous a dit daller moins vite et vous vous dites, cest peut être ça. On va prendre de la distance. Vous en prenez, pas de réaction en face. Vous attendez le long week end qui était programmé, avec plein de RTT et pas de nouvelle… Le samedi, rongé entre la volonté de laisser de la distance et lenvie davoir de ses nouvelles, vous lui téléphonez, ça ne répond pas. Vous laissez un SMS, pas de réponse. Puis le soir elle téléphone et vous dit je suis malade, je ne viendrai pas, en plus je me prépare ce soir pour la fête en famille cest assez mortel comme priorité. En fait, sa maladie, cest vous. Elle somatise. Elle se rend compte quelle change complètement, et que vous ne rentrez plus dans son cadre de vie. Le week end suivant, cest vous qui descendez la voir, et vous voyez en même temps sa façon de vivre, et son environnement. Et là, vous avez la confirmation de tous vos doutes : elle a bien changé. En fait, ce nest plus la même, tout simplement. Plus damour, même plus damitié, elle vous dit quelle ne croie pas en lamour ni lamitié en si peu de temps. Elle passe son week end à vous ignorer, vous tourne le dos et continue ses discussions avec ses amis. Ses amis ses amis et ex amants dun soir, tous portés sur lalcool, avec un réel plaisir à se saouler pour se saouler. Je vois que cest fréquent. Sortie en boite : se saoule devant vous, en étant heureuse, en ne voyant même pas votre désespoir elle dense peu, seulement avec ses amis, et refuse de danser avec vous. Elle connaît tout le monde dans la boite, et va dire bonjour discrètement à plein de gens, tous surpris de vous voir avec elle, vous qui ne buvez pas Elle ne se rend même pas compte de ce quelle fait.La conduite de sa voiture est nerveuse, elle prend des risques, elle aime jouer à éviter les contrôles dalcoolémie en étant bien chargée Me raconte avec délices les fois où elle rentre bourrée sans se faire prendre, les fois où elle tire tout droit dans les vignes sa main tremble, ça vous ne laviez pas vu jusquà maintenant Car voilà son environnement : le Beaujolais. Ses meilleurs amis : des vignerons Son père : comme elle. Vous navez pas encore compris sur le moment. Totalement aveugle vous étiez. Tout le week end se déroule comme ça, à fond, toujours à fond, à courir partout, à faire plein de choses sans jamais respirer. Vous navez jamais eu loccasion de lui parler seul à seul ce week end là, vous navez même pas échangé de bisous, ni même tenu la main. A lhôtel, à peine un bisou et la voilà qui dors à coté de vous, comme un corps inerte. Vous, vous êtes à coté, vous vous rendez compte que ça ne va pas du tout tellement elle est distante, vous avez limpression quon vous arrache le ventre, vous ne la voyez pas se détruire, pas encore, vous pensez à vous et vous pleurez discrètement, allongé sur le dos, toute la nuit… Vous vous dites non de la tête, vous ne comprenez rien, vous êtes complètement perdu mais vous voyez alors comme une évidence le fait que ça ne peut pas continuer ainsi, et cest une douleur immense qui va jusquà vous faire perdre la voix, vous avez froid, vous avez froid aux mains, aux pieds, vous vous couvrez le plus possible mais vous êtes glacé. Et pourtant, des gouttes froides de transpiration coulent sur votre front Lorsque vous la touchez par hasard, tout en dormant et instinctivement elle vous tourne le dos Vous ne comprenez pas, vous navez pas de solution, vous êtes là, à deux, mais plus seul que jamais, la pire des solitudes et croyez moi, en solitude, je my connais… Ce nest que le dimanche soir, avant de prendre le train du retour, que vous avez le temps. Le temps et la force de souffrir Vous vous retenez de ne pas chialer comme un gosse et provoquez le dialogue. Dailleurs, vous aviez pris le dernier train exprès, pour profiter le plus possible de ce merveilleux week end et finalement, heureusement, car ce moment sera le pire de toute une vie à gérer dailleurs, ce nest pas gérable, mais le moment certainement le plus indispensable aussi de votre vie. Pourquoi vous lui dites : tu sais, le sexe nest quun maillon de la chaine, il y a aussi celui de la complicité très important pour moi, complicité et confiance. Te souviens-tu de nos premiers échanges ? Regardes maintenant : quel contraste et cela va de paire avec les petites attentions, les petits SMS ce week end na fait que me confirmer la distance que tu as prise que se passe t il ? Je suis perdu Et là vous avez la réponse suivante : C'etait des sentiments naissants… Je ne voit pas en quoi c'est compliqué a comprendre.Tout n'est pas blanc ou noir, il y a une mesure et une évolution propre achaque chose, quelle que soit cette evolution.Non ce n'etait pas du plaisir, je te disait ce que je pensais à un moment M, et c'est tout.après le dimanche soir : Je ne peux plus, au jour d'aujourd'hui, m'occuper d'autre chose que de moi et ça c'est un constat desdernieres semaines passées en ta compagnie. J'ai voulu y croire, j'ai vouluessayer mais voila, ça ne fonctionne pas, ça ne me conviens pas… Je pense que tu as raison sur un point c'est que je me ments… mais je penseque je me ments surtout quand j'essaye d'y croire, de croire que la vie estbelle (ça resume) … J'aimerais que ça marche mais c'est imposible a l'heure actuelle, lapriorité, c'est moi et ça fait si longtemps que ça n'est pas arrivé quec'est pas possible autrement. Hier tu m'as fait prendre conscience que c'esttres egoiste… mais je ne peux pas (et inconsciemment, c'est probable queje ne veuille pas) changer ça. Alors naturellement vous vous demandez si vous ne lui rappelez pas son Ex, ou un mauvais souvenir, et vous avez ceci : Non tu ne me rappelle pas mon passé, mon passé reste ce qu'il est et fait ce que je suis aujourd'hui. J'ai enormement grandi après cette relation avec mon ex, j'ai vu ce qu'etait vraiment la vie, vue du coté réaliste. Et non tu n'as pas raviver de douleur, pas plus que les autres avant toi. Ce passé m'a fait souffrir sur l'instant mais aujourd'hui je n'en souffre plus du tout. Vous lui faites remarquer, et prendre conscience du coté purement égoïste de sa façon de voir les choses. Vous lui faites remarquer quelle vous ferme toutes les portes, que vous navez plus aucun moyen de lui parler sans provoquer une réaction dindépendance ou de recul, que vous avez limpression de déranger à chaque fois, que vous la sentez très très loin de vous et que vous ne comprenez pas ce changement si soudain. Vous lui faites remarquer que si elle vous reproche de penser à elle ou a son avenir, elle nhésite pas, elle, à programmer des sorties avec des amis pendant les peu de week end où vous êtes ensemble, et sans demander votre avis voici le genre de réponse : De notre relation je retiens plusieurs choses sur moi qui ne sont pasreluisante et tu m'as ouvert les yeux dessus… malheureusement encore unefois, je ne suis pas prete pour les changer… ça m'est impossible, sij'essaye tout va bien au debut comme ça l'a été et je me reprend a revermais au bout de quelque temps c'est un mal être qui s'installe et qui merend malade… si j'ai été malade cette derniere semaine c'est que jesomatise (je l 'ai toujour fait) et quand j'ai vu que ça venait et bin j'aivoulu faire comme si de rien n'etait et continuer comme ça mais je me rendcompte aujourd'hui que c'est pas possible… Je me rend compte aujourd'hui que je suis finalement très destructrice alorsque je ne pensais vraiment pas l'être… j'en suis triste aussi. Pardonne moi, sache que j'etais sincere et que tu n'as rien à te reprocher, non rien. Alors, vous lui parlez de ses parents, et voici : Ils on choisi de faire des efforts pour être en couple (comme tout le monde) moi tant que ça me demande des efforts c'est que je ne suis pas prete et jene peux pas et ne veux pas me forcer… Il faut savoir que vous ne lui demandiez quune simple complicité (complicité quelle avait dailleurs dans une très large mesure, voir très très large, avec ses deux meilleurs amis) par mail, téléphone, ou messagerie rien de plus vue la distance, vous vous étiez fait à lidée de la voir très peu. Mais même ça, elle le refuse. Tout comme la moindre amitié. Sur ce point, elle répond : Je reste convaincue qu'on ne devient pas amis en un jour ni en un mois… c'est impossible.Le gens que l'on rencontre prennent un degré d'importance en fonction del'attirance que l'on a pour eux. Mais l'amitié, la véritable amitié, estquelque chose qui se cultive pendant longtemps avant d'eclore.Cela n'est que ma pensée, mes conclusions, de ma vie. Ce qui est vrai. Ce qui est vrai aussi cest que ce dimanche soir là, cela ne fait que 1,5 mois seulement que vous la fréquentez. Mais ce qui est vrai aussi, cest que pour vous, 1,5 mois suffit à être comme ça. Ce qui est également vrai, cest la complicité magique, magnifique, que vous aviez au début, les 4 premières semaines. Les plus beaux jours de votre vie. Les plus faux sans doute également Mais vous prenez tout ça dans la tronche. Cest la première fois que vous allez jusquà faire lamour avec une fille, avant les sentiments nétaient jamais partagés cest douloureux aussi dans ces cas là, et destructeur également, mais à comparer, je ne sais pas. Elle savait très bien tout cela, vous en avaiez longuement parlé avant lacte elle savait très bien ce que cela signifiait pour vous, et croyait à cela, ou essayait dy croire.Vous vous dites quelle a certainement subit ça également, bien avant vous. Et cest le cas. Cest ce qui fait partie de son expérience, que vous commencez tout juste, en fait. Allez vous devenir comme elle ? Bref, ce dimanche soir, vous ne comprenez rien du tout, et devant cette détresse, cette panique évidente, ce stress énorme et la certitude que cela ne peut continuer ainsi, nayant pas dexplication que vous compreniez, nayant pas de solution en vue, vous lui dites lévidence : Je taime, plus que jamais, mais je te quitte Mais le vous, cest moi bien sûr Je ne sais pas où j'ai trouvé cette force surhumaine Mon dieux je ne sais pas Je ne pourrais pas le refaire aujourdhui un reflexe de survie ? Mon expérience précédente ? Certainement le souvenir glacial de ma dépression intérieure, du moment où je passais des mois et des mois à me demander quest ce que tu fous là dans cette vie de… ? Cela dit, cette question est toujours dactualité je pensais pourtant avoir trouvé la réponse. Mais non 10 minutes. J'ai tenu 10 minutes, le temps de rejoindre la voiture, avant déclater en sanglots, à ses cotés. Situation complètement incontrôlée toute cette pression, tout ce stress qui sévacue dun coup tout en continuant à se réalimenter car je laime Je crie ma douleur en sanglots monstrueux, qui laissent ma compagne collée à son siège. Très émue de ma détresse, je pense quelle ne simaginait pas cela Elle sexcuse me dit quelle ne voulait pas me faire de mal, quelle y croyait vraiment au moment où elle me le disait que tout est de sa faute, quelle déraille et se complait dans ce déraillement, que je nai rein à me reprocher que je nai pas à mexcuser Et moi je suis complètement perdu je la serre dans mes bras une dernière fois Je ressens alors sa tendresse, sa douceur, son odeur, je retrouve alors un peu de cette complicité, ce qui me fait pleurer de plus belle jen crève rien quà le raconter mais il faut que cela sorte Il faut que cela se saches, aussi Le moment où j'ai pris mon sac et lui ai tourné le dos fut terrifiant. Elle est restée dans sa voiture quelques minutes avant de repartir. Moi je me suis arrêté au milieu, avant la gare, me tapant la tête sur tous les panneaux publicitaires, en me disant tes con, fallait pas cest trop tard maintenant. Je me retourne, elle est toujours là. Je reviens ? Non jhésite je me retourne elle est encore là. Jentends son moteur, je me retourne, elle nest plus là Elle nest plus là Pour la première fois, une représentation physique et concrète du je te quitte. Je regarde devant moi : la gare avec du monde dedans je fais les 100 pas dehors, je suis imprésentable Je chiale comme un gosse ou presque. La différence avec un enfant cest que ce dernier pleure le présent. Moi je pleure tout tout. Comme une dépression : des fois je pleure moins, des fois cest incontrôlable il suffit que je me rappelle un moment heureux avec elle, et il y en a plein et puis je me dis que j'ai raison ça va mieux un cycle comme ça toutes les 10 secondes. Et le fond cest quand on ne vaut plus rien Quon se dit que cette fille que tu viens de laisser, cétait TA VIE, LA VIE, quil ny en aura donc forcément pas dautres. Là il y a les rails du TGV qui vous passent dans la tête Deuxième instinct de survie : téléphoner pour la première fois à son père de cette manière en tout cas. Entendre sa voix, même sil ne peut rien, ça rend moins seul, cela calme un peu, juste de quoi ne pas dépasser la limite de linsupportable. Mon pauvre père il ne devait pas sy attendre à celle là Moi non plus dailleurs. Que cest lourd, lourd, lourd à raconter mais vous qui me lisez, vous devez savoir, vous devez savoir ce que vous faites aux gens sincères et vulnérables, quand vous les baladez de cette façon Le train fut une galère totale Je me doute de la tête que javais, tout le monde me fuyait. Et ce nest pas plus mal. Dans ces cas là, moins je vois de monde, mieux je me porte le retour est long, long en rentrant chez moi, je maperçoit que, dés son retour chez elle, elle a repris une activité normale, comme si de rien Le lundi : travail j'ai la chance de pouvoir misoler dans une salle de réunion, ce que je fais pendant 3 jours et je réfléchis, je ressasse nos échanges, et je continue le dialogue par mail avec elle, pour essayer de comprendre, comprendre pour apaiser la douleur. Curieusement, elle se met à répondre instantanément, mais ne change en rien ses explications, ne sait pas expliquer même si, elle voudrait bien me soulager… si tu essaye de comprendre les femmes tu seras malheureux toute ta vie, certaine choses ne s'expliquent pas, n'ont pas raisons valables… Mais ce nest pas possible même sans comprendre les femmes, il nest pas humainement concevable de dire tout ce quon sest échangé en y croyant, et changer radicalement de position en quelques heures Et puis A force dessayer de prendre du recul, une lueur dexplication arrive une explication plus ou moins extérieure à tout cela. Plus ou moins car sa source est probablement issue du passé, mais ses effets restent indépendants de tout le reste Mais je nen ai aucune certitude, juste une cohésion densemble illustrée par de nombreux indices. Cette explication cest la dépendance à lalcool cela na lair de rien on a tous une image classique du mec bourré. Bourré oui, mais la dépendance ? Lalcoolémie ? Cela na rien à voir avec le fait de se saouler juste un soir Aussi me voilà partit sur le net, au feeling, à chercher quelles sont les signes et les comportements dun alcoolique. Et là, surprise surprise car tout prend forme.Elle tiens très bien lalcool (surtout pour une fille) , prend 5 pastis , 3 verre de vin, 1/3 dune bouteille de whisky en boite (coca) et est toujours debout Elle se dit très bien tenir lalcool, ne pas avoir deffets secondaires En boite de nuit, elle y vient POUR se saouler, cest le but final, avec ses amis (qui sont dans le même état). Le but cest de tenir tout le week end, quasiment sans dormir, en ébriété permanente Elle se saoule souvent (2 fois / semaine ? En boite ou avec ses amis) Tout son entourage, y compris familiale, tourne autour de lalcool. Ses meilleurs amis sont vignerons Ses mains tremblent dans certaines conditionsJe me souviens alors dun signe similaire quelle fait avec la tête, souvent lorsquon sembrasse : un mouvement latéral de tremblement de la tête, juste entre deux bisous Je lui ai toujours dit que je trouvais ça original, elle ma toujours dit ne pas se rendre compte quelle le faisait Je me souviens également de ce quelle ma dit un jour : adolescente, elle ne se sentait pas heureuse, dans un environnement largement moins épanouit et clairement moins intelligeant quelle. Elle était surdouée et incomprise, tombant déchec scolaire en échec scolaire. Elle ma dit sêtre obligé à sadapter à son environnement, ce dernier étant tout simplement ses amis entourés dalcool Elle me parle toujours de son indépendance. Indépendance quelle traduit dans les fait par je fais ce quil me plait, comme je veux. Son indépendance, elle la voulue très tôt. Cest la raison pour laquelle elle a quitté sa scolarité très tôt (avant le bac). Cest parents ne sont pas non plus un modèle dentente visiblement.Elle me dit sêtre reconstruite, reconstruite de son ex, depuis 1 an quelle est revenue avec ses amis dans sa région. Nest ce pas un masque ? Sans men rendre compte, je lui ai beaucoup parlé de lalcool dans mes derniers messages, non pas en lui disant quelle était alcoolique, mais en comparant son mode de vie à celui dune consommation de bouteille voici quelle a été sa remarque : Et arrete de croire que l'alcool est mon seul moteur, ce n'est parce que tu ne connais pas ça et que tu ne comprend pas que c'est quelque chose de simple qui fait partie de la vie de beaucoup d'entre nous. Moi j'aime ça, je le met dans l'univers de "la detente". Sa conduite (automobile) est très nerveuse, elle prend des risques dailleurs elle est issue du monde de la moto où elle se grise par la vitesse. Elle aime le goût de lalcool.Elle est très facilement éblouie par les codes des automobilistes et ne supporte pas, sénerve.Adore jouer au cache cache avec les contrôle de police en étant elle-même bien chargée même si elle le fait de moins en moins, à lentendre (comme se saouler mais bon) Se mentir à elle-même finalement nest ce pas ça ? Elle reconnaît se mentir à elle-même J'ai lu sur un forum que les alcooliques se mentaient à eux même que toutes leurs promesses étaient sincères mais quils ne pouvaient les tenir, car ils naffrontent jamais la réalité, ont peur de lavenir. Est-ce que cela peut se faire aussi sur des sentiments amoureux ? Voici ce que j'ai trouvé sur le net, à propos des dépendances (alcool entre autre) : Pour des raisons neurophysiologiques ou à cause de leur histoire, les "accros" sont confrontés à lennui et ont besoin de sensations fortes.Pourquoi certains recherchent-ils des satisfactions dangereuses ? Parce que leur environnement ne leur apporte pas le plaisir auquel ils aspirent, répondent en chur neurobiologistes et psys.Difficile détablir le profil type dun amateur de paradis artificiels."Cest une question de psychologie personnelle et de rencontre à un moment donné entre une personne et une source de satisfaction particulière", note Jean-Pol Tassin. Mais on retrouve des constantes. "Il semblerait que, génétiquement, on puisse repérer des vulnérabilités individuelles : certaines personnes seraient plus sensibles au bien-être chimique donc plus exposées aux conduites de dépendance." On constate aussi que, toujours pour des raisons génétiques ou à cause des péripéties de leur histoire, certains individus sécrètent moins dendorphines les molécules du plaisir. Doù une plus grande confrontation à lennui et le besoin de sensations fortes. A ce titre, toxicomanes, alcooliques, accros au jeu ou au saut à lélastique appartiennent à la même famille, leur fonctionnement neurophysiologique est identique.Les psychanalystes, quant à eux, postulent quun manque damour dans lenfance ou des parents trop encombrants peuvent nous pousser à opter ensuite pour des formes de plaisir destructrices : on saime comme on a été aimé. Sur le plan comportemental, des traits de caractère sont récurrents : vulnérabilité, suggestibilité, tendances dépressives, manque destime de soi. Les personnalités dépendantes sont souvent des individus qui, généralement au sortir de ladolescence, ont décidé plus ou moins consciemment de ne compter sur personne par peur dêtre déçu, rejeté pour accéder au plaisir et au bien-être. Mais ce refus de dépendre de lautre contribue à les transformer en esclave dun produit ou dune passion.Selon Freud, il y aurait des liens étroits entre la recherche du plaisir et lidée de la mort. Certains ne peuvent le trouver quen mourant symboliquement à eux-mêmes. Ainsi seulement ils se sentent exister. Le toxicomane jouit quand son moi sévanouit sous linfluence de la drogue.Le manque sert à circonscrire lobjet dont il a besoin pour être heureux. Un besoin, cest précis, délimité, donc rassurant. Au contraire de lénigme posée par son désir profond : quest-ce que je veux réellement ? Le refus de se confronter à cette question constitue lune des causes des dépendances pathologiques.on ne renonce aux plaisirs qui rendent malade que lorsquon a trouvé dautres manières de jouir de la vie. Mais pour cela, il faut transformer son regard sur soi et les autres. Et il est parfois indispensable de changer denvironnement, damis et de façon de penser.Il y a là beaucoup de coïncidences troublantes Ma pauvre amour semble suivre un bien mauvais chemin est ce que j'ai raison de dire cela ? Est ce que je me trompe ? Quest ce que je peux faire ? Pour elle ? Pour moi ? Pour nous ? Il semble que ce type de dépendance ne peut se guérir que lorsque la personne se rend compte elle-même de son état. Mais là, de toute évidence, sauf si j'ai tout faux, même si elle le voit (ce qui nest pas le cas) , elle refuse de toute façon de ladmettre Ai-je raison ? Est ce que ça pourrait être ça ? Ou est ce simplement une expérience damour banal avec une fille banale, et qui se termine banalement ? Et je suis un pauvre con ? Est-ce que cest moi qui dois réviser ma copie ? Nous deux ? Nous deux séparément ? Pour toujours ? SOS.
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53295
b
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