Histoire vécue Amour - Couple > Séparation - Quitter son conjoint      (15968 témoignages)

Préc.

Suiv.

Sont-ils tous des lâches ?

Témoignage d'internaute trouvé sur famili
Mail  
| 2064 lectures | ratingStar_36897_1ratingStar_36897_2ratingStar_36897_3ratingStar_36897_4

Pourquoi certains hommes sont-ils lâches et d'autres pas ?

Et d'abord lâche comment ? De quelle lâcheté parle-t-on ? Intellectuelle ou physique ? Et pourquoi séparer les deux ?

Mais pour bien commencer, regardons d'abord la définition du mot "lâcheté" dans un dictionnaire pour savoir de quoi on parle exactement. Lâcheté = manque de courage. Bof, regardons à courage alors. Courage = fermeté d'âme permettant d'affronter le danger, la souffrance (Hachette 2006). Voila qui est mieux, j'achète ça.

Donc le courageux affronte le danger et le lâche se débine. Ok pour tout le monde ? Ok pour moi. Maintenant causons du comment et du pourquoi.

Dans les deux cas, il y a danger à affronter et donc, on peut le supposer, peur. Le courageux surmonte sa peur et affronte le danger. Le lâche n'y arrive pas. Mais les deux ont peur.

Les épreuves peuvent être physiques ou morales, le danger aussi donc. Le danger peut venir des autres ou de soi-même. Ne faut-il pas du courage pour se battre contre un agresseur ? Bien sur que si. Mais n'en faut-il pas aussi pour cesser de boire, monter une entreprise, reprendre des études à 30 ans ? Aussi. Donc le danger, l'ennemi, peut être un autre ou soi-même.

Comme on se connaît mieux soi-même qu'on ne connaît les autres, à priori, il peut paraître plus facile de se battre contre soi-même que contre les autres, on maîtrise mieux l'acteur et le danger puisqu'il s'agit de soi dans les deux cas. Mais tout de même, tout le monde n'a pas le courage de surmonter une maladie, se lever à 5 heures du matin pour aller au boulot, ou autre chose du même genre. Donc il faut bien du courage pour se forcer à faire certaines choses difficiles pour soi. Certains ont ce courage là mais pas l'autre, et inversement. Ce courage contre soi peut être intellectuel (par exemple, reprendre des études) ou physique (faire du sport, subir une opération, etc.).

L'autre courage donc, celui qui implique le danger venant des autres, demande une capacité d'affronter les autres, intellectuellement (par exemple, exprimer une opinions minoritaire) ou physiquement (mettre une tarte à qui la mérite par exemple).

Bof, un truc cloche dans mon raisonnement. Je me dis que finalement, quelque part on est jamais seul et que l'autre est toujours quelque part même quand il semble que non. Pour le courage physique ça semble évident mais si on prend le courage intellectuel, on est quand même aussi face à quelqu'un dans la plupart des cas, des examinateurs, des profs, des clients, un patron pour reprendre les exemples cités plus haut. Donc dans les deux cas, on peut dire que faire preuve de courage c'est surmonter une ou des peurs inspirées par les autres et constater que certains arrivent à surmonter ces peurs et d'autres pas.

Puisque je parle des hommes, je vais dire qu'avoir du courage c'est avoir des couilles, comme on dit. D'ailleurs ne dit-on pas d'un lâche qu'il n'a pas de couilles ? Ben si. Mais les femmes n'ont pas de couilles me direz-vous, et pourtant beaucoup ont du courage. Oui mais je suis pas une femmes alors je suis pas compétent pour en parler. Et puis c'est pas le sujet. Si une femme veut en parler, je la lirais volontiers mais je vais pas tout faire quand même. Lol.

Donc avoir du courage, pour un homme, c'est avoir des couilles. Pourquoi certains en ont et d'autres pas ? Pourtant, à la naissance, ils en tous. Faut croire qu'on leur a coupé. Flûte alors ! Coupé ? Ben oui. Comment ça coupé ? Physiquement ? Mais non, banane, symboliquement, psychologiquement. Ha bon, je préfère ça. Ben oui, ça repousse plus facilement. Ha bon, ça se guérit alors ? Heureusement que oui. Ha, alors il y a de l'espoir, on est pas forcément lâche toute sa vie ? Voila ! Bon mais comment on coupe les couilles alors ? Et comment elles repoussent ?

Qu'est-ce qui fait qu'on arrive ou pas à surmonter une épreuve à danger égal ? Selon moi c'est le degré de confiance en soi. La croyance ou non qu'on va y arriver ou pas. La confiance en soi se construit d'abord dans l'enfance puis à l'âge adulte. Or, quel petit garçon n'a pas entendu un jour cette phrase banale : "tous les hommes sont des lâches" ? Pas beaucoup. Certains l'ont cru et d'autres pas. Pourquoi ? Peut-être parce que certains ont constaté dans leur entourage que c'était généralement vrai et d'autres pas. L'exemple du père, en particulier (super, je tiens mon premier coupable) , est important parce que le petit garçon le prend comme modèle. S'il voit son père se conduire lâchement, il aura du mal à croire qu'il pourra faire mieux. Le regard que la mère porte sur les hommes a du poids aussi (tiens voila le deuxième coupable). Si la mère tient des propos sexistes sur les hommes, la confiance en soi de son petit garçon sera gravement altérée. Il sera, comme qui dirait, précastré et il n'y aura plus qu'à couper ensuite en suivant les pointillés. Donc, certains hommes ont connu une enfance qui ont fait d'eux des personnes peu fières de leur masculinité et d'autres pas. Et ensuite ? Parvenus à l'âge adulte, certains hommes ont surmonté des épreuves avec succès, ce qui a renforcé leur confiance en eux, leur croyance qu'ils pouvaient surmonter les épreuves, et d'autres moins ou pas. Ça me paraît déterminant. Ils arrivent avec un capital confiance variable quand ils commencent leur vie amoureuse et c'est là que tout va se jouer et qu'entre en scène notre troisième coupable : la femme. Flûte, il était plutôt sympa jusqu'ici et voila qu'il va "casser de la femme". Mais non c'est pas mon genre, vous savez bien. Mais quand même, on constate que certains hommes aident leur femme à devenir une femme accomplie, heureuse et fière de l'être, et d'autres pas. L'inverse est vrai aussi. Certaines femmes aident leur mari à devenir un homme accompli, heureux et fier d'être un homme et d'autres pas. Soyons justes et réalistes. Disons pour faire court que certaines femmes peuvent être castratrices par leurs comportements. Les hommes qui ont un capital confiance fort résistent et s'en sortent mais pas les autres. Les précastrés se font découper proprement leurs coucougnettes déjà préparées notamment par papa et maman. Donc le lâche est une victime ? Oui, jusqu'à un certain point car on ne peut pas incriminer les autres toute sa vie, je pense. Le castré devenu lâche ne peut pas ignorer son état indéfiniment et ne rien faire contre de toute sa vie. Sinon, ça veut dire qu'il accepte son état, ce qui est une lâcheté de plus, et devient complice des coupables. On ne peut pas tout (s') excuser non plus ad vitam aeternam.

Mais qu'est-ce qui peut bien castrer un homme ? Et comment ça se traduit ?

Tous les propos sexistes sont castrateurs quand ils sont crus à cause d'un manque de confiance en soi initial. Ainsi, dire que tous les hommes sont des lâches ou, à l'opposé, des machos, va donner à l'homme une mauvaise image de lui-même et l'obliger à se conformer à une image formatée, redresseur de torts ou homme féminin selon les cas, dans laquelle il ne trouvera pas sa véritable identité et perdra sa confiance et ses moyens. De même, tous les comportements qui dévalorisent l'apport de l'homme dans la vie sociale, le couple ou la famille sont castrateurs. En particulier, ne jamais dire merci ni souligner les bienfaits d'un homme peu sûr de lui et, en revanche, ne pas le rater quand il fait un pas de travers ne font que renforcer sa croyance qu'être un homme c'est pas super top. Et ça lui coupe les couilles. Il ne s'aime pas en tant qu'homme, pense qu'il ne vaut pas la peine d'être défendu ou qu'il ne peut pas défendre les autres, et il devient lâche parce qu'il ne croit plus en lui. Voila comment ça marche.

Ça se traduit comment ? L'homme devient lâche dans ses propos, ses conduites, ses actes. Il fuit devant le danger et le risque. Mais il y a plus grave : il perd souvent aussi ses moyens au lit. Et là c'est le couple qui en prend un coup. Un homme qui n'est pas fier et heureux d'être un homme, qui n'a plus de couilles, n'en a plus non plus pour faire l'amour correctement et connaît souvent des problèmes sexuels que partage sa compagne. La non-arroseuse est non arrosée, si je peux me permettre cette image triviale. Bon, il a fini ? Et on fait quoi alors ?

Déjà on évite les propos sexistes devant les petits garçons pour ne pas les prédécouper, et ceci concerne les papas comme les mamans car beaucoup d'hommes, on l'a bien compris, n'aiment pas les hommes et n'en ont même pas conscience dans la plupart des cas. On évite aussi les mêmes propos devant les petites filles pour ne pas les inciter également à croire que tous les garçons sont des lâches, car ces croyances là ont la vie dure. Et quand on est une compagne, on évite de faire pareil avec son mari parce que sinon ça va lui saper le moral et sa confiance en lui. Mais si c'est déjà coupé, comment faire pour ça repousse ? En cessant de faire ce qu'il ne faut pas faire (dévaloriser) et en commençant à faire ce qu'il faut faire (valoriser). Je ne sais pas si ça peut repousser à tout âge. Ce que je sais en revanche, c'est que j'ai connu beaucoup d'hommes prédécoupés par leurs parents, découpé par leur femme, qui s'en plaignaient par dessus le marché, et chez qui ça a repoussé après une séparation quand d'autres femmes leur ont fait comprendre qu'ils étaient des mecs biens. Bon, je vais pas vous mentir, j'ai connu tout ça et je peux vous dire que maintenant que j'en ai, au lit comme dans la vie tout court, j'en suis très heureux, ma chérie aussi, et que je ne laisserai plus personne me les couper, parce qu'avoir du courage, tous les courages, c'est beau. C'est un grand bonheur. Donc, non tous les hommes ne sont pas des lâches et le courage ça se (re) construit. Merci de m'avoir lu. Si des lectrices veulent bien nous expliquer, à nous les hommes, comment on peut aider les femmes à se sentir mieux valorisées dans leur féminité, je suis sûr que les mecs d'ici liront ça avec beaucoup d'intérêt. Bienvenue aux réactions de tout poil de toutes façons.

Amicalement. RD.
  Lire la suite de la discussion sur famili.fr


36897
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Rupture... au bout du rouleau. help - affaires de couples

image

Salut à tous, Alors voilà, je viens de me faire jeter comme une vielle merde par le mec que j'aimais. Je ne comprends pas, je ne comprends pas… Tout s'annonçait pourtant bien… On s'est rencontré le 5 mai à une manif. De mon côté, boum, le...Lire la suite

Retour affectif - relations amoureuses

image

Bonjour, Je vous fait par de mon histoire j'ai était séparer avec mon homme depuis 2 mois j'ai beaucoup d'amour pour lui. Par le biais des forums j'ai rencontre dylan-voyance j'ai fait une voyance complète par pendule pour moi très satisfaite et...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages