Histoire vécue Amour - Couple > Techniques de séduction      (1622 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je suis un séducteur

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
Mail  
| 1625 lectures | ratingStar_106116_1ratingStar_106116_2ratingStar_106116_3ratingStar_106116_4

Je suis un homme de 40 ans célibataire sans enfants qui habite en région parisienne, plutôt mignon, en bonne santé et avec une assez bonne situation professionnelle. Je n'ai jamais vécu en couple, mais j'ai eu de nombreuses aventures (peut-être 300, je ne sais pas exactement, pour vous faire une idée je couche en moyenne avec 20 femmes différentes chaque année, je les rencontre souvent dans les lieux publics, dans les transports en commun, parfois en vacances ou en boîte).

Je suis déjà tombé amoureux, mais c'est très rare, et ça s'est toujours mal terminé pour moi. Je suis victime du syndrome "tu me je te suis tu me fuis, je te fuis suis" : quand je m'attache, la femme se barre, quand je ne m'attache pas, elle reste volontiers et parfois tombe amoureuse. Au fond de moi je ne crois pas (ou plus) à l'amour qui dure. J'ai été très romantique pendant l'adolescence, mais je ne plaisais pas aux filles. Depuis je me suis construit un "rôle" , une sorte de carapace, et je plais aux femmes. Lorsque je tente parfois de quitter cette carapace et d'ouvrir mon coeur, cela se passe mal (la femme me quitte). Probablement parce qu'elle découvre que derrière mon apparence d'homme solide, il y a un adolescent attardé voire même un enfant qui refuse de devenir un adulte. Je me sens très à l'aise dans le rôle de l'amant, beaucoup moins dans le rôle du compagnon de longue durée. Mes relations ressemblent plus à des CDD qu'à des CDI. Mais au fond de moi, je rêve secrètement au Grand Amour, tout en me disant que ce n'est pas pour moi et que je ne le mérite pas (car je me sens "sali" par toutes mes aventures, je me sens "impur"). Précision importante : j'ai une mère très envahissante, castratrice et autoritaire, je suis intimement persuadé qu'elle a une grande part de responsabilité dans mes relations avec les femmes. J'ai vu plusieurs psys et thérapeutes, j'ai déjà parlé avec ma mère de mes problèmes relationnels avec les femmes et je lui ai dit qu'elle m'a fait souffrir, mais à ce jour je n'ai pas encore fait la paix avec ma mère, je crois que je lui en veux encore, car je suis intimement persuadé qu'elle m'a fait subir (durant l'enfance et l'adolescence) une sorte de "maltraitance psychologique" , presque une forme de "harcèlement moral" même si cette expression est plutôt utilisée dans le monde du travail. Quand à mon père, il n'a jamais été vraiment présent quand j'avais besoin de lui, je crois qu'il avait déjà trop de problèmes psy à régler pour s'occuper de ceux des autres…

Bon, fini les présentations, voici l'histoire qui m'est arrivée récemment : un soir en sortant du bureau, j'aperçois une très belle femme sur le trottoir d'en face, je traverse la rue pour me rapprocher d'elle, nos regards se croisent et son regard est plutôt encourageant, comme une invite à lui parler, à l'aborder. Mais comme nous nous trouvons à 10 m de la grande entreprise dans laquelle je travaille, je n'ai pas envie du tout que des collègues me voient en train de draguer (je n'assume pas du tout ce comportement de dragueur mais pourtant j'en suis l'esclave, c'est plus fort que moi) , donc je préfère suivre discrètement cette femme et attendre qu'on s'éloigne un peu de mon boulot avant de l'aborder. Mais à ma grande surprise (il est 18h30, c'est une heure de sortie de bureaux) , au lieu de se diriger vers un métro, cette femme entre dans une autre entreprise voisine de la mienne, donc impossible de la suivre d'autant que des collègues risquent de me voir faire, et je reste planté comme un con à la porte de cette entreprise, avec ma colère et ma frustration. Colère de ne pas avoir osé l'aborder par peur du regard des autres, frustration du "chasseur" ayant laissé s'échapper sa "proie" . Cette désillusion me gâche ma soirée, mais heureusement le lendemain après une bonne nuit de sommeil je n'y pense déjà presque plus.

Voici les réflexions que m'inspire cette petite "mésaventure" (j'aurais pu dire cette "non aventure"…) : J'ai un comportement de dragueur, de Dom Juan, de coureur de jupons, je ne l'assume pas du tout vis à vis du regard des autres (je ressens un mélange de culpabilité et de honte) mais quand j'attrape une belle "proie" je suis très fier de moi (probablement en réaction à tous mes échecs sentimentaux de mon adolescence). Je ne sais pas si je dois condamner ce comportement de dragueur (je pense que mon comportement est très mal vu par la société, surtout parce que la femme est chez moi avant tout un objet sexuel, sauf si je tombe amoureux) , ou bien si je dois simplement constater ce qui m'arrive sans porter de jugement ?

Au fond de moi, je me doute bien (mais c'est ma tête qui parle) que cela fait 20 ans que je reproduis ce comportement de dragueur compulsif, et je me doute bien que probablement cela ne me mènera pas à grand chose dans ma vie… Mais ma tête a beau me mettre en garde, il y a une force plus puissante et plus profonde qui me pousse à tenter de séduire toutes les femmes que je trouve très attirantes (sauf dans certains cas où je me censure, comme par exemple au boulot ou bien avec des femmes proches de ma famille ou de mes amis). Parfois je me dis que je fais partie de ce qu'on appelle les "dépendants affectifs et sexuels anonymes" (peut-être qu'un jour je m'inscrirai dans ce groupe de parole, mais le problème c'est que je ne suis pas certain de vouloir sortir de cette dépendance car j'y trouve beaucoup de plaisir, j'adore faire l'amour, j'adore entendre jouir une femme, j'adore les moments de tendresse partagée qui suivent l'acte sexuel "animal", tout cela c'est ma drogue à moi…). En fait, ma dépendance se place surtout sur le terrain de la séduction (le plaisir de la "chasse") et aussi sur la recherche de la magie des premières étreintes amoureuses (je garde un souvenir ému et nostalgique de mes premiers rapports sexuels (avec mes 2 premières partenaires, que j'ai connues à l'âge de 17 ans) , qui furent des instants magiques où sexe et sentiments amoureux ne faisaient qu'un). La routine qui peut s'installer dans un couple me terrorise, cela ne m'étonne pas du tout qu'il y ait tant de divorces à notre époque. Je pense que vivre en couple pendant longtemps est un comportement "contre nature" , sauf peut-être la période où l'homme et la femme sont très amoureux, et aussi la période où ils élèvent leurs enfants.

Je suis un peu déçu par les psychothérapies (mais peut-être que j'en attends trop, ou que je suis prisonnier de mes contradictions ? Je cherche un outil qui m'aide à changer en profondeur) , j'ai commencé à pratiquer un peu la méditation et cela au moins m'aide à y voir un peu plus clair dans ma vie, à moins me tromper dans mes choix personnels et professionnels. C'est déjà ça…
  Lire la suite de la discussion sur france2.fr


106116
b
Moi aussi !
5 personnes ont déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Besoin de quelques avis objectifs. - le coin des ados

image

Tu es comme tu es, même si tu es solitaire ou que tu n'as pas spécialement les même goûts que les autres c'est pas un problème dans le fond, justement au moins tu as tes propres goûts t'es unique… Moi aussi je suis quelqu'un comme ça, qui...Lire la suite

Besoin d'un avis : est ce que je lui plait ? - techniques de seduction

image

Bonjour, Je vous raconte rapidement mon histoire, voilà le week end dernier j'ai rencontré un jeune homme avec qui je discutais il y a quelques années via un réseau social bien connu, en fait c'est l'ami d'un proche. A cette époque j'étais en...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages