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Sa technique de séduction est dépassée

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 03/04/11 | Mis en ligne le 18/11/11
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Juste une petite anecdote pour vous détendre un peu :

L'ambition de ce type était bien étonnante, quand on le connaissait un peu : il voulait plaire aux femmes.

Physiquement peu avantagé, il n'hésitait pas à aborder les plus belles femmes qu'il apercevait de loin, ou qu'il croisait de près. C'est ainsi qu'il m'adressa la parole, ayant usé de stratégie bien cavalière afin de prendre place à mes côté sur le siège de TGV laissé libre.

Il se mit à surjouer l'homme gêné, intimidé, qui ne voulait pas se montrer importun. En souriant, je rassurai l'énergumène du mieux possible. Et pour le rassurer, je le rejoignis bientôt dans le wagon-restaurant où il m'avait conviée pour un café et discutai avec lui.

En ingénieux "prédateur" , il voulait me "chasser" comme on traque une "proie" , jouer les Don Juan et laisser une trace indélébile de son passage dans ma vie. Il me parla "des femmes" , technique bien connue de ceux qui voudraient en jeter : il les connaissait bien, ce monde était le sien : il y avait toujours régné en maître, semblait-il… Du moins, c''est ce dont il voulait me convaincre…

De mon côté, je souriais, tellement consciente en mon fort intérieur qu'il jouait dans une cour qui, tôt ou tard, le condamnerait à s'égratigner le genou, le petit loulou. Je me disais : "Tu veux me séduire, mon chéri ? Mais tous ces jeux de séduction ne m'amusent plus depuis longtemps, tu sais… J'en ai tellement soupé, déjà, qu'ils me collent la nausée ! C'est une Histoire d'Amour, désormais, que je voudrais tisser…" .

Les pièges dans lesquels il tenta de me faire tomber ne présentèrent aucun danger pour moi : nulle flatterie du type "Tu es une femme extraordinaire, si jolie, si fine, subtile, intelligente, et bla-bla-bla…" ne put retenir mon attention : je connaissais déjà ma valeur.

Nulle promesse lancée à demi-mots non plus : "Nous partirons tous les deux au bout du monde" ; "lorsque tu rentreras fatiguée du travail, je te ferai couler un bain, je te ferai un bon massage et je t'emmènerai au restaurant." . "OK, répondais-je en moi-même : à quand, les ACTES ? "

Quant à sa façon de s'auto-dorer le blason, les résultats "plus que brillants" de ses enfants, ses "excellents rapports" avec son ex-femme, les tas d'envieux que sa "famille de rêve" laissait toujours pantois : elle ne m'impressionna pas le moins du monde : "Tu peux me raconter ce que tu veux, mon coeur : je ne te connais pas. Et puis, tu sais, tout ce joli vernis ne suffira jamais à effacer la conviction qui est la mienne : nous avons tous nos casseroles, si petites soient-elles…"

En bref : Je demeurai imperturbable et sûre de moi : "c'est de l'amour d'un homme, dont je manque. Toutes tes mascarades de séduction ne me détourneront jamais de mon joli petit rêve, que je conserve bien au chaud pour celui qui en vaudra la peine… Tu peux toujours tenter ta chance, mais au stade où nous en sommes rendus, je doute fort que mon prince adoré ait un jour ton visage… Les airs de mandoline, je n'y crois déjà plus, malgré les dix années de moins que toi qui s'affichent au compteur de ma vie…"

Je lui laissai un certain nombre de nouvelles "chances" : le petit jeu dura un mois.

Nous nous sommes vus trois fois.

Je sais… C'est un peu long, un mois, pour un type qui, de prime abord, ne me plaisait pas plus que ça… Que voulez-vous, c'est mon côté Mère Térésa : je ne peux pas, sans en avoir le coeur bien net, catégoriser trop vite mes frères les humains. Je ne veux pas tomber trop vite dans la parano du : "Tous les mêmes" … J'ai besoin de leur donner une chance de sortir du lot.

Et puis… arme infaillible : il s'adressa à ma sensualité de femme… Je cueillis ces moments de plaisirs virtuels pour ce qu'ils purent m'apporter de bon et d'agréable, malgré la maladresse et la brutalité avec lesquelles Casanova-Don Juan s'exprima : "Tu es sensuelle" , ai-je pu lire sur mon téléphone après le tout premier café… Curieux, tout de même, le loustic, de se montrer aussi direct… Il poursuivit la même traque, la même trique, le grossier personnage qui ne connaissait rien de moi : "J'ai envie de toi. Tu me plais beaucoup… J'imagine ton corps, toi qui es si féline…" Qu'à cela ne tienne, me reste encore une petite faiblesse : il me plaît d'apparaître sensuelle sous les yeux d'un homme. Le plaisir physique –et sans danger d'y tremper le moindre petit morceau d'âme puisque virtuel- que je ressentis alors ne fut ni plus ni moins qu'un moment aérien. Juste agréable.

Mais il ne sortit pas du lot. Bien au contraire, hélas… Un don Juan bien gauche, jouant les mystérieux et les irrésistibles pour me soumettre à son désir de "mâle dominant" : "La femme est un objet" , osa-t-il me souffler un jour à l'oreille ! –l'air de rien… ?

Et il usa de tout, le bougre : la stratégie des silences-radios et des chauds et froids, de l'homme inaccessible à la vie trop remplie de passionnantes activité – J'appris un peu plus tard qu'il était encore en couple… Mais qu'il se séparait, bien sûr ! … des stratégies tellement vues et revues, et qui me laissent toujours cet arrière-goût un peu amer au fond de la gorge : rien de neuf sur la planète. Au suivant.

Mais soyons indulgente : l'énergumène, malgré son âge quelque peu avancé, n'en est qu'à ses premiers balbutiements dans la grande jungle de la séduction. Il doit apprendre à aiguiser ses griffes de prédateur… Seulement… L'est un peu en retard sur la plupart de ceux qui pratiquent ces jeux depuis longtemps –et que j'ai tellement côtoyés ! On ne peut pas tout faire : faire semblant d'être encore amoureux de sa femme, et travailler ses techniques de chasse… Et quand on n'a pas de talent, il faut bosser un peu…

Bébé voulait un peu de "transgression" , dans son quotidien morne et déprimant qui sentait la rupture. C'est le cadeau que je lui fis. Mais dont je me lassai bien vite, cependant…
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223749
b
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