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Besoin de parler... - depression, deprime, stress

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 21/08/13 | Mis en ligne le 25/05/14
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Bonsoir à tous. Aujourd'hui je me décide à venir ici, dans l'espoir d'y trouver des conseils, et des témoignages peut-être. N'ayant pratiquement personne à qui parler, c'est ici que je serai le plus à l'aise pour déballer mon sac et raconté ma vie… Je ne sais pas par où commencé… J'ai 22 ans, situation plutot normale et situation familiale stable, je suis étudiant et vis seul. Voilà plusieurs années que je suis particulièrement mal dans ma peau, j'éprouve un mal être quasi quotidien et je me sens vide, j'ai régulièrement des idées noires et des envies suicidaires. Ça part et ça revient, ça repart, et ça revient toujours… Je suis de nature introverti, solitaire, j'aime le calme. J'ai aussi des problèmes d'audition ce qui m'as toujours pénalisé je pense dans ma vie. Je n'ose pas participer en classe par peur de ne pas avoir bien compris les questions, pareil dans les débats ou les discussions entre personnes, et j'aime pas faire répéter ceux qui parlent parce que j'ai peur de les agacer… Enfin voilà j'ai toujours été "en retrait", plutot spectateur que acteur. Mes premiers pas en zone noire ont commencé quand j'étais en 2nd au lycée. J'étais mal dans ma peau, completement paumé et rebel, je me foutais de tout et j'avais beaucoup de problèmes de communication avec mes parents. L'adolescence surement, avec le recul je me dis que c'est ça. En parallèle j'essuyais douloureusement la fin de ma première grande histoire d'amour qui a duré presque un an. Cela, plus mon mal être, les problèmes de communications, l'impression de n'avoir aucune liberté et d'être soumis à toutes les restrictions possibles par mes parents, l'incompréhension, m'ont conduit à vouloir me jeter sous un train. Je me souviendrai toujours de ce jour, j'avais passé la nuit à écrire une sorte de lettre d'adieu, je pleurais en l'écrivant, j'étais vraiment a bout et décider à en finir. Je l'ai posé dans un coin de ma chambre, ni caché ni vraiment visible, avant de partir au lycée. Je comptais faire ça directement après les cours. Dans l'après-midis midi, une surveillante est venu me chercher en cours, c'était bizarre. Dans le hall du lycée j'ai vu mes parents, et j'ai tout de suite compris. A la maison j'ai expliqué les raisons qui m'avaient conduit à faire ça, c'était la première fois que je voyais mon père pleurer et ça m'a fait énormément de peine… J'ai passé la journée dans une sorte de centre hospitalier pour ceux qui se sentent mal comme moi, le psychiatre que j'ai vu voulait m'interner 2 semaines mais mes parents ont refusé. A partir de ce jour j'ai du me reconstruire, c'est un peu comme si on avait brisé la carapace que je m'étais faite, et prendre un nouveau départ. Me dire que le passé c'est le passé, que mes parents m'aiment et que j'ai encore plein de trucs à vivre. Personne n'est au courant de cet épisode de ma vie, pas même ma soeur à qui mes parents ont tout caché. Par la suite j'ai vu quelques psy, cela ne m'as pas du tout aider, on m'as dit que j'étais dépressif et on m'a donné des cachets censés m'aider, mais ça me crevait et je dormais en cours à cause de ça donc je ne les prenais jamais… J'ai redoublé ma seconde, et puis j'ai rencontré une fille merveilleuse avec qui je suis resté plus d'un an. Elle m'a beaucoup apporté et durant cette année j'étais tellement mieux dans ma peau, être amoureux et savoir que on vous aime aussi est une chose superbe. Mais étant très sensible, j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre, je me suis réfugié dans le cannabis, j'ai perdu 17kg en un mois, mes notes ont commencé à chuter, et je suis passé de justesse en terminale. Cette rupture m'as énormément perturbé, j'étais perdu, je n'avais plus confiance en moi, je pleurais sans cesse, pour un rien. J'ai été tellement affecté, que mes idées noires sont revenues, j'ai du revoir des psy, mais rien ne m'a aidé… J'ai quand même reussi à avoir mon bac de justesse. Depuis ce jour je n'ai eu aucune aventure, aucun trucs sérieux, j'ai totalement perdu confiance. Les années passent et je pense de plus en plus à en finir, je me sens toujours aussi mal en moi. J'ai eu un appartement à mes 18 ans et je me suis énormément isolé car j'en avais besoin je pense. Quand je suis chez moi je ne sors pas, ou alors très peu car je suis mal à l'aise quand il y a des gens autour de moi, et j'ai devellopé des sortes de crises d'angoisses qui me donnent des vertiges et me bloquent la respiration au point d'être à la limite de tomber dans les pommes. Je vous laisse imaginer la galère dans le métro sachant que je dois le prendre tous les jours pour aller à mes putains de cours… ! Aujourd'hui je… déteste Paris et sa banlieue, je trouve que tout ce qui m'entoure sens littéralement la merde, et je n'arrive pas à positiver. Je déteste l'environnement dans lequel j'évolue, le bruit et les gens m'insupportent de plus en plus, et je me sens craquer un peu plus chaque jour ! Les rares fois où je sors, j'ai juste envie de péter la gueule à celui qui me regarde un peu de travers. Je suis trop sensible, je pleure pour rien, mes seules motivations dans la vie sont protéger la nature et jouer au poker pour me faire un peu d'argent. J'aimerais aussi beaucoup trouver une copine et recevoir un peu d'amour à part celui de mes parents. Je pense que c'est ça qui me manque le plus, et qui pourrait me motiver à aller toujours plus loin. Je me sens vide à souhait vraiment, et seul, même si paradoxalement je cherche à être seul… Personne ne me comprends et j'ai du mal à expliquer ce que je ressens. Je n'ai presque plus de contact avec mes amis et pas grand monde a qui parler sans avoir peur que l'on me juge ou que l'on me fixe une image de mec dépressif suicidaire qui se plaint, alors que j'ai mon petit appart et que des africains se massacrent pour un bol de riz et un pichet d'eau un peu plus loin sur la carte. Malgré mon manque de confiance en moi, mon mal être, et tout ce qui va avec, j'essaye de faire des efforts, mais j'ai vraiment du mal à relever la tête. Tous les jours je pensent à mourir, mais j'aime bien trop certaines personnes pour les abandonner lachement, c'est ce qui m'empêche de franchir le pas. J'essaye de faire du sport, de communiquer un peu plus et voilà plus d'un mois que je suis passé de 5 joints par jour, à 2 par semaine avec pour objectif un arrêt total et définitif. Je me suis aussi inscrit sur des sites de rencontres pour essayer de trouver quelqu'un. J'ai eu mon premier rendez vous avec une fille depuis 4 ans il y a peu, j'étais très stressé mais ça s'est très bien passé. Elle a l'air de bien m'aimer mais j'ai trop peur de me faire de faux espoirs, de m'attacher et tomber de haut comme souvent… J'ai envie de m'en sortir, et d'essayer de vivre comme le font la majorité des personnes. Mais je commence à être au bout du rouleau, là où j'ai envie d'abandonner je dois redoubler d'efforts, de volonté et me battre avec mes pensées. J'en ai marre de porter un masque tous les jours pour rentrer dans moule de la société, ça me rend dingue. J'ai aucune épaule sur laquelle pleurer, et aucun soutien car comme je l'ai déjà dit, j'ai du mal à expliquer ce que je ressens et je suis très introverti donc je n'ennuis pas les gens avec mes problèmes. C'est comme une spirale dans laquelle je ne peux m'en prendre qu'a moi même et je ne sais pas de quelle façon la briser. Je pourrais continuer pendant des heures a raconter mon ressenti, mais déjà là ça fait du bien. Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout.
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par jeanne0033 | le 06/12/15 à 13:56

Comme beaucoup de personne j'ai connu de gros déboire amoureux et j'ai cherché comment lutter contre l'injustice de la vie,car mon mari m'avait quitté croyant trouvé mieux ailleurs.Nous avons été victime de la jalousie des autres, mais l'amour survie toujours au fonde nous, il a juste dans certains cas besoin du coup de main.
On peut lire de tout sur le retour d'affection, surtout que ça n'existe pas.... ET BIEN C'EST FAUX !!!! LE RETOUR D'AFFECTION EXISTE BEL ET BIEN, j'en ai fait l'expérience bien qu'à ce moment j'étais septique, mais je ne voulais pas laisser passer une chance de sauver notre relation.
On peut lire aussi que si on fait un travail de retour affectif, on risque le retour de baton.... Je vous le dit de suite, c'est du n'importe quoi ! Ce ne sont que les lâches qui tiennent ce discours car affronter les difficultés de la vie leur fait peur, ils préfèrent les subir en se plaignant. Le retour de bâton n'existe pas en magie blanche, oui parce que bien sûr il serait fou de vouloir utiliser des magie nocives comme la magie rouge ou la magie noire. SEULE LA MAGIE BLANCHE PEUT PERMETTRE UN RETOUR AFFECTIF SANS RISQUE. J'ai tout cherchais à ce sujet, certains essaie de faire croire que la magie rouge est sans danger, mais c'est faux, seule la blanche est sûre, vous pouvez me faire confiance, j'ai fait le tour de la question plusieurs fois.
Cela fait plus de deux ans maintenant que ce fut fait, et nous sommes toujours heureux, ensemble comme ça aurait toujours du être.
Pour plus de renseignement voici mon mail :# jeannejeanne947@yahoo.fr#
Il peut aussi vous etes utile dans d'autres domaines de la vie comme il l'a fait pour mon neveu qui souffre d'asthme
Ne baissez jamais les bras donc pour plus de renseignement visitez sa page facebook :https://www.facebook.com/Traveaux-occultes-430251880519227
Cordialement

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