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Notre quotidien est parsemé de crises pour un oui pour un non

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je suis donc avec mon homme depuis bientôt neuf mois. Je n'ai jamais osé penser que des choses pareilles pourraient s'appliquer à ma propre vie sentimentale mais on peut dire qu'on a vécu un véritable coup de foudre.

A l'époque il était routier et devait partir du lundi au vendredi. Au bout de deux semaines il a démissionné pour que l'on puisse passer plus de temps ensemble et une semaine plus tard je vivais chez lui (ce qui ne changeait pas grand chose étant donné qu'on passait déjà tout notre temps ensemble). A vingt ans, j'en étais autant excitée qu'effrayée car c'était ma première expérience de vie commune. Lui a trente et un ans, il était séparé depuis cinq mois de son ancienne compagne avec laquelle il avait vécu pendant huit ans et avec qui il a un enfant de 17 mois. D'entrée je savais que je ne m'engageais pas dans la relation la plus simple qui soit mais j'étais prête à accepter son enfant ainsi que la relation qu'il entretient avec son ex même si ça n'a pas toujours été évident mais là n'est pas le problème. Nous avons donc entamé notre vie commune assez sereinement en dépit de nos caractères opposés, le yin et le yang. Toutes les personnes qui me connaissent s'accordent à dire que je suis la zénitude incarnée : toujours calme, une patience sans limite ou presque. Lui a plus un tempérament de feu (ah les origines latines…) , disons qu'on se complète assez bien. Mis à part quelques coups durs (pas forcément en rapport direct avec notre couple, les aléas de la vie, santé et tout ce qui s'ensuit) , notre relation a toujours été positive, tendre… J'avais tout ce dont j'avais toujours rêvé de l'amour : la confiance, le partage, le dialogue. J'ai mis mon compagnon sur un piédestal car il a su me sauver de mes démons, me parler et me cerner comme personne ne l'avait jamais fait, me témoigner une attention et un amour sans pareil, il y a un mois de ça il me parlait même de mariage. Il ne levait jamais le ton envers moi, faisait toujours des efforts pour me parler calmement lorsque quelque chose n'allait pas plutôt que de se mettre à crier à tout-va comme je le voyais le faire avec d'autres personnes. Je pense qu'il m'a toujours considéré comme quelqu'un de fragile qu'il ne faut pas brusquer, dans le bon sens du terme, il voulait me préserver. Enfin bref, vous devez vous demander ce qui peut bien me tracasser avec une descripion pareille, à juste titre lol. Le problème c'est que les choses ont changé du tout au tout depuis deux semaines. Je suis à la recherche d'un travail depuis plusieurs mois et j'ai été appelée un week-end pour faire des extras durant les deux jours. Mon copain s'était plaint qu'on n'allait pas beaucoup se voir car il travaille la semaine avec des horaires un peu difficiles. Rien d'extraordinaire là non plus mais la semaine qui a suivi j'ai senti un changement dans son attitude au quotidien. Il avait toujours des choses à faire avant son boulot, lorsqu'il rentrait le soir j'avais l'impression qu'il essayait d'éviter les moments à deux, lui qui usait et abusait de mots doux et de gestes tendres à mon égard restait maintenant à l'autre bout du canapé et je devais même me convaincre qu'il n'essayait pas de fuir les gestes que j'avais envers lui, on se prenait également la tête pour des raisons qui me paraissaient futiles au possible, j'ai donc mis ça sur le dos de son impulsivité. Malgré tout je n'ai pas changé mon attitude envers lui, pensant que c'était une passade et qu'il devait avoir des soucis. J'attendais le week-end avec impatience pour qu'on se retrouve un peu… Fol espoir ! Lui qui jusqu'à maintenant ne sortait jamais et me demandait presque la permission lorsque ça arrivait m'a dit qu'il était d'enterrement de vie de garçon le samedi et qu'il irait passer la soirée chez un ami le vendredi. Sachant que je devais travailler le dimanche, cette nouvelle avait largement assombri la vision que j'avais de notre week-end mais je ne lui en ai pas parlé. Je me disais qu'au moins ça lui changerait les idées étant donné qu'il ne tenait pas une grande forme, j'ai donc pris sur moi et ne lui ai rien dit. La situation me tracassait quand même car je voyais bien qu'il y avait un souci mais ne voulant pas m'en parler, impossible de savoir de quoi il retournait, si j'en étais la cause ou non, bref… Mes doutes ont été éclaircis le samedi soir lorsqu'il est rentré de sa soirée. Il m'a dit qu'il se posait des questions, qu'il avait peur que je le trompe, peur de se rendre malade de jalousie, qu'il se rendait bien compte qu'il ne m'accordait pas l'attention, l'affection ni l'amour que je méritais ces derniers temps et qu'il s'en voulait mais que ce n'était pas uniquement envers moi. Un souci global disons, un ras-le-bol, il se sent mal dans sa peau, il m'a même dit qu'il avait songé à me quitter pour ne pas me faire souffrir à cause de son attitude, bref, qu'il ne savait plus où il en était. Autant dire qu'après cet aveu la nuit a été courte pour moi. Le lendemain en rentrant d'une journée de travail assez épuisante je l'ai surpris à être au petits soins avec moi, je me suis dit qu'il faisait des efforts pour amoindrir ce que je pouvais ressentir par rapport à ce qu'il m'avait dit la veille mais ça n'a été que de courte durée… Depuis, le quotidien est semé de crises pour un oui ou pour un non, bien souvent pour des choses qui ne le mériteraient pas. Il s'enflamme au quart de tour et dans ces moments-là il faut bien le dire, une tête de cochon ne lui arrive pas à la cheville. Lorsqu'il est énervé, non seulement il a la rancune tenace et peut donc passer des heures à faire la gueule, il est d'une mauvaise foi assez incroyable et a un don particulier pour retourner les choses de manière à ce qu'il n'ait jamais rien à se reprocher. Le pire c'est qu'il le reconnait lorsqu'il "revient à la raison", il admet être exécrable et s'emporter pour un rien. Le fait de le savoir devrait me rassurer par rapport à cette situation mais je suis d'un naturel extrêmement sensible, je supporte très mal les conflits et passe mon temps à pleurer de ne pas pouvoir aider l'homme que j'aime et que je vois souffrir à travers son irritabilité. Il voit bien que je supporte mal la situation et s'en veut d'autant plus, il m'a dit qu'il songeait à faire un break, qu'il comprendrait très bien que je retourne un moment chez mes parents à cause de son humeur difficile à supporter au quotidien et qu'il ne m'en voudrait pas.

Aujourd'hui il est parti tout sourire et lorsqu'il m'a appelé de son travail je l'ai senti tendu, presque froid, employant des mots doux presque de son plein gré pour ne pas m'effrayer. Je ne sais plus quoi faire, comment lui parler ni sur quel pied danser, j'ai une boule dans le ventre à chaque fois qu'il s'apprête à rentrer car je me demande ce qui n'ira pas encore cette fois-ci… On a un week-end en amoureux prévu depuis un mois dans deux jours, je me fais toujours une joie d'y aller en espérant que les tensions ne prennent pas le dessus mais étant donné qu'il est très lunatique je pense à retourner chez mes parents un moment si la situation perdure après ce week-end (j'en avais déjà l'idée avant qu'il ne m'en parle). Le problème c'est que j'ai peur de "perdre le contrôle" des choses en n'étant plus avec lui, je n'ai jamais vu les "pauses" d'un très bon oeil et je culpabilise en me disant que si je le fais je ne serais pas là pour l'aider, même s'il me dit que je ne peux rien faire, alors que c'est quand même l'idée d'un couple : s'alléger mutuellement lorsque le besoin s'en fait sentir.

D'un autre côté j'ai peur d'arriver à un point de non-retour à force de subir ces crises, je suis épuisée moralement à force de me poser des questions auxquelles je ne trouve pas de réponse, fatiguée de voir ses regards limite haineux se poser sur moi même s'il finit toujours par les regretter et même si je sais qu'il sait, au final, ça ne change pas grand chose…
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202799
b
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