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Divorce eprouvant: manipulations et mensonges

Témoignage samestory par 45 ans.
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Bonjour,

J'ai 41 ans. J'ai vecus 18 ans avec un homme avec qui j'ai eu un enfant qui a 20 ans aujourd'hui.

C'est après avoir quitté mon mari et avec le recul que je peux en parler, car tout le temps que j'étais avec lui, je ne voyais pas très clair dans ma vie de couple.

Nous avons eu bien sur de bons moments, heureusement. Mais les mauvais moments ont pris le pas au fil des années. Et il fallait que je sorte de "ses griffes" pour sauver mon état mental.

J'aurais du me douter, alors que cela faisait 6 mois que nous étions ensemble et qu'il piquait sa premiere crise, qu'il y avait danger. Seulement à 20 ans, on a pas l'experience et on a pleins d'espoirs. Et surtout, mon caractère ne me permettait pas de me defendre. En effet, j'avais plutot le desir de le rendre heureux et d'être une bonne petite femme à son pepere, bien naïve.

C'était comme une spirale, comme s'il decidait de me maintenir la tête hors de l'eau ou sous l'eau. C'était assez facile puisqu'ayant vecu une enfance difficile, j'étais déjà paumée à l'époque.

Il y arrivait en jouant avec mes sentiments. Il y avait plusieurs phases. Celles ou je reprenais confiance en moi et où  j'avais assez de force pour foncer dans le monde du travail, dans la vie active. Bien tenir la maison, faire des activités, voir des gens, etc...

Mais toujours, il detruisait cette force. En critiquant ma famille, en faisant des sous-entendus. En général, il faisait la gueule, devenait distant, froid, et je lui demandait ce qu'il avait. Il ne repondait pas, ou me repondait "tu sais bien". Alors je cogitais, je demandais qu'est ce que j'avais bien pu faire de mal pour le rendre comme ça. Quand je rentrais du boulot, il me demandais "qu'est ce que tu as", moi je disais "bah rien, pourquoi ?" " je te sens ennervé". En fait, il était agacé. Et il me provoquait jusqu'à ce que ça m'ennerve et il disait alors "tu vois, j'avais raison, tu es ennervée". Mais ça ne se terminait pas là. Il continuait en ressortant des trucs du passé. Et malgré tout mes efforts pour calmer la situation, je finissais en pleurs. Et ses sortes de provocations pouvaient durer des jours. Jusqu'à ce que je sois en phase 2.

Cette phase, c'est quand j'était vidée, paumée. Il me demandais "qu'est ce que tu as ?". "Ben c'est comment tu as été avec moi ces derniers temps". Et là, il me rejetait la faute sur moi. Si je me rebiffais, il me menacait, et ses provocations étaient plus fortes. J'étais obligée de ceder et de l'ecouter, genre "tu vois, ça marche comme ça, ta famille est comme ça, ton comportement est comme ça. point". Alors je lui disais qu'il avait raison, je me soumettais, et après il redevenait presque l'homme que j'avais aimé au départ. Et ça allait mieux.

Alors pour que ça aille mieux, il fallait que j'aille dans son sens.

Ne pas le contrarier. Eviter de voir ma famille. Eduquer son fils comme il l'entends. Sortir où il veut, au moment où il veut... mais tout ça, sans qu'il l'exprime clairement.

Je devais me soumettre à sa volonté pour que notre famille "aille bien".

Un autre problème s'est greffé entretemps: notre fils.

Il a grandit dans cette ambiance. Il s'est habitué à ne pas contrarier son père. Il est devenu hermetique à mon autorité (le père me rabaissant devant lui). A l'age du college, il s'est mis à abuser des mensonges et moi je le voyais prendre la tengeante sans pouvoir faire grand chose. J'ai commencé à en parler à son père mais celui-ci n'a pas prété grand cas. Du coup, avec le temps, notre fils a raté toutes ses etudes. Le dernier en date etant le BEP. S'il n'y avait que ça... il devenait provocateur "silencieux" comme son pere.

Mais dans l'ensemble, malgré qu'il ai été un enfant difficile, et vu la situation, cela s'est relativement pas mal passé.

Dans l'année 2006, grace au travail et a des amis perso, j'ai pu prendre conscience du mal-être dans mon couple. Dans un premier temps, c'est en decouvrant qu'à l'exterieur tout se passait bien côté relationnel: bonne entente, discutions claires, humour partagé, etc...

Puis j'ai commencé à en parler. discretement. Sans trop de détails. Car je n'etais pas trop sure de moi.

Petit à petit j'ai fais un travail sur moi pour essayer de me détacher de ses provocations. D'être plus forte pour ne pas entrer dans son jeu.

En 2007, j'ai réussi à ne plus tomber dans les phase "vidée, paumée". Je prenais confiance en moi.

L'année 2008, il n'avait plus beaucoup d'emprise sur moi. Pour la troisième fois, je lui disais"parle-moi sur un autre ton et change ton comportement parce que c'est pas sur que je veuille finir ma vie avec toi dans ces cas-là".

En septembre 2008, j'ai accepté d'aller à l'annif de ma mere. Dans un premier temps, il avait refusé de venir. Dans un deuxieme temps, il s'est decidé à venir au dernier moment. Bien sur, il essayait de m'avoir en me culpabilisant mais j'arrivais à faire la part des choses.

J'ai pris le volant de MA voiture. Mon fils avait peur de la reaction de son pere "tu conduis ???!!" "bin oui, c'est ma voiture, et j'ai le permis".

Et puis pendant la fête, mon fils est venu me voir "papa est parti ! il avait l'air en colère !".

Et là, j'ai chialé. Devant tout le monde. J'en avait marre. Qu'est ce qu'il avait encore inventé pour me detruire ?.

Et c'est ce soir là que j'ai tout avoué, à ma famille, aux gens qui etaient là pour m'ecouter. On m'a rassuré. J'etais entre de bonnes mains. Mais j'etais anéantie. Je savais qu'il faudrait que je rentre à la maison et là, je le payerais cher.

J'ai dormi chez ma mere et le lendemain il m'a appelé pour me dire qu'il avait mis toutes mes affaires dans la voiture et qu'il fallait que je quitte la maison. Je l'ai menacé d'appeler les flics et il s'est retracté. "rentre, il faut qu'on parle" (parler, un monologue où je n'aurais le droit que d'ecouter !)

Ma mere m'a ammennée, s'est suivit un discours entre lui et ma mere où je ne pouvais pas en placer une puisqu'il ne me laissait pas terminer les phrases (comme d'hab). Il a été incapable de dire ce qu'il me reprochait (comme d'hab).

A un moment, ma mère a dit "alors, je reprend ma fille ?" lui: "c'est elle qui voit, elle prends ses responsabilités !" j'ai jugé les deux alternatives 1: rentrer et subir en en essayant de rester forte (l'issue etait fatale) mais au risque de craquer et de me faire interner. 2 mettre fin à cette histoire, definitivement, et me reconstruire une bonne fois pour toute.

J'ai choisi la solution N°2.

J'ai demmarré ma voiture et suis partie. Dans ma tête, c'était fint. J'ai hurlé sur la route. De desespoir ? De soulagement ? J'avais j'amais ressentit ça.Liberté ? Fin de cauchemar?

Ca fait 3 ans et demi que je ne suis plus avec lui. Le divorce n'est pas encore prononcé car il n'arretait pas de m'attaquer, et moi de rassembler des preuves pour me defendre.

Des mensonges ignobles.

Il a monté la tête de notre fils pour me le mettre à dos, et grace aux mensonges, il y est arrivé.

Je me suis reconstruite et suis heureuse. J'ai jamais connu ça. Je suis MOI. Et c'est ennorme.

J'ai peur car je sais qu'il va perdre. Tous les mensonges dans le dossiers, a force, il y a des contradictions. Puis j'ai les temoignages de gens qui ont vu. Et surtout, je pense que les juges vont voir qui il est dans le dossier avec ses attaques où j'ai pu prouver qu'il mentait.

Quand le divorce sera prononcé, s'il perd, il ne s'arretera pas là. J'ai peur.

Voila pourquoi j'aimerais lire les temoignages de personnes qui ont vecu avec ce genre de personnes et qui ont divorcé.

Merci.

227792
nb
Moi aussi !
3 personnes ont déjà vécu la même histoire

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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par Sophie75 | le 24/02/12 à 15:44

Bonjour, je n'ai pas vécu votre histoire mais ma belle-mère a vécu comme vous avec quelqu'un qui la dévalorisait beaucoup et la menaçait souvent. Bravo pour votre courage ! Vous avez bien fait de partir car je pense qu'il n'y a pas d'espoir d'amélioration avec les pervers narcissiques, c'est quasiment une maladie. J'ai été touchée par votre histoire et le fait que vous ayez réussi à vous recontruire. Bonne continuation. S

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