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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 05/09/10 | Mis en ligne le 06/05/12
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Dans la journée ou dans les jours qui viennent, j'envisage de poster un message dans lequel je décrirai ce que je vis depuis une dizaine d'années, comment je le vis et quel genre de problèmes résultent de ma spécificité. Mais pour faire bref, ici, je suis un homme, j'ai 38 ans, bientôt 39 et depuis 1999, à intervalle régulier, secrètement, il m'arrive d'avoir des rapports avec des hommes. En parallèle, j'ai une vie amoureuse plus classique, en couple, avec une femme. Pour te répondre cependant, puisqu'apparemment, c'est ce qui te surprend, je dois te dire que moi non plus, je n'ai jamais vraiment éprouvé de sentiments amoureux sincères pour un homme. Ces rapports, que je recherche activement à certains moments et auxquels je ne pense pas du tout à d'autres, me complètent. Mais à mes yeux, ils ont une valeur pornographique en quelques sortes et je ne devrais pas le dire comme ça, mais… Il s'agit de rapports presque déshumanisés - ce qui, maintenant que je l'écris me pose question : je ne sais pas si je me fais comprendre… En fait, si tu veux, sans entrer trop dans le détail (peut-être que je le ferai dans mon post) , mon fantasme vécu (et revécu et dont je ne me lasse pas vraiment) , c'est la fellation. Pour avoir réfléchi à la question, je sais maintenant que cette chose là à toujours existé en moi. J'ai parfois des flashs : je me souviens que petit, à l'âge de dix ou douze ans peut-être, je fantasmais déjà sur le pénis de mes camarades, lorsque j'avais l'occasion de les apercevoir, à la piscine lorsqu'on se changeait par exemple ou plus généralement dans tous les vestiaires dans lesquels j'ai pu me trouver présent. A cet âge là, bien sûr, ce que cela m'inspirait ne ressemblait absolument pas à mes délires érotiques d'adulte, mais je n'ai aucun doute, aucun ! Quant à l'émotion que la vue d'un sexe masculin, à l'époque, faisait déjà naître en moi. Alors je vais faire un peu de psychologie de comptoir, maintenant, mais comme d'innombrables jeunes adolescents, la majorité, il me semble, à ce moment là de mon existence, je complexais très fort sur la taille de mon sexe et je crois que mon émotion naissait à la vue de sexes paraissant plus longs, plus épais, plus lourds, mais surtout plus "adultes" que le mien, dans la mesure où, deuxième point, je faisais alors aussi partie de ceux qui, physiquement, n'étaient pas précoces. Pour résumer, je peux le faire avec humour aujourd'hui, je vivais dans l'illusion de n'avoir entre les jambes qu'une imberbe et risible coquillette rose, alors que les autres, quelle injustice terrible, possédaient tous déjà un énorme macaroni marronnasse, veineux, odorant et plein de poils ! Je me sentais moins fort, moins vrai, moins bon, moins digne d'intérêt. Un truc de gamin… Oui. Un truc de gamin, certes, mais un truc de gamin qui s'est profondément imprimé en moi et qui s'est imprimé en moi comme l'humiliation originelle, comme une humiliation inhérente à ma personne, comme une humiliation normale, constitutive et comme un truc, enfin, que je trimbalerais toujours. En dépit de tout ça, portant, et je dis "tout ça" parce qu'il y aurait mille autre facteurs à faire entrer en ligne de compte, l'âge est venu pour moi, finalement, de m'engager dans des relations sentimentales "pour de bon", je veux dire, un peu plus loin dans mon adolescence, l'âge où, comme dit l'autre, s'amuser tout seul ne suffit plus. A ce moment là, je n'ai pas douté. Je voulais l'autre sexe. J'aimais les jeunes filles. Elles m'intéressaient. Je les trouvais magnifiques, attirantes, excitantes. Et malgré ma maladresse, malgré une timidité terrible, malgré mon ou plutôt mes complexes, l'un dans l'autre, j'ai connu une adolescence amoureuse plutôt normale, sans vraie tentation homosexuelle, même si, avec le recul et l'éclairage actuel, je ne l'analyse plus de la même manière ou en d'autres mots, même si rétrospectivement, je me rends bien compte, qu'au fond, mes amitiés masculines étaient très intenses. A l'âge de 21 ans, j'ai eu ma première grande histoire d'amour. Un coup de foudre suivi de trois ans de relation magique pour moi et pour elle aussi, je crois, mais nous étions jeunes - à vingt ans, on est toujours un gamin, et nous étions géographiquement éloignés et… Mes premiers pas dans la vie amoureuse avaient la saveur étrange du fantasme. On se voyait deux à trois weekends par mois et pour les vacances, et pour être honnête, je pense que je passais plus de temps à rêver d'elle, que je ne passais de temps avec elle. Nous étions heureux, cela dit. Et ensemble, nous avons donc expérimenté la sexualité telle qu'elle se conçoit avec un partenaire exclusif, dans le cadre d'une relation durable. Alors, au mépris de tout l'amour qu'elle m'adressait, je souffrais encore de mon complexe de la petite bite. J'étais sûr de n'être pas "équipé" pour la satisfaire et comme cela m'était arrivé avec presque toutes celles avec qui j'avais couché jusque là, eh bien… Stressé à mort par la certitude que mon déficit de taille ne permettrait jamais d'être assez "bon" pour elle, je jouissais en deux minutes, montre en main et par cercle vicieux, m'enfonçait à, chaque fois un peu plus dans ma propre humiliation. Cependant, comme je ne suis pas du genre à me laisser aller à la fatalité (même si tout ce que je raconte peut donner à penser le contraire) , tout naturellement, pour elle, j'ai inventé sans y penser d'autres moyens de la satisfaire. Et comme bon nombre d'hommes avant moi, je suis donc devenu un véritable "pro" du cunnilingus. Je me suis mis à la lécher jusqu'à l'orgasme à chaque fois que nous faisions l'amour. Et… Je le répète, nous étions jeunes et je ne lui reproche rien, c'était vraiment une fille bien, mais je crois qu'elle n'a pas su gérer ça et qu'au lieu de me dire, comme une femme plus mature l'aurait sans doute fait, l'amour est un échange et là, il n'y a que toi qui donne et ça ne me satisfait pas, eh bien, au lieu de ça, elle s'est accoutumée à l'idée qu'elle était celle qui recevait. Je suis devenu un lécheur. Peu à peu, je me suis mis à ne plus faire que ça. Ma sexualité passait par ma bouche et mon pénis, pour lequel je n'avais aucune considération, ne me servait quasiment plus. Toutefois, elle, ma belle, mon amour, ma princesse, était "normale", pas dérangée par de stupides complexes et ses orgasmes, ses nombreux orgasmes que je lui donnais sans exiger de réciprocité, ne changeaient pas vraiment la donne : elle ne comprenait ni comment ni pourquoi, mais ce qui se passait entre nous ne lui plaisait pas. Je le dis comme ça, mais ça s'est passé progressivement. Sur trois ans. A la fin, je crois qu'elle m'aimait et simultanément, me méprisait un peu - même si le terme n'est pas approprié. Enfin… Point crucial… Un jour, un ou deux mois avant que nous nous séparions, j'étais chez elle, chez ses parents en fait et… Je repasse au présent : c'est la nuit. Il est peut-être quatre heures du matin. Elle dort à mes côté. Nous n'avons pas fait l'amour et je suis excité comme une puce. Quatre heures. Pour satisfaire une envie d'uriner, je me rends aux toilettes. Et sur le chemin, comme ça, dans un couloir d'appartement parisien, ce qui n'aurait jamais du arriver, arrive : je rencontre son frère. Son frère, qui lui aussi, va (ou vient de) pisser. Il a dix-sept ans. Il est plus petit que moi, mais il est aussi râblé et beaucoup plus musclé que je ne le suis. Comme dans un magazine gay, il ne porte qu'un slip blanc. C'est incroyable. Je vois ce type. J'ai vingt-quatre ans. Lui dix sept. Et je suis hétéro. Et je suis ému par ce corps. Il a toute la force et la virilité que je n'aurai jamais. Et j'ai comme un de ces flashs de vestiaires dont j'ai parlé plus haut. Je voudrais que ce ne soit pas le cas mais je ne peux m'empêcher de le remarquer : son slip est plein d'un sexe énorme, presque effrayant, un sexe fort, un sexe qui d'une certaine façon, contient une menace pour moi et je le réalise immédiatement, à la seconde, un sexe devant lequel j'ai en réalité envie de me soumettre, un sexe que je voudrais sucer pour m'assurer que son propriétaire ne me fera pas de mal. Lui, à moitié endormi, passe à côté de moi sans me voir. Pour la relation amoureuse dans laquelle je suis engagé, c'est le début de la fin. Nous nous entendons de moins en moins bien. Et nous finissons par nous séparer. En fait, c'est elle qui me quitte. Pour mes études, je pars à l'étranger. Au brésil. Là, je rencontre une femme mariée avec qui j'ai une aventure. Trois mois environ. Mais je ne suis pas prêt à tomber amoureux. Je suis complètement déprimé. Cela dit, il se passe une chose incroyable avec elle. Je ne sais pas pourquoi, mais avec elle, je ne jouis pas en deux minutes, mais en vingt et à chaque fois que je lui fais l'amour, elle a des orgasmes incroyables. Elle en ressort toute tremblante. Et incapable de parler. M'explique qu'elle n'a jamais connu ça. Me regarde comme une femme amoureuse. Moi, je suis triste. Heureux d'apprendre que mon sexe fonctionne et que je n'ai pas à en avoir honte, mais triste. Pas prêt pour l'amour. Juste pour plus de sexe. A mon retour en France, ma déprime redouble. Je suis célibataire. Un célibataire si déprimé qu'il est évidemment sans aucun pouvoir de séduction. J'entame alors sans le savoir une des périodes de célibat les plus longues de mon histoire. Un an passe. Puis un an et demi. Comme je ne suis pas de marbre cependant, je me noie dans le porno et la masturbation. Je loue des cassettes et dans les maisons de la presse environnantes, achète des revues. Me branle cinq ou six fois par jour. Rêve de vulgarité, de viande et d'inconséquence. Une fois, même, je le regrette, mais je suis au fond du gouffre, je paye une pute pour me tailler une pipe et ça, faites moi confiance, ça ne me ressemble pas. Bref. Au milieu de toute cette bouillie pourrie, un jour, dans une revue, je tombe en arrêt devant le numéro (surtaxé ! ) d'une messagerie gay. Et très bizarrement, sans y penser, je m'approprie ce numéro. Désormais, et ça se passe comme dans un rêve, je ne maîtrise rien, à chaque fois que dans un des films porno que je regarde, je verrai une femme sucer le sexe d'un homme, ce n'est plus à ce sexe que je m'identifierai, mais à la femme. Il devient clair à mes yeux que c'est là ma véritable place, la place du soumis humilié qui flatte le maître, la place de celui qui donne du plaisir sans en recevoir. J'ai envie de me punir. J'ai envie de prendre du plaisir à me faire du mal, à m'avilir. J'utilise le numéro. Assez rapidement, je tombe sur celui qui sera mon premier homme. Il habite assez loin de chez moi. Je ne le croiserai pas dans la rue. Il prétend avoir une grosse bite et ne souhaite rien, sinon un passif assez salope. Alors… Alors voilà. C'est fait. Une heure plus tard, je suis chez lui. Une heure et dix minutes plus tard, son sexe (effectivement énorme) est dans ma bouche. Je suis la porno-star. Je jubile. J'adore. Il jouira sur ma joue. Entre temps, je lui aurai proposé de m'enculer. Mais ça ne se sera pas fait. Essayé. Trop gros. Pas possible. Je reviens chez moi ravi. Me masturbe trois fois en me disant : tu es PD, tu es PD, tu es PD. Je crois que je n'ai jamais rien vécu d'aussi fort. Et puis le temps passe. Le naturel reprend le dessus. Je surmonte ma dépression. Me remet à m'intéresser aux femmes. Séduit. Me rends compte que je plais. Que je plais plutôt souvent. Baise régulièrement. Mais sans jamais retrouver l'amour vrai, celui de ma jeunesse. Les femmes se succèdent. De temps en temps, je reviens aux hommes. Juste pour m'amuser. Juste pour le frisson porno. Et quatre ans passent. Je rencontre alors mon deuxième grand amour. J'ai bien évolué dans mon approche de ma sexualité. J'aime la femme ET l'homme. J'aime la femme et j'aime faire la femme. Mais aucun homme ne me fait vibrer au delà du sexuel. La femme pour l'amour et le sexe, l'homme pour le sexe tout court. J'aime dominer et me soumettre. J'aime être tendre et j'aime être dur. Mais rien, non rien, ne vaut le moment où je m'humilie. Rien, non rien, ne vaut le moment où agenouillé entre les jambes d'un vrai macho, je me comporte comme une petite pute docile. Le truc est là. C'est ça que je vis. Et paradoxalement, ça ne m'empêche d'aimer une femme… D'aimer normalement. Mon deuxième grand amour dure trois ans également. Je lis un livre intitulé "L'amour dure trois ans" et… Voilà… Avec elle, à nouveau, je retrouve aux côtés d'une femme ma position de petite chose soumise. C'est une femme très forte. Avec elle, pourtant, pas de cunnilingus. Avec elle, presque pas de sexe, en fait. Elle m'aime, mais elle me refuse l'accès à son corps. C'est elle qui décide de tout. Toujours. Quand et comment. Je suis fidèle, asservi, malheureux mais amoureux de ce malheur. Néanmoins, il faut se rendre à l'évidence, je suis dans la force de l'âge. De fait, pour compenser, je me remets au porno. J'en consomme dès que je peux. Et qu'on me comprenne ou pas, peu importe, bien sûr, très vite, je me remets à rêver d'une bite. Je suis soumis. C'est mon destin. Je suis une pute. Je suce. Lorsque nous nous séparons, cette fois, pas de dépression. Je sais les tenants et les aboutissants de la situation. J'ai déjà vécu ça. Je gère. Pendant les trois mois qui suivent la rupture, je multiplie les aventures. Je couche avec un nombre incalculable de femmes et je suce une myriade de queues. Accidentellement, après ces trois mois de folie et de dérèglement, je rencontre l'amour une fois de plus. Et cette fois… Eh bien, cette fois, c'est la bonne. Je ne suis pas soumis. Nous nous aimons et nous entendons bien. Elle aime mon corps. Pour elle, je suis le mâle. Elle est femelle. Et nous nous respectons. Aimons. Croyez-vous pourtant que je cesse de penser à la queue ? Non. J'aime ma femme. J'aime ma femme, mais j'aime la bite. Une bite qui me raconte l'histoire de ma vie et me renvoie à l'enfance, me renvoie à l'humiliation originelle, une bite qui n'est pas mienne, mais que je fais mienne en la manipulant, en la suçant. Il y a plus de symbolique que d'amour là-dedans. L'amour, c'est ma femme. Le dialogue, c'est ma femme. La complicité, c'est elle. La tendresse, c'est elle. Le rire, c'est elle et plaisir charnel, tout pareillement, c'est elle. Le plaisir que je lui donne. Celui que je reçois d'elle. Notre vie commune. Ce que nous partageons. Ce que nous construisons. A côté de tout cela, pourtant, il y a la bite. Et la bite, c'est la bite. Ce n'est pas l'homme. Ce n'est pas l'amour. C'est à la fois beaucoup moins et beaucoup plus. C'est à la fois tout à fait superficiel. Et à la fois d'une grande profondeur. C'est quelque chose de spécial. A part. Vous comprenez ? En dix ans, ces dix dernières années, j'ai du sucer une cinquantaine de queues. J'ai probablement eu autant de femmes. Il faut croire que je suis bi. Et désormais heureux. Équilibré. Plein d'énergie et de projet. Mais… M'avez-vous lu jusqu'ici ?
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251567
b
Moi aussi !
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