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Accepter que son enfant suive son chemin

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Il y a quelques années ma fille d'à peine 17 ans a rencontré un garçon et cette relation est devenue très vite fusionnelle. Nous avons eu d'emblée des aprioris sur le garçon qu'elle avait choisi, cheveux longs et boucle d'oreille, le père au chômage de longue durée, milieu familial du garçon qui nous semblait bien différent du notre. Et puis le garçon après son bac avait des projets artistiques un peu flous et quittait le système scolaire…Bref nous étions au début assez réticents mais pas réellement inquiets. A 17 ans, nous avons pensé à une amourette d'ados qui durerait quelques mois. Très vite, notre fille a dérogé aux règles fixées par exemple en ne respectant pas les horaires pour rentrer. Les jours ou elle ne pouvait pas voir son copain, elle n'était pas pour autent préssnte, elle passait ses jours et surtout ses nuits au téléphone et sur l'ordinateur pour communiquer avec le copain et ne partageait plus aucun moment ni avec nous ou sa s&oelig ; ur ou ses amis. Lorsque nous avons tenté de lui parler à maintes reprises, elle restait muette ou nous mentait. A 18 ans, plus de permission à demander pour aller et venir à sa guise et rejoindre son bien aimé, à l'époque elle n'avait pas encore de voiture, qu'a cela ne tienne le père du garçon toujours sans travail et continuellement disponible véhiculait chaque WE nos tourtereaux à volonté. De temps en temps, nous l'emmenions aussi chez son copain mais mon mari ne supportait plus, il trouvait leur maison mal tenue, il disait qu'il y avait toujours un tas de monde qui passait par là et que ça vivait en communauté. Notre fille semblait attirée par un mode de vie bohème bien opposé au notre qu'elle trouvait rigide et sans fantaisie, bourgeois… Nous avons essayé de parlé, de comprendre, de rappeler les règles, d'être plus strict si elles n'étaient pas respectées, nous nous sommes disputés, nous avons pleurés, passés des nuits blanches… Notre fille nous échappait et nous la reconnaissions de moins en moins, elle ne participait plus du tout à la vie de famille (de notre famille) , par contre elle a été accueilli a bras ouverts dans la famille de son copain, petit à petit elle a pris d'autres habitudes dans une maison inconnue avec d'autres parents, d'autres valeurs. Les jeunes n'étaient que de passage à la maison et notre fille plus jamais seule. Nous étions alors très inquiets, nous posant mille questions dont nous ne pouvions avoir la réponse. L'important était de ne pas couper définitivement les ponts. Un dimanche pourtant, ils ont accepté de déjeuner avec nous, j'avais mis les petits plats dans les grands dans un effort d'intégration du jeune homme. Ils sont arrivés à 12H00, nous annonçant à peine le seuil franchi qu'ils repartaient pour 14H00. Nous nous sommes un peu emportés, nous adressant à notre fille en lui disant qu'elle n'était plus jamais là et que nous aimerions bien la voir un peu plus. Une discussion assez houleuse s'en est suivie avec son copain qui nous a reproché de vouloir accaparé notre fille et qui a comparé avec la liberté et l'indépendance qu'ils avaient dans la maison de ses parents puis il est parti en claquant la porte en disant qu'il ne se sentait pas à son aise chez nous. Notre fille a couru le rejoindre. Cet été là, nous avons continué à voir notre fille qu'en coup de vent. Les discussions au coin d &lsquo ; une porte nous rendaient chaque fois plus tristes et interrogatifs sur l'avenir. Nous étions maintenant franchement inquiets de se qui l'attirait à ce point dans cette maison inconnue. Son amour pour le copain et la liberté expliquaient t'ils tout ? Etait elle sous emprise (drogue, secte…) , lui faisait t'on du chantage, nous nous sommes tout imaginé tellement elle avait changé. Elle était majeure, fallait t'il parler aux parents du garçon ? La solution était t'elle d'accepté de les laisser vivre en couple sous notre toit ? Les jeunes n'adhérant pas à nos règles, ils ne semblaient pas y avoir de solution. A la fin de cet été là, nous voyions tellement peu notre fille qui était alors âgé de 18 ans et demi que nous lui avons écrit pour lui expliquer nos craintes qu'elle ne soit embrigadée et notre peine qu'elle rejette ainsi sa famille. La lettre n'a pas reçu de réponse, elle est parti étudié à 200Km de là, nous avons bien fait attention à l'argent versé car nos craintes persistaient. Nous espérions encore sincèrement que la séparation pour les études mettrait un terme à cette relation qui nous semblait de plus en plus malsaine. Il est vrai que les études fonctionnaient bien et qu'elle n'avait pas l'air de vouloir les stopper, ce qui nous tracassait grandement également. Chaque fin de semaine, nous croisions notre fille le temps qu'elle vienne laver son linge. Un jour excédée, je lui ai dit qu'ici ce n'était pas un pressing mais sa maison et que si elle ne nous considait uniquement comme une banque et une laverie, elle pouvait aussi bien laver son linge chez son copain. Nous n'avons jamais souhaité "la mettre dehors" ou ne plus financer ses études. La rupture totale n'étant pas la solution mais elle m'a prise au mot et désormais est allée laver son linge chez les parents du copain. J'avais gagné de la voir encore moins. En fait, nous parents avions en plus de notre inquiétude, l'impression d'être manipulés par notre fille qui savait bien que nous continuerions à payer ses études. A cette période là, j'étais tellement mal que je me suis exprimée sur ce forum. Certains internautes ont été assez durs à mon égard lorsque je me suis exprimé sur les différences de milieux sociaux. Les messages m'ont fait réfléchir et me remettre en question. Et puis à 19 ans elle était devenue une femme, certes pas autonome financièrement mais son choix amoureux devait être respecté pour pacifier les relations. Un jour nous avons accepté qu'ils fassent chez nous comme chez le garçon, c'est à dire en ne leur imposant pas grand-chose. Ils ont acceptés de venir manger et dormir de temps en temps. En juin de l'année suivante, le garçon reprenant des études devait quitter la région, notre fille en 1 mois de temps nous a mis devant le faut accompli en le suivant et en changeant de fac. Désormais en ménage dans leur studio, la situation semble plus saine que sous le toit des parents. Depuis ils sont toujours ensemble, rentrent aux vacances (chez le garçon) et nous visitent quelques heures de temps en temps et sont venus quelques jours en vacances avec nous. Nous versons chaque mois une somme qui lui permet de faire ses études, Depuis 5 ans, je n'ai jamais plus eu une conversation seule à seule avec ma fille car son copain est toujours avec elle. Malgré tout, nous avons appris au fil du temps à faire connaissance avec le copain à notre fille, en nous intéressant à lui nous avons compris des choses. Il a finit ses études (artistiques) et cherche désormais du travail, notre fille a 21 ans et a encore deux années d'études avant d'être autonome.
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122161
b
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